Vénus de Vienne

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Vénus de Vienne
Aphrodite accroupie,copie romaine du Ier – IIe siècle,Paris, musée du Louvre.
Aphrodite accroupie,
copie romaine du Ier – IIe siècle,
Paris, musée du Louvre.
Type Statue
Dimensions 140 cm (hauteur), 42 cm (largeur), 60 cm (profondeur)
Matériau Marbre de Paros
Méthode de fabrication Sculpture en ronde-bosse
Période Ier – IIe siècle
Culture Empire romain
Date de découverte 1827-1828
Lieu de découverte Saint-Romain-en-Gal
Conservation Paris, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre
Signe particulier Œuvre romaine d'époque impériale, copie anonyme d'après un original grec attribué à Doidalsas de Bithynie

La Vénus de Vienne, ou Aphrodite accroupie, est une sculpture romaine en marbre de Paros de la fin du Ier siècle ou début du IIe siècle représentant Aphrodite à sa toilette, d'après un original grec du IIe siècle av. J.-C. attribué à Doidalsas de Bithynie.

Historique[modifier | modifier le code]

Aphrodite accroupie, ou Vénus de Vienne, est une sculpture en ronde-bosse d'une femme nue accroupie, sortant ou se préparant à rentrer au bain, découverte en 1927-1928 par Mr Michoud dans le frigidarium du complexe thermal de Saint-Romain-en-Gal, dit palais du Miroir, endroit repéré en 1835 par Prosper Mérimée sur la rive droite du Rhône, et classé en 1840[1]. C'est une des nombreuses répliques romaines du thème de l'Aphrodite au bain dont les artistes hellénistes étaient friands. Ces copies antiques ornaient thermes et jardins.

Provenant de la collection Michoud et des collections de Gerantet, elle fut acquise par le musée du Louvre en 1878. Elle est exposée dans le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, salle 15 du rez-de-chaussée de l'aile Sully.

Description[modifier | modifier le code]

Statue du même modèle d'Aphrodite et Eros du musée de l'Ermitage qui donne une idée de la présentation de la statue complète.

Cette statue représente une jeune femme accroupie sur son talon droit et un peu penchée en avant, le pied gauche posant sur le sol. Il lui manque la tête, les pieds et les bras. Sur sa cuisse droite figurent les restes des doigts de sa main gauche. Les autres vestiges sur le côté gauche de la poitrine et sur la cuisse gauche montrent qu'en se courbant, elle se voilait de ses bras et de ses mains à la manière de la Vénus de Médicis ou de la Vénus du Capitole.

On voit à l'attache du cou qu'elle tournait la tête en l'inclinant un peu vers la droite, en direction d'un Amour qui se trouvait à ses côtés, et dont il ne reste que la main gauche sur le dos de la déesse. Sa position repliée génère trois plis réalistes au niveau de l'abdomen, et son mouvement tournant provoque l'écrasement du sein droit par son bras. Les pieds furent retrouvés en octobre 1906 par Antoine Héron de Villefosse dans les arcades de l'ancien cloître du couvent des Cordeliers. Ils avaient été restitués en plâtre en 1878 afin de donner au torse un aspect plus présentable, mais furent enlevés par la suite.

Le modèle original, vraisemblablement en bronze, ne nous est pas parvenu. Il est attribué au sculpteur grec Doidalsas de Bithynie, d'après la description du portique d'Octavie à Rome par Pline l'Ancien[2].

Cette sculpture, taillée dans du marbre de Paros et polie, mesure 140 × 42 × 60 cm[3],[4].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1876: exposition rétrospective de Lyon.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00118059, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXXV, 35.
  3. Ludovic Laugier , Rodin, la lumière de l'Antique, p.184, [catalogue de l'exposition du 19 novembre 2013 au 16 février 2014].
  4. La notice du Louvre donne une hauteur de 96 cm.
  5. Vénus de Vienne, dos, notice sur 1886.u-bordeaux-montaigne.fr.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chorier, Recherches sur les antiquités de la ville de Vienne, Éditions Cochard, 1828, p.160-166.
  • Antoine Héron de Villefosse, « Le Palais du Miroir à Sainte-Colombe-lez-Vienne », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1907, Volume 51, n°2, pp. 60-92 (en ligne).
  • Félix Ravaisson-Mollien, « La Vénus de Vienne », La Gazette des Beaux-Arts, 2e série, XIX, pp.401-414.
  • Leblanc, « Le Palais du Miroir », in Congrès archéologique de France, XLVIe session, Vienne, 1879, pp.105-114.
  • Th. Reinach, « L'auteur de la Vénus accroupie », La Gazette des Beaux-Arts, 1897, p.324.
  • Ludovic Laugier , Rodin, la lumière de l'Antique, p.184, [catalogue de l'exposition du 19 novembre 2013 au 16 février 2014].
  • Prosper Mérimée, Notes d'un voyage dans le midi de la France, 1835, pp.127 et suivantes.
  • Stendhal, Mémoires d'un touriste, I, 1854, p.190.
  • Hippolyte Bazin, Lyon et Vienne gallo-romaine, pp.45-48 et 154.
  • (it) F. Slavazzi, Italia verius quam provincia:diffusione e funzioni delle copie di sculture greche nella Gallia Narbonensis, Naples, 1996, pp.56, 126, 215-216.
  • V. Machaira, Les groupes statuaires d'Aphrodite et d'Éros, 1993, pp.77-78.
  • A. Pasquier, La Vénus de Milo et les Aphrodites du Louvre, Paris, 1985, pp.63-65.
  • E. de Chanot, « La Vénus accroupie de Vienne », Gazette archéologique, 1878, pp.68-73.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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