Uzi Narkiss

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Uzi Narkiss
Uzi Narkis 1959.jpg

Uzi Narkis, colonel en 1959, juste avant de partir pour la France pour servir d'attaché militaire israélien.

Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
עוזי נרקיסVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Grade militaire
Alouf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commandement
Commandement de la région centre (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Uzi Narkiss ( - ), en hébreu עוזי נרקיס, est un officier de Tsahal, l'armée israélienne, qui compte parmi les combattants juifs de Jérusalem en 1948.

Biographie[modifier | modifier le code]

De parents d'origine polonaise, Uzi étudie au lycée hébraïque Rehaviah. Ses premiers souvenirs sont liés aux émeutes arabes de 1929, lorsque lui et sa famille trouvent refuge dans la ville de Jérusalem. Sa carrière militaire, longue de 27 ans, commence pour lui à l'âge de 16 ans lorsqu'il rejoint les forces du Palmach. Il est très actif au sein des unités d'action de la Haganah. Narkiss se voue entièrement au projet pour la réalisation du rêve de l'établissement d'un État juif.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Guerre de 1948[modifier | modifier le code]

En avril 1948, après le départ des Britanniques et la Déclaration d'indépendance de l'État d'Israël, Uzi Narkiss mène le combat dans le quartier de Qatamon à Jérusalem, et s'empare du monastère de St Simon, point stratégique de taille. Il est également responsable de l'aide à la population juive assiégée de la vieille ville de Jérusalem. Lui et son unité percent la Porte de Sion de la Vieille Ville, et permettent l'approvisionnement de la population assiégée, ainsi que l'évacuation des blessés. Avec le retard des forces de renfort attendues, Uzi Narkiss ordonne le retrait de ses forces de la Vieille Ville. Quelques instants après, la ville tombe aux mains de la Légion Jordanienne.

Dans les premières années de l'État d'Israël, Uzi Narkiss vit en France, où il étudie au départ à l'École de guerre, puis il est nommé attaché militaire d'Israël en France. Il reçoit la Légion d'honneur du gouvernement français. Après son retour de France, il continue sa carrière militaire en Israël. En 1965, il devient le premier directeur de l'Académie militaire d'Israël.

Guerre des Six Jours[modifier | modifier le code]

Le général Uzi Narkiss (à gauche), le ministre de la Défense Moshe Dayan (au centre) et le chef d'état-major, Yitzhak Rabin, dans la vieille ville de Jérusalem pendant la guerre des Six Jours.

En juin 1967, Uzi Narkiss est chargé des combats sur le front jordanien. Il a 7 brigades sous son commandement. La libération de la Vieille Ville, encore sous commandement jordanien, n'est pas au départ prévue au programme des combats ; or, dès le premier jour de la guerre, l'armée israélienne s'empare de positions de tirs jordaniennes décisives. Profitant de l'occasion qui lui est donnée, et sous son commandement, il conquiert Jérusalem Est.

La célèbre photo d'Uzi Narkiss entrant dans la Vieille Ville par la Porte des Lions, au côté de Moshe Dayan et Yitzhak Rabin, le , est l'une des principales sources historiques utilisées pour évoquer son souvenir. La libération de la Vieille Ville représente d'après lui, une revanche historique vieille de 19 ans.

Enfant, Uzi Narkiss et ses amis se rendaient chaque Shabbat au Mur Occidental, ce qui tenait moins du cérémonial religieux que d'une certaine forme d'unité nationale. De là découle sa déception, qu'Uzi Narkiss évoque dans une interview qu'il accorde quelque temps avant sa disparition, au vu du statut purement religieux que recouvre le Mur Occidental depuis sa libération.

Uzi Narkiss quitte la vie militaire en 1968, et durant 20 ans, devient responsable de l'Agence juive. Il meurt à Jérusalem à l'âge de 72 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]