Vabre-Tizac

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Vabre-Tizac
Vabre-Tizac
Croix de Bleyssoles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Aveyron et Tarn
Code postal 12240
Code commune 12285
Démographie
Gentilé Vabrols[1]/Vabrais ou Tizacois
selon le bourg où ils habitent.
Population 428 hab. (2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 18″ nord, 2° 09′ 02″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 607 m
Superficie 22,67 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Le Bas-Ségala
Localisation

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Vabre-Tizac

Vabre-Tizac, en occitan (languedocien) Vabre-Tisac, anciennement Vabre-de-Rieupeyroux[2] est une ancienne commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle du Bas-Ségala. Elle est composé de deux villages : Vabre et Tizac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12285.png











Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Morlhon-le-Haut La Bastide-l'Évêque La Capelle-Bleys Rose des vents
Saint-Salvadou N Rieupeyroux
O    Vabre-Tizac    E
S
Lunac Lescure-Jaoul La Salvetat-Peyralès

Site[modifier | modifier le code]

La commune est composée de deux villages, Vabre et Tizac, distants de quelques kilomètres l'un de l'autre. Chacun a son église et son cimetière mais la mairie est à Vabre, le village principal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1999 Gilbert Caville   Maître d'oeuvre
mars 2001 mars 2008 Claude Tranier   Agriculteur
mars 2008 2015 Nicole Andurand-Le Guen DVG Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'à sa fusion au sein de la commune nouvelle du Bas Ségala, le , la commune était membre de la communauté de communes du Bas Ségala.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 428 habitants, en diminution de -1,15 % par rapport à 2008 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 635 1 906 1 754 2 156 2 216 2 182 1 291 1 328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 314 1 350 1 393 1 341 1 475 1 521 1 545 1 405 1 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 213 1 192 1 096 908 880 830 856 811 698
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
670 561 545 536 492 415 428 436 428
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commerces[modifier | modifier le code]

Le village de Vabre compte un restaurant, le Barri, un café, Chez Piccolo (anciennement café Ferrand), une boulangerie bio, un bureau de poste ainsi qu'un garage. Il abrite également des associations : Ophicléide (cirque), le Syndicat d'initiative, un club de gymnastique, un club de football masculin et le Comité des Fêtes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Vabre-Tizac est désaffectée dans le village mais elle est localisée à Solville, fréquentée par les enfants de Vabre-Tizac et de Saint-Salvadou.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Croix de Bleyssoles.
  • Église Saint-Julien, à Vabre.
  • Monument aux morts, sur la place du village.
  • Le Fort de Vabre, maisons entourées de murailles au bourg, vestige du Moyen-Age
  • Croix de chemin dite Croix de Bleyssoles Logo monument historique Classé MH (1923)[7] : Croix située à l'entrée d'un chemin rural, en calcaire, des XIVe et XVe siècles.
  • Espace Gilbert-Caville, composé d'un stade de football et d'une salle des fêtes

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Légendes[modifier | modifier le code]

Il existe en la région de Vabre-Tizac la légende des fachilièiras, de petites fées qui auraient aidé les paysans dans leurs travaux et qui auraient disparu, traquées par le christianisme[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gustave Garrigou (1884-1963), vainqueur du Tour de France 1911, est né à Jaoul, commune de Vabre-Tizac, le 24 septembre 1884. Lors du Tour de France 2011, un vélo en statue a été érigé à Solville (commune de La Bastide-l'Évêque), lieu de passage du Tour de France, en honneur au champion cycliste.
  • Marcellin Charles Marty (1836-1924), évêque de Nîmes.
  • René Icher (1900-1972), député de l'Aveyron du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958.
  • Sylvie Pullès (1972), star de l'accordéon et de la musique auvergnate, qui n'est pas de la commune mais qui a animé le repas de la fête jusqu'en 2015.

L'Affaire Wilson[modifier | modifier le code]

En août 2012, le village a fait l'actualité lorsque Patricia Wilson, une ressortissante anglaise de 58 ans, a mystérieusement disparu, des traces de sang étant retrouvées à son domicile situé au lieu-dit les Landes-Basses qu'elle habitait depuis 2008. Elle aurait été assassinée dans la nuit du 17 août alors que l'électricité fut coupée au moment du crime. Les soupçons se portent sur son jardinier, Jean-Louis Cayrou, 51 ans, qui est aussi son amant. L'homme vit dans une caravane au lieu-dit Campels sur la commune de la Salvetat-Peyralès depuis son divorce. La retraitée était également divorcée, notamment à cause de son alcoolisme et son ancien mari, Donald Marcus, est retourné en Angleterre pour soigner sa sclérose en plaques. Cayrou s'était alors rapproché sentimentalement de la retraitée, connue pour être séductrice mais elle aurait voulu mettre un terme à leur relation en raison du côté envahissant du jardinier. Une nuit, ce dernier s'était introduit dans la chambre de Patricia Wilson en faisant mine de l'étouffer avec un oreiller pour lui prouver qu'elle avait "besoin d'un homme dans [sa] maison" pour la protéger, en l'occurrence, lui. Du sang de Patricia Wilson est retrouvé dans sa maison ainsi que dans la voiture de Jean-Louis Cayrou qui contenait également une culotte appartenant à la disparue. Les multiples appels téléphoniques du jardinier à son ex-amante cessent mystérieusement à partir du jour du meurtre. Le corps de l'Anglaise reste introuvable malgré les efforts des gendarmes, des chiens et des parachutistes tandis que Cayrou est alors accusé du meurtre, qu'il nie en tout point. Les ex-femmes de l'accusé témoignent contre lui, le dépeignant comme un mari violent, l'une d'elle l'accusant de l'avoir violée plusieurs fois.

Le 27 août 2014, il écrit à la ministre de la Justice, Christiane Taubira pour lui demander une remise en liberté et la reconnaissance de son innocence mais la demande n'aboutit pas. Au terme du procès qui a fait la une de tous les journaux locaux et s'est déroulé sur plusieurs jours en mai 2016, Cayrou a été reconnu coupable et condamné à 30 ans de réclusion criminelle[9]. Si le jardinier nie le crime quasiment depuis le début, trois co-détenus déclarent qu'il leur a raconté ce qu'il s'est passé la nuit du 17 août : Jean-Louis Cayrou se serait rendu chez Patricia Wilson pour lui réclamer de l'argent qu'elle lui devait. Ivre, cette dernière aurait provoqué une dispute et le jardinier l'aurait frappée, ce qui aurait entraîné sa mort. Il aurait ensuite jeté le corps dans un roncier[10]. Cayrou revient sur ses propos et dit avoir été forcé d'avouer après avoir été tabassé en prison par "une quinzaine" de détenus. Rien n'indique la véracité ainsi que la raison de ce tabassage mais il est connu que les violeurs sont très mal vu de leurs codétenus et Cayrou est accusé de viol par son ex-femme. Le lendemain du verdict, il tente de se suicider et est hospitalisé.

Le 13 avril 2018 se déroulera le procès en appel de Jean-Louis Cayrou qui clame son innocence mais préfère garder le silence.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Marty), Riu-Peirós : La Bastida-de-l'Evesque, La Capèla-Bleis, Previnquièiras, Sent-Sauvador, Vabre-Tisac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Riu-Peiros, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 304 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-42-4, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37078683)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vabre-Tizac. Gustave Garrigou bientôt à l'honneur., sur ladepeche.fr
  2. C'est ainsi qu'est parfois nommée la commune dans le Livre d'Or des soldats morts lors de la 1re Guerre Mondiale
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  7. Notice no PA00094192, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. https://www.ladepeche.fr/article/2010/01/10/752075-la-beaute-intouchable-des-fachilieiras.html
  9. Affaire Wilson : 30 ans de prison pour le jardinier, sur lepoint.fr
  10. Le 19-20 sur France 3 Occitanie du 11 avril 2018.