Véranne

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Véranne
Image illustrative de l'article Véranne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Le Pilat
Intercommunalité Communauté de communes du Pilat rhodanien
Maire
Mandat
Gabriel Roudon
2014-2020
Code postal 42520
Code commune 42326
Démographie
Gentilé Vérannaires
Population
municipale
829 hab. (2014)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 09″ nord, 4° 39′ 48″ est
Altitude Min. 417 m – Max. 1 390 m
Superficie 15,96 km2
Localisation

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Véranne
Liens
Site web http://www.pilatrhodanien.fr/-Veranne-.html

Véranne est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune recouvre un certain nombre de hameaux, parmi lesquels le Buisson, le Camier et le Drevet.

Mentionné pour la première fois dans les écrits en 970, le village de Véranne comprend plusieurs sites historiques. Les plus importants sont le château du Buisson, propriété de la famille de Villars puis du baron de Labeau de Bérard, et la chapelle de Saint-Sabin, édifiée au XVIIe siècle. Ses habitants sont appelés les Vérannaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Véranne est situé dans le département de la Loire, au sein du parc naturel régional du Pilat. La commune est distante d'environ 9 km de Pélussin, le chef-lieu de canton, et à environ 80 km de Montbrison, la sous-préfecture. Elle couvre une superficie de 1 626 hectares.

Rose des vents Doizieux Roisey Bessey Rose des vents
Le Bessat N Maclas
O    Véranne    E
S
Colombier Saint-Appolinard Saint-Jacques-d'Atticieux

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Un verger, avec des habitations au second plan.
Le hameau du Buisson.

Le village est entouré de nombreux hameaux rattachés à la commune, parmi lesquels le Buisson, le Drevet, le Camier, la Camière, Cubusson, Nurieux, Loye, le Viallon, Paradis, le Prat, le Charamel, la Terrasse, Varizières, la Tronchiat, Plode, la Nordée, chez Rambert, chez Paret, Chaumienne et Saint-Sabin[A 1].

Topographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est situé au pied du mont Pilat, qui culmine à 1 432 m d'altitude. Le bourg du village est quant à lui positionné à 580 m d'altitude[1]. Le crêt de l'Œillon (1 363 m, doté d'une table d'orientation avec une vue sur toute la vallée du Rhône de Lyon à Valence), le site des « Trois Dents » ainsi que le crêt et site de Saint-Sabin sont par ailleurs des lieux touristiques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'ouest en est par deux ruisseaux, le Fayon et le Plode. Le premier prend sa source en contrebas du col du Gratteau, et fait sa jonction avec le Plode entre les hameaux de Loye et du Viallon. Le second cours d'eau jaillit quant à lui non loin du crêt de la Camière[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un cartulaire mentionne en l'an 970 le hameau de Varriona[2],[A 2]. Le nom évolue ensuite selon les périodes, de Vaironna en 1055[3] à Vayranna en 1384[A 2],[3]. L'orthographe Véranne n'apparaît qu'en 1760[A 3].

Le mot Vayranna ou Vayrona signifie « endroit où l'on trouve de l'eau »[4]. Pierre Dumas indique dans son ouvrage Maclas - Véranne qu'il pourrait également se traduire par « source », « fontaine » ou « eau claire »[A 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des ruines.
Vestige d'un mur d'enceinte du château du Buisson.

De la Préhistoire au Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le village de Véranne est mentionné dans les documents dès le Xe siècle, et est à cette époque protégé des attaques des Sarrasins par des fortifications érigées aux hameaux du Buisson et du Camier[A 4]. L'église est construite vers l'an 870[A 5].

Il subsiste sur la commune des vestiges préhistoriques et antiques mégalithes à cupules, ainsi que des enceintes défensives de l'âge du Fer[5]. Sur le site de la chapelle de Saint-Sabin ont été menées des fouilles archéologiques qui ont mis en évidence la présence de peuples celtes dans la région.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, Véranne est occupé par les protestants de 1565 à 1567[A 6]. En 1587, ces derniers reviennent au village et tuent le curé[6]. La commune fait partie de la seigneurie de Maclas (village voisin) sous l'Ancien Régime[7]. Au niveau religieux, elle dépend de l'archiprêtré de Bourg-Argental, à la différence de la plupart des autres villages qui appartiennent à l'archiprêtré de Condrieu[8].

En 1632, Claude de Villars, grand-père du maréchal de Villars, commence la construction du château du Buisson[A 7]. Le domaine est ensuite acheté en 1665 pour 69 000 livres par François de Labeau de Bérard, qui le revend en 1670 pour le racheter à nouveau quelques années plus tard[A 8],[9]. La construction du domaine est achevée vers 1730[A 9] ou 1770[10].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la région bénéficie d'un essor économique grâce à l'industrie du tissage[11]. Vers 1820, la famille de Labeau de Bérard quitte le château du Buisson[A 8]. Racheté par le négociant lyonnais Ajac qui le reconvertit en fabrique de tissage, le bâtiment brûle en 1831[A 10]. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune reste très isolée, les hameaux, très étendus, ne sont pas tous connectés à l'électricité. Les habitants vivent essentiellement de leur propre production en autarcie. Le patois du pilat recule avec l'école obligatoire et la Première Guerre mondiale, qui marque sa disparition : le nombre de patoisants nés après le conflit diminue brusquement, celui-ci ayant favorisé les contacts avec l'extérieur. Entre 1914 et 1918, 34 hommes de la commune sont tués au combat[12]. La Seconde Guerre mondiale coûte quant à elle la vie à un habitant, mort en 1940[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Hubert Dumas    
avril 2014 en cours Gabriel Roudon[13]   électricien

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 829 habitants, en augmentation de 7,66 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 703 958 930 865 915 894 944 916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
930 905 908 860 854 876 895 871 798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762 765 783 637 590 563 558 504 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
507 478 429 452 506 582 669 808 829
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école, avec la cour de récréation.
L'école primaire de Véranne,

Véranne relève de l'académie de Lyon. La commune dispose d'une école primaire, bâtie en 2005 et accueillant 78 élèves en 2012, de la petite section au CE1[18]. La bibliothèque municipale était accolée au bâtiment et a déménagé pour se trouver actuellement à côté de la mairie.

Le projet d'une école est envisagé dès 1841[A 11], mais à cause de tergiversations entre les administrations successives et les différents architectes, ce n'est qu'une quarantaine d'années plus tard, en 1887, qu'un établissement scolaire voit le jour[A 12].

Économie[modifier | modifier le code]

Les productions sont pour près de 34 % liées à l'agriculture (nombreux vergers de pommiers, bovins…)[19]. Le secteur commercial, ainsi que les entreprises de transports et d'automobiles assurent également 46 % des activités du village[19]. Les autres secteurs d'emploi sont l'industrie (4,8 %), l'immobilier (environ 10 %), ainsi que l'enseignement, la santé et l'administration locale[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un édifice religieux vu de dos, avec des montagnes et le ciel en arrière-plan.
La chapelle de Saint-Sabin.

La première chapelle de Saint-Sabin aurait été édifié à l'emplacement d'un édifice païen vers le IVe siècle, avant d'être probablement détruite par des soldats sarrasins. Un nouveau bâtiment est érigé entre le XIIIe siècle et le XIVe siècle, faisant partie à ce moment « du fief de La Prat situé entre la Chapelle et Véranne, possessions de la famille de la Barge »[A 13]. L'actuelle chapelle rustique Saint-Sabin est édifiée au XVIIe siècle et les statues de saint Sabin et de sainte Sabine datent de la même époque[A 14],[Note 2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Villars (1623-1698), diplomate et conseiller d'État. Il loge au château du Buisson à partir de 1662, en tant que propriétaire de la baronnie de Maclas, mais est contraint de revendre ses terres en 1665. Son fils Claude Louis Hector, futur maréchal de France, est alors âgé de 12 ans[20].
  • Tony Garnier (1869-1948), architecte et urbaniste. Ses parents ont résidé dans un premier temps à Lyon avant de s'installer au Buisson, sur la commune de Véranne, d'où sa mère Claudine est originaire. L'architecte rend par la suite régulièrement visite à son père, qui passe tous les étés dans cette résidence de campagne afin de s'y adonner à la peinture et à la promenade en forêt[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Aujourd'hui, la chapelle est un lieu de pèlerinage à l'occasion des lundis de Pentecôte, où les personnes invoquent la protection de leur bétail[A 13].

Références[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumas, Maclas - Véranne : histoire de deux villages entre Pilat et Rhône, Visages de notre Pilat, , 219 p. (ISSN 0246-8174).
  1. Dumas 1996, p. 181 et 182
  2. a, b et c Dumas 1996, p. 179
  3. Dumas 1996, p. 181
  4. Dumas 1996, p. 181.
  5. Dumas 1996, p. 193.
  6. Dumas 1996, p. 180
  7. Dumas 1996, p. 65
  8. a et b Dumas 1996, p. 66 et 67
  9. Dumas 1996, p. 44
  10. Dumas 1996, p. 68 et 69
  11. Dumas 1996, p. 184
  12. Dumas 1996, p. 190
  13. a et b Dumas 1996, p. 196.
  14. Dumas 1996, p. 196 et 197
  • Autres références
  1. a et b « Véranne », sur geoportail.gouv.fr/accueil (consulté le 6 mai 2014)
  2. Dufour 1946, p. 1032
  3. a et b Dufour 1946, p. 1033
  4. Mansannet 2012, p. 36
  5. Lhortolat et al. 2004, p. 118 et 119
  6. Panel 2012, p. 17
  7. Lhortolat et al. 2004, p. 115
  8. Perreton 2000, p. 29
  9. Robert et Colomb 1986, p. 335
  10. Lhortolat et al. 2004, p. 120
  11. Panel 2012, p. 42
  12. a et b « Véranne : monument aux morts », sur Memoriagenweb.org (consulté le 17 mai 2014)
  13. « Véranne », sur le site de l'association des maires de France (consulté le 30 juillet 2015).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Blachon 2013, p. 20
  19. a, b et c « Insee - Chiffres clés : Commune de Véranne (42326) », sur insee.fr/fr (consulté le 16 août 2013).
  20. Dumas 1996, p. 66.
  21. Dumas 1998, p. 33 et 34.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages et revues historiques[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumas, Maclas - Véranne : histoire de deux villages entre Pilat et Rhône, Visages de notre Pilat, , 219 p. (ISSN 0246-8174).
  • Michel Lhortolat, Pierre Dumas, Suzanne Corompt et Jean Perreton, Le patrimoine du canton de Pélussin, Visages de notre Pilat, , 130 p. (ISSN 0246-8174).
  • Pierre Dumas, « Tony Garnier », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 19,‎ (ISSN 0246-8174).
  • Jean Perreton, « Quelques particularités historiques sur les communes du canton de Pélussin », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 21,‎ (ISSN 0246-8174).
  • Bernard Panel, « Véranne - Éléments historiques », Dan l'tan, Visages de notre Pilat, no 33,‎ (ISSN 0246-8174).
  • Jean-Édouard Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Université de Saint-Étienne, , 1184 p. (ISBN 9782862724126).
  • Danièle Robert et Joseph Colomb, La Vallée du Gier, le Pilat, Horvath, , 434 p. (ISBN 9782717103335).

Bulletins municipaux[modifier | modifier le code]

  • Janick Mansannet, « La vie de la fontaine n'est pas un long fleuve tranquille », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de commune du Pilat Rhodanien, no 24 « Véranne 2012 »,‎ .
  • Visages de notre Pilat, « Véranne : histoire du travail de la soie », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de commune du Pilat Rhodanien, no 24 « Véranne 2012 »,‎ .
  • Florence Blachon, « À l'école », Bulletin municipal de Véranne, Communauté de commune du Pilat Rhodanien, no 25 « Véranne 2013 »,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]