Vénérable Xuanhua

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Vénérable Xuanhua
HsuanHuaShangRen.jpg

Le Vénérable Maître Hua à Ukiah, Californie.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
Los AngelesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Vénérable Xuanhua (ch: 宣化上人 Xuānhuà shàngrén ; Xuānhuà signifie littéralement: « proclamer et transformer ») ou Vénérable Hsuan Hua (Chinois : 宣化; pinyin)[1] (16 avril 1918 – 7 juin 1995), aussi connu sous le nom An Tse et Tu Lun était un moine Bouddhiste Chan qui a largement contribué à l’introduction du bouddhisme traditionnel chinois aux États-Unis au XXe siècle.

Hsuan Hua a reçu le Dharma du Vénérable Maître Hsu Yun et devint le neuvième Patriarche de la lignée Wei Yang. Le Vénérable Maître Hsuan Hua a fondé plusieurs institutions aux États-Unis. L’Association Bouddhiste du Royaume du Dharma (ou Dharma Realm Buddhist Association –DRBA ) est une organisation Bouddhiste ayant des branches en Amériques du Nord, en Australie et en Asie. La Cité des Dix Mille Bouddhas (City of Ten Thousand Buddhas – CTTB) à Ukiah, en Californie est l’une des premiers monastères du Bouddhisme Chan en Amérique. Le Vénérable Maître Hsuan Hua a fondé l’Université Bouddhiste du Royaume du Dharma ( ou Dharma Realm Buddhist University – DRBU) à CTTB. La Société de Traduction des Textes Bouddhistes (Buddhist Text Translation Society – BTTS) travaille sur les phonétiques et les traductions des écrits Bouddhistes du Chinois en anglais, en français, en espagnol, et en d’autres langues également.

Jeunesse[2][modifier | modifier le code]

Vénérable Xuan Hua méditant en position du lotus, Hong Kong, 1953.

Natif du comté de Shuancheng dans la province du Jilin, il est né le seizième jour du troisième mois lunaire de l'année du cheval à la fin de la Dynastie Qing sous le nom Bai Yushu (白玉書). Son père, Bai Fuhai, et sa mère, dont le nom de jeune fille était Hu, étaient des bouddhistes dévoués. Sa mère ne mangeait que de la nourriture végétarienne et récita le nom du Bouddha tout au long de sa vie. Quand elle fut enceinte du Maître elle pria les Bouddhas et les Bodhisattvas de lui donner leur bénédiction. La nuit avant la naissance, dans un rêve, elle vit Amitabha Bouddha, rayonnant de lumière. Le Maître naquit après cette vision.

Dans son enfance le Maître suivit l'exemple de sa mère et ne mangeait que de la nourriture végétarienne et récitait le nom du Bouddha. À onze ans il s'éveilla aux grands sujets de la naissance, de la mort, de la brièveté de la vie et se résolut à devenir moine.

À quinze ans il rejoignit donc le Vénérable Maître Chang Zhi.

Sa mère mourut lors de ses dix-neuf ans et il demanda au Vénérable Maître Chang Zhi du Temple Sanyuan la faveur de lui raser le crâne. Habillé de la robe de ceux qui ont quitté la maison il construisit une simple hutte à côté de la tombe de sa mère et suivit les pratiques de la piété filiale. Pendant cette période il fit révérence à l'Avatamsaka Sûtra, pratiqua le culte et le repentir, la méditation Chan, étudia les enseignements et les contemplations et suivit scrupuleusement la règle de ne manger qu'un repas par jour au milieu de la journée. La connaissance qu'il démontra du Bouddhisme fit qu'il gagna l'admiration et le respect des villageois. Ses efforts sincères pour se purifier et se cultiver apporta de nombreuses réponses et manifestations. Le Maître finit par être considéré comme étant un moine remarquable avec la propagation de la nouvelle de ces événements surnaturels.

Les Dix-Huit Vœux du Vénérable Maître Hsuan Hua[3][modifier | modifier le code]

Pendant le Vénérable Maître Hsuan Hua pratiquait la piété filial au côté de la tombe de sa mère, il fit les dix-huit vœux suivants, le dix-neuvième jour du sixième mois lunaire de l'année de Zhitong:

1          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Bodhisattva dans une des trois périodes du temps d'une des dix directions du Royaume du Dharma, et ce jusqu'aux limites de l'espace, qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

2          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Pratyekabouddha dans une des trois périodes du temps d'une des dix directions du Royaume du Dharma, jusqu'aux limites de l'espace, qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

3          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Shravaka dans une des trois périodes du temps d'une des dix directions du Royaume du Dharma, jusqu'aux limites de l'espace, qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

4          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Dieu dans le Triple Royaume qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

5          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul être humain dans le monde des dix directions qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

6          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Asura qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

7          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul animal qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

8          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul fantôme affamé qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

9          Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul être des enfers qui n'ait accompli l'état de Bouddha.

10       Je fais le vœu de ne pas atteindre la parfaite illumination aussi longtemps qu'il y aura ne serait-ce qu'un seul Dieu, immortel, humain, Asura, créature rampante ou volante, objet animé ou inanimé, dragon, bête, fantôme, esprit, etc., du Royaume du Dharma qui, ayant pris refuge à mes côtés, n'a toutefois pas accompli l'état de Bouddha.

11       Je fais le vœu de consacrer aux êtres vivants du Royaume du Dharma toutes les bénédictions et tous les bonheurs que je recevrai et dont je devrai jouir.

12       Je fais le vœu de prendre entièrement sur mes épaules les souffrances et les épreuves de toutes les créatures vivantes du Royaume du Dharma.

13       Je fais le vœu de pouvoir adopter d'innombrables formes comme moyens d'accéder aux esprits des êtres vivants de l'univers qui ne croient pas au Bouddhadharma, leur permettant ainsi de corriger leurs fautes, tendre vers l'absolu, se repentir des erreurs et se corriger, prendre refuge dans le Triple Joyau pour finalement accomplir l'état de Bouddha.

14       Je fais le vœu que tout être vivant qui verra mon visage ou entendra mon nom concentrera ses pensées sur le Bodhi et accomplira rapidement la Voie du Bouddha.

15       Je vais le vœu d'observer avec respect les instructions du Bouddha et cultiver la pratique qui consiste à ne prendre qu'un repas par jour.

16       Je fais le vœu d'éveiller tous les êtres sensibles et réagir universellement à la multiplicité des différents potentiels.

17       Je fais le vœu d'obtenir les cinq yeux, les six pouvoirs spirituels et la liberté de quelqu'un sachant voler à travers la vie.

18     Je fais le vœu de réaliser avec certitude mes vœux.

Transmission et Propagation du Bouddhisme en Chine[modifier | modifier le code]

Estimant que le Vénérable Maître Aîné Hsu Yun, était un grand héros du Bouddhisme, le Maître lui rendit hommage en 1946. Le Vénérable Maître Aîné Hsu Yun vit que le Maître deviendrait une figure marquante du Dharma et lui transmit le sceau spirituel du Dharma, le faisant ainsi le Neuvième Patriarche de la lignée Wei Yang et la quarante sixième génération depuis le Patriarche Mahakashyapa.

En 1948 le Maître fit ses adieux au Vénérable Maître Aîné Hsu Yun et se rendit à Hong Kong pour propager le Dharma. Il porta une attention égale aux cinq écoles — Chan, Doctrine, Vinaya, Ésotérique et Terre Pure — mettant ainsi un terme aux ségrégations entre sectes. Le Maître rénova aussi de vieux temples, imprima des Sûtras et des images religieuses. Il établit le Monastère du Jardin de la Félicité de l'Ouest, La Salle des conférences Bouddhistes et le Monastère Cixing. Donnant des conférences sur les Sûtras, le Maître fit ainsi fleurir le Bouddhisme à Hong Kong.

Propagation du Bouddhisme traditionnel chinois aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1959 le Maître vit que les conditions étaient maintenant favorables en Occident et il donna comme instructions à ses disciples de fonder l'Association Sino-Américaine Bouddhiste (renommée par la suite l'Association Bouddhiste du Royaume du Dharma) aux États-Unis. En 1962, sur invitation des bouddhistes américains, le Maître voyagea seul aux États-Unis où il fut le porte-étendard du véritable Dharma au Centre d'Étude du Bouddhisme de San Francisco.

En 1968, la Session d'Étude et de Pratique Shurangama fut tenue, et plusieurs douzaine d'étudiants des Universités de Washington et Seattle vinrent pour étudier le Dharma du Bouddha. À la fin de la session cinq jeunes Américains demandèrent la permission de raser leur tête et devenir moines et nonnes, marquant ainsi le début du Sangha dans l'histoire du Bouddhisme Américain. Depuis, le nombre de disciples américains qui se sont faits moines et nonnes en suivant le véritable maître n'a cessé de croître, créant ainsi un impact profond et durable sur la propagation du Bouddhadharma et la traduction des Sûtras en Occident.

La Cité des Dix Mille Bouddhas[modifier | modifier le code]

En 1974, le Maître acheta la Cité des Dix Mille Bouddhas et fonda l'Université Bouddhiste du Royaume du Dharma et le Programme de Formation du Sangha et des Laïques pour former des professionnels du Bouddhisme sur une échelle internationale. Bien plus, il fonda l'École Élémentaire d'Inculcation de la Bonté[4] et l'École Secondaire de Développement de la Vertu qui ont pour but de préserver l'esprit des enfants de la corruption ambiante. Au fil des années le Maître établit successivement le Monastère de la Montagne d'Or, le Monastère de la Roue d'Or, le Monastère du Sommet d'Or, le Monastère du Bouddha d'Or, le Monastère Avatamsaka, le Monastère du Royaume du Dharma, le Monastère Amitabha, la Cité du Royaume du Dharma et d'autres endroits où l'on cultive la Voie vers le bon Dharma. Se dédiant au service des autres, le Maître ne redoute pas le travail dur et les souffrances. Le Maître offre la Cité des Dix Mille Bouddhas comme le « Refuge pour les Bouddhistes du monde », servant ainsi d'exemple à d'autres qui aimeraient fonder des écoles et faisant la promotion du talent des générations futures.

Les traditions à la Cité des Dix Mille Bouddhas sont strictes et les résidents pratiquent assidûment les Six Grands Principes établis par le Maître :

Ne pas se battre ;

Ne pas être avide ;

Ne pas envier ;

Ne pas être égoïste ;

Ne pas chercher des gains personnels;

Ne pas mentir.

Aux États-Unis, par l'influence de l'intégrité et de la culture du Vénérable Maître, la Cité des Dix Mille Bouddhas est devenue un important lieu où s'accomplit la Voie.

Le Maître a composé les vers suivants qui expriment ses principes :

     Périssant dans le froid, nous ne faisons pas de machinations,

     Affamé jusqu’à la mort, nous ne mendions pas,

     Mourant de pauvreté, nous ne demandons rien,

     En accord avec les conditions, nous ne changeons pas.

     Ne changeant pas, nous nous accordons avec les conditions,

     Nous adhérons fermement à nos trois grands principes.

     Nous renonçons à nos vies pour faire le travail du Bouddha,

     Nous prenons la responsabilité de façonner nos propres destinées,

     Nous rectifions nos vies pour remplir le rôle du Sangha.

    Rencontrant des situations spécifiques, nous comprenons les principes.

    Comprenant les principes, nous les appliquons dans des situations spécifiques.

    Nous portons la pulsation unique de la transmission spirituelle des Patriarches.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Xiaojian Zhao et Edward J.W. Park Ph.D., Asian Americans: An Encyclopedia of Social, Cultural, Economic, and Political History, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-59884-240-1, lire en ligne), p. 522
  2. « Our Founder », sur Dharma Realm Buddhist Association (consulté le 13 octobre 2016)
  3. « City of 10,000 Buddhas - 18 Vows of Venerable Master Hsuan Hua », sur www.cttbusa.org (consulté le 13 octobre 2016)
  4. (en) « Instilling Goodness & Developing Virtue School », sur Instilling Goodness & Developing Virtue School (consulté le 13 octobre 2016)