MATV

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le réseau de télévision québécois. Pour la chaîne de télévision allemande, voir VOX (chaîne de télévision).
MAtv
Image illustrative de l'article MATV

Création années 1970
Propriétaire Vidéotron (Québecor Média)
Slogan « L'espace citoyen propulsé par Vidéotron »
Langue Français
Pays Drapeau du Canada Canada
Statut télévision communautaire
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
Ancien nom Télé communautaire (197?-1998)
Vox (1998-2012)
Site web matv.ca
Diffusion
Câble Vidéotron : 9
Illico télé numérique : 9, 609 (HD)
Aire Drapeau : Québec Québec

MAtv (anciennement Vox) est un réseau de télévision communautaire québécois en langue française distribué aux abonnés de Vidéotron.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers les années 1970, apparaît le phénomène de la radio communautaire au Québec. Une radio non commerciale opérée par des groupes sociaux, à laquelle la population peut participer et dont le fonctionnement repose sur une base coopérative. Cette radio traite de dossiers sociaux qui sont, la plupart du temps, délaissés par les grands réseaux.

Les années 1970 voient aussi l'émergence de la cablôdistribution qui permet la diffusion des émissions télévisées dans les régions.

La télévision communautaire fonctionne sur le même principe que la radio communautaire et est hébergée par les compagnie de distribution du câble, qui y sont tenues par un règlement du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)[1].

Le CRTC souhaitait que les entreprises de câblodistribution réinvestissent pour le partage des ondes en offrant un service aux abonnés via un canal communautaire. Au Québec, en 1973, le gouvernement provincial, par le biais du ministère de la Culture et des Communications, a favorisé la mise en place de stations de télévision communautaire en soutenant financièrement leur fonctionnement de base[2]. C'est ainsi que des groupes de citoyens ont choisi de mettre sur pied un tel type de média communautaire parce qu'ils croyaient à la liberté d'expression, à la prise de parole citoyenne et à la possibilité de participer aux changements sociaux. Les corporations de télévisions communautaires autonomes (TCA) sont donc nées de la volonté de ces communautés de citoyens de se doter d'un instrument de communication télévisuel leur appartenant. Les uns considéraient ce moyen de communication comme un lieu de création, les autres choisissaient d'en faire un lieu de débat et d'expression publique locale[3].

En 1978, dans la région du Grand Montréal, les câblodistributeurs Cablevision Nationale (auparavant National Cablevision) et CF Cable TV (aujourd'hui CFCF-DT, identifié en ondes par CTV Montreal) se partagent respectivement les territoires Est et Ouest de l'île de Montréal, tandis que Télécâble Vidéotron dessert la Rive-Sud et la Rive-Nord de la métropole. Chaque câblodistributeur gère son propre canal communautaire et diffuse des émissions produites par des TCA dans sa grille horaire.

La télévision communautaire Cablevision Nationale possède un grand studio d'enregistrement, situé au 3e étage du 90, rue Beaubien Ouest, à Montréal. Elle possède également un car de reporter qui couvre divers événements. Plusieurs émissions sont enregistrées, autant par des bénévoles que par des professionnels. En plus des émissions communautaires plus traditionnelles, d'autres comme une série qui donne la parole à la communauté gaie, une autre qui suit les joutes de hockey amateurs et même une émission de strip-tease le soir à minuit, sortent des sentiers battus et intéressent les gens à s'abonner au câble.

De son côté Télécâble Vidéotron détient plusieurs petits studios communautaires répartis dans plusieurs municipalités (Longueuil, Beloeil, Saint-Bruno, Saint-Hubert, Saint-Jean-sur-Richelieu, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Jérôme, Laval, Joliette et au nord de Montréal).

En 1980, Télécâble Vidéotron fait l'acquisition de Cablevision Nationale. Par cette acquisition, les quatre petits studios desservant différents secteurs de Montréal et Laval, (90, rue Beaubien Ouest; un autre sur la rue Beaubien Est, celui de la rue Louvain et celui situé sur le boulevard Saint-Elzéar à Laval) remplaceront l'unique studio de Montréal. Chacun des studios seront alors gérés par un animateur communautaire qui réalisera les émissions tout en encadrant les groupes de bénévoles qui viennent proposer leurs projets. L'ensemble de ces émissions produites par ces petits studios, ainsi que certaines produites par d'autres télévisions communautaires desservies par Télécâble Vidéotron, sont désormais diffusées au «Câble 9».

En 1985, la télévision communautaire se modernise et un grand studio est établi au 3555, rue Berri, à Montréal. Situé juste au-dessus du métro Sherbrooke, ce studio offre une meilleure accessibilité à la communauté. L'équipe s'agrandit et se compose maintenant de six réalisateurs-coordonnateurs polyvalents, qui travaillent aussi alternativement comme assistant-réalisateur, caméraman, éclairagiste, selon les émissions enregistrées.

Le câble 9 diffuse non seulement des émissions produites dans le studio de Montréal, mais aussi d'autres émissions locales en provenance de TCA du Grand Montréal, de la Rive-Sud ou d'autres régions du Québec.

En 1987, Vidéotron déménage son siège social au 300, avenue Viger (juste à côté du métro Champ-de-Mars) et la télévision communautaire s'y installe aussi, bien en vue, au rez-de-chaussée. La télé communautaire dispose alors d'un très grand studio, d'équipements modernes et d'une équipe de production plus importante. En novembre 1996, on compte 21 employés : des réalisateurs, des caméramans, une secrétaire, une réceptionniste et une vidéothécaire.

En 1996, la télévision communautaire prend le nom de TCV. Le réseau TCV de Vidéotron du Grand Montréal couvre alors toute l'île de Montréal, sa Rive-Nord (dont Saint-Jérôme, Joliette, Sainte-Thérèse, Repentigny), sa Rive-Sud (dont Boucherville, Beloeil, Longueuil, Saint-Jean-sur-Richelieu et Châteauguay), Laval et la région de Vaudreuil.

La programmation devient bilingue, car la télévision communautaire dessert aussi la partie Ouest de Montréal qui est composée en grande partie de personnes dont la langue d'usage est l'anglais. Ainsi, en septembre 2015, MAtv ajoute cinq nouvelles émissions de langue anglaise[4].

Le , Vox est devenu MAtv[5].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Mission[modifier | modifier le code]

MAtv est l'espace citoyen propulsé par Vidéotron. Au service de la communauté, la chaîne, distribuée en exclusivité aux clients de Vidéotron, reflète la diversité québécoise. Elle offre à tous les citoyens l'accès à un espace d'expression et de diffusion qui favorise leur participation. MAtv est axé sur la représentation de toutes les régions du Québec. Elle offre une place prépondérante à la relève et vise à refléter les préoccupations spécifiques et les intérêts propres des citoyens des collectivités qu’elle dessert : Cap-de-la-Madeleine, Granby, Grand Montréal, Outaouais, Québec, Rivière-du-Loup, Saguenay-Lac-St-Jean, Sherbrooke et Sorel-Tracy. MAtv est présent dans plus de 1,8 million de foyers québécois.

Utile, informative et éducative, MAtv met de l'avant les intérêts locaux et valorise l'émergence des talents[6].

En 2007, dix de ses émissions phares, notamment Le Confident et ICI et là, ont vu leur auditoire tripler[7].

Programmation[modifier | modifier le code]

MAtv HD[modifier | modifier le code]

La version haute définition de Vox HD de Montréal a été lancée le et distribuée à tous les abonnés de illico télé numérique de Vidéotron. Depuis 2012, les versions haute définition locales ont remplacé la version montréalaise, en commençant par celle de la ville de Québec. Par la suite, à l'automne 2014, la programmation de Sherbrooke, du Saguenay-Lac-St-Jean et d'Outaouais est désormais diffusée en HD au 609[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Centre de ressources en éducation aux médias », sur reseau-crem.lacsq.org (consulté le 9 octobre 2015)
  2. Ministère de la Culture et des Communications, « Rôle du Ministère », sur www.mcc.gouv.qc.ca,‎ (consulté le 9 octobre 2015)
  3. « Historique - FédéTVC », sur www.fedetvc.qc.ca (consulté le 9 octobre 2015)
  4. (en) Steve Faguy, « Community TV that speaks to anglophone Montrealers », The Montreal Gazette,‎
  5. Dès le 19 novembre. MAtv prend son envol, consulté le 17 novembre 2012
  6. (fr) « http://matv.ca/montreal/faq », sur MAtv.ca (consulté le 9 octobre 2015)
  7. Mission VOX
  8. (fr) « MAtv en HD - MAtv Blogue Montréal Mes articles | MAtv.ca », sur MAtv.ca (consulté le 4 décembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]