Véranne

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Véranne
Véranne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Le Pilat
Intercommunalité Communauté de communes du Pilat rhodanien
Maire
Mandat
Gabriel Roudon
2014-2020
Code postal 42520
Code commune 42326
Démographie
Gentilé Vérannaires
Population
municipale
830 hab. (2016 en augmentation de 0,48 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 09″ nord, 4° 39′ 48″ est
Altitude Min. 417 m
Max. 1 390 m
Superficie 15,96 km2
Localisation

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Véranne
Liens
Site web http://www.pilatrhodanien.fr/-Veranne-.html

Véranne est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune recouvre un certain nombre de hameaux, parmi lesquels le Buisson, le Camier et le Drevet.

Mentionné pour la première fois dans les écrits en 970, le village de Véranne comprend plusieurs sites historiques. Les plus importants sont le château du Buisson, propriété de la famille de Villars puis du baron de Labeau de Bérard, et la chapelle de Saint-Sabin, édifiée au XVIIe siècle. Ses habitants sont appelés les Vérannaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Véranne est située dans le département de la Loire, au sein du parc naturel régional du Pilat. La commune est distante d'environ 9 km de Pélussin, le chef-lieu de canton, et à environ 80 km de Montbrison, la sous-préfecture. Elle couvre une superficie de 1 626 hectares.

Rose des vents Doizieux Roisey Bessey Rose des vents
Le Bessat N Maclas
O    Véranne    E
S
Colombier Saint-Appolinard Saint-Jacques-d'Atticieux

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Un verger, avec des habitations au second plan.
Le hameau du Buisson.

Le village est entouré de nombreux hameaux rattachés à la commune, parmi lesquels le Buisson, le Drevet, le Camier, la Camière, Cubusson, Nurieux, Loye, le Viallon, Paradis, le Prat, le Charamel, la Terrasse, Varizières, la Tronchiat, Plode, la Nordée, chez Rambert, chez Paret, Chaumienne et Saint-Sabin[A 1].

Topographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

La commune est située au pied du mont Pilat, qui culmine à 1 432 m d'altitude. Le bourg du village est quant à lui positionné à 580 m d'altitude[1]. Véranne est décrite dans une source comme une « toute petite localité à l'allure déjà méridionale », située dans une « zone de montagne traditionnelle »[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'ouest en est par deux ruisseaux, le Fayon et le Plode. Le premier prend sa source en contrebas du col du Gratteau, et fait sa jonction avec le Plode entre les hameaux de Loye et du Viallon. Le second cours d'eau jaillit quant à lui non loin du crêt de la Camière[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un cartulaire mentionne en l'an 970 le hameau de Varriona[3],[A 2]. Le nom évolue ensuite selon les périodes, de Vaironna en 1055[4] à Vayranna en 1384[A 2],[4]. L'orthographe Véranne n'apparaît qu'en 1760[A 3].

Le mot Vayranna ou Vayrona signifie « endroit où l'on trouve de l'eau »[5]. Pierre Dumas indique dans son ouvrage qu'il pourrait également se traduire par « source », « fontaine » ou « eau claire »[A 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire au Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le village de Véranne est mentionné dans les documents dès le Xe siècle. Il est à cette époque protégé des attaques des Sarrasins par des fortifications érigées aux hameaux du Buisson et du Camier[A 3]. L'église, construite vers l'an 870, est rebâtie au XIIIe et XIVe siècles, avant d'être une nouvelle fois restaurée en 1826 puis de 1864 à 1865[A 4]. Elle fait partie au XIe siècle du diocèse de Vienne et dépend de l'abbaye de Saint-André-le-Bas. La situation change en 1312 lorsque la commune est rattachée au royaume de France et l'église relève alors du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue[A 5]. La localité est quant à elle placée sous la juridiction de la baronnie de Malleval puis, à partir de 1349, de la seigneurie de Lupé[A 3].

Il subsiste sur la commune des vestiges préhistoriques et antiques mégalithes à cupules, ainsi que des enceintes défensives de l'âge du Fer[6]. Sur le site de la chapelle de Saint-Sabin ont été menées des fouilles archéologiques qui ont mis en évidence la présence de peuples celtes dans la région[7],[8].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Véranne et ses environs vers 1780 sur la carte de Cassini.

Lors des guerres de religion, Véranne est occupé par les protestants de 1565 à 1567[A 6]. En 1587, ces derniers reviennent au village et tuent le curé[9]. Au niveau religieux, la commune dépend de l'archiprêtré de Bourg-Argental, à la différence de la plupart des autres villages qui appartiennent à l'archiprêtré de Condrieu[10].

En 1632, Claude de Villars, grand-père du maréchal de Villars, commence la construction du château du Buisson[A 7] après s'être porté acquéreur des terres de Maclas, Véranne, Roisey et Saint-Appolinard auprès de la famille de Fay, propriétaire de la baronnie de Malleval[A 8]. Ces terres constituent par la suite la baronnie de Maclas, dont la création remonte au règne de Louis XIII selon Pierre Dumas[A 7] ou en 1665 selon une autre source[11]. À la mort de Claude en 1662, son fils Pierre de Villars hérite du château mais pour peu de temps seulement : le domaine est en effet cédé en 1665 pour 69 000 livres à François de Labeau de Bérard, issu d'une famille noble originaire d'Avignon. Celui-ci le revend à son tour en 1670 à Nicolas de Fontanès, seigneur de la Valette à Pélussin, avant de le racheter à nouveau quelques années plus tard, probablement à un prix très inférieur à celui de 1665, le nouveau propriétaire étant criblé de dettes[A 9],[12]. La construction du domaine est achevée vers 1730[A 10] ou 1770[13].

De 1709 à 1710, la commune est durement touchée par le grand hiver qui entraîne sur deux ans la mort de 87 personnes pour seulement 34 naissances ; à ce bilan s'ajoute la mort de 67 enfants provenant de l'Hôtel-Dieu de Lyon et élevés dans des familles de Véranne. La courbe des décès retombe ensuite jusqu'à rejoindre celle des naissances en 1711[14]. Au hameau de Paradis fonctionne un moulin à eau dont l'existence est attestée à partir de 1726[15]. Sous la Révolution française, une des cloches de l'église est démontée pour être fondue afin de servir à la fabrication de canons[A 11]. Décision est également prise, en novembre 1799, de construire une route reliant Maclas à Véranne[A 12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Des ruines.
Vestige d'un mur d'enceinte du château du Buisson.

Au XIXe siècle, la région bénéficie d'un essor économique grâce à l'industrie du tissage[16]. Vers 1820, la famille de Labeau de Bérard quitte le château du Buisson[A 9]. Racheté par le négociant lyonnais Ajac qui le reconvertit en fabrique de tissage, le bâtiment brûle en 1831[A 13]. Le travail de la soie continue néanmoins à se développer sur le territoire de la commune, parallèlement au moulinage. Au début du XXe siècle, l'industrie textile concerne une centaine de personnes, ce qui en fait la principale activité du village avec l'agriculture[17]. Ainsi, selon Pierre Dumas et Joseph Boucher, « on peut penser que les usines et ateliers de Véranne employaient vers 1914 de 150 à 200 personnes »[18]. L'usine Matrat, construite en 1876, emploie par exemple 57 ouvrières à son apogée. En 1903, une machine à vapeur y est installée pour remplacer le système d'alimentation en eau[19]. Deux autres usines, Révollon et Viornery, bénéficient également de cette technique[A 14] laquelle entraîne dans le même temps le déclin du moulinage[20]. L'industrie textile perdure jusqu'en 1996, date de la fermeture de la dernière usine[18]. La culture de la vigne, bien présente dans la commune et ses alentours, est en revanche considérablement affectée par une épidémie de mildiou en 1847 et par l'arrivée du phylloxéra dans les années 1890, ce qui entraîne une forte chute des rendements[A 15].

En 1904, l'électricité est installée dans tout le canton de Pélussin mais tarde à s'implanter à Véranne[A 16] ; l'éclairage électrique finit par être inauguré dans le bourg en janvier 1909[21], mais le hameau du Buisson n'est rattaché au réseau qu'en 1935 et il faut attendre 1956 pour qu'il reçoive l'eau courante[22]. Le patois du pilat, déjà en déclin au début du siècle dans la région du plateau intermédiaire, recule fortement après la Première Guerre mondiale : le nombre de patoisants nés après le conflit diminue progressivement jusqu'à disparaître presque complètement après la guerre de 1939-1945. Les causes de cet abandon sont multiples et tiennent tout à la fois à la diminution du nombre des agriculteurs, aux migrations des populations — qui se développent durant l'entre-deux-guerres — et à la proximité du plateau intermédiaire du Pilat avec les grands axes de communication de la vallée du Rhône qui favorisent la pénétration du français au détriment du parler local[23]. Entre 1914 et 1918, 34 hommes de la commune sont tués au combat, soit 13 % des hommes en âge de faire fonctionner l'économie locale[24]. La Seconde Guerre mondiale coûte quant à elle la vie à un habitant, mort en 1940[25].

Cependant, Véranne, comme les autres communes du canton, franchit sans trop de péripéties ces deux conflits, notamment grâce à la diversité de son agriculture qui permet d'atténuer les effets des restrictions[A 15]. Les deux principales activités économiques sont alors l'élevage et l'exploitation forestière. La période est cependant marquée par des difficultés d'ordre démographique caractérisées par un exode rural et un vieillissement de la population[2]. L'agence postale qui existait depuis 1908 ferme ses portes en décembre 1986[26]. La tempête de 1999 fait d'importants dégâts, avec 15 hectares de forêt ravagés[27]. Aujourd'hui, la commune est un site très fréquenté des randonneurs[28] ainsi qu'un centre de villégiature[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune comptait 643 inscrits sur les listes électorales[29].

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) arrive en tête avec 25,98 % des votes exprimés. Il est suivi par Emmanuel Macron (En marche !) avec 20,93 % et Marine Le Pen (Front national) avec 20 %. Viennent ensuite François Fillon (Les Républicains) avec 13,83 %, Benoît Hamon (Parti socialiste) avec 7,66 %, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) avec 7,29 %, Jean Lassalle (Résistons !) avec 2,24 % et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) avec 1,31 %. La participation au premier tour était de 84,91 % dont 1,71 % de bulletins blancs et nuls. Au second tour la participation est plus faible avec 81,96 % de votants dont 12,76 % de votes blancs ou nuls. Emmanuel Macron remporte 65,39 % des voix exprimées au second tour[29].

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) arrive en tête avec 24,90 % des votes exprimés. Il est suivi par François Hollande (Parti socialiste) avec 22,78 % et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 15,25 %. Viennent ensuite Marine Le Pen (Front national) avec 14,29 %, François Bayrou (Mouvement démocrate) avec 11,97 %, Eva Joly (Europe Écologie Les Verts) avec 5,41 % et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) avec 4,83 %. La participation au premier tour était de 86,51 % dont 1,32 % de bulletins blancs et nuls. Au second tour, François Hollande devance Nicolas Sarkozy avec 53,86 % des suffrages. La participation est de 85,53 % de votants dont 6,74 % de votes blancs ou nuls ; l'abstention est de 14,47 %[30].

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal (Parti socialiste) arrive en tête en récoltant 26,31 % des voix. Elle est suivie par Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) avec 24,7 %, François Bayrou (Union pour la démocratie française) avec 22,49 % et Jean-Marie Le Pen (Front national) avec 10,44 %. L'abstention était de 10 %. Au second tour, Ségolène Royale arrive une nouvelle fois en tête avec 53 % des voix, l'abstention étant alors de 11,07 %[31].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Pierre Oriol de Saint-Sabin    
1793 1797 Jean François Jurie des Camiers    
1797 1798 Jean Antoine Panel    
1798 1800 Étienne Garde    
1800 1804 Jean Marc Caillet    
1805 1808 Jean François Béraud    
1808 1816 Joseph de Labeau de Bérard    
1816 1827 Jean François Béraud    
1827 1831 Jean François Alexandre Jurie des Camiers    
1831 1841 Jean Claude Béraud    
1841 1843 Gaspard Chanjon    
1843 1848 Jean Claude Verney    
1848 1860 Joseph Berlier    
1860 1861 Jean Antoine Cognet    
1861 1870 Jean Louis Mallecour    
1870 1871 Pierre Chaize    
1871 1884 Jean Louis Mallecour    
1884 1886 Antoine Cellard    
1886 1892 Isidore Brondelle    
1892 1895 Jean Louis Rivory    
1895 1904 Jean Antoine Dumas    
1904 1907 Jean Louis Mallecour    
Janvier 1908 Mai 1908 Jean Antoine Dumas    
1908 1912 Jean Louis Desseux    
1912 1914 Mathieu Rivory    
1914 1919 Jean Louis Corompt    
1919 1927 Jean Baptiste Dumas    
1927 1959 Jean Pierre Dumas    
1959 1977 Albert Flacher    
1977 1995 Joseph Boucher    
Mars 1995 Avril 2014 Hubert Dumas    
Avril 2014 En cours Gabriel Roudon[32]   Électricien

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2016, la commune comptait 830 habitants[Note 1], en augmentation de 0,48 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600703958930865915894944916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
930905908860854876895871798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762765783637590563558504501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
507478429452506582669808829
2016 - - - - - - - -
830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2015, la suivante :

Pyramide des âges à Véranne en 2015 en pourcentage[37]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,4 
75 à 89 ans
6,8 
19,0 
60 à 74 ans
16,0 
22,2 
45 à 59 ans
18,9 
22,5 
30 à 44 ans
22,9 
12,1 
15 à 29 ans
11,6 
19,5 
0 à 14 ans
23,1 
Pyramide des âges du département de la Loire en 2015 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ans ou +
1,9 
7,6 
75 à 89 ans
11,3 
16,3 
60 à 74 ans
16,9 
19,7 
45 à 59 ans
19,0 
18,5 
30 à 44 ans
17,4 
17,8 
15 à 29 ans
16,2 
19,4 
0 à 14 ans
17,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école, avec la cour de récréation.
L'école primaire de Véranne.

Véranne relève de l'académie de Lyon. La commune dispose d'une école primaire, bâtie en 2005 et accueillant 78 élèves en 2012, de la petite section au CE1[39]. La bibliothèque municipale était accolée au bâtiment et a déménagé pour se trouver actuellement à côté de la mairie.

La construction d'une école est envisagée dès 1841 par le maire de l'époque. Un premier édifice est bâti dans les années suivantes, mais il se révèle rapidement inadapté[A 17]. Un nouveau projet est élaboré en 1867 mais à cause de tergiversations entre les administrations successives et les différents architectes, ce n'est que vingt ans plus tard, en 1887, qu'un établissement scolaire pour garçons voit le jour[A 18]. Une école de filles tenue par des religieuses ouvre également ses portes au Drevet : active de 1862 à 1907, elle est rouverte en 1921[A 19] avant de fermer définitivement dans les années 1970[40].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2015, le taux d'activité des 15 à 64 ans s'élevait à 71,5 %, supérieur à la moyenne départementale (62,4 %). Le taux de chômage s'élevait à 4,6 %, très inférieur aux 10,1 % de la moyenne départementale à la même époque[37],[38].

Les productions sont pour près de 34 % liées à l'agriculture (nombreux vergers de pommiers, bovins…). Le secteur commercial, ainsi que les entreprises de transports et d'automobiles assurent également 46 % des activités du village. Les autres secteurs d'emploi sont l'industrie (4,8 %), l'immobilier (environ 10 %), ainsi que l'enseignement, la santé et l'administration locale[41].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un édifice religieux vu de dos, avec des montagnes et le ciel en arrière-plan.
La chapelle de Saint-Sabin.

La première chapelle de Saint-Sabin aurait été édifiée à l'emplacement d'un édifice païen vers le IVe siècle, avant d'être probablement détruite par des soldats sarrasins. Un nouveau bâtiment est érigé entre le XIIIe siècle et le XIVe siècle, faisant partie à ce moment « du fief de La Prat situé entre la Chapelle et Véranne, possessions de la famille de la Barge »[A 20]. Son existence est attestée dès 1317. L'actuelle chapelle rustique Saint-Sabin est édifiée en 1683 ; les statues de saint Sabin et de sainte Sabine datent probablement de la même époque[A 21]. Aujourd'hui, la chapelle est un lieu de pèlerinage à l'occasion des lundis de Pentecôte, où les personnes invoquent la protection de leur bétail[A 20]. Le site offre par ailleurs une vue remarquable sur les territoires alentours, notamment l'Ardèche, le Vivarais et une partie de la vallée du Rhône[42].

Au sommet du crêt de l'Œillon, à environ 1 370 m d'altitude, se trouve une croix en pierre de dix mètres de haut, érigée en 1867, ainsi qu'une table d'orientation. Parmi les autres monuments notables de la commune figure également le pont en pierre de Paradis, situé au sud-ouest de la localité, en raison de son ancienneté et de sa structure particulière — sans liant ni mortier[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Villars (1623-1698), diplomate et conseiller d'État. Il loge au château du Buisson à partir de 1662, en tant que propriétaire de la baronnie de Maclas, mais est contraint de revendre ses terres en 1665. Son fils Claude Louis Hector, futur maréchal de France, est alors âgé de 12 ans[A 22].
  • Tony Garnier (1869-1948), architecte et urbaniste. Ses parents ont résidé dans un premier temps à Lyon avant de s'installer au Buisson, sur la commune de Véranne, d'où sa mère Claudine est originaire. L'architecte rend par la suite régulièrement visite à son père, qui passe tous les étés dans cette résidence de campagne afin de s'y adonner à la peinture et à la promenade en forêt[43].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumas, Maclas - Véranne : histoire de deux villages entre Pilat et Rhône, Visages de notre Pilat, , 219 p. (ISSN 0246-8174).
  1. Dumas 1996, p. 181 et 182.
  2. a b et c Dumas 1996, p. 179.
  3. a b et c Dumas 1996, p. 181.
  4. Dumas 1996, p. 179 et 193.
  5. Dumas 1996, p. 180 et 181.
  6. Dumas 1996, p. 180.
  7. a et b Dumas 1996, p. 65.
  8. Dumas 1996, p. 22 et 23.
  9. a et b Dumas 1996, p. 66 et 67.
  10. Dumas 1996, p. 44.
  11. Dumas 1996, p. 193 et 194.
  12. Dumas 1996, p. 150.
  13. Dumas 1996, p. 68 et 69.
  14. Dumas 1996, p. 146.
  15. a et b Dumas 1996, p. 111.
  16. Dumas 1996, p. 146 et 147.
  17. Dumas 1996, p. 184 et 185.
  18. Dumas 1996, p. 185 à 191.
  19. Dumas 1996, p. 192 et 193.
  20. a et b Dumas 1996, p. 196.
  21. Dumas 1996, p. 196 et 197.
  22. Dumas 1996, p. 66.
  • Autres références
  1. a et b « Véranne », sur geoportail.gouv.fr/accueil (consulté le 6 mai 2014)
  2. a b et c Robert 1986, p. 359.
  3. Dufour 1946, p. 1032.
  4. a et b Dufour 1946, p. 1033.
  5. Janick Mansannet, « La vie de la fontaine n'est pas un long fleuve tranquille », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de communes du Pilat Rhodanien, no 24 « Véranne 2012 »,‎ , p. 36.
  6. Lhortolat et al. 2004, p. 118 et 119.
  7. Fabien Delrieu et Pierre Dutreuil, « Les fortifications d'altitude en pierres sèches dans le Haut-Vivarais et le Pilat : architecture et chronologie », Ardèche Archéologie, no 30,‎ , p. 69 (lire en ligne).
  8. Louis Dugas, Étude sur quelques monuments celtiques du Mont Pilat et de ses environs, Visages de notre Pilat (1re éd. 1927), 69 p., p. 47 à 51.
  9. Panel 2012, p. 17.
  10. Jean Perreton, « Quelques particularités historiques sur les communes du canton de Pélussin », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 21,‎ , p. 29 (ISSN 0246-8174).
  11. Lhortolat et al. 2004, p. 115.
  12. Robert 1986, p. 335.
  13. Lhortolat et al. 2004, p. 120.
  14. Martine Mazoyer, « Le « grand hyver » à Véranne », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 40,‎ , p. 39 à 42 (ISSN 0246-8174).
  15. Rivory 2014, p. 29.
  16. Visages de notre Pilat 2012, p. 42.
  17. Visages de notre Pilat 2012, p. 43.
  18. a et b Pierre Dumas et Joseph Boucher, « Chronique du passé — Tissage : une page est tournée », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de communes du Pilat Rhodanien, no 9 « Véranne 1997 »,‎ , p. 26.
  19. Lhortolat et al. 2004, p. 123.
  20. Rivory 2014, p. 32.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Édouard Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Université de Saint-Étienne, , 1184 p. (ISBN 9782862724126).
  • Pierre Dumas, Maclas - Véranne : histoire de deux villages entre Pilat et Rhône, Visages de notre Pilat, , 219 p. (ISSN 0246-8174).
  • Michel Lhortolat, Pierre Dumas, Suzanne Corompt et Jean Perreton, Le patrimoine du canton de Pélussin, Visages de notre Pilat, , 130 p. (ISSN 0246-8174).
  • Bernard Panel, « Véranne - Éléments historiques », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 33,‎ (ISSN 0246-8174).
  • Denise Rivory, « Les meuniers de Paradis à Véranne », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 35,‎ (ISSN 0246-8174).
  • Danièle Robert (dir.), La Vallée du Gier, le Pilat, Horvath, , 434 p. (ISBN 9782717103335).
  • Visages de notre Pilat, « Véranne : histoire du travail de la soie », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de communes du Pilat Rhodanien, no 24 « Véranne 2012 »,‎ .

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