Véronique Ovaldé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Véronique Ovaldé
Description de cette image, également commentée ci-après
Véronique Ovaldé en 2009.
Naissance 12 avril 1972
Le Perreux-sur-Marne
Activité principale
écrivain
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
romans, nouvelles

Œuvres principales

Véronique Ovaldé, née le 12 avril 1972 à Le Perreux-sur-Marne , est une écrivaine française.

Présentation[modifier | modifier le code]

Quand elle évoque son enfance, elle la décrit comme étant « moche »[1], et explique que c'est pour cela qu'elle aime se raconter des histoires.

Ses ouvrages connaissent un succès grandissant et depuis le début de sa carrière littéraire elle bénéficie d’une reconnaissance de la librairie et de la critique. En 2008, son cinquième roman Et mon cœur transparent est récompensé par le Prix France Culture-Télérama[2].

En 2009, son sixième roman Ce que je sais de Vera Candida, reçoit le 18e prix Renaudot des lycéens[3], le Prix Roman France Télévisions 2009[4] et le grand prix des lectrices de Elle en 2010.

Ses romans sont traduits dans de nombreuses langues (italien, espagnol, allemand, roumain, portugais, anglais, coréen, chinois, finnois, etc.).

Véronique Ovaldé est également éditrice chez Points, responsable du roman noir, de la poésie et de la collection Signatures (groupe La Martinière). Auparavant chez Albin Michel, elle a notamment travaillé sur Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia (Prix Goncourt des lycéens 2009) et de Jusque dans nos bras d'Alice Zeniter.

Elle est connue comme « la reine du mot juste »[5] ; dans Des vies d'oiseaux, publié en 2011, elle écrit : « Si l'on avait, comme Taïbo, une vague tendance à la mélancolie, le front de mer déserté, les quatorze kilomètres de plage venteuse et la mer gris timbale pouvaient dangereusement agir sur le moral. Aussi valait-il mieux fuir la ville le temps qu'elle recouvrât son soleil au zénith et sa population au monoï. »[6]

Le style[modifier | modifier le code]

Première caractéristique qui émerge du style de Véronique Ovaldé est l'utilisation d'une écriture claire, qui fait de ses œuvres des romans à la lecture plaisante, aimable. Sa syntaxe se construit sur une large utilisation de tirets, guillemets, parenthèses ; les signes de ponctuation sont élémentaires : elle emploie surtout le point et la virgule. L'écriture de cette auteure nous introduit dans un « stream of consciousness »[7] : ses phrases, d'abord courtes, deviennent ensuite plus longues et peuvent s'étaler sur plusieurs paragraphes, mais même sur plusieurs pages. À travers ses paroles, Véronique Ovaldé est capable de faire entrer ses lecteurs dans un univers imaginaire, voire exotique, comme nous pouvons le lire dans les premières lignes de son premier roman, Le Sommeil des poissons, esquisse d'une société fantastique, dont l'action se déroule dans une île imaginaire : à travers la description de ce lieu féerique, notre esprit s'ouvre à l'imagination et nous sommes absorbés par ce conte merveilleux.

En ce qui concerne Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé soutient que « cet endroit imaginaire [l'île de Vatapuna] est, dès l'ouverture du roman, un condensé d'imagerie latino-américaine, paré de l'éclat factice du réalisme magique »[8], ce qui fait que l'auteure « y trouve un terrain de jeu pour sa propre fantaisie »[8] et, selon ses propres mots : « Il faut qu'il y ait une part d'imaginaire, sinon je me sens contrainte par le réel. Ce que je veux, moi, c'est réinventer le réel »[9].

Cet aspect de l'imaginaire se reflète aussi dans la langue employée par l'auteure, qui se compose de mots inventés et extravagants.

Véronique Ovaldé est ainsi une écrivaine qui s'est affirmée grâce à « la force de son imagination. Par cette façon qu'elle a de faire décoller ses lecteurs. De les transporter dans des lieux inventés. Et par cette légèreté de ton qu'elle insuffle à ses histoires tragiques, cruelles »[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Narratrice de livres audio[modifier | modifier le code]

Véronique Ovaldé a assuré elle-même la narration de trois de ses romans, aux éditions Thélème :

  • Des vies d'oiseaux, paru en octobre 2011,
  • La Grâce des brigands, paru en novembre 2013.
  • Soyez imprudents les enfants, à paraître.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Jurys

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Véronique Ovaldé : "On devrait interdire aux enfants de lire, ils auront l'impression de transgresser quelque chose" », sur France Info,
  2. Véronique Ovaldé sur prix-litteraires.net
  3. Véronique Ovaldé sur prix-littéraires.net
  4. Véronique Ovaldé, Prix Roman France Télévisions 2009
  5. « Véronique Ovaldé à la barre des Escales du livre 2014 », sur Ouest France, (consulté le 19 mars 2015)
  6. Des vies d'oiseaux (L'Olivier, 2011), consultable à l'adresse http://www.lexpress.fr/culture/livre/des-vies-d-oiseaux-de-veronique-ovalde_1021166.html
  7. Jennifer K. Wolter, « Review of Déloger l'animal, Véronique Ovaldé », The French Review, vol. 81, no 2,‎ , p. 429–430 (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  8. a et b Fabienne Dumontet, « Ce que sait Véronique Ovaldé », Le Monde,‎ , p. LIV3 (lire en ligne)
  9. a et b Danielle Laurin, « Véronique Ovaldé : casser la fatalité », Le Devoir,‎ , f5 (lire en ligne)
  10. a et b Palmarès des Pépites 2015, article site Culture Box du 25 novembre 2015.
  11. Claude Combet, « Beatrice Alemagna remporte le prix Landerneau Album Jeunesse 2017 », sur livreshebdo.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :