VISTA (télescope)

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Vue infrarouge de la nébuleuse de la Lagune, photographiée en janvier 2011 par le télescope Vista.

VISTA, acronyme de l'anglais Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy, est un télescope de l'Observatoire européen austral (ESO). Il s'agit d'un télescope Ritchey-Chrétien modifié[1]. Avec un miroir primaire de 4,1 mètres de diamètre[1], il est le plus grand télescope de sondage au monde[1]. Dédié à la cartographie de l'univers, il est installé à l'observatoire du Cerro Paranal dans le désert d'Atacama. Il est situé à 2 518 mètres d'altitude[1], au sommet d'une crête voisine de celle qui accueille le Très Grand Télescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO)[1]. Transféré par le Royaume-Uni à l'ESO lorsqu'il en est devenu membre, il a été conçu et construit par un consortium de dix-huit universités britanniques[1], dont l'Astronomy Technology Centre (ATC), le Rutherford Appleton Laboratory (RAL) et l'université de Durham, et dirigé par la Queen Mary University of London.

Le design et la construction du télescope ont été pilotés par le Conseil des équipements scientifiques et technologiques du Centre de la technologie pour l’astronomie du Royaume-Uni (Science and Technology Facilities Council's UK Astronomy Technology Centre (STFC, UK ATC)). L’acceptation provisoire de VISTA a été officiellement accordée par l’ESO au cours d’une cérémonie organisée au siège social de l’ESO à Garching, en Allemagne, en présence de représentants de la Queen Mary University of London et du STFC, le 10 décembre 2009.

Le projet, financé par la JIF et PPARC, est entré en fonctionnement en 2007.

Il s'agit d'un instrument de grand relevé photométrique infrarouge (0,85-2,4 μm) couvrant un champ de 0,6 degré carré avec des pixels de 0,34 arcseconde. La possibilité d'un complément visible « DarkCam » a été explorée, mais jugée financièrement trop risquée, elle a été abandonnée dès 2005. Ce télescope sera utilisé aux trois quarts en mode survey. Il possède une caméra de 3 tonnes contenant 16 détecteurs spéciaux, sensibles au rayonnement infrarouge et représentant au total 67 millions de pixels. Pour éviter d’être submergée par le faible rayonnement infrarouge venant de l’espace, la caméra est refroidie à -200 degrés Celsius et est dotée de la plus grande fenêtre d’observation dans l’infrarouge jamais réalisée.

Les données - 300 gigaoctets par nuit, soit plus de 100 téraoctets par an - seront stockées dans les archives numériques de l’ESO et traitées en images et en catalogues dans les centres de données des universités de Cambridge et d’Édimbourg, au Royaume-Uni. L’ensemble des données sera publique et accessible par les astronomes du monde entier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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