Utilisatrice:Villesy/Brouillon

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Francis Harburger est un peintre figuratif français, né le à Oran (Algérie), mort le à Paris. Il manifeste un goût précoce pour la peinture. Encouragé par sa mère, il entre à 15 ans à l’École des beaux-arts d’Oran, que dirige alors Augustin Ferrando.

Il s’installe à Paris en 1921 afin d’y poursuivre sa formation. Élève de l’École nationale des Arts décoratifs puis, en 1923, de l’École nationale supérieure des beaux-arts (Atelier Lucien Simon), il est, en 1928, le premier pensionnaire de la Casa Velázquez de Madrid. En 1933, il s’inscrit à l’Atelier de la Fresque de la Ville de Paris. Ce cursus classique lui permet, tout au long de sa carrière, d'expérimenter et de développer plusieurs techniques picturales : peinture à l’huile, fresque, aquarelle, gouache, pastel, collage, terre cuite, mosaïque, céramique ...

Harburger s’est exprimé sur ses conceptions picturales dans un ouvrage paru en 1963, Le Langage de la peinture[1]. Il y explique sa méthode, qui est celle de l’observation et de l’enquête scrupuleuse de la réalité pour donner à voir ce qu’il appelle « l’épiderme » du réel. À la fin de sa vie, il écrivait dans son carnet manuscrit : « J’aurais dû écrire un livre intitulé Apprendre à voir tellement j’ai été obsédé d’y parvenir ».

Harburger n’est pas « rattaché » à une école de peinture en particulier. C’est un artiste indépendant qui a développé ses propres recherches. Il s’est volontairement tenu à l’écart de ce qu’il appelait en 1998 « le courant mercantile de l’Art », qu’il critiquait. À partir de 1950, il s’engage dans une série de sept compositions qu’il appelle « civiques », considérant que l’artiste doit participer aux débats de la société. Il a également contribué aux débats qui animèrent les arts plastiques au cours du vingtième siècle, à travers plusieurs écrits et peintures manifestes. Multiple, son œuvre comprend au moins mille six cent tableaux[2], environ huit cents œuvres sur papier[3], et une quinzaine de décorations murales.

Francis Harburger revendique l'influence de Cézanne, Renoir, Derain, Matisse, Le Greco et André Favory. Sa palette est à base d'ocres, de noir et de blanc. Il choisit une gamme chromatique sobre et affirme « la primauté de la lumière sur la couleur ».

Dès sa jeunesse, l'artiste est séduit par quelques modèles qu'il déclina toute sa vie : les natures mortes, les portraits, les nus et les paysages. Parmi ces derniers, ses vues d'Algérie des années 1920 portent une marque cézanienne. « Les portraits frappent souvent par leur frontalité et une mise en page très serrée, sans décor inutile»[4]. Mais c’est le monde de l'objet qui constitua pour Harburger une véritable obsession. La première série de ces natures mortes se situe dans la lignée de la tradition naturaliste de l’art français du XVIIe siècle.

Les lois antisémites du régime de Vichy contraignent l'artiste à se réfugier avec sa famille en Algérie. À son retour à Paris en 1945, spolié, il ne retrouve rien de son atelier ni de ses collections. Comme tous les artistes témoins des atrocités de cette guerre, Harburger ne peut ignorer ce monde bouleversé, ni reconstruire son passé artistique dérobé. C’est à cette période qu’il invente un nouveau langage pictural, fondé sur le rapport entre la ligne et la matière, début de ses recherches néo-cubistes mêlant la matière de la chose observée et le concept qui la définit. S’ensuit une importante série d’œuvres que le philosophe Étienne Souriau, professeur à la Sorbonne, qualifie en 1963 de Hiéroglyphes. À partir de cette même année 1963, Harburger entreprend une série de paysages de Paris. Un coin de rue, un carrefour, un pan de mur lépreux, un vieil hôpital, une église… Parcourant la capitale, il peint, en observateur fidèle, ce qu’il nomme les « visages de Paris ». La matière, le crépi, sont alors l’objet de ses recherches.

La diversité des œuvres de Francis Harburger a parfois dérouté la critique. Connu et apprécié pour ses natures mortes « de la réalité », il ne trouva pas, de son vivant, de véritable soutien à ses Hiéroglyphes. Après sa mort, des conservateurs et des amateurs d’art découvrirent son œuvre singulier, éprouvant parfois « le plaisir devant du jamais-vu »[4]. Harburger en eut l’intuition quand, à la toute fin de son journal intime, il écrivit : « C’est curieux, tant que je suis vivant j’ai l’impression que je fais écran à mon travail, qu’on appréciera mieux quand je ne serai plus là ».

L'oeuvre de Francis Harburger a fait l'objet de plusieurs publications, en particulier la parution en 2015, du Catalogue raisonné[2] de l'oeuvre peint, et celle en 2018, d'un ouvrage dédié aux Œuvres graphiques[3], qui permettent de comprendre l’évolution de l’artiste et la cohérence de son œuvre.



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Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de jeunesse : 1905-1928[modifier | modifier le code]

• Francis Harburger naît le 17 février 1905 à Oran, en Algérie. De son père, Jules Harburger, avocat, originaire d’une famille juive d’Alsace[5] émigrée en 1870, il hérite le sens de la justice, dont témoigneront ses Compositions civiques, peintes dans les années 1950-1970 ; de sa mère, née Célestine Aboulker (1874-1954)[6], artiste-peintre, il reçoit d’évidentes dispositions pour le dessin[7]. En 1919, il entre à l’École des beaux-arts d’Oran[8], dirigée par Augustin Ferrando (1880-1957), et s’enthousiasme pour les tableaux de Paul Cézanne (1839-1906), dont l’œuvre détermine certaines des orientations fondamentales de l’art moderne. À 16 ans, Harburger rejoint son frère Adrien à Paris et entre à l’École nationale des Arts décoratifs. En 1923, il est reçu à l’École nationale supérieure des beaux-arts, que dirige Albert Besnard (1849-1934), et s’inscrit dans l’atelier de Lucien Simon (1861-1945).

En 1925, il fait la connaissance du peintre André Favory (1888-1937), lié à André Lhote et Roger de La Fresnaye. Il se lie également avec le peintre réaliste Alfred Gaspart (1900-1956) et fréquente les cours de croquis à l’Académie de la Grande-Chaumière. Cette année-là, il est élu grand massier des peintres.

En 1926, Harburger participe au Salon des Indépendants[9], avant de partir pour Alger faire son service militaire. Il occupe son temps libre à peindre de lumineux paysages (La Rade de Mers El Kébir) et fréquente les artistes locaux, Jean Launois (1898-1943), ami d’Albert Marquet (1875-1947), Louis Fernez[10] (1900-1984), Émile Claro (1897-1977), Armand Assus[10] (1892-1977) et Jean Alazard (1887-1960), professeur d’histoire de l’art à la faculté de Lettres d’Alger.

En 1928, il est nommé pensionnaire à la Casa Velázquez[11] à Madrid. Au musée du Prado, il s’enthousiasme pour Francisco de Goya , Velázquez, El Greco. Il voyage à Tolède, Grenade, Séville, fait une échappée au Portugal, séjourne à Alcaniz el Real, où il peint Les Lavandières.

La vie artistique à Paris : 1929-1938[modifier | modifier le code]

De retour à Paris, Harburger trouve un atelier au cœur de Montparnasse, rue Campagne-Première. Il poursuit sa formation à l'Ecole du Louvre et à l'Atelier de la Fresque de la ville de Paris, fondé par Paul Baudoüin[12]. A Paris, il participe à la vie artistique et s’intéresse à tous les courants artistiques de l'époque. Il est abonné à la revue L’Esprit nouveau, animée par le peintre Amédée Ozenfant et l’architecte Charles Édouard Jeanneret (dit Le Corbusier).

Il expose dans les Salons dès 1925 (Salon d'Automne[13], Salon des Indépendants[14], Salon de la France d'outre-mer[15], ..).

En 1930, il fait sa première exposition personnelle à la Galerie 23[16], située au 23 rue La Boétie, réunissant quinze peintures sous le titre « Espagne ». Cette première présentation au public est saluée par un achat de l’État (Remparts d’Avallon aujourd'hui musée Urbain Cabrol à Villefranche-de-Rouergue) et par la visite d’un voisin d’exception, Pablo Picasso, qui habite au numéro 23 de la rue. 1930 est aussi l’année où Harburger commence à exposer au Salon des Surindépendants[17], parmi les peintres réalistes. Il y présente successivement Embarquement pour Cythère (1930), L’Apprenti sorcier (1931) et La Sieste (1932), avant de devenir secrétaire général du Salon en 1933 et d’y exposer annuellement[18].

En 1933, Harburger épouse Jeannine Halff, alors bibliothécaire à « L’Heure joyeuse »[19], et le couple s’installe dans un atelier 15 rue Hégésippe-Moreau, dans le XVIIIe arrondissement, aujourd’hui Villa des Arts. Le peintre enseigne l’histoire de l’art et le dessin à l’École normale israélite orientale, participe à plusieurs décorations murales – une fresque [20] pour l’école communale de la rue Durouchoux (XIVe arr.), aujourd'hui lycée professionnel Erik Satie rue Pierre Castagnou. En 1937, Francis Harburger expose à l’Exposition internationale des arts et techniques (Paris); il collabore à la décoration de plusieurs pavillons. Il réalise notamment un panneau décoratif pour le Salon de la beauté situé dans la rue Marchande.

Pendant la Guerre, Francis Harburger se réfugie à Alger : 1939-1945[modifier | modifier le code]

Harburger est mobilisé le 27 août 1939. et passe onze mois sur la ligne Maginot. Cité à l’ordre du régiment et rendu à la vie civile en juillet 1940, il est bientôt menacé par les lois antisémites du régime de Vichy, qui le privent de son poste de professeur. Sa carrière parisienne est interrompue.

Il quitte la métropole avec sa famille, et s’installe à El-Biar, sur les hauteurs d’Alger. Ses œuvres[21] – paysages[22], natures mortes et scènes de genre – sont exposées chaque année dans les galeries[23] d'Alger et d'Oran[24].Francis Harburger participe à la vie artistique[10] très animée d'Alger où résident, travaillent et exposent de très nombreux artistes - peintres, sculpteurs, céramistes, fresquistes, illustrateurs graveurs, miniaturistes - qui composent l'Ecole d'Alger. Il réalise environ 300 tableaux, entre fin 1940 et 1945.

En 1942, les Harburger apprennent qu’ils sont spoliés de leurs biens restés[25] en France, et perdent leur jeune fils, victime d’une dysenterie. Seul le débarquement des Alliés à Alger, le 8 novembre 1942, longuement préparé par la résistance algéroise, dans laquelle sa famille maternelle (José Aboulker en particulier) joue un rôle de premier plan, met un peu de baume au cœur du peintre.

Retour en Métropole : 1946-1955[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Harburger regagne la métropole où il ne retrouve ni appartement ni atelier. Il s'installe à Enghien-les-Bains. Pour vivre, il donne des cours à mi-temps dans l’enseignement technique. Tout en se débattant avec les dossiers administratifs relatifs à sa spoliation[26], il renoue avec ses amis peintres, dont Henry Valensi (1883-1960), fondateur du musicalisme pictural, et se remet à peindre, notamment une série de « Natures mortes de la réalité »[1], qui témoignent de sa sensibilité à la poésie des choses humbles. Réagissant contre la peinture faite « d’anarchie visuelle, de bariolage et de bâclage technique »[1], il milite pour le langage naturaliste.

En 1949, il expose au Salon des Surindépendants une Peinture-Manifeste du « Réalisme humaniste », dont il rédige également les bases[27], et s’engage dans une série de « compositions civiques » (Faites l’Europe, 1950 ; Toutes les larmes sont salées, 1952 ;  Exhortation à l’Union, 1957 ; L’Art et l’Argent, 1962 ; Défense écologique, 1977).

Au début des années 1950, tout en peignant des natures mortes inspirées d’objets de la vie quotidienne[28], ou des paysages d’Île de France, Harburger ouvre en janvier 1953 un cours de peinture, l'académie de peinture d’Enghien-les-Bains.

Sur le plan pictural, à partir de 1952, Harburger s’oriente vers une voie nouvelle, basée sur le rapport ligne-matière. C’est le début de ses recherches néo-cubistes.

Un atelier à Paris : 1956-1998[modifier | modifier le code]

En 1956, Harburger s’installe dans un atelier parisien, au 83 rue de la Tombe-Issoire, dans le XIVe arrondissement de Paris, où il va passer désormais le plus clair de son temps. En 1958, la galerie Pro Arte, rue de Miromesnil, propose une présentation de ses natures mortes de la réalité[29]. En 1960, les hiéroglyphes sont exposés à la galerie parisienne L’Antipoète, rue de la Harpe[30].

Harburger ouvre en 1960 un cours de peinture traditionnelle dans son atelier. Ces cours aboutissent en 1963 à la publication du Langage de la peinture, petit traité du naturalisme, que préface Étienne Souriau[1]. Le journal Combat y voit « non pas un manifeste, mais le désir – légitime – de donner une assise irréfutable à son art de la “peinture-langage” » ; l’historien d’art René Huyghe, dont le Dialogue avec le visible figure en bonne place dans la bibliothèque d’Harburger, se dit frappé par « la justesse de plusieurs de ses vues ». En mai 1972, la Société française d’Esthétique invite Harburger à faire une conférence à la Sorbonne : « Le naturalisme : pourquoi pas ? ».

À partir de 1975, des galeries[18] (Paris, Honfleur, Dieppe, Concarneau, Strasbourg, Lyon) exposent régulièrement les natures mortes de la réalité et les hiéroglyphes d’Harburger. L’artiste ajoute parfois à la transcription peinte d’objets et à leurs idéogrammes de vrais morceaux de cuivre, de porcelaine ou de toile cirée, des cuillères de bois ou des couvercles de casserole. Cette introduction d’éléments directement collés sur la toile sont le point de départ, en 1977, d’une nouvelle formulation de son naturalisme. L’artiste regroupe ces œuvres sous l’appellation Abstractions concrètes[7]. Harburger poursuit son évolution vers l’abstraction jusqu’à la fin de sa vie, en 1998.

L'oeuvre de Francis Harburger[modifier | modifier le code]

La production artistique de Francis Harburger est aujourd'hui connue grâce la parution de plusieurs ouvrages : en 2002, une monographie de Caroline Larroche, Harburger[31], publiée aux éditions Altamira ; en 2008, le Catalogue de l'exposition dans trois musées[32] - Roubaix. La Piscine-Musée d'art et d'industrie André Diligent, Trouville-sur-Mer. Musée Villa Montebello. Calvados, Beauvais. Musée départemental de l'Oise ; en 2015, le Catalogue raisonné de l'oeuvre peint[7], paru aux éditions Gourcuff-Gradenigo; et en 2018, un ouvrage dédié aux Œuvres graphiques[3].

Le Catalogue raisonné de l'oeuvre peint recensait en 2015, dans les collections publiques et surtout privées, quelque mille six cents tableaux identifiés, signés et souvent datés. On compte : 600 natures mortes dites "de la réalité", 237 hiéroglyphes, 310 paysages, 300 tableaux réalisés en Algérie (paysages, natures mortes, scènes de genre et portraits), 90 portraits, 50 nus, 11 compositions civiques, 18 décorations murales, 25 collages. Il convient d'ajouter à ces œuvres peintes 35 cires, et environ 800 œuvres sur papier[3] (dessins, sanguines, aquarelles, gouaches).

Pillage de l'atelier, des recherches entreprises pour identifier le parcours des tableaux spoliés[modifier | modifier le code]

Le pillage de l'atelier de l'artiste pendant l’Occupation et la disparition d'une centaine de tableaux, selon les estimations du peintre après guerre, ne permettent pas d'avoir une connaissance exhaustive des œuvres d'Harburger. Pour retrouver la trace de ces tableaux disparus dans son atelier et dans la chambre forte où il en avait transféré quelques uns[33], plusieurs fonds d’archives -français, américain et israélien[34]- ont été consultés. Il s'agit principalement des archives de la Commission de récupération artistique[35] les Archives nationales, les archives de la CIVS (Commission pour l'indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l'Occupation), les archives nationales américaines (NARA) Ardelia Hall, les archives du musée Bezalel et du musée national d’Israël (Israel museum). Le catalogue raisonné[2] mentionne vingt-neuf tableaux disparus dont la trace a été retrouvée[36]. Selon Didier Schulmann, conservateur de la Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, co-rédacteur du rapport Matteoli.[37], "le catalogue raisonné Harburger est un modèle d'instrument de recherche sur les spoliations"[7]. Seuls quatre tableaux ont été restitués en provenance du Musée d'Israel : trois à l'artiste (en 1962) et un à sa famille (en 2008)[38].

Période et évolution[modifier | modifier le code]

A l'occasion de la parution du Catalogue raisonné, plusieurs manifestations - conférences[39], émissions de radio[40], articles de presse[41] - ont eu lieu[42].

Natures mortes[modifier | modifier le code]

Production la plus importante en nombre dans l'oeuvre de l'artiste, les natures mortes de la réalité de Francis Harburger ont fait l'objet de nombreuses critiques à l'occasion des expositions de l'artiste.

La première série de ces natures mortes se situe dans la lignée « des maîtres de la réalité de l'époque de Louis XIII, que Paul Jamot et Charles Sterling firent connaître au public vers 1934 : Georges de La Tour, Beaujin, Louise Moillon »[29]. Harburger s'inscrit dans la tradition naturaliste de l’art français du XVIIe siècle.

L’effacement de l’homme devant l’objet pour dégager l’objet de toutes les surimpressions dont l’activité et l’usage le marquent, telle est la recherche [de] Francis Harburger […]. Pour cela, les objets les plus quotidiens sont réunis en natures mortes pour vivre en marge de la vie, d’une vie triste et humble, mais d’une vie à eux. M. Harburger a cherché à obtenir cet effet sans procéder à la désintégration de la perception […]. Rien n’est donc naïf dans cette naïveté provisoire qui appelle un chat un chat, mais insinue que bien des Rollet de la peinture sont des fripons. C’est là le courage et la gageure de ce peintre averti et tendre. Emmanuel Levinas.

Francis Harburger, l'amoureux des choses, c'est sous ce titre qu'André Flament, critique d'art, introduit la monographie que la Revue Connaissance des Arts consacre à Francis Harburger en 1974[28]. Madame Dalila  Mahammed-Orfali, conservateur en chef, directrice du musée national des Beaux-Arts d'Alger, commente La Nature morte aux asperges de 1932, dans le catalogue de l'exposition au Musée des Beaux-arts de Bordeaux, en 2003[10]

Cette oeuvre, particulièrement originale, exprime un moment de vie saisi sous son aspect le plus simple ... évoquant les préliminaires d'un repas de famille. Nous nous trouvons là devant une représentation sans apprêt de nature morte qui, par son réalisme frugal, incite le spectateur au partage du rituel de l'existence.

Hiéroglyphes[modifier | modifier le code]

« Ni ombre, ni relief, ni perspective, ni lumière »

En 1951, la réalisation de La Lampe à pétrole [n° d'inventaire 5103] marque une étape dans la manière de peindre de l'artiste : « C’est à la suite de ce tableau, note-t-il dans l’un de ses cahiers, qu’ayant le sentiment de tout connaître du naturalisme, j’ai pu élaborer ma solution cubiste. » Dès lors, Harburger va orienter une part de sa production vers une voie nouvelle, « laissant s’exprimer une autre formulation que je sentais sourdre en moi, à l’unisson des peintres de mon époque, selon un rapport ligne-matière qui en est l’écriture ». S’ensuit une toute nouvelle série de natures mortes où l’objet peint est redoublé par son dessin schématisé à l’extrême, dessin auquel le philosophe Étienne Souriau, professeur à la Sorbonne et directeur de la Revue esthétique, donnera en 1963, le nom de « hiéroglyphe ».

, qui mêlent la consistance sensible de la chose observée et le concept qui la définit. S’ensuit une importante série d’œuvres auxquelles le philosophe Étienne Souriau, professeur à la Sorbonne et directeur de la Revue esthétique, donnera en 1963, le nom de « hiéroglyphes », que Francis Harburger fait sien.

J’ai vu de nombreuses œuvres de ce peintre. Celles qui me plaisent le plus […] sont celles où il se délecte à rendre, avec la précision et la soumission respectueuse d’un primitif, l’aspect immédiat et la consistance sensible de la chose en ce qu’elle a de plus savoureux et de plus concret […]. Et puis il commente cette apparence par une sorte d’hiéroglyphe intellectuel en surimpression : le contour caractéristique de l’objet, simplifié à l’extrême et réduit presque à un concept, à l’expression graphique d’une fonction. C’est dire qu’il maintient un surprenant équilibre entre la délectation pour ainsi dire charnelle que donne à une sensibilité aiguë l’aspect purement visible et même tactile des choses, et d’autre part cette armature conceptuelle qui définit les choses et sert de clef à l’accord des esprits quant à la réalité extérieure. Étienne Souriau, in préface au Langage de la peinture de Francis Harburger, 1963

« à l’unisson des peintres de [s]on époque » : Harburger fait allusion ici aux courants modernistes créés par ses aînés, le purisme d’Ozenfant et Le Corbusier dans les années 1920, le musicalisme de son ami Valensi dans les années 1930 ou encore l’alphabet plastique d’Auguste Herbin dans les années 1940. Le voilà qui revisite la tradition pluriséculaire de la nature morte en montrant, à travers de simples objets du quotidien, à la fois la consistance sensible de la chose observée et le concept qui la définit. Et fait sienne l’appellation de « hiéroglyphe », dont il donne ensuite lui-même une définition précise : « L’hiéroglyphe est un langage pictural qui procède comme le langage naturaliste traditionnel par objectivité, choix et imitation, il en est la version plane ; il exclut de ce fait la simulation habituelle des ombres, des lumières, de la perspective et des reliefs. Dans le langage naturaliste, les possibilités techniques traditionnelles permettent la traduction sur le plan de la toile du spectacle à trois dimensions par des équivalences plastiques. Dans le langage néo-cubiste « hiéroglyphe », c’est par des équivalences symboliques que ce langage est traduit ; il est formé par un échantillon d’épiderme pictural choisi et d’un dessin linéaire surajouté qui sert de commentaire. Le langage naturaliste traditionnel donne l’apparence de l’objet ; le langage « hiéroglyphe » se propose d’en donner l’essence. »

Ce « passage de l’apparence à l’essence, qui était déjà une préoccupation des cubistes », Harburger ne va cesser de s’y soumettre à sa manière, produisant en alternance natures mortes et hiéroglyphes. « L’hiéroglyphe m’a permis, dit-il, d’approcher et de traduire d’une façon intellectuelle le problème passionnant de la représentation du réel et surtout […] d’approcher et de traduire d’une façon imitative l’épiderme des objets, qui m’a toujours fasciné et motivé dans mon travail des natures mortes. » Et d’ajouter : « Il est certain que mes natures mortes de la réalité ont bénéficié de cette démarche. » Les titres de ses hiéroglyphes – citons au hasard La Soupière en étain, Poterie et morceau de pain, Pain, pichet, fromage, Cafetière sur fond rose, Casse-croûte sur paillon, Pain brun et bougeoir, Marmite rouge, écuelle, louche, Pain, verre de vin, camembert – ne se distinguent d’ailleurs guère de ceux de ses natures mortes. En revanche, le peintre choisit d’en différencier la signature : dessinée en lettres capitales, elle fait écho au graphisme des pictogrammes qui viennent identifier l’objet, le ré-identifier.

Ces derniers, quant à eux,  ne relèvent pas d’une improvisation rapide, mais procèdent d’une exigeante méditation, dont témoignent les nombreux croquis et notes qui les précèdent – lieux de confrontation de toutes les combinaisons possibles. « L’hiéroglyphe, disait-il, c’est le spectacle mis en programmation d’ordinateur par la dissociation de ses éléments : l’épiderme d’un côté et la ligne narrative de l’autre, pour le reste. » Autant de solutions envisagées au service de son obsession : apprendre à voir.


[1] Préface d'Étienne Souriau, in Francis Harburger, Le langage de la peinture, Paris, Presses du temps présent, 1963 ; 2e édition revue et augmentée, édition, 1971, p. 7-8. A partir de 1952, Harburger s’oriente vers une voie nouvelle, basée sur le rapport ligne-matière. C’est le début de ses recherches néo-cubistes, qui mêlent la consistance sensible de la chose observée et le concept qui la définit. S’ensuit une série d’œuvres auxquelles le philosophe Étienne Souriau, professeur à la Sorbonne donnera en 1963, le nom de « hiéroglyphes ». Harburger en donne la définition suivante dans un document autographe[32] daté du 5 juin 1969:

L’hiéroglyphe est un langage pictural qui procède comme le langage naturaliste traditionnel par objectivité, choix et imitation, il en est la version plane ; il exclut de ce fait la simulation habituelle des ombres, des lumières, de la perspective et des reliefs. Dans le langage naturaliste, les possibilités techniques traditionnelles permettent la traduction sur le plan de la toile du spectacle à trois dimensions par des équivalences plastiques. Dans le langage néo-cubiste « hiéroglyphe », c’est par des équivalences symboliques que ce langage est traduit ; il est formé par un échantillon d’épiderme pictural choisi et d’un dessin linéaire surajouté qui sert de commentaire. Le langage naturaliste traditionnel donne l’apparence de l’objet ; le langage « hiéroglyphe » se propose d’en donner l’essence. ».

Quel a été le processus créatif qui a conduit Harburger à inventer un nouveau langage pictural au début des années 1950 ? Plusieurs hypothèses se présentent : L'artiste lui-même s'est expliqué sur son évolution "En possession du langage naturaliste, je laisse s'exprimer une autre formulation que je sentais sourdre en moi, à l'unisson des peintres de mon époque, selon un rapport ligne-matière"

A son retour à Paris, à la Libération, spolié, Francis Harburger ne retrouve rien de son atelier d'avant-guerre et de ses collections. Cette terrible dépossession marquera désormais toute sa vie. Son travail de maturité se construit dès lors en un incroyable balancement d'apparence contradictoire entre l'éblouissement qu'exercèrent durablement sur son inspiration les natures mortes de la réalité du XVIIème français que lui avait révélées, à Paris, en 1934, une exposition au Jeu de Paume, et la création très personnelle d'un étonnant graphisme pictural, les hiéroglyphes, accompagné d'un riche appareil théorique [...]. Cet œuvre singulier et cette vie exemplaire font de Francis Harburger une personnalité captivante de l'art moderne. Bruno Gaudichon, conservateur en chef du musée de la Piscine, musée d'art et d'industrie André-Diligent à Roubaix.[43]

Les conservateurs de musées et les amateurs d'art contemporains ont découvert les Hiéroglyphes d'Harburger dans les années 2000.

Plusieurs de ces œuvres figurent aujourd'hui dans les musées : au musée La Piscine de Roubaix[44], au musée de l'Oise (MUDO), à la Villa Montebello à Trouville et au musée des années trente de Boulogne Billancourt.

« Un humour très précieux, très fin et très délicat, sans fausse note, anime les natures mortes et les compositions de cet artiste, vues comme des épures ou de subtils schémas, moins par les yeux que par l’esprit. Harburger semble être l’un des rares peintres pour qui la figuration, loin d’être un obstacle à la personnalisation de l’expression est, au contraire, une sorte de tremplin. Ses hiéroglyphes [sont] une écriture picturale qui, abandonnant le jeu traditionnel des ombres et des lumières simulant le relief, réduit à l’expression plane des objets, accentuée par un large entourage noir qui en simplifie la forme. Comme les pictogrammes des écritures anciennes, ces entourages-hiéroglyphes constituent un langage codé mais clair, grâce à sa référence constante à la réalité. » Denis Chevalier, "Harburger", France-Observateur, 14 avril 1960

[Cette exposition] révèle un peintre qui apporte une vision essentiellement magique. Harburger a doublé le cap du classicisme. Il se réclame des maîtres de la réalité de l’époque de Louis XIII, que Paul Jamot et Charles Sterling firent connaître au public vers 1934 : Georges de La Tour, Lubin Baujin, Louise Moillon. Il restitue son prestige à l’objet et le rend perceptible par le sens du toucher. Il n’use du trompe-l’œil, ce subterfuge plastique, qu’avec modération. Il évite les écueils du style photographique et de l’illusionnisme. La fiction et la nature des choses coexistent dans ses œuvres. Elles ont pour résultat de leur conférer, du moins dans certains cas, une vertu d’étonnement. La palette de Francis Harburger, cette palette à base d’ocres et de gris, est sobre, grave et austère. Le clair-obscur modèle et nimbe les formes qui transmettent des sensations de poids. Mais on ne peut parler de réalisme devant ces scènes de la vie silencieuse, dont les motifs, d’une feinte banalité, baignent dans une atmosphère aérienne irréelle. Waldemar-George, "Harburger à la galerie Pro Arte ", L’Arche, n°14, février 1958, p.14

Portraits[modifier | modifier le code]

Huile sur toile, dessins aux trois crayons, sanguines ou cire, Harburger a consacré une grande importance à l'art du portrait.

Pierre Buraglio, artiste contemporain note dans le catalogue[45] de son exposition à Lyon en 2004 : "Sur un mur de mon atelier, le portrait à l'huile de ma mère,... peint fin des années 20 par Francis Harburger. La facture : peu de matière, jus soutenu, à rapprocher de Derain. Quelle justesse et économie de la touche !"

Nus : du modèle vivant[modifier | modifier le code]

Paysages[modifier | modifier le code]

En 1963, Harburger commence une importante série de paysages de Paris[1] qui comptera, au fil des années, plus d’une centaine de toiles. Présentés en 1970 à la galerie d’art de l’aérogare d’Orly sous le titre « Visage de Paris », ces œuvres rencontrent d’emblée l’adhésion de la critique.

Les Compositions civiques[modifier | modifier le code]

Série inaugurée en 1949 avec le tableau intitulé Manifeste du réalisme humaniste. Toutes témoignent des engagements de Francis Harburger dans plusieurs des débats fondamentaux qui traversent la société française des années 1950-1970 : l’Europe (1950), le racisme (1952), les crises politiques (1957), le mercantilisme de l’art (1962), l’écologie (1977). Bien que ces compositions semblent éloignées des Natures mortes de la réalité et des Hiéroglyphes, elles relèvent des mêmes préoccupations artistiques : comment peindre la réalité, son «épiderme» aussi bien que sa substance, et pourquoi la peindre.

Défendre l’homme par la peinture, telle est la motivation de la série de compositions civiques dans laquelle Harburger s’engage en 1949-1950. Réagissant contre la peinture faite « d’anarchie visuelle, de bariolage et de bâclage technique », l’artiste milite pour le langage naturaliste, qu’il met au service de l’homme.

Les peintures civiques dénoncent aussi le mercantilisme de l’art ou incitent à la préservation des sites, à commencer par Paris. En 1957, alors que les crises gouvernementales se succèdent, il peint une Exhortation à l’union; suivront, en 1962, L’Art et l’Argent et, en 1977, Défense écologique : une femme nue, symbolisant la nature, se tient debout, une jambe appuyée sur un arbre couché, parmi un amas de vieilles maisons éventrées; à l’arrière-plan, se dressent des tours menaçantes; trois rapaces tournent autour de la jeune femme; l’un d’eux referme ses serres sur un plan de Paris, où le XIVe arrondissement, cher à Harburger, apparaît cerné de bleu.

  • Peinture Manifeste : La Nature, langage universel au service de l’homme, 1949, huile sur toile, 200 x 146 cm. Paris, collection particulière. En 1949, Harburger expose au Salon des Surindépendants une Peinture-Manifeste du « Réalisme humaniste », dont il rédige les bases :

Nous puisons tout dans la Nature et servir l’homme est notre but. Nous pensons qu’au départ l’attitude de l’artiste doit être humble et objective devant la Nature, c’est dire assez que nous ne faisons pas volontairement un « écran » de la personnalité. Nous sommes réalistes ; en effet, pour nous, le tableau doit être organisé avec des signes intelligibles dont le modèle est la Nature et, pour nous, rien n’est plus passionnant que l’étude de la Réalité, de sa traduction fidèle (y compris celle de la troisième dimension). C’est la Nature qui nous donne toutes les hiérarchies, par exemple la primauté de la lumière sur la couleur, celle-ci ramenée au ton local. Nous sommes humanistes, parce que, de l’analyse stricte de la réalité, nous allons aux généralités et aux synthèses et, partant, le langage, la méthode sont transmissibles. (Si certains se retrouvent dans les optiques gothique, préhistorique ou autre, nous nous retrouvons quant à nous dans celle des humanistes des xviie et xviiie siècles.) Notre peinture vise à être totale et équilibrée, représentative d’une tendance de notre époque, elle correspond à la vision d’une humanité évoluée ; elle fait une grande part à la technique ; au-delà du « morceau », elle traite des idées ; enfin, il est dans son essence de défendre l’Homme (« Manifeste Réaliste-Humaniste » publié dans la Revue Esprit, mai 1950).

  • Faites l’Europe ou Adjuration pour la paix, 1950, huile sur toile, 220 x 100 cm (3 panneaux). Paris, collection particulière. Ce grand triptyque, exposé au Salon des Surindépendants en 1950, met en scène un jeune homme en blouse de peintre suppliant les hommes de faire l’Europe – au nom des vieillards et des enfants.
  • Contre le préjugé raciste ou Toutes les larmes sont salées, 1952, huile sur toile, 97 x 145 cm. Paris, collection particulière. En 1952, alors que la guerre de Corée se poursuit et que les racismes se ravivent, Harburger emprunte le titre de son tableau au romancier et poète Claude Aveline (1901-1992). Son accrochage au Salon est mouvementé : bien qu’accepté par le comité de sélection du Salon, le tableau est décroché le jour de l’inauguration; le propos ouvertement antiraciste risque de gêner les visiteurs officiels. Harburger s’indigne. Face aux nombreuses protestations – à travers lui, c’est la liberté de l’art qui est attaquée –, le tableau finit par reprendre sa place sur les cimaises du Salon[46].
  • Exhortation à l’Union, 1957, huile sur toile, 100 x 145 cm, (diptyque), Paris, collection particulière. « Nous sommes en 1957, les crises ministérielles se succèdent et le pays est divisé. La France exsangue et terrassée, elle figure par terre. Sur la gauche la démagogie des uns, à sa droite l’égoïsme des autres, privilégiés, le ciel est plein de menaces, des nuages noirs s’approchent, la planche de salut c’est l’union de tous les français. Hélas ce fut impossible, la 4° république sombra. »
  • L’Art et l’Argent, 1962, huile sur toile, 100 x 80 cm. Paris, collection particulière.
  • La Leçon de peinture, 1966, huile sur toile, 116 x 89 cm. Paris, collection particulière. Dans La Leçon de peinture, réalisée en 1966 dans l’optique des compositions civiques, l’artiste s’est représenté en bas à droite, en train de transmettre son ouvrage Le Langage de la peinture, écrit en 1963, à un jeune disciple.
  • Défense écologique ou Les Rapaces, 1977, huile sur toile, 100 x 80 cm, Paris, collection particulière.

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Décorations murales[modifier | modifier le code]

Harburger, formé au double cursus de l'art décoratif et des beaux-arts, manifeste une ambition monumentale dès ses premiers travaux.

Dans les années 1930, parallèlement à la peinture de chevalet, Francis Harburger commence une activité de peintre décorateur, après avoir suivi les cours de l’« Atelier de la fresque », créé quelques années plus tôt à Paris par Paul-Albert Baudouin (1844-1931). Il travaille ainsi à plusieurs commandes privées et publiques, ainsi qu’à la décoration d’un pavillon de l’Exposition internationale de 1937.

Cette activité demeure dans les années 1950 l’une des sources de revenus du peintre, qui se voit confier la décoration de plusieurs établissements scolaires, au titre du « 1% artistique ». Promulguée en 1951, cette mesure consiste à consacrer 1 % du coût de chaque construction décidée par l’état à la réalisation d’une œuvre d’art intégrée au projet architectural ; elle a pour but de soutenir la création tout en offrant au plus grand nombre un contact direct avec l’art. Si, pour les écoles, les sujets sont le plus souvent imposés – les quatre saisons, les chansons françaises, les métiers ou les animaux –, l’artiste est libre d’y déployer son style. Aussi retrouve-t-on dans la plupart des décorations murales réalisées par Harburger l’usage de pictogrammes et la dissociation entre le trait et la couleur, deux caractéristiques du langage pictural qu’il met en place avec les Hiéroglyphes.

Pour chacun de ces chantiers, les archives FH conservent de nombreux documents de travail du peintre – notes, croquis et esquisses préparatoires.

Abstractions concrètes[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Aperçu des œuvres[modifier | modifier le code]

Le Catalogue raisonné de l'oeuvre peint recensait en 2015, dans les collections publiques et surtout privées, 1600 œuvres de Francis Harburger : 310 paysages, 180 tableaux réalisés en Algérie (paysages, natures mortes, scènes de genre et portraits), 600 natures mortes dites "de la réalité", 237 hiéroglyphes, 25 collages, 90 portraits, 50 nus, 11 compositions civiques, 18 décorations murales. Il convient d'ajouter à ces œuvres peintes 35 cires, et environ 800 œuvres sur papier (dessins, sanguines, aquarelles, gouaches).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

France

Beauvais, MUDO - musée de l’Oise, Main et livre sur la table, 1953, huile sur toile, 100 x 73 cm.

Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente, Arabes jouant aux cartes, 1928, huile sur toile, 84 x 120 cm ; Mauresque dans un paysage, 1940, huile sur toile marouflée sur bois, 38 x 55 cm ; Panoplie, 1954, huile sur toile, 100 x 65 cm.

Brantôme, musée Fernand-Desmoulin,

Calais, musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Pot de terre et pain, 1957, huile sur toile, 22 x 28 cm.

Castres, musée Goya-musée d'Art hispanique, El Ciego, l'aveugle jouant de la guitare, 1929, huile sur isorel, 101 x 82 cm ; Les Lavandières (Lavanderas en Alcañiz), 1929, huile sur toile, 160 x 160 cm ; Crâne et ficelle, 1957, huile sur toile, 38 x 55 cm.

Dax, musée de Borda,

Dieppe, Château-Musée de Dieppe

Honfleur, musée Eugène-Boudin, Nature morte, 1926, huile sur toile, 64 x 54 cm.

Lisieux, musée d’Art et d’Histoire

Sceaux, musée du Domaine départemental de Sceaux

Paris, musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

Paris, musée de Montmartre

Roubaix, La Piscine - musée d’art et d’industrie André-Diligent, Les Œufs et la serviette, 1952, huile sur isorel collé sur châssis, 38 x 46 cm.

Strasbourg, musée d’Art moderne et contemporain, Ail et pot de peinture dans une caisse, 1958, 38 x 46 cm.

Trouville, musée Villa Montebello, La Grande Poterie rose, 1959, huile sur toile, 65 x 50,4 cm.

• Villefranche-de-Rouergue, musée Urbain Cabrol, Remparts d'Avallon, 1930, huile sur toile, 60 x 49 cm.

Villeneuve-sur-Lot, musée de Gajac

Voiron, musée Mainssieux

Algérie

Alger, musée national des Beaux-Arts, Nature morte aux asperges, 1932, huile sur toile, 59 x 81 cm,

Oran, musée Ahmed-Zabana

Israël

Aschdot/Yaakov, musée Nehustan

Dimona, Mairie

Eilat, Musée d'Art moderne, Bodegon, 1958, 38 x 46 cm.

Ein-Harod, Michkan Museum of Art

Collections privées[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Francis Harburger se trouvent principalement dans des collections privées en France, en Israël, au Canada, aux Etat-Unis.

Principales expositions :[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]
  • 1930 : Paris, galerie 23, rue La Boétie : « Espagne » (Casa [de] Velázquez)
  • 1936 : Alger, galerie du Minaret
  • 1938 : Oran, galerie Colline (et 1943, 1944, 1945, 1946, 1947, 1953-1954)
  • 1941 : Alger, galerie Salmson (1er-15 avril
  • 1941 : Oran, Hôtel Continental (décembre)
  • 1943 : Alger, Salles Girons (2-15 février)
  • 1943 : Alger, galerie Charlet (et 1944)
  • 1948 : Alger, Le nombre d’or (29 janv.-11 février)
  • 1952 : Paris, galerie Vibaud, rue de l’Odéon
  • 1954  Oran, Hôtel Continental
  • 1958 : Paris, galerie Pro Arte
  • 1958 : Strasbourg, galerie Aktuaryus (et 1960, 1963, 1968, 1971, 1973)
  • 1959 : Paris, galerie l’Antipoète, rue de La Harpe
  • 1962 : Paris, Atelier Francis Harburger (et 1964, 1965, 1969, 1986, 1988, 1991, 1992, 1994, 1996)
  • 1965 : Dieppe, galerie 56
  • 1966 : Paris, Galerie Le Parnasse
  • 1967 : Lyon, galerie de Bellecour
  • 1970 : Paris, galerie Henquez, rue de Rennes
  • 1970 : Orly, galerie de l’aéroport de Paris, « Visages de Paris » (44 tableaux)
  • 1974 : Honfleur, Chez Suzanne Doucet
  • 1975 : Paris, galerie Seine 38
  • 1977  Paris, Galatée Gallery
  •  1977 : Concarneau, galerie Jacqueline Penther
  • 1981  Paris, galerie Jean Camion
  • 1981 : Meudon, Centre culturel, « 40 ans de création naturaliste »
  • 1984  Paris, Galerie Vendôme
  • 1984 : Paris, Centre Rachi
  • 1986  Paris, galerie Istria-Damez
  • 1989 : Deauville, galerie Espace Deauville
  • 1997: Paris, Galerie des Artistes
  • 2002 : Ancien atelier de l’artiste (et 2003, 2011)
  • 2008 : Villefranche-sur-Mer, Chapelle St-Elme (22 déc. 2007-20 janvier 2008)
  • 2009 : Roubaix, La Piscine – musée d’art et d’industrie André-Diligent (18 oct. 2008-1er février 2009) ;
  • 2009 : Trouville, Musée Villa Montebello (21 mars 2009-1er juin 2009) ;
  • 2009 : Beauvais, musée départemental de l’Oise (25 juin-31 octobre 2009)
  • 2015 : Paris, galerie Thierry Mercier, "Harburger, hiéroglyphes et collages"
  • 2016 : Marseille, galerie Béa-Ba
  • 2017 : Paris, galerie Nouvellet
Expositions collectives[modifier | modifier le code]
  • 1925 : Paris, Salon d’Automne (et 1928)
  • 1926 : Paris, Salon du Franc
  • 1926 : Paris, Salon des Indépendants (et 1927, 1950, 1952-1976, 1978-1994, 2000)
  • 1926 : Paris, Salon Terres Latines (et 1962, 1964, 1967, 1969, 1970, 1971, 1973)
  • 1930 : Paris, Salon des Surindépendants (et 1931, 1932, 1948, 1949, 1950, 1959, 1972)
  • 1930 : Prague, Institut français Ernest-Denis, « L'Algérie vue par les peintres d'aujourd'hui »
  • 1930 : Alger, 38e salon de la Société des artistes algériens et orientalistes
  • 1934 : Galerie Georges Petit, exposition du « Groupe Moderne »(17-31 mai)
  • 1935 : Paris, Galerie de La Gazette des Beaux-Arts, « Images d’Espagne », exposition organisée par les soins de l’association Casa de Velázquez
  • 1935 : Paris, musée des Arts décoratifs, Pavillon de Marsan (juillet-octobre)
  • 1935 : Paris, Grand Palais, Premier Salon de la France d'Outre-Mer
  • 1936 : Alger, Foyer civique
  • 1937 : Paris, Exposition internationale, panneau décoratif dans le Salon de l'Hygiène et de la Beauté situé dans la Rue marchande
  • 1938 : Paris, chez Wildenstein, deuxième exposition des anciens pensionnaires de la Casa Vélasquez (et 1954, 1959, 1987, 1989, 1992-1994, 1996)
  • 1952 : Meknès, Exposition « L’Afrique française »
  • 1955 : Paris, Salon Comparaisons (et 1956, 1957, 1959, 1961, 1974, 1984)
  • 1955 : Paris, Galerie Durand-Ruel, exposition des « Amateurs d’art »
  • 1955 : Menton, Biennale de Menton
  • 1955 : Paris, Galerie Cimaise, Groupe des peintres d’Enghien (et 1956)
  • 1957 : Paris, Salon de l’art libre
  • 1959 : Paris, Chez Duncan, Groupe d’Enghien
  • 1960 : Asnières, Salon d’Asnières (et 1962, 1964-1969)
  • 1961 : Paris, Salon populiste
  • 1962 : Paris, Galerie Montmorency
  • 1963 : Château Lacombes (Gironde), exposition « La vigne et le vin »
  • 1963 : Colmar, Galerie Huffel
  • 1964 : Paris, Galerie Le Parnasse
  • 1964 : Paris, Salle Gaveau (sélectionné pour le prix Utrillo)
  • 1965 : Paris, Galerie Montmorency, mentionné pour le prix Francis Smith
  • 1965 : Deauville, Biennale (prix de la Biennale)
  • 1966 : Paris, Galerie Maine Montparnasse
  • 1967 : Paris, Chez Soulanges
  • 1968 : Paris, Centre culturel rue Georges Berger, Association des peintres juifs de France (et 1970, 1974, 1980, 1983, 1985-1989, 1991, 1992, 1995, 1996)
  • 1970 : Paris, Galerie Henquez Saint-Joigny
  • 1970 : Trouville, 4e Biennale (et 1974)
  • 1970 : Aulnay, Salon d’Aulnay (invité d’honneur) (et 1971, 1972)
  • 1970 : Tokyo, « École de Paris à Tokyo »
  • 1970 : Camaret, 6° Salon de peintures (et 1971-1975, 1978, 1979, 1981, 1987, 1989, 1991)
  • 1971 : Paris, Peintres Témoins du XIVe (et 1972,1989, 1990-1998)
  • 1972 : Paris, Mairie du XIV e arrondissement, Salon des Artistes du XIVe (et 1986, 1987, 1990, 1992-1994, 1995)
  • 1973 : Paris, Grand Palais, Société nationale des Beaux-Arts (et 1983)
  • 1974 : Paris, Salon du Dix au Quinze (et 1975-1977, 1980 - invité d’honneur, 1981-1994, 1996, 1997)
  • 1980 : Paris, Amicale des amateurs d’art (et 1983, 1984, 1987, 1988)
  • 1983 : Paris, Musée d’Art juif (exposition sur Kafka)
  • 1983 : Dreux, 4e biennale du petit format
  • 1984 : Paris, Salon du dessin et de la peinture à l’eau (et 1985, 1988)
  • 1985 : Bourg-la-Reine, XXIe Salon Île-de-France (et 1986-1993)
  • 1988 : Angers, 7e Salon d’Angers
  • 1989 : Honfleur, 41e Salon des artistes honfleurais
  • 1999 : Paris, Société nationale des Beaux-Arts, hommage
  • 1999 : Paris, « Les Artistes peintres et sculpteurs du XIVe », 12e salon, hommage
  • 2000 : Paris, Salon des Indépendants, hommage
  • 2000 : Paris, mairie du XIVe arrondissement, « 23e salon de Paris », hommage
  • 2003 : Bordeaux, musée des Beaux-Arts, « L'École d'Alger, 1870-1962 »
  • 2011 : Dole, musée des Beaux-Arts, « Courbet Contemporain » (14 mai-18 sept.)

Commandes publiques[modifier | modifier le code]

Île-de-France

Paris

  • 1933. Les Vieilles Chansons de France, fresque de 10 mètres de long[47]. Commande de la Ville de Paris pour le préau de l’école communale rue Durouchoux (XIVe arr.), fresque aujourd’hui située dans la bibliothèque du Lycée professionnel Éric Satie[48].
  • 1966. Les Animaux domestiques, mosaïque. Commande de la Ville de Paris pour l’école communale rue de la Saïda (XVe arr.), actuellement dans l’école maternelle rue Olivier de Serres.

Soisy-sous-Montmorency

  • 1956. Fillettes jouant dans la cour, toile marouflée. École, œuvre disparue

Corbeil-Essonnes

  • 1959. Les Animaux domestiques et Les Animaux sauvages, peinture murale. École maternelle Montconseil.

Épinay-sur-Seine

  • 1964. Bassin et panneau en mosaïque. Patio de l’école maternelle Jean-Jacques Rousseau.

Saint-Gratien

  • 1964. Mosaïque. École Jean-Zay.

Régions

Thônes (Haute-Savoie)

  • 1946. Quatre panneaux touristiques. Salle des fêtes de la mairie.

Valentigney (Doubs)

  • 1953. Les Quatre Saisons, toile marouflée. École.

Laversine (Oise)

  • 1954. Les Biches, peinture murale. École d’apprentissage.

Chalons-en-Champagne (Marne)[49]

  • 1955. Les Métiers – garçons et filles, toile marouflée. Groupe scolaire Clovis-Jacquiert.

Savigny-le-Vieux (Manche)

  • 1956. Pomone, décoration céramique. École.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix Casa de Vélasquez de l’Académie nationale des Beaux-Arts, Paris, 1928-1929

Citation à l’ordre du régiment, 1940

Palmes académiques, 1947

Officier de l’Instruction publique, 1952

Prix de peinture de la 1re biennale de Deauville, 1965

Médaille de Vermeil de la Ville de Paris, 1981

Médaille de Vermeil Arts, Sciences et Lettres, 1982

Prix Farman, 1983

Médaille d’Or de la ville de Bourg-la-Reine, 1985

Prix Henri Maret, Salon national des Beaux-Arts, 1990

Médaille d’Or. Mérite et dévouement français au titre des Arts et de la Culture, Rueil-Malmaison, 1996

Notes et Références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages consultés à propos de la période 1925-1939

Artistique :

P.  Sanchez,  Dictionnaire des Indépendants, 1920-1950, Dijon, L’Echelle de Jacob, 2008. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

P.  Sanchez,  La société des peintres orientalistes français 1889-1943, Dijon, L’Echelle de Jacob, 2008.

P.  Sanchez,  Dictionnaire du Salon d’Automne 1903-1945, Dijon, L’Echelle de Jacob, 2006.

Historique :

Martine Poulain, Livres pillés, lectures surveillées. Les bibliothèques françaises sous l’Occupation, Gallimard, 2013.

Jean-Pierre Le Crom, Au secours Maréchal ! L’instrumentalisation de l’humanitaire (1940-1944), PUF, 2013.

Rose Valland, Le Front de l’Art. Défense des collections françaises 1939-1945, Plon, 1961 ; rééd. Réunion des musées nationaux, 1997 et 2014.

Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l’Occupation, Albin Michel, 2001.

Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France : Rapport général / présidée par Jean Mattéoli, Documentation française, 2000.

Emmanuelle Polack, Le Marché de l’Art sous l’Occupation, 1940-1944, Paris, Taillandier, 2019.

Jean-Marc Delaunay, Des Palais en Espagne, l’Ecole des hautes études hispaniques et la Casa de Velasquez au cœur des relations franco-espagnoles du XXe siècle (1898-1979), Madrid, BCV, 1994.

Répertoire des biens spoliés en France durant la guerre 1939-1945, établi par le Commandement en chef français en Allemagne, division des réparations et des restitutions, Bureau central des restitutions ; tome II, « Tableaux, tapisseries, sculptures », Berlin, Imprimerie nationale, 1947-1949.

(en) Returned from Russia: Nazi archival plunder in Western Europe and recent restitution issues, ed. par Patricia Kennedy Grimsted, F.J. Hoogewoud, and Eric Ketelaar, Institute of Art and Law, 2007. Contribution de Jean-Claude Kuperminc, p. 135-147 « Le cas de la bibliothèque et des archives de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) »

Bibliographie sommaire

Écrits du peintre

• Francis Harburger, « Manifeste Réaliste-Humaniste », Revue Esprit, Paris, mai 1950. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

• Francis Harburger, Le Langage de la peinture, préface d’Étienne Souriau, Paris, Presses du Temps présent, 1963, 2e éd. augmentée et illustrée, 1971. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles

Sont cités ici les principaux articles publiés à l’occasion des expositions particulières de Francis Harburger, les commentaires dans la presse nationale et régionale sur sa participation régulière aux salons annuels – salon d’Automne, salon des Surindépendants, salon des Indépendants, Comparaisons, salon du Dix au Quinze, salon de la Nationale des Beaux-arts, salon d’Asnières, Groupe d’Enghien, salon d’Angers, d’Aulnay-sous-Bois, Salon du dessin et de la peinture à l’eau, etc.- entre 1925 et 1998 étant trop nombreux pour être mentionnés.

- Jacques Biélinky, « Le peintre Francis Harburger », L’Univers israélite, n° 35, 30 mai 1930.

- Jacques Bielinky, « Un peintre algérien à Paris, Francis Harburger », Bulletin de la fédération des Sociétés juives d’Algérie, n° 14, juillet 1935.

- G.-S. Mercier, « Francis Harburger », L'Écho d'Alger, avril 1936.

- Lucienne Barrucand, « Harburger, Dépêche algérienne, avril 1936.

- Raymond Bénichou, « Exposition Francis Harburger », L’Univers israélite, 1943.

- Lucien Mainssieux, « Harburger », La Dépêche oranaise, 20 mai 1944.

-  « Les peintres chez eux », Apollo, n° 1, 15 janvier 1946, interview de Francis Harburger.

- Jean Aubert, « Une visite à Francis Harburger, directeur de l’académie d’Enghien-les-Bains », Avenir, 30 juillet 1953.

- Jean Chabanon, « Harburger (Pro Arte) », Le Peintre, n° 169, mars 1958.

- Waldemar-George, « Harburger à la galerie Pro Arte », L’Arche, n° 14, février 1958. document utilisé comme source pour la rédaction de cet article

- « Harburger », Quelques peintres vus par eux-mêmes, Le Peintre, 1er février 1959.

- Denys Chevalier, « Harburger », France-Observateur, 14 avril 1960.

- Pascal Rossini, critique parlée, « Harburger », Actualités de midi, France Culture, L'Information artistique, n° 65, avril 1960.

- Roger Kiehl, « À la Galerie Aktuaryus, Francis Harburger », Dernières nouvelles, 6 juin 1963.

- Marius David, « À la Galerie ‘56’, Francis Harburger, savante naïveté », Paris-Normandie, 11 juillet 1955.

- Jean Aubert, Sélection, numéro spécial de Flammes Vives, 1965.

- Pierre Restany, "Une leçon de peinture", Arts, 6-12 avril 1966, n° 28.

- Francis B. Conem, « Harburger témoin de Paris », L'Amateur d'art, n°421, 5 décembre 1968.

- Lem, « La technique du tableau », Le Peintre, 15 mai 1969, mai 1972.

- D'Arthez, « Francis Harburger, peintre de la réalité sensible », Le Génie médical, n° 262, mars 1970.

- « Harburger Francis », Les Muses, n° 125, mars 1972.

- Henri Héraut, « Harburger », L’Amateur d’art, n° 563, 26 juin 1975.

- F.-J. Hirsch, « Francis Harburger », L’Arche, mars 1981.

- Anne-Marie Briat et André Appel, « Harburger ou la poésie des objets », Mémoire plurielle, les cahiers d'Afrique du Nord, décembre 1996.

- Virginie Guedj-Béllaïche « Redécouvrir Francis Harburger », Actualité juive, 20 décembre 2007.

- Lydia Harambourg, « Francis Harburger, rétrospective », Gazette de l’Hôtel Drouot, n° 1, 11 janvier 2008.

- Sylvie Harburger, « Papa », Les sources au travail, la spoliation des œuvres d’art par les nazis, Université d’été. Bibliothèque Kandinsky, / MNAM/ CCI, juillet 2015

- Sylvie Harburger, « Le peintre Francis Harburger, sa famille et l’Algérie », Généalo-J, revue française de généalogie juive, n°121, printemps 2015. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Monographies[modifier | modifier le code]

• Harburger, préface d’André Flament, collection Chronique des Arts, Éd. de l’Archipel, 1974. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

• Caroline Larroche, Harburger, Éditions Altamira, coll. Artistes d’aujourd’hui, 2002. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Francis Harburger. Le Langage de la peinture, catalogue de l’exposition Roubaix-Trouville-Beauvais 2008-2009, Ed. Gourcuff-Gradenigo, 2008. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

• Francis Harburger. Catalogue raisonné de l'œuvre peint, Sylvie Harburger, Caroline Larroche, Didier Schulmann, Bruno Gaudichon (Préface), Ed. Gourcuff-Gradenigo, septembre 2015,  Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Francis Harburger. Oeuvres graphiques, Josette Galiegue, Sylvie Harburger, Ed. Gourcuff-Gradenigo, novembre 2018,  Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://www.harburger.fr/

Destin d’un artiste juif spolié, "Francis Harburger, peintre du quotidien"[2]. S. Harburger - J-C. Kuperminc - conservateur , sur akadem.org, 18 mai 2016

Harburger Francis (France Archives)

Rencontre à la CIVS autour du peintre Francis Harburger, le 23 septembre 2016. (en) http://www.civs.gouv.fr/news/meeting-at-the-civs-on-the-subject-of-the-painter-francis-harburger/

Emission de radio Mémoires Vives, Fondation pour la mémoire de la Shoah, "Artistes juifs spoliés, le cas de Francis Harburger", le 22 août 2016

Œuvres de Francis Harburger dans les collections publiques[3]

Oeuvre de Francis Harburger dans l'Inventaire du patrimoine d’Île de France

Notices d'autorité :

Ressources relatives aux Beaux-arts : Bénézit - Centre Pompidou - International Foundation for Art Research-

Ouvrages citant Francis Harburger[modifier | modifier le code]

• Jean-Marc Delaunay, Des palais en Espagne. L’École des hautes études hispaniques et la Casa de Velázquez au cœur des relations franco-espagnoles du XXe siècle (1898-1979), Madrid, Casa de Velázquez, 1994. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

• Catalogue du Salon des Indépendants, 2000. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Alger et ses peintres (1830-1960), par Marion Vidal-Bué, Paris-Méditerranée éditeur, 2000.

Les Artistes de l'Algérie, par Élisabeth Cazenave, Bernard Giovanangeli éditeur, 2001. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

L’Algérie des peintres, par Marion Vidal-Bué, Paris-Méditerranée, 2002.

L’École d’Alger, 1870-1962, catalogue de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, juin 2003. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Pierre Buraglio. Avec qui ? À propos de qui ?, catalogue de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Lyon, 14 janvier-2 mai 2004. Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Courbet contemporain, catalogue de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Dole, 14 mai-18 septembre 2011.

. POULAIN (Martine), Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l’Occupation. Paris : Gallimard, 2008 (Collection Folio histoire)..

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Francis Harburger (trad. du français, préf. Etienne Souriau), Le langage de la peinture, France", Presses du temps présent, , 2e édition éd. (1re éd. 1963), 61 p., 21 x 13,5 cm (notice BnF no FRBNF35200200), p. 38
  2. a b et c Sylvie Harburger, Francis Harburger : Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, , 432 p. (ISBN 978-2-35340-223-6, lire en ligne)
  3. a b c et d Josette Galiègue et Sylvie Harburger, Harburger : Œuvres graphiques, Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, , 112 p. (ISBN 978-2-35340-290-8)
  4. a et b Bruno Gaudichon, « La cicatrice et le langage des signes », in Francis Harburger, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint,‎ , p. 5-7 (ISBN 978-2-35340-223-6)
  5. Sylvie Harburger, « Le peintre Francis Harburger(1905-1998), sa famille et l’Algérie », Généalo-J,‎ , p. 2-10 (ISSN 2261-9054)
  6. Michèle Bitton, Présences féminines juives en France, XIXe-XXe siècles : Cent itinéraires, Maury Millau, 2M éditions, , 276 p. (ISBN 2-9518871-0-8), page 159-160
  7. a b c et d Sylvie Harburger, Caroline Larroche et Didier Schulmann (préf. Bruno Gaudichon), Catalogue raisonné de l'oeuvre peint (Catalogue raisonné), Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, , 432 p., 29 x 24 cm (ISBN 978-2-35340-223-6, notice BnF no FRBNF17123753)
  8. Alfred Salinas, Oran la Joyeuse : Mémoires franco-andalouses d'une ville d'Algérie, Condé-sur-Noireau, L'Harmattan, , 320 p. (ISBN 2-7475-6585-8), p. 217
  9. Catalogue d'exposition. ref. BNF : FRBNF14579747
  10. a b c et d Dalila Mahammed-Orfali, Directrice du musée national des Beaux-Arts d'Alger et Françoise Garcia, conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, L'école d'Alger : 1970-1962. Collection du Musée National des Beaux-Arts d'Alger, Le Bouscat, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, , 228 p. (ISBN 2-902067-34-8), p. 24, 174-175
  11. Jean-Marc Delaunay, Des Palais en Espagne : L'Ecole des hautes études hispaniques et la Casa de Velázquez au coeur des relations franco-espagnoles du XXe siècle (1898-1979), t. 10, Madrid, Casa de Velázquez, coll. « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », , 670 p. (ISBN 84-86839-51-3, ISSN 0213-9758, lire en ligne), p. 237
  12. Marie Monfort, « Paul Baudoüin, Georges Pradelle et l’association « la Fresque » », In situ, vol. 22,‎ (lire en ligne)
  13. Pierre Sanchez, Dictionnaire du Salon d'Automne (1903-1945). Répertoire des exposants et liste des œuvres présentées. Tomes I - II - III, Dijon, Echelle de Jacob, , 1430 p. (ISBN 2-913224-67-9), p. 658
  14. Jean Monneret, Catalogue raisonné Salon des Indépendants 1884-2000 : Les Indépendants dans l’histoire de l'art, Paris, Salon des Indépendants, , 855 (exposition posthume Harburger), 874 p. (ISBN 2-907220-47-0), p. 68,
  15. Pierre Sanchez, La société coloniale des artistes français puis Société des beaux-arts de la France d'outre-mer : répertoire des exposants et liste de leurs œuvres, 1908-1970, Echelle de Jacob, (ISBN 978-2-35968-004-1)
  16. Marie-Aline Prat, Cercle et carré : Peinture et avant-gardes au seuil des années 1930, Lausanne, L'age d'homme, , 255 p. (OCLC 757183971), p. 75-82
  17. Centre Pompidou/MNAM-CCI/Bibliothèque Kandinsky, fonds Léonce Rosenberg, cote LROS 28.
  18. a et b Catalogues des expositions sus mentionnées dans les archives privées de l'artiste
  19. Collectif : Viviane Ezratty, Françoise Lévèque, Françoise Tenier & al, L'Heure joyeuse, 1924-1994 : 70 ans de jeunesse, Paris, Mairie de Paris, , 105 p. (ISBN 978-2906869639)
  20. « Inventaire Ile de France », sur Inventaire du Patrimoine, Île-de-France
  21. Elisabeth Cazenave (préf. Françoise Durand-Evrard), Les artistes de l'Algérie : Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs. 1830-1962, Maxéville, Bernard Giovanangeli, , 448 p. (ISBN 2-909034-27-5), p. 113, 275-276
  22. Marion Vidal-Bué, Alger et ses peintres, 1930-1960, Paris, Paris-Méditerranée, , 285 p. (ISBN 2-84272-095-4, lire en ligne), pages 52, 75, 84 et 267-268
  23. Caroline Larroche, « Francis Harburger », Revue du cercle algérianiste, vol. numéro 102,‎ , p. 79-85
  24. Marion Vidal-Bué, L'Algérie des peintres, 1830-1960, Alger, Paris-Méditerranée, , 318 p. (ISBN 2-84272-143-8), pages 101, 106, 270 et 296
  25. « Répertoire des biens spoliés », sur Rose Valland,
  26. « Archives du service de restitution des biens des victimes des lois et mesures de spoliation », sur Archives nationales,
  27. Camille Bourniquel et Francis Harburger, « Enquête sur la peinture », Revue Esprit, vol. 6, Réalisme et réalité,‎ , p. 901
  28. a et b André Flament (préf. André Flament), Harburger, vol. 11, Paris, L'Archipel, coll. « Chronique des Arts / Peintres et sculpteurs d'aujourd'hui », 2e trimestre 1974, 25 p.
  29. a et b Waldemar-George, « Harburger à la galerie Pro-Arte », L'Arche,‎ , p. 14
  30. Denys Chevalier, « Harburger », France-Observateur,‎
  31. Caroline Larroche (préf. Didier Schulmann), Harburger, Paris, Altamira, coll. « Artistes d'Aujourd'hui », , 128 p., 24 x 16,5 cm (EAN 9782909893334)
  32. a et b Bruno Gaudichon, Hélène Decaen-Le Boulanger, Josette Galiègue, Caroline Larroche et Didier Schulmann (préf. Bruno Gaudichon, Helène Decaen-Leboulanger, Josette Galiègue, postface Sylvie Harburger, photogr. Alain Leprince), Francis Harburger (1905-1998) : Le langage de la peinture, Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, , 24 x 21,5 cm (ISBN 978-2-35340-055-3, présentation en ligne)
  33. Francis Harburger avait mis en protection, en mars 1940, dans la chambre forte de l'Alliance Israélite Universelle un ensemble d’œuvres (de lui-même et d'artistes amis). Cette chambre forte et la bibliothèque de l'AIU furent entièrement spoliée par Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg dans les premiers jours de l'Occupation, à l'été 1940.
  34. (en) « Orphaned Art, : Looted Art from the Holocaust in the Israel Museum »
  35. « Office des biens et intérêts privés. Service des spoliations allemandes en France », sur archives diplomatiques
  36. Les œuvres disparues ont été identifiées par des clichés conservés par l'artiste ou présents dans des archives photographiques - en particulier fonds Vizzavona -, par leur identification dans les catalogues d'expositions, dans les articles de journaux, ou dans les déclarations de l'artiste en 1945 présentes dans le répertoire des biens spoliés (RBS) et les dossiers des archives diplomatiques.
  37. Jean Matteoli et Didier Schulmann, Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France : rapport au Premier ministre, Paris, Premier Ministre, , 118 p. (lire en ligne)
  38. « Rencontre à la CIVS autour du peintre Francis Harburger », sur civs.gouv.fr,
  39. « Francis Harburger, peintre du quotidien », sur www.akadem.org, (consulté le 14 juillet 2019)
  40. « Artistes juifs spoliés, le cas Harburger », sur Mémoires vives, (consulté le 14 juillet 2019)
  41. Marie C. Aubert, « Harburger : Catalogue raisonné de l'oeuvre peint », La Gazette Drouot,‎ , p. 159-161 (ISSN 1169-2294)
  42. « Francis Harburger D’Oran à Paris, itinéraire d’un peintre du siècle », Avec la participation de Bruno Gaudichon, conservateur en chef de La Piscine, musée d’Art et d’industrie André Diligent de Roubaix, et co-commissaire de l’exposition « Francis Harburger. Le langage de la peinture », Roubaix-Trouville-Beauvais ; Sylvie Harburger, auteure du catalogue raisonné, Caroline Larroche, historienne de l’art, et Didier Schulmann, conservateur de la Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou., sur www.mahj.org,
  43. Bruno Gaudichon in le carton d'invitation de l'exposition Le béa-ba de ... Claude Buraglio, Pierre Buraglio, Francis Harburger, du 2 décembre 2016 au 21 janvier 2017, Galerie Béa-Ba, Marseille
  44. Collectif (photogr. Alain Leprince), La Piscine : Les Collections, Paris, Gallimard, (ISBN 978-2-07-013621-6), p. 168
  45. Collectif, Pierre Buraglio. Avec qui ? A propos de qui ?, Paris, Musée des Beaux-Arts, Lyon et Réunion des musées nationaux, (ISBN 2-7118-4790 X, lire en ligne), « Du portrait », p. 86
  46. Louis Mouscron, « L'(édifiante) histoire d'un tableau antiraciste », Droit et Liberté,‎ , p. 1 et 5 (ISSN 0012-6411, lire en ligne)
  47. Anne-Laure Sol, « Peinture murale : Les vieilles chansons de France. », sur Inventaire général du patrimoine d’île de France, (consulté le 3 juillet 2019)
  48. « Le CDI du lycée Erik Satie », sur Etablissements de Paris - Lycée Erik Satie (consulté le 3 juillet 2019)
  49. « Ecole Clovis Jacquiert, symbole des années 50 », Au fil du Mau, no 123,‎ , p. 18 (ISSN 0997-1505)
  50. (en) Harburger, Sylvie ; Larroche, Caroline ; Schulman, Didier ; Gaudichon, Bruno (préface), Francis Harburger : catalogue raisonné de l'oeuvre peint., Montreuil, Gourcuff-Gradenigo, , 431 p. (ISBN 9782353402236, lire en ligne)