Uzi Narkiss

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Uzi Narkiss
Uzi Narkis 1959.jpg
Uzi Narkis, colonel en 1959, juste avant de partir pour la France pour servir d'attaché militaire israélien.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Période d'activité
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Nom dans la langue maternelle
עוזי נרקיסVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Formation
Activités
Autres informations
Arme
Grade militaire
Alouf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits
Commandement
Commandement de la région centre (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Uzi Narkiss ( - ), en hébreu עוזי נרקיס, est un officier général de Tsahal, l'armée israélienne, qui fut un des officiers ayant pris part au combat de conquête de Jérusalem en avril-mai 1948 et qui a pris Jérusalem- Est à la tête des parachutistes du 55 ème brigade d'infanterie entre le 5 et le 7 juin 1967. Après avoir quitté l'armée, en 1968, il est devenu l'un des directeurs de l'Agence juive pendant vingt ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

De parents d'origine polonaise, Uzi étudie au lycée hébraïque à Rehaviah. Ses premiers souvenirs sont liés aux émeutes arabes de 1929, lorsque lui et sa famille trouvent refuge dans la ville de Jérusalem.

Sa carrière de combattant du " Palmach " commence à 16 ans en 1941 et se termine dans cette structure particulière en 1948, année où il devient d'officier subalterne de la jeune armée israélienne (Tsahal); il est ensuite promu officier supérieur puis général en 1965. Il a été très actif au sein des unités d'action et de combat de la Haganah, ancêtre de l' armée israélienne créée par l' ordonnance n°4 du gouvernement d'Israël, le 26 mai 1948. Uzi Narkiss se voue entièrement au projet pour la réalisation du rêve de l'établissement de l' État juif.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Guerre d'indépendance de 1948[modifier | modifier le code]

A la fin d' avril 1948, Uzi Narkiss mène le combat dans le quartier de Qatamon à Jérusalem à la tête du 4 ème bataillon de la Brigade Harel et s'empare du monastère de San Simon, point stratégique de taille. En mai 1948, il est également responsable de l'aide à la population juive assiégée de la vieille ville de Jérusalem. Lui et son unité percent la Porte de Sion de la Vieille Ville et permettent l'approvisionnement de la population assiégée, ainsi que l'évacuation des blessés. Avec le retard des forces juives de renfort attendues, Uzi Narkiss ordonne le retrait de ses forces de la Vieille Ville. Après ce retrait, la ville tombe aux mains de la Légion Jordanienne.

Dans les premières années de l'État d'Israël, Uzi Narkiss passe plusieurs années en France . Il étudie au départ à l'École supérieure de guerre, puis il est nommé attaché militaire d'Israël en France après 1959. Il reçoit la Légion d'honneur à la fin de son séjour en France. Après son départ de France, il continue sa carrière d'officier supérieur en tant que colonel au sein de l' Etat-Major de Tsahal et est nommé officier général de brigade en 1965.

En 1965, se crée l'Académie militaire d'Israël , équivalent de l 'Ecole supérieure de guerre française. Uzi Narkiss en est le premier directeur en 1965 et 1966 puis quitte le service actif en 1968, après avoir passé deux ans comme commandant de la région " Centre ".

Guerre des Six Jours[modifier | modifier le code]

Le général Uzi Narkiss (à gauche), le ministre de la Défense Moshe Dayan (au centre) et le chef d'état-major, Yitzhak Rabin, dans la vieille ville de Jérusalem pendant la guerre des Six Jours.

En juin 1967, le général Uzi Narkiss est commandant des forces israéliennes sur le front, face aux forces jordaniennes. Il a 7 brigades sous sa responsabilité. La conquête de la Vieille Ville, sous contrôle jordanien depuis mai 1948, n'est pas au départ prévue au programme des combats ; or, dès les deux premiers jours de la guerre des Six Jours, l'armée israélienne s'empare de la totalité de Jérusalem-Est, soit environ 6 Kilomètres carrés, qui avaient été conquis par les Jordaniens en mai 1948 . Profitant de l'occasion qui lui est donnée, il conquiert Jérusalem Est , étant notamment à la tête de la 55 ème brigade de parachutistes.

La célèbre photo d'Uzi Narkiss entrant dans la Vieille Ville par la Porte des Lions, au côté de Moshe Dayan et Yitzhak Rabin, le , est l'une des principales sources historiques utilisées pour évoquer son souvenir. La libération de la Vieille Ville représente, d'après lui, une revanche historique vieille de 19 ans.

Enfant, Uzi Narkiss et ses amis se rendaient chaque Shabbat au Mur Occidental, ce qui tenait moins du cérémonial religieux que d'une certaine forme d'unité nationale. De là découle sa déception, qu' Uzi Narkiss évoque dans une interview qu'il accorde quelque temps avant sa disparition, au vu du statut purement religieux que recouvre le Mur Occidental ou Mur des Lamentations depuis juin 1967. Le général Uzi Narkiss a ensuite ordonné, pour des besoins de sécurité, la destruction du village arabe d'Awwa, proche de Jérusalem.

Uzi Narkiss quitte la vie militaire en 1968 au plus haut grade d' " alouf ", équivalent du grade de général de division.

Après sa retraite, il devient durant vingt ans l'un des directeurs de l'Agence juive en tant que directeur le plus important, celui du département de l'Alyah et de l'absorption.

Il a été aussi auteur d'ouvrages sur ses souvenirs relatifs à Jérusalem.

Il meurt à Jérusalem à l'âge de 72 ans et repose en tant qu'officier général au sein du cimetière national du mont Herzl.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]