Utricularia gibba

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Utricularia gibba est une des espèces de plante carnivore aquatique appartenant à la famille des Lentibulariaceae.

Particularités[modifier | modifier le code]

D'après une étude publiée à l'été 2013, il semble que cette plante se délesterait de l'ADN dont elle ne se sert pas. En effet, son génome est certes petit (82 millions de bases) mais composé à 97 % de gènes (au nombre de 28 500)[1], à comparer aux seulement 2 % de gènes dans le génome humain. Les 3 % restant sont constitués d'ADN répétitif, également nommé « matière noire du génome » en raison de son rôle méconnu, voire d'« ADN poubelle ». Les biologistes pensaient jusqu'alors que cet ADN répétitif, omniprésent chez l'homme, devait néanmoins jouer un rôle indispensable au bon fonctionnement des gènes ; cependant, cette plante semble s'en passer : bien que la taille de son génome ait doublé trois fois au cours de son évolution, ce qui devrait lui faire avoir un génome huit fois plus grand que la vigne, il est six fois plus petit. La seule explication est qu'U. gibba « rejette » son surplus d'ADN, et ceci montre qu'au moins chez les plantes, l'ADN répétitif constitue bien un ADN poubelle qui n'est pas essentiel[2].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Utricularia biflora
  • Nom commun : en anglais humped bladderwort (lit. « Utriculaire bossue »)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Enrique Ibarra-Laclette, Eric Lyons, Gustavo Hernández-Guzmán et Claudia Anahí Pérez-Torres, « Architecture and evolution of a minute plant genome », Nature, vol. 498, no 7452,‎ , p. 94–98 (ISSN 0028-0836, DOI 10.1038/nature12132, lire en ligne)
  2. Science & Vie no 1150, , p. 16 « Actus Labos : Génomique : Cette plante carnivore fait le tri dans son ADN ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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