Vérac

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Vérac
Vérac
Le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Libournais-Fronsadais
Intercommunalité Communauté de communes du Fronsadais
Maire
Mandat
Dominique Bec
2014-2020
Code postal 33240
Code commune 33542
Démographie
Population
municipale
919 hab. (2015 en augmentation de 12,07 % par rapport à 2010)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 32″ nord, 0° 20′ 24″ ouest
Altitude Min. 11 m
Max. 69 m
Superficie 8,59 km2
Localisation

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Vérac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Fronsadais entre Libourne et Saint-André-de-Cubzac. Le village est situé sur un coteau.
Le village, traversé par le 45è Parallèle , est de ce fait situé à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vérac[1]
Mouillac Saint-Genès-de-Fronsac Périssac
Val de Virvée Vérac[1] Galgon
La Lande-de-Fronsac Tarnès Villegouge

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Vérac (alias Veyrac olim Beyrac) est citée dès le XIIe siècle. La Famille de Pommiers, connue depuis le XIe siècle, tire son nom et son titre de la sirerie (ou baronnie) de Pommiers dont le château est situé à l'extrémité de la commune de Vérac et de Villegouge sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine. Cette famille était seigneur de Vérac et Sire de Pommiers dès le XIIe siècle. Les sires de Pommiers avaient le droit de haute justice sur la paroisse. Guillaume-Sanche III de Pommiers au milieu du XIVe siècle, est sire de Pommiers et vicomte de Fronsac.

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Notre-Dame de La Mongie. Cette ancienne église, plus anciennement appelée prieuré La Madeleine La Mongie, relevait de l'abbaye de Fontevrault. Elle était située à quelque distance du bourg de Vérac au lieu-dit actuel Mongie-la-Chapelle. Cette dernière comportait une chaire, des fonts baptismaux, un maître autel et un cimetière. Elle était en ruine en 1778. Elle a totalement disparu aujourd'hui. Ce prieuré La Madeleine de La Mongie relevait le l'Ordre de Fontevraud. C'était un couvent de femmes, généralement veuves, comme l'indique le nom de « Madeleine » dans l'organisation de cet ordre monastique de religieuses aristocratiques. Les bâtiments conventuels de ce prieuré étaient situés au lieu dit actuel La Mongie.
  • Château de Vérac. Ce château aujourd'hui disparu fut construit au XVe siècle par un membre de la famille Achard, sire de Pommiers et seigneur de Vérac. Il était situé non loin de l'église de Vérac. Il s'écroula au XVIIIe siècle et comme il ne fut pas relevé, la famille Achard retourna loger au château de Pommiers qui demeura l'unique château de Vérac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 2014 Jack Pineaud    
mars 2014 en cours Dominique Bec   Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 919 habitants[Note 1], en augmentation de 12,07 % par rapport à 2010 (Gironde : +6,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660618731677588629636616618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606607609617619549521534512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
536563512526519507468490467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
510550465581656715776785877
2015 - - - - - - - -
919--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Viticulture

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Fonderie

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le collège Léo-Drouyn a ouvert en 1984.
  • École primaire, au bourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade occidentale est romane et est surmontée d'un mur-pignon orné de modillons sculptés. Son portail est de style gothique et date d'une restauration du XVe siècle.
À l’intérieur, l’église est composée d’une abside décorée d’arcatures et d’une nef lambrissée. Le chœur est voûté d’ogives à la fin du XVe siècle. En 1864, la nef est couverte d’une voûte en plein cintre de brique.
L'église conserve un ostensoir offert par l’empereur Napoléon III. Il se compose d’un socle orné sur sa face principale de l’Agneau pascal et au dos d’une aigle impériale avec un blason. Les côtés sont décorés de grappes de raisin et d’épis de blé. Ce socle est surmonté d’un ange sur la tête duquel repose la partie principale, d’où partent des rayons de soleil. Au centre, des grappes de raisin, des épis de blé ainsi que des têtes d’angelots sont représentés. Une croix ornée de fleurs surmonte le tout.
On trouve également une statue, du XIXe siècle, présentant Notre-Dame-de-Bon-Secours. La Vierge, coiffée d’un diadème en métal, porte dans ses bras l’Enfant Jésus, qui tient un globe dans sa main droite. Son autre main est brisée. Le drapé bleu de la Vierge, orné de fleurs dorées, tombe sur une robe rouge sombre, décorée du même motif. Il y avait une dévotion particulière à Notre-Dame de Bon Secours, avec pèlerinage le 24 mai.
Les modillons romans : On trouve une série de modillons romans sculptés, datant du XIIe siècle, supportant la corniche de la façade occidentale et celle de la façade nord de la nef. Les thèmes sont des classiques de l'iconographie romane : rappels des péchés capitaux, en particulier la luxure, avec une copulation, un homme ithyphallique (mais ayant été défiguré) ; les animaux et masques diaboliques ; des têtes humaines terrorisées etc. Pour plus d'information, voir l'Iconographie des modillons romans.

Sur le mur sud de la nef on trouve les traces d'un cadran canonial gravés sur une pierre. Ces cadrans solaires primitifs étaient utilisés par le clergé pour déterminer les moments d'accomplir certains actes liturgiques.

  • Château de Pommiers. Siège de l'ancienne sirerie (ou baronnie) de Pommiers. Ce château a été élevé sur les restes d'une villa gallo-romaine. En effet, en 1740, en creusant un fossé, des ouvriers trouvèrent des tombeaux taillés dans le roc de deux en deux parfaitement alignés, des glaives rongés par la rouille, des vases de plusieurs formes, des ossements pulvérisés, des fragments de glaives et des javelines. On y découvrit enfin des médailles romaines, dont une de l’empereur Antonin.

Le château, qui existait déjà au XIIIe siècle, fut agrandi au XIVe siècle. Il était entouré de larges fossés creusés dans le roc. Son enceinte était d’une grande étendue. Les prisons furent creusées dans le roc et sont toujours visibles aujourd'hui. Le château fort fut modifié au XVIIIe siècle à la mode de l'époque. Une des ailes où est située la chapelle a été agrandie au XXe siècle. La chapelle est ouverte au culte, célébré dans le rite tridentin.

  • Tour de Vérac. Moulin à vent élevé sur le plateau du tertre. Le seigneur de Vérac, Jean-Antoine de Brons le surélève en 1776 pour servir de lieu d'observation ou de repère géodésique. Aujourd'hui elle se trouve au milieu du collège Léo-Drouyn. Elle a été restaurée il y a peu de temps.
  • Maison noble Gaubert. Édifice du XVIIe siècle.
  • Maison noble Leyterie [7].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume-Sanche de Pommiers, sire de Pommiers, vicomte de Fronsac au XIVe siècle.
  • Jacques Achard, sire de Pommiers, mort noyé au siège d'Orléans le 6 mai 1429.
  • Jacques Achard de Pommiers-Vérac, gentilhomme ordinaire de la Chambre des rois, Henri III, Henri IV et Louis XIII.
  • Jean-Antoine de Brons. XVIIIe siècle. Aide de camp du duc de Mouchy, gouverneur de Libourne, Coutras, Castillon et Fronsac. Sire de Pommiers, seigneur de Vérac, seigneur des maisons nobles de Leyterie à Vérac et à La Lande-de-Fronsac, seigneur d'une partie de Villegouge et de Galgon en Libournais et seigneur de Laromiguiere, Cézerac, Libos, La Duye, le Fossat, Cap Delbos et Cazes en Quercy et Agenais. Emigré avec son fils à la Révolution[8]
  • Philippe de Brons-Cézerac, maire de Vérac de 1809 à 1813.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Édouard Guillon. Bordeaux 1869.
  • Guinodie, Raymond, Histoire de Libourne et des autres villes et bourgs de son arrondissement : accompagnée de celle des monuments religieux, civils et militaires, de celle des ordres monastiques, de celle des ducs, comtes, marquis, vicomtes, chevaliers, etc., Libourne, R. Guinodie, , 500 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. L'église Saint-Cybard sur le site de l'Office de Tourisme du Fronsadais.
  7. Balavoine seigneurs de Pontus, Litterie (à Vérac), Corbin. Famille noble. Alliances : Achard de Pomiers, de Fronsac, de Corbin. source (armorial du bordelais, sénéchaussées de Bordeaux, Bazas et Libourne) ouvrage de Pierre Meller.
  8. Journal d'Emigration, Jean-Antoine de Brons, Editions de l'Entre-Deux-Mers, 2014, transcription et annotation de Patrick Richet, préface de Michel Figeac.