Utilisatrice:Tyseria/Brouillon14

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Archives départementales
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Voies d'Autun *


Musée[modifier | modifier le code]

Musée national des Enfants de troupe
Informations générales
Type
Localisation
Pays
Région
Département
Adresse
Quartier Gangloff
3 rue des Enfants-de-Troupe

Le musée national des Enfants-de-Troupe est un musée national français consacré aux enfants de troupe fondé à Autun (Saône-et-Loire), dans l'ancienne chapelle du lycée militaire. Il dépend de l'État-major de l'Armée de Terre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Catégorie:Musée fondé en 19 Catégorie:Musée à Autun Catégorie:Musée national en France Catégorie:Musée du ministère des Armées Catégorie:École militaire en France Catégorie:Histoire des enfants dans la guerre Catégorie:Patrimoine religieux à Autun Catégorie:Chapelle en Saône-et-Loire Catégorie:Chapelle dans le Morvan

Articles à créer[modifier | modifier le code]

Au vu de la place accordée par de Fontenay :

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Pas dans Fontenay, mais sur Pasquet et Verpiot :

Autun, la grâce d'une cathédrale : Terreau, Sous-Chantres, Dufraigne, Sainte-Barbe / Champ-de-Mars

Ce qui peut donner :

Voies d'Autun *


Test Voie[modifier | modifier le code]

CPA CDG : [5] [6] [7] [8] [9] [10]

  1. Chercher dans chacun des ouvrages de la Bibliographie ci-dessus
    1. À la fois les notices centrées mais aussi (pour Fontenay) via Books pour trouver d'autres occurrences
    2. Et ici ! :
    Sur le net
    Papier
    • Marcel Dorigny, Autun dans la Révolution française, t. 1 : Économie et sociétés urbaines en 1789, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 268 p. : Chapitre II : « Phsyionime de la ville à la fin de l'Ancien Régime » : nombreuses rues citées, plusieurs pages sur le Champ de Mars
    • André Dulaurens, Un voyage à Autun en 1900 : Une promenade dans le temps à travers les cartes postales, Francis Belchior et André Dulaurens, , 112 p.
    • Bernard Lauvergon et Claudine Hugonnet-Berger (textes) et Jean-Luc Duthu, L'autunois en 1900 : Photographies de Georges André, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Dijon, Association pour la connaissance du patrimoine de Bourgogne, coll. « Images du patrimoine », , 78 p.
    • Denis Grivot, Autun, Lyon, Lescuyer, , 328 p.
    • Gabriel-Etienne-Pierre-Claude Theÿras, Autun vers le XVe siècle, Autun, imprimerie Dejussieu père et fils, , 368 p.
    • Benoît Rivière (dir.), Sylvie Balcon-Berry (dir.), Jacques Madignier (dir.), Christian Sapin (dir.) et André Strasberg (dir.), Autun, la grâce d'une cathédrale, Paris, Éditions Place des Victoires, coll. « La grâce d'une cathédrale », , 441 p. (ISBN 978-2-8099-1882-3).
  2. Chercher sur Books, Scholar, Gallica, Persée et Cairn
  3. Chercher sur... à propos des monuments
  4. Chercher sur Internet : différents noms, monuments
  5. Envoyer !

Place du Terreau
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La place du terreau, la fontaine Saint-Lazare.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Quartier de la Cathédrale
Morphologie
Type Place
Fonction(s) urbaine(s) Culturelle
Forme x
Largeur x m
Histoire
Création x
Anciens noms x
Monuments Cathédrale Saint-Lazare
Fontaine Saint-Lazare
Groupe cathédral et canonial
Protection Logo monument historique Classé MH

La place du Terreau est une place de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France. Elle est adjacente à la cathédrale Saint-Lazare et à la place Saint-Louis, avec laquelle il ne faut pas la confondre.

Situation[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Terreau

Rue de l'Arbalète[modifier | modifier le code]

  1. Fontenay : finir hotel et + ✔️
    1. manifestation 1814, 359-362 : petit paragraphe
  2. 2006 : hotel, 103 ✔️
  3. 2015 : hotel, 79 ✔️
  4. Tout relire
  5. photos : [11] [12]

Rue de l'Arbalète
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La rue de l'Arbalète depuis la rue Saint-Antoine.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Centre-ville
Début place du Champ-de-Mars
Fin rue Saint-Antoine et rue des Marbres
Morphologie
Type Rue
Lieux d'intérêt Hôtel Saint-Louis et de la Poste

La rue de l'Arbalète est une rue de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France. Elle est située dans le centre-ville, au nord du Champ-de-Mars, à proximité des rues marchandes.

Situation[modifier | modifier le code]

La rue de l'Arbalète conduit de la place du Champ-de-Mars à la rue Saint-Antoine, dont elle n'était primitivement qu'une continuation sous le même nom, et dont elle forme la séparation avec la rue des Marbres en direction du nord-est[1].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom « rue Arbalestier » est attesté en 1655 dans un acte notarial « de vente de la maison Debard aux dames de Saint-Julien ». L'historien Harold de Fontenay hypothèse que le jeu de l'arbalète devait y être établi[1].

En 1794, le régime révolutionnaire modifie le nom pour rue aux Piques[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La rue est agrandie après 1919 grâce à la démolition de l'avancée des boutiques situées en face de l'hôtel Saint-Louis et de la Poste, du côté est de la voie[3].

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Avant qu'il ne soit déplacé au 3, rue de l'Arquebuse, l'hôtel La Tête noire est attesté en 1765 au bâtiment 2, rue de l'Arbalète et 1, rue aux Cordiers[4],[5].

Le peintre Albert Montmerot est né en 1902 au 22, rue de l'Arbalète, dans une famille de menuisiers. Une plaque est apposée en son souvenir[6],[7].

Hôtel Saint-Louis et de la Poste[modifier | modifier le code]

La chambre Napoléon, carte postale du début du XXe siècle.

La plus ancienne attestation de la maison au 6, rue de l'Arbalète est un acte de vente de 1655 d'un avocat aux religieuses du prieuré de Saint-Julien-sur-Dheune ; l'hôtel particulier est alors l'une des plus spacieuses bâtisses de la ville. Les dames de Saint-Julien quittent les lieux dès 1673 et les louent durant une soixantaine d'années. Ils sont en ruine lorsqu'ils sont rachetés par la Ville en 1732 pour être transformés en écuries pour les troupes de passage[8].

En 1744, le bâtiment est racheté par deux femmes et un homme qui fondent l'hôtel Saint-Louis et de la Poste[9]. Il est inscrit sur la liste générale des postes en 1776[10]. Il devient l'un des plus importants hôtels d'Autun[8]. Il est réaménagé pour les voitures dans les années 1930 et est doté d'une importante verrière avec une coupole de pavés de verre enchâsses dans du béton dans son jardin clos[10]. Il ferme en 2013[11].

L'établissement est aussi connu pour avoir été le lieu de séjour de Napoléon Bonaparte par deux fois en 1802 et 1815 et de l'écrivaine George Sand en 1837[10]. La « chambre Napoléon » est conservée intacte et possède toujours son mobilier d'époque[11].

Boutiques néo-classiques[modifier | modifier le code]

Les boutiques présentes sur l'aile est de la rue, à proximité du Champ-de-Mars, présentent des façades du style néo-classique, aux ensembles homogènes pour les boutiques 3-5 et 7-9[10].

Les boutiques 3 et 5 sont issues d'un même ensemble. Les pilastres colorés sont décorés de clefs pendantes. Le motif géométrique du décor en métal qui protège la vitre du numéro 5 est reproduit sur les gardes-corps en ciment et métal de l'étage[10].

Les boutiques 7 et 9 sont revêtues de placages de marbre et de calcaire, rehaussés de guirlandes de roses noires. Le calcaire marbrier de Bourgogne, aujourd'hui patiné de gris, était rose à l'origine. Le soubassement est composé de marbre vert de Maurin et de marbre noir de Norvège. Une porte centrale aux deux boutiques présente un vitrage texturé d'origine, décoré par une ferronnerie géométrique[10].

Légende du puits Saint-Symphorien[modifier | modifier le code]

Le « pseudo-temple d'Apollon » pourrait être une nymphée.

Il existe, au moins au XVIIIe siècle, une légende autour du puits situé dans la cour de la maison no 31, accessible jusqu'au milieu du XIXe siècle par l'allée de la maison no 29[12]. Elle est due à la proximité de la rue de l'Arbalète à un vestige gallo-romain, appelé vulgairement « temple d'Apollon », situé place de Charmasse, et qui fut pendant plusieurs siècles associée au martyr saint Symphorien d'Autun (la plus ancienne trace de cette croyance remonte au XVe siècle)[13].

La première mention du puits légendaire est de l'abbé Germain vers 1740 : « Plusieurs croyent que [la ruine dite temple d'Apollon] est une partie de la maison de saint Symphorien fils d'un sénateur, parce qu'à peu de distance de là il y a un puis que la tradition dit avoir été de la maison du père de ce saint. » L'abbé Blot, homme des XVIIIe et XIXe siècles, précise dans ses notes personnelles que « La maison de la famille de saint Symphorien était située dans la rue de l'Arbalète, maison qui avait une grande allée, un jardin au bout était un puits qu'on disait être le puits Saint-Symphorien. Nos ancêtres nous disaient que la nuit, veille de la fête de saint Symphorien, on a vu un flambeau qui clairait sur ce puits. Cette maison appartenait à la communauté du couvent de Saint-Symphorien[13]. »

Cette légende n'a plus court à la fin du XIXe siècle ; l'historien Harold de Fontenay écrit en 1882 qu'« aucun des anciens propriétaires vivants n'en a entendu parler »[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b de Fontenay 1889, p. 351.
  2. Marcel Dorigny, Autun dans la Révolution française, t. 2 : L'Événement révolutionnaire, du bastion royaliste à la Montagne du département, 1789-1795, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 246 p. (ISBN 2-86849-089-1), p. 200-206.
  3. « Autun. La rue de l'Arbalète avant et après », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  4. de Fontenay 1889, p. 351-352.
  5. Chevaux et Loriot 2006, p. 102.
  6. Claude Chermain, « Autun. Le peintre Albert Montmerot nous invite à la promenade », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  7. martan, « Saône-et-Loire (71) », sur Guide national des maisons natales, (consulté le ).
  8. a et b de Fontenay 1889, p. 352.
  9. de Fontenay 1889, p. 353.
  10. a b c d e et f Pasquet et Verpiot 2015, p. 79.
  11. a et b avec l'AFP, « À Autun, la « Chambre Napoléon » à l'abandon, menacée d'être vendue par son propriétaire », sur France Info, (consulté le ).
  12. a et b de Fontenay 1889, p. 362.
  13. a b et c « Procès-verbaux des séances : Séance du  », Mémoires de la Société éduenne, t. XI,‎ , p. 531-540 (lire en ligne). Note d'Harold de Fontenay sur les traditions relatives à la maison de Saint-Symphorien, p. 533-537.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Arbalète Arbalète Autun

Hôtel Saint-Louis et de la Poste[modifier | modifier le code]

  1. Fontenay ✔️
  2. 2015✔️
  3. Tout relire
Hôtel Saint-Louis et de la Poste
Image dans Infobox.
Le jardin d'été de l'hôtel au début du XXe siècle.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Hôtel entre 1744 et 2013 ; fermé depuis
Fondation
attesté en 1655
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse

L'hôtel Saint-Louis et de la Poste est un hôtel situé à Autun (Saône-et-Loire) en France, 6 rue de l'Arbalète, ouvert en 1744. Le bâtiment est attesté au XVIIe siècle, et a connu des fonctions multiples.

Sa première attestation connue est en tant que « maison des Dames de Saint-Julien », venues du prieuré de Saint-Julien-sur-Dheune, qui achètent l'édifice en 1655. Elles partent dès 1673 puis louent le bâtiment. Alors qu'il est tombe en ruine, il est acheté et rebâti par la ville d'Autun en 1732, qui le transforme en écuries. En 1744, il est devient un hôtel privé. Au XIXe siècle, il est l'un des plus importants de la ville et accueille notamment Napoléon Bonaparte, par trois fois entre 1802 et 1815.

L'établissement est maintenu pendant plus de 250 ans, avant sa fermeture en 2013. La chambre dans laquelle Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais ont séjourné est maintenue dans son mobilier d'époque et est connue sous le nom de « chambre Napoléon ». Le passage de George Sand en 1836, qu'elle a conté dans ses Lettres d'un voyageur, est aussi remarqué.

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison des dames de Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Une archive d'un « acte de vente de la maison Debard aux dames de Saint-Julien » du est la première trace du bâtiment — ainsi que du toponyme de la « rue de l'Arbalestier ». Nicolas Debard, avocat, possédait alors l'une des maisons les plus belles et spacieuses d'Autun. En 1655, il la vend aux dames religieuses du prieuré Saint-Julien de Saint-Julien-sur-Dheune pour le prix de 8 500 livres tournois. Celles-ci étaient établis depuis plusieurs siècles à Saint-Julien-sur-Dheune, dans un village du centre de la Saône-et-Loire, sous l'égide de filles de grande maison. C'est Charlotte de Rabutin qui les conduit à Autun, après avoir obtenu l'autorisation du duc d'Éperon, gouverneur de Bourgogne, et de l'évêque d'Autun. Les magistrats acceptent leur venue, à condition qu'elles ne soient pas à la charge de la ville et ne fassent pas construire de nouvelles maisons[1].

Lorsque les religieuses s'installent dans la maison, le vierg s'oppose à elles. Pour lui, il serait préférable qu'elles s'établissent dans le quartier Marchaux, plus au sud, dépourvu de maisons religieuses. Elles refusent, arguant qu'elles dérangeraient la population et que celle-ci était suffisamment desservies par les chapelles Saint-Nicolas et de la Bondue. Une nouvelle assemblée des habitations est ouverte mais les religieuses refusent toute proposition[1].

Les dames de Saint-Julien ne s'établissent cependant pas longtemps à Autun. Dès 1673, elles rejoignent l'abbaye Saint-Julien de Rougemont, à proximité de Dijon[1].

L'hôtel Saint-Louis et de la Poste[modifier | modifier le code]

Pendant près de soixante ans, les religieuses conservent l'hôtel, qu'elles louent. En 1732, lorsque le maire d'Autun Nicolas-Jean Barrault fait acheter par la ville la maison à l'abbesse de Saint-Julien Françoise-Éléonore de Rabutin pour 6 000 livres tournois, elle est en pleine ruine et il est dangereux d'y habiter. Lors des restaurations débutées immédiatement après l'achat[1], des pierres issues d'un pan de mur du mausolée antique dit « temple de Pluton » (disparu avant la fin du XVIIIe siècle) venant de s'écrouler sont remployées[2],[3]. La ville dédit l'immeuble à des écuries destinées aux chevaux des troupes de passage, une fonction conservée jusqu'en 1743, avec des magasins de troupe et des écuries publiques[4].

La maison est louée en 1744 aux trois fondateurs de l'hôtel Saint-Louis et de la Poste, Gabrielle Midoux, Jeanne Midoux et le mari de cette dernière, Claude Lailly[5]. L'établissement est inscrit sur la liste générale des postes en 1776[6].

Le bâtiment bénéficie de plusieurs campagnes d'aménagements au XXe siècle[7], dont une importante rénovation dans les années 1930 permettant une adaptation aux voitures[8].

L'hôtel est fermé en 2013. Il compte alors quarante-quatre chambres[9].

Architecture[modifier | modifier le code]

Avant son réaménagement au XXe siècle, la grande cour arrière desservait les écuries de la poste, celles de l'hôtel, les remises et greniers à foin et le jardin clos[8].

Une coupole de pavés de verre, enchâssées dans du ciment, est édifiée dans le jardin clos de l'hôtel en 1927 par l'architecte F. Dulaurent et l'ingénieur E. Divorne[8]. Les pavés de verre, circulaires, sont enchâssés en ligne ou en cercle et permettent un éclairage naturel[7]. L'œuvre est présentée comme une référence dans l'ouvrage de référence Le Ciment-roi : réalisations architecturales récentes, ossatures, formes, ornements[note 1] en 1927[8],[7].

Patrimoine mobilier et culturel[modifier | modifier le code]

Chambre Napoléon[modifier | modifier le code]

La chambre Napoléon au début du XXe siècle.

La chambre de l'hôtel où a séjourné Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais en 1802 puis Napoléon seul en 1815 a été conservée sous son mobilier contemporain et est connue comme étant la « chambre Napoléon ». Une plaque célèbre leur passage. Le mobilier est composé de deux lits-bateaux, enchâssés dans des alcôves et ornés de bronzes dorés, de deux tables de nuit en marbre noir, une commode et une coiffeuse ; le tout est estimé à environ 20 000 euros en 1997[9].

N'étant plus entretenue depuis la fermeture de l'établissement en 2013, elle risque, en 2021, de se détériorer[9].

Passages de marque[modifier | modifier le code]

L'hôtel Saint-Louis et de la Poste a connu au XIXe siècle le passage de plusieurs personnalités politiques ou littéraires de premier plan[5].

En particulier, trois visites de Napoléon Bonaparte[8],[5]. Le , le Premier consul et Joséphine de Beauharnais passent par Autun pour rejoindre Lyonsont convoqués les députés de la République cisalpine pour former la République italienne. À l'hôtel de Saint-Louis et de la Poste, il reçoit les autorités de la ville, prend le souper puis repart. vérifier Joseph Rosny page 140[note 2]. Le , entre Paris et Milan, il change ses chevaux à l'hôtel[5]. Enfin, revenu de l'Île d'Elbe, il arrive le pendant les Cent-Jours à Autun. Il rejoint le général Michel Silvestre Brayer qui l'avait précédé la veille. L'évènement est conté avec précision par le docteur Guyton, témoin des évènements[note 3], dans ses souvenirs écrits en 1854[10]. L'arrivée de Napoléon Ier ne provoque aucun enthousiasme dans la ville et celui-ci, descendu à l'hôtel Saint-Louis, démet des ses fonctions le maire, qui a fait proclamer un acte à son encontre[11]. Attendant l'arrivée de nouvelles troupes, il reste enfermé dans l'hôtel jusqu'à son départ le lendemain matin[12].

Au cours du XIXe siècle, l'hôtel Saint-Louis et de la Poste connaît trois autres visites de personnes de sang royal. Le , le duc d'Orléans Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe Ier, de passage deux jours à Autun, reçoit à l'hôtel les députations des fonctionnaires civils et militaires et donne un dîner de cinquante couverts[12]. Marie-Christine de Bourbon-Siciles, reine puis régente d'Espagne jusqu'en 1840, fait une halte par l'hôtel lors de son exil en France le et assiste à la messe en l'église Notre-Dame à proximité. Le , le comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France Philippe d'Orléans visite la cathédrale puis séjourne à l'hôtel[13].

Enfin, l'hôtel a accueilli à déjeuner l'écrivaine de renom George Sand[8]. Elle arrive à Autun avec sa famille le , jour de la foire de la Saint-Ladre, dans un établissement bondé[13]. Le repas se déroule mal et elle repart dans sa diligence après dix minutes. Elle rapporte la scène dans une de ses Lettres d'un voyageur[note 4], publiée le , où elle décrie une « orgie de patriciens »[14].

Vers la fin des années 1980, l'hôtel accueille à plusieurs reprises l'actrice américaine Oona O'Neill, veuve du cinéaste Charlie Chaplin[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Ciment-roi. Réalisations architecturales récentes. Ossatures, formes. Ornements. 60 planches, Paris, librairie de la Construction moderne, , 68 p. (BNF 33301792).
  2. Joseph Rosny, Histoire de la ville d'Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, capitale de la république des Éduens, Autun, imprimerie de P. Ph. Dejussieu, an xi (1802), 352 p. (lire en ligne).
  3. Louis-Marie Guyton, Mes souvenirs de soixante ans, pour servir à l'histoire d'Autun, manuscrit, .
  4. George Sand, Lettres d'un voyageur (Nouv. éd.), Paris, Michel Lévy frères, , 344 p. (BNF 31293770, lire en ligne), p. 272-283.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Harold de Fontenay, Épigraphie autunoise : inscriptions du moyen âge et des temps modernes, pour servir à l'histoire d'Autun, t. II, Autun, Dejussieu Père et fils, , 415 p. (BNF 34096702, lire en ligne), p. 163-166.
  2. de Fontenay 1889, p. 207.
  3. Yannick Labaune, « La topographie funéraire antique d'Autun : Bilan et nouvelles propositions à la lumière des découvertes récentes », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, Comité des travaux historiques et scientifiques, no 25,‎ , p. 97-128 (lire en ligne).
  4. de Fontenay 1889, p. 352.
  5. a b c et d de Fontenay 1889, p. 353.
  6. Pasquet et Verpiot 2015, p. 78.
  7. a b et c Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (Saône-et-Loire), Guide d'architecture en Bourgogne : 1893-2007, Paris, Éditions Picard, , 399 p. (ISBN 978-2-7084-0821-0) [PDF] Lire l'extrait en ligne.
  8. a b c d e et f Pasquet et Verpiot 2015, p. 79.
  9. a b c et d avec l'AFP, « À Autun, la « Chambre Napoléon » à l'abandon, menacée d'être vendue par son propriétaire », sur France Info, (consulté le ).
  10. de Fontenay 1889, p. 354.
  11. de Fontenay 1889, p. 355.
  12. a et b de Fontenay 1889, p. 357.
  13. a et b de Fontenay 1889, p. 358.
  14. de Fontenay 1889, p. 359.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

{{Portail|hôtellerie|architecture et urbanisme|Saône-et-Loire}}

Catégorie:Hôtel en Bourgogne-Franche-Comté Catégorie:Autun Catégorie:Édifice construit au XVIIe siècle

Rue de l'Arquebuse[modifier | modifier le code]

  1. ✔️ Fontenay 364-6
  2. ✔️ Recherche Fontenay
  3. ✔️ 2006 104-108
  4. ✔️ 2015 48-50
  5. Tout relire
  6. photos [13] [14]

Rue de l'Arquebuse
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Centre-ville
Début 9 rue de l'Arbalète
Fin 2 place de Charmasse
Morphologie
Type Rue
Histoire
Monuments Hôtel Arbelet
Hôtel de la sous-préfecture

La rue de l'Arquebuse est une rue de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France.

Situation[modifier | modifier le code]

La rue de l'Arquebuse conduit de la rue de l'Arbalète (qui part place du Champ-de-Mars), en face de l'hôtel Saint-Louis et de la Poste, à la place de Charmasse[1],[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue tire son nom des bâtiments du jeu de l'Arquebuse, qui occupaient l'emplacement des maisons nos 4 à 24[1]. Le pavillon no 16, édifié en 1650, est l'ancien siège des chevaliers de l'Arquebuse[3].

Elle adopte le nom de rue du Panthéon sous la Révolution[4].

Historique[modifier | modifier le code]

La rue de l'Arquebuse présente des habitations ouvertes, caractéristiques de l'évolution de l'habitat au XVIIIe siècle. En 1776, l'ingénieur des États de Bourgogne Émiland Gauthey créé une promenade, dénommée promenade des Marbres, qu'il ouvre place des Marbres (aujourd'hui place de Charmasse) et relie au Champ-de-Mars par la rue de l'Arquebuse[3],[5]. Jusqu'en 1839, la rue se prolonge jusqu'à l'angle est de la maison no 4 de l'actuelle place de Charmasse[6].

La compagnie des chevaliers de l'Arquebuse d'Autun acquiert au début du XVIIe siècle un terrain situé entre le champ Saint-Ladre (actuelle place du Champ-de-Mars) et la porte des Marbres (aujourd'hui disparue, située sur la promenade des Marbres). Agrandit par d'autres achats successifs, il correspond aux nos 4 à 24 de l'aile sud de la rue de l'Arquebuse et couvre une surface rectangulaire de 675 pieds sur 100. Les bâtiments et leur terrain sont vendus en 1793 et sont divisés en plusieurs propriétés. À l'entrée de la cour, à l'emplacement de la maison no 4, figurait un portique de pierres de taille ornées de jaspe. Il était orné d'une effigie de Louis XVI, et, sur une table en marbre noir, deux vers en latin écrits d'or : « Hic exercendis aperit Bellona Palæstram Æduacis animos auget præsentia regis ». Il est détruit après 1793[7].

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Les hôtels de la rue de l'Arquebuse et de la place de Charmasse présentent plusieurs arbres remarquables, comme d'imposants séquoias ou platanes. Ils sont protégés en tant qu'espaces boisés classés, en raison de leur intérêt à la fois écologique et paysager dans le plan local d'urbanisme[3].

Hôtel La Tête noire[modifier | modifier le code]

L'hôtel La Tête noire, présent depuis 1862 au 3, rue de l'Arquebuse, est attesté en 1765 au 2, rue de l'Arbalète, dans un bâtiment faisant l'angle avec la rue aux Cordiers[8].

Ancien hôtel de Ganay[modifier | modifier le code]

Le portail au 7, rue de l'Arquebuse.

Il ne reste de l'hôtel de Ganay, du XVIIe siècle, qu'un portail inscrit au titre des monuments historiques en 1972. Il fut détruit au cours du XXe siècle[9],[10]. Au XVIIIe siècle, alors no 5 de la rue, il était l'hôtel du gouverneur d'Autun Jacques-Anne marquis de Ganay entre 1752 et son décès en 1778. Il porta ensuite le nom d'« hôtel du Gouvernement »[11].

Son emplacement est aujourd'hui occupé par un parking[12].

Maison no 10[modifier | modifier le code]

La maison au 10, rue de l'Arquebuse fut construite avec des matériaux issus de l'église Notre-Dame-du-Châtel, qui occupait jusqu'à la Révolution l'emplacement de l'actuelle place Saint-Louis. On peut y reconnaître certains éléments décoratifs, comme deux médaillons d'empereurs romains sur la frise de la façade, issu du soubassement extérieur de la chapelle Poillot du XVIe siècle[11].

Ancien pavillon de l'Arquebuse[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les chevaliers de l'Arquebuse possèdent l'essentiel de la voie sud de l'actuelle rue. En 1650, ils édifient un pavillon dont il font poser la première pierre par l'évêque d'Autun Claude de la Magdelaine[7]. Il est vendu avec le reste du terrain à la Révolution ; le pavillon porte le no 16[11].

Son rez-de-chaussée est habité l'homme politique Nicolas Changarnier de 1859 jusqu'à son décès le , à Paris. Son corps est rapatrié rue de l'Arquebuse le et le cortège de ses funérailles part de son domicile jusqu'à la cathédrale Saint-Lazare[11].

Hôtel Arbelet[modifier | modifier le code]

La façade du 17, rue de l'Arquebuse.

La maison ou hôtel Arbelet, située au no 17, est inscrite au titre des monuments historiques en 1975[13]. Érigée au cours des années 1840 sur les plans de l'architecte et sculpteur autunois Claude Quarré, elle présente une architecture inachevée qui devait être symétrique[14]. Sa façade est ornée de sculptures d'animaux, de fruits, de feuillages et de têtes[15].

Hôtel Constant[modifier | modifier le code]

Le 22, rue de l'Arquebuse.

Construit en 1856 pour un banquier, l'hôtel Constant, au no 22, est du style néopalladien, inspiré par l'architecte italien de la Renaissance Andrea Palladio[3]. Derrière son porche fait de colonnes cannelées s'ouvre un parc à l'anglaise au sein duquel s'élève un immense séquoia. Deux pavillons sont situés à proximité de l'entrée ; ils ont servi de banque[15].

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture.

Située au 24, rue de l'Arquebuse[3] depuis 1820, la sous-préfecture d'Autun est située sur ancien hôtel particulier édifié en 1784 par la marquise de Frussey, Anne-Élisabeth de Reugny du Tremblay, sur un terrain acquis au Cordeliers. Elle y vit jusqu'à sa mort en 1813, et l'hôtel est donné à Élie-Élisabeth de Fussey, veuve du marquis de Ménessaire Gaspard Le Compasseur de Créqui-Montfort[16].

L'hôtel est acquis en 1820 pour la sous-préfecture. Nécessitant des réparations, les sous-préfets sont entre 1856 et 1864 obligés de déplacer leurs appartements et leurs bureaux. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il accueille le quartier général du général Giuseppe Garibaldi, qui y est présent du au [16].

L'hôtel est entouré d'une cour d'entrée, d'un grand jardin à l'arrière et de deux communs[3].

De 1847 à 1879, figure dans un mur du jardin une inscription romaine en calcaire tendre, découverte en trois morceaux à proximité du porche du no 21. Elle est déplacée ensuite au musée Rolin : « Caius Iulius, Caii Magni filius, Caii Eporedirigis nepos. Proculus, de suo fecit »[17].

Autres hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Parmi les hôtels particuliers, peuvent aussi être remarqués l'immeuble nos 18-20 du milieu du XIXe siècle, dont on peut remarquer deux porches conçus pour les voitures hippomobiles (séparés par un massif au fronton triangulaire), et l'hôtel de Fontenay au no 19, érigé en 1784, qui est particulier à Autun pour être situé entre cour et jardin[15].

Immeubles du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le milieu de la rue de l'Arquebuse présente deux façades Art nouveau et Art déco remarquables. La devanture du no 12, réalisée dans les années 1900 ou 1910 sur un immeuble plus ancien, est encadrée par des sculptures colorées de pavots[18]. L'immeuble qui lui fait face, le no 9, présente une façade géométrique en panneaux rectangulaires de ciment, avec un oriel surmonté d'un fronton à deux niveaux[19].

On retrouve aussi une façade néo-romane au no 13. Sous une corniche à gros modillons, elle est composée de baies géminées, séparées par des pilastres cannelés et surmontées de chapiteaux, qui sont reliés entre eux par des sculptures de chouettes[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b de Fontenay 1889, p. 364.
  2. Chevaux et Loriot 2006, p. 104.
  3. a b c d e et f Pasquet et Verpiot 2015, p. 48.
  4. Marcel Dorigny, Autun dans la Révolution française, t. 2 : L'Événement révolutionnaire, du bastion royaliste à la Montagne du département, 1789-1795, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 246 p. (ISBN 2-86849-089-1), p. 200-206.
  5. Pasquet et Verpiot 2015, p. 51.
  6. de Fontenay 1889, p. 367.
  7. a et b Harold de Fontenay, Épigraphie autunoise : inscriptions du moyen âge et des temps modernes, pour servir à l'histoire d'Autun, t. II, Autun, Dejussieu Père et fils, , 415 p. (BNF 34096702, lire en ligne), p. 353-354.
  8. de Fontenay 1889, p. 351-352.
  9. Claude Chermain, « La rue de l'Arquebuse, un site historique à ciel ouvert », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  10. « Immeuble », notice no PA00113083, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. a b c et d de Fontenay 1889, p. 365.
  12. a et b Pasquet et Verpiot 2015, p. 50.
  13. « Maison néo-Renaissance », notice no PA00113087, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Claude Chermain, « La maison sculptée, l'une des plus belles de la ville », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  15. a b et c Pasquet et Verpiot 2015, p. 49.
  16. a et b de Fontenay 1889, p. 366.
  17. de Fontenay 1889, p. 78.
  18. Pasquet et Verpiot 2015, p. 78.
  19. Pasquet et Verpiot 2015, p. 77.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Arquebuse

Rue Guérin[modifier | modifier le code]

  1. ✔️ Fontenay
  2. ✔️ 2006
  3. ✔️ Verpiot-Pasquet
  4. Relire tout

Place du Terreau[modifier | modifier le code]

  1. ✔️ Fontenay
  2. 2006 ✔️. reste :
    1. p.27-28 Cath. St-Lazare et fontaine (après HF)
  3. Pasquet-verpiot
  4. compléter le Lutrin : actualités notamment
  5. St-Lazare par Fontenay
  6. Recherche Fontenay
  7. Tout relire

Place du Terreau
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La place du terreau, la fontaine Saint-Lazare.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Quartier de la Cathédrale
Morphologie
Type Place
Fonction(s) urbaine(s) Culturelle
Histoire
Monuments Cathédrale Saint-Lazare
Fontaine Saint-Lazare
Groupe cathédral et canonial
Protection Logo monument historique Classé MH

La place du Terreau est une place de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France. Elle est adjacente à la cathédrale Saint-Lazare et à la place Saint-Louis, avec laquelle il ne faut pas la confondre.

Situation[modifier | modifier le code]

Plan d'Autun vers 1830, détail sur le quartier de la Cathédrale. La place du Terreau est le no 57. La cathédrale et l'ancienne Maîtrise sont en gris [voir en ligne].

La place du Terreau, située dans le quartier de la cathédrale Saint-Lazare dont elle longe la face nord-est, s'étend de la rue des Bancs, de la rue Chanoine-Trinquet et de la Place Saint-Louis, au nord, à la place de Sainte-Barbe, la rue Dufraigne et la place du Refitou, au sud[1],[2].

Elle connue le voisinage de cinq églises, dont seule la cathédrale Saint-Lazare a subsisté au temps : la cathédrale Saint-Nazaire, l'église Saint-Jean-de-la-Grotte, l'église Notre-Dame-du-Châtel et l'église Saint-Quentin[3].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La place du Terreau portait autrefois le nom de « theureault »[2].

Pendant la Révolution, elle prend le nom de place de la Régénération[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la période antique, le lieu est traversé par un aqueduc, dont plusieurs traces ont pu être retrouvées, notamment dans les caves de la maison « le Lutrin » au no 1[5].

Cathédrale Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Nazaire s'élevait à l'emplacement de la Maîtrise actuelle. Elle est attestée au VIe siècle, embellie par saint Léger d'Autun puis brûlée par les Sarrasins au VIIIe siècle. Dans son sous-sol est bâtie l'église Saint-Jean-de-la-Grotte. À partir du XIIe siècle, elle coexiste avec la nouvelle cathédrale Saint-Lazare pour laquelle elle disparaît progressivement. En 1699, une partie de la charpente s'écroule[3]. Elle est ensuite désacralisée, puis démolie — avec son église souterraine — en 1778[6].

La place du Terreau y donnait accès par le passage de la Chambre-des-comptes, aujourd'hui au porche no 7[3].

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Lazare[modifier | modifier le code]

La place du Terreau longeant la cathédrale.

Le Lutrin[modifier | modifier le code]

La maison du Lutrin avant rénovation.

Située à l'angle de rue Chanoine-Trinquet et de la place du Terreau, la maison no 1, dite « le Lutrin », comporte une partie d'angle construite au XVe siècle, alignée sur la rue des Bancs. Sa face donnant sur la cathédrale a été alignée au XVIIIe siècle avec l'ensemble de la rue. Elle est la propriété de la Ville d'Autun[1].

Comme les maisons du XVIIIe siècle qui la flanquent, elle fut une maison de chanoine[5],[7].

Des restes d'un aqueduc antique sont accessibles via ses caves. Une fouille organisée en 1997 permet l'étude exhaustive d'une des caves et des sondages dans les autres[5].

La maison bénéficie d'une importante rénovation en 2019 grâce au « loto du patrimoine »[8],[9].

Ancienne Maîtrise[modifier | modifier le code]

Une croix commémorant la mission de Saint-Martin, érigée en 1819 sur la place Saint-Louis, est déplacée dans la cour de Maîtrise en 1830[1].

Le porche du no 11 donne accès à une cour basse où se trouvaient les caves et les greniers du Chapitre[3],[10].

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00113097

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Chevaux et Loriot 2006, p. 24.
  2. a et b de Fontenay 1889, p. 389.
  3. a b c et d de Fontenay 1889, p. 390.
  4. de Fontenay 1889, p. 388.
  5. a b et c Benjamin Saint-Jean-Vitus, « Autun (Saône-et-Loire). Maison dite « le Lutrin », 1 place Saint-Louis/1-5 place du Terreau », Archéologie médiévale, t. 28,‎ , p. 182 (lire en ligne).
  6. de Fontenay 1889, p. 391.
  7. Stéphane Vénault, « Autun (Saône-et-Loire). no 5 place du Terreau », Archéologie médiévale, t. 28,‎ , p. 182-183 (lire en ligne).
  8. Alice Emorine, « Autun. Maison du Lutrin : les propriétaires « très contents du résultat » grâce au Loto du patrimoine », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  9. « Maison canoniale dite du Lutrin à Autun », sur Fondation du patrimoine, (consulté le ).
  10. Chevaux et Loriot 2006, p. 25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Terreau Catégorie:Quartier de la cathédrale (Autun)

Place Saint-Louis[modifier | modifier le code]

  1. ✔️Finir les pages indiquées de Fontenay
  2. ✔️Finir les pages indiquées de 2006
  3. ✔️Vérifier si :
    1. ✔️2006 est fini
    2. ✔️Fontenay est fini
  4. Anne Pasquet et Irène Verpiot : p.128
    1. ✔️pp. 128-130
  5. ✔️Projet musée Rolin
  6. Relire tout

Place Saint-Louis
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La place Saint-Louis derrière la fontaine Saint-Lazare (sur la pace du Terreau). Carte postale vers 1903.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Quartier de la Cathédrale
Morphologie
Type Place
Histoire
Création 1794
Anciens noms place de la Loi
Monuments Prison circulaire
Palais de justice
Hôtel Lacomme
Protection Logo monument historique Classé MH
Place Saint-Louis, entrée de l'ancienne prison.

La place Saint-Louis est une place de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France.

Elle est créée à la Révolution, sous le nom de place de la Loi, sur l'emplacement de l'église Notre-Dame-du-Châtel du XVe siècle, peu après sa démolition. Elle prend son nom actuel sous la Première Restauration.

Adjacente à la place du Terreau qui borde la cathédrale Saint-Lazare, elle longe l'ancien palais de justice, du XVIIIe siècle, l'ancienne prison panoptique ainsi qu'une partie de l'hôtel Rolin.

Situation[modifier | modifier le code]

Plan d'Autun vers 1830, détail sur le quartier de la Cathédrale. La place Saint-Louis, dite « place du Tribunal », est le no 61 [voir en ligne].

La place Saint-Louis est située dans le quartier de la cathédrale, à proximité imminente de celle-ci, mais son emplacement donnait par le passé sur trois édifices religieux. Jusqu'au XVIIIe siècle, il existait deux voies autour de l'église Notre-Dame-du-Châtel à qui la place à succédé : le cul-de-sac du Donjon, longeant l'hôtel du Chancelier Rolin, et de l'autre coté la rue du Présidial[1] (ce nom disparaît au cours du XVIIIe siècle[1], la rue est nommée rue Chanoine-Trinquet en 2004[2]). Cette dernière, percée dans le second tiers du XVIIe siècle[2], donnait accès à l'église Saint-Jean-de-la-Grotte, située sous la cathédrale Saint-Nazaire et attestée au XIIIe siècle[1].

À partir du XIXe siècle, la place Saint-Louis est située au débouché de la rue des Bancs au nord, de la rue Chanoine-Trinquet à l'est (depuis la place d'Hallencourt, derrière le palais de justice) et de la place du Terreau et la rue Notre-Dame au sud à l'ouest, qui entourent la cathédrale.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La Révolution donne à la nouvelle place le nom de place de la Loi[3]. Ce nom, semblable au changement de dénomination des voies d'Autun effectué en 1794 par le pouvoir révolutionnaire, renvoie aux valeurs civiques et morales que veut imposer la Révolution ; la place voisine du Terreau est ainsi renommée place de la Régénération[4].

Dès la première année de la Restauration, la place se voit attribuée le nom de Saint-Louis, en honneur du nouveau roi Louis XVIII, frère du décapité Louis XVI, par le préfet de Saône-et-Loire à la demande du maire d'Autun[3].

Historique[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame-du-Châtel[modifier | modifier le code]

La fontaine et la cathédrale Saint-Lazare, Jean-Baptiste Lallemand, XVIIIe siècle. À gauche, la chapelle Poillot de l'église Notre-Dame-du-Châtel.

La place Saint-Louis était originellement occupée par l'église Notre-Dame-du-Châtel. Sa première attestation est en 1204, mais elle pourrait être plus ancienne d'après l'historien autunois Harold de Fontenay, qui se base sur l'état en ruines de l'édifice au milieu du XVe siècle. En 1450, le chancelier Nicolas Rolin, né dans la paroisse, érige l'église en collégiale et la fait agrandir. De nombreuses personnalités d'Autun sont inhumées dans l'église, parmi lesquelles le chancelier Rolin[5].

Création de la place[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, l'église est démolie en 1794 et lui succède une place publique, qui reçoit la dénomination de place de la Loi. Elle est renommée en place Saint-Louis par les royalistes vingt ans plus tard, lors de la Première Restauration[3].

Elle est plantée de tilleuls en 1817[3].

Le , une croix en érigée sur la place, afin de commémorer une mission débutée le à la cathédrale Saint-Lazare. Le monument, élevé sur deux marches, était composé d'un soubassement formé d'un bloc antique de cipolin sur lequel reposait une colonne ionique surmontait par une croix de bronze. Elle est enlevée le sur une décision du conseil municipal[3] et est transportée dans la cour de la Maîtrise, où elle figure toujours[6].

Aménagements[modifier | modifier le code]

L'hôtel Rolin, situé rue des Bancs et mitoyen de l'hôtel Lacomme dont une façade donne sur la place Saint-Louis, est acquis en 1878 par Jacques-Gabriel Bulliot pour accueillir le siège et la bibliothèque de la Société éduenne, société savante autunoise. Elle y ouvre son musée, le musée Rolin[7]. En 2010, la municipalité débute un projet d'agrandissement du musée, qui s'étend sur l'ensemble des édifices entourant la place Saint-Louis, la prison et le palais de justice[7].

Les travaux nécessaires à cette expansion permettent la découverte de la tombe de Nicolas Rolin en 2020, sur l'emplacement de l'ancienne église[8].

Édifices[modifier | modifier le code]

Palais de justice[modifier | modifier le code]

L'ancien palais de justice d'Autun est situé à l'extrémité nord-est de la place[1] et marque la délimitation avec la place d'Hallencourt[9]. Il succède à l'auditoire royal, dont l'existence est attesté sur le même emplacement en 1680. Le Chapitre vend la maison et son droit de justice en 1688 aux officiers du rois des bailliage et chancellerie d'Autun[10].

D'autres maisons appartenant au Chapitre sont rasées pour sa construction, qui débute en 1704[10],[11] et s'achève en 1711[12]. Il est alors l'un des plus prestigieux de la région[11]. Sa façade donnant place d'Hallencourt peut être attribuée à l'architecte Perrenet, auteur de celle du collège d'Autun (actuel lycée Bonaparte)[12]. En 1774, le palais subit un grave incendie ; la charpente et le plancher supérieur sont détruits et les appartements gravement endommagés. Dès les années 1810, l'édifice nécessite de nouveaux travaux. Ceux-ci, autorisés en 1817, prennent du retard et ne sont terminés qu'en 1822, sous la direction de l'architecte-voyer autunois Roidot[11]. Jusqu'à une restauration en 1980, l'édifice gardait la trace de ce dernière aménagement. Il était gravé, à 1,35 m du sol, « Reconstruit en 1822, Mr Delachaise Pdt, Mr le Vcte de Beranger », du nom du président du tribunal et du second sous-préfet d'Autun d'alors[9].

Le rez-de-chaussé donnant sur la place d'Hallencourt sert un temps, à partir de 1729, de grenier à sel, puis, en 1815, à une classe gratuite donnée par le chanoine de la cathédrale[11]. En 1822, il est réaménagé pour accueillir des cellules de prison[12], qui virent notamment cinq contrebandiers de Mandrin. À la fin du XIXe siècle, l'organisation du palais de justice est comme suit : au premier étage, logement du concierge, salle des pas-perdus, salle d'audience, bibliothèque des avocats, cabinets du président et du procureur ; au second étage, le greffe, les archives et le cabinet du juge d'instruction[13].

Le tribunal d'instance d'Autun est supprimé en 2009 et est rattaché à celui du Creusot[14].

Prison circulaire[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la prison.

Au XIXe siècle, la prison, trop petite mais aussi trop humide et vétuste[15] est transférée du palais de justice à un nouveau bâtiment. La prison est construite entre 1855 et 1856 par André Berthier, et son entrée donne sur la place Saint-Louis[16]. Adjacente au palais, elle y est reliée par un passage qui donne dans sa cour arrière[15].

La prison d'Autun a pour particularité d'être une des premières en France à avoir adopté le modèle de détention cellulaire, en application du modèle panoptique développé par le britannique Jeremy Bentham en 1791. Le bâtiment qui donne sur la place est celui de l'administration, derrière lequel est érigé une tour de 13 mètres de hauteur et 23 mètres de diamètre, renfermant cinquante cellules identiques. Les cours de promenades sont situées sur le toit[15],[17].

La prison est désaffectée en 1956 puis acquise en 2003 par la Ville d'Autun. Elle est classée en totalité parmi les monuments historiques en 2017[15]. Le bâtiment est rénové au début des années 2020, dans le cadre d'un projet d'extension du musée Rolin[17]. À terme, la prison doit être reliée à l'hôtel Rolin et au palais de justice et être couverte d'un étage panoramique[18]. En prévision des travaux, une étude du service municipal d'archéologie a permis de recenser 400 graffitis déposés par les prisonniers[19].

Hôtel Lacomme[modifier | modifier le code]

L'hôtel Lacomme, actuel musée Rolin.

L'hôtel Rolin longe l'ensemble de la façade est de la rue des Bancs, qui descend en direction du Nord entre la place Saint-Louis et le parvis de la cathédrale. Sa partie sud, la plus ancienne, est aussi appelée hôtel ou maison Lacomme. La demeure est acquise en 1372 par Jean Rolin, futur évêque de Chalon-sur-Saône puis d'Autun. Son fils, Nicolas Rolin, qui y est né, la fait agrandir au milieu du XVe siècle en direction du nord jusqu'au rempart de la ville haute — dont il reste une tour aujourd'hui intégrée au batiment. Alors que la partie nord a conservée son aspect médiéval, la partie sud, dite Lacomme, est marqué par les remaniements des XVIIe – XVIIIe siècle et XXe siècles[20].

l'hôtel Rolin est classé au titre des monuments historiques en 1877 et acquis dans le même temps par la Société éduenne, pour accueillir son siège, et son bibliothèque et le nouveau musée Rolin[21]. En 1954, le bâtiment et les collections sont données par la Société éduenne à la ville, qui achète aussi l'hôtel Lacomme sur lequel elle étend le musée[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d de Fontenay 1889, p. 389.
  2. a et b Chevaux et Loriot 2006, p. 31.
  3. a b c d et e de Fontenay 1889, p. 388.
  4. Marcel Dorigny, Autun dans la Révolution française, t. 2 : L'Événement révolutionnaire, du bastion royaliste à la Montagne du département, 1789-1795, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 246 p. (ISBN 2-86849-089-1), p. 200-206.
  5. de Fontenay 1889, p. 387.
  6. Chevaux et Loriot 2006, p. 24.
  7. a et b « Saône-et-Loire : un coup d'accélérateur pour le grand musée d'Autun », sur Les Échos, (consulté le ).
  8. avec l'AFP, « Le caveau de Nicolas Rolin, fondateur des Hospices de Beaune, retrouvé près de la cathédrale d'Autun », sur Le Figaro, (consulté le ).
  9. a et b Chevaux et Loriot 2006, p. 29.
  10. a et b Harold de Fontenay, Épigraphie autunoise : inscriptions du moyen âge et des temps modernes, pour servir à l'histoire d'Autun, t. II, Autun, Dejussieu Père et fils, , 415 p. (BNF 34096702, lire en ligne), p. 335-.
  11. a b c et d de Fontenay 1889, p. 459.
  12. a b et c Pasquet et Verpiot 2015, p. 129.
  13. de Fontenay 1889, p. 460.
  14. Claude Chermain, « Autun. Autrefois, Autun était la capitale judiciaire de la Bourgogne », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  15. a b c et d Chevaux et Loriot 2006, p. 30.
  16. de Fontenay 1889, p. 461.
  17. a et b Pasquet et Verpiot 2015, p. 131.
  18. « Le panoptique : le futur musée d'Autun », sur Ville d'Autun (consulté le ).
  19. Meriem Souissi, « Autun. 400 graffitis étudiés et inventoriés à la prison circulaire », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  20. Pasquet et Verpiot 2015, p. 120-121.
  21. de Fonteay 1889, p. 381.
  22. « Hôtels Rolin et Lacomme », sur Musée Rolin (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Harold de Fontenay (préf. Anatole de Charmasse), Autun et ses monuments, Autun, Dejussieu père et fils, , 541 p. (lire en ligne), p. 386-389
  • Gérard Chevaux (dir.) et Catherine Loriot (dir.), Lire les rues d'Autun : Un regard sur le patrimoine, Nos ancêtres autunois, , 254 p., p. 28-31
  • Anne Pasquet et Irène Verpiot, Le Guide Autun, ville d'art et d'histoire : Musées, architectures, paysages, Paris, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, , 152 p. (ISBN 978-2-7577-0333-5), p. 119

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Saint-Louis

Place du Champ-de-Mars[modifier | modifier le code]

  1. Finir Fontenay : 334-337
  2. Recherche Fontenay
  3. Fete de la Saint-Ladre :
    1. Livre Foires et marchés de Bourgogne ✔️
    2. Autun grace cathédrale
    3. JSL et pdf
    4. Besoin d'autres sources ? (pas trop pas trop)
  4. 2006
    1. 89-95
    2. rue GAD : 96-97
  5. Anne Pasquet et Irène Verpiot
    1. 26-27-28-30 ; 48 ; 112 ; 57-58
    2. rue L-d-T : 50
    3. Theatre : 92-93
    4. kiosque ; monument aux morts ; balthus
  6. Mérimée
    1. ✔️ rue LdT : [15] [16]
    2. Terrasse : monument, Balthus
  7. Si des bâtiments manquent ou sont trop incomplets : Fontenay chapitres centrés (éviter)
  8. Tout relire

Place du Champ-de-Mars
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La place vue depuis le parvis de l'hôtel de ville.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Centre-ville
Morphologie
Type Place
Histoire
Création XIIe siècle
Anciens noms Champ Saint-Ladre
Monuments Hôtel de ville
Théâtre
Lycée Bonaparte
Église Notre-Dame
Monument aux morts
Couvent des Cordeliers
Protection Logo monument historique Classé MH

La place du Champ-de-Mars est une grande place de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France. Elle est bordée par les rues du Lycée-Bonaparte, du Champ-de-Mars, du Théâtre, de-Lattre-de-Tassigny et du Général-André-Demetz.

Situation[modifier | modifier le code]

La place occupe le centre de la ville et s'élève autour d'elle plusieurs grands édifices : l'hôtel de ville, le théâtre et le lycée Bonaparte[1].

Sa partie haute, face à l'église Notre-Dame, est occupée par une Terrasse surélevée et boisée depuis le XVIIIe siècle[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le premier nom attesté du Champ-de-Mars est champ Saint-Ladre, en latin campus sancti Lazari, au XIIe siècle, d'après le chanoine Gagnare (Histoire de l'Église d'Autun, 1774)[1].

Il prend son nom actuel à la fin du XVIIe siècle, selon le forum martiale dont on croyait qu'il occupait l'emplacement[3]. Il conserve sous nom sous la Révolution[4]. pourquoi ? ajouter le livre en biblio ?

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Lors de la fondation d'Augustodunum sous l'époque augustéenne, le Champ-de-Mars était un espace bâti, en témoigne les nombreuses substructions antiques découvertes en son sol[5].

D'après le chanoine Gagnare, l'espace du champ Saint-Ladre est créé au XIIe siècle par le Chapitre, « à qui il appartenait en grande partie, [qui] en fit une terre labourable après en avoir fait enlever les décombres »[5].

Il devient le lieu des grandes prédications, comme, au début du XVe siècle celle du saint Vincent Ferrier[6].

Premier plan[modifier | modifier le code]

Détail de la carte de Saint-Julien de Balleure, telle que publiée en 1581.

La plus ancienne carte d'Autun qui nous ait parvenue, réalisée par Pierre de Saint-Julien de Balleure en 1575, nous montre « le champ Saint-Ladre » avec un gibet au centre, un grand orme à l'emplacement du théâtre actuel, et une croix, un puits à là ou se termine aujourd'hui la rue aux Cordiers, une fontaine en face de l'emplacement de l'actuel lycée et une colonne tronquée à la destination inconnue en face de l'ancienne rue Masoncle[5].

Aménagements modernes[modifier | modifier le code]

Autun sous la neige : place du Champ de Mars, peinture à l'huile d'Albert Montmerot, vers 1930. Musée Rolin[7].

Les archives municipales permettent de retracer les principaux aménagements qu'à connu le champ Saint-Ladre à partir du XVIIe siècle : en 1654, il est planté de tilleuls ; en 1688, il est nivelé par les particuliers. Le pavage de la place débute durant le même siècle et débute par un terrain au-dessous d'un abreuvoir en 1616, puis par une obligation aux habitants de paver devant leur maison[5]. Ainsi, à la fin du XVIIIe siècle, le pourtour est entièrement pavé et possède deux pavés transversaux, qui partaient de l'extrémité supérieure de la rue de la Halle-au-Blé (actuelle avenue Charles-de-Gaulle) : le pavé Prost menait à la rue aux Cordeliers, et le pavé Fontenay à l'escalier central de la Terrasse. Le reste de la place est pavé depuis 1830[2].

Sur la partie haute du Champ-de-Mars, le long de l'actuelle rue du Général-André-Demetz, est construite une Terrasse surélevée en 1737[2], élargie et alignée en 1762 sur l'église Notre-Dame. Elle permet que les jours des foires, le bétail ne soit pas sous les fenetres et devant les maisons du haut de la place, dont la mairie[8]. Elle est entourée d'une barrière en bois peint en 1756, remplacée par la suite d'un mur d'un pied de hauteur recouvert de cadettes (petite pierre de taille destinée au pavage). Elle est plantée d'arbres dans les dernières années du XVIIIe siècle[2].

La construction du théâtre et de maisons derrière en 1779 puis de l'hôtel de ville en 1832 a pour conséquence de réduire la superficie de la place de 2 hectares 97 ares 29 centiares à 2 hectares 10 ares 12 centiares[5].

Une promenade des Soupirs est créée en 1803 sur l'actuelle rue Jeannin lors de la destruction de l'autel de la patrie, situé sur l'emplacement de l'hôtel de ville ; elle disparaît lors de la construction de ce dernier[9]. En 1819, le côté oriental de la place est décoré d'une allée de platanes[2]. En 1825, la fontaine dite du Collège est adossée aux bâtiments, ce qui diffère de sa présence plus en avant sur le plan de 1575[5].

La rue du Lycée-Bonaparte est inaugurée en 2013, sur décision du maire Rémy Rebeyrotte[10].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Située au centre d'Autun, la place du Champ-de-Mars accueille parmi les plus importants édifices de la ville, comme l'hôtel de ville, le théâtre, le lycée Bonaparte ou le couvent des Cordeliers. Historiquement, elle est le lieu des grandes prédications puis des cérémonies patriotiques sous la Révolution et de festivités comme la Saint-Ladre[11].

L'autel de la patrie[modifier | modifier le code]

Ancien lieu appartenant au Chapitre, le Champ-de-Mars voit l'édification d'un autel de la patrie, comme dans chaque commune, dès les mois de juillet et d'. Il est construit sur une butte formée à l'emplacement de l'hôtel de ville actuel. D'après le docteur Guyton, auteur de mémoires manuscrites en 1854[note 1], il fut édifié par « des femmes de tout âge et de toute condition » et, toutes les semaines, un jeune chœur venait y chanter des « hymnes patriotiques ». Il est clos de tilleuls arrachés au petit séminaire de la rue Saint-Antoine et d'une barrière en bois[6].

Les terrains de la butte sont arasés sous Napoléon Bonaparte en 1803 et les arbres sont déplacés le long de la rue Jeannin actuelle pour former une nouvelle promenade[9].

Exécutions[modifier | modifier le code]

Le champ Saint-Ladre est le lieu dédié aux exécutions à Autun. Au XVIe siècle, le gibet se tient au centre de la place. Le nom de plusieurs condamnés : en 1527, Philibert Delneau, curé de Brazey, et Émilian Seguin, curé d'Auxy, pour magie ; en 1541, deux luthériens coupables d'un sacrilège commis en l'église Saint-Jean-de-la-Grotte, sous la cathédrale Saint-Nazaire, en présence du vidame de Chartres ; en 1642, quatre huguenots, accusés d'avoir, le , volé les vases sacrés, rompu, dispersé et foulé aux pieds les hosties de l'église Saint-Martin de Couches : deux sont roués, puis leurs corps brûlés et jetés au vent, les deux autres sont pendus. L'évêque Claude de la Magdelaine convertis trois d'entre eux. En 1656, Dimanche Thomas, laboureur de Barney, est pendu[9].

Le gibet est déplacé au cours du XVIIIe siècle près du puits du champ, à l'angle formé aujourd'hui par la Terrasse et l'allée des platanes. En 1780, un jeune domestique ayant volé son maître y est pendu. La guillotine n'est dressée que deux fois : le est exécuté un Couchois ayant participé à l'assassinat de quatre prêtres de Saint-Sulpice le et le est tué un brigand ayant tiré à deux reprises sur un homme en tentant de voler sa maison[12] — vingt-et-un complices sont condamnés aux travaux forcés à temps et à perpétuité[13].

Fête de la Saint-Ladre[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, la place du Champ-de-Mars accueille la fête patronale de Saint-Ladre ou Saint-Lazare chaque [14]. Il s'y tenait des jeux militaires, les jours du Chapitre ainsi qu'une importante foire de bétail, organisée jusqu'au XXe siècle[2]. Avant 1914, la place accueillait plus d'un milieu de bœufs et de vaches. Elle disparaît après la Seconde Guerre mondiale[14]. Au cours du XXe siècle, le jour est chômé[15].

Les reliques de Saint-Lazare, conservées dans la cathédrale, qui auraient des vertus thérapeutiques, sont transportées lors d'une procession[14],[16]. La procession des reliques à travers la ville est supprimée en 1958, puis la procession religieuse en 1961[14]. Lazare est honoré seulement dans la cathédrale, jusqu'en 2009, où une courte procession est recréée[16].

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Rue de l'Hôtel-de-Ville[modifier | modifier le code]

[17]

Rue du Lycée-Bonaparte[modifier | modifier le code]

église : 2006p.89

Rue du Champ-de-Mars[modifier | modifier le code]

Rue du Théâtre[modifier | modifier le code]

Rue de-Lattre-de-Tassigny[modifier | modifier le code]

La rue de-Lattre-de-Tassigny au niveau de l'hôtel Dorsenne (au centre). Tout à gauche, l'entrée de l'allée Colette.

La rue de-Lattre-de-Tassigny ...(2006)

Couvent des Cordeliers (PV2015 p. 50 ; Fontenay)[18]

Plusieurs immeubles remarquables la longe. Deux d'entre eux sont inscrits au titre des monuments historiques en 1971 et 1972. Le premier, au no 3, est inscrit partiellement pour sa façade et son toit sur rue[19]. Construit au milieu du XVIIIe siècle, il est longtemps occupé par deux banques. À l'étage sont ouvertes six grandes baies à linteau en plein-cintre, ornées d'un œil-de-bœuf sur la partie supérieure[20].

Le second immeuble inscrit est l'hôtel Dorsenne (ou d'Orsenne), construit en 1769 par l'ancien capitaine de cavaleri] et chevalier de Saint-Louis Étienne-Joseph Dorsenne sur l'emplacement du logis des Trois-Rois, détruit la même année[13],[21]. Il y est découvert, lors de rénovations en 1866, des fragments du portail nord de la cathédrale Saint-Lazare, dont La Tentation d'Ève, attribuée à Gislebert au XIIe siècle[22].

À son no 9, une grille ouvre sur l'allée Colette, qui mène à la chapelle de l'hôpital Saint-Gabriel, construit à la fin du XVIIe siècle par l'évêque d'Autun Gabriel de Roquette et désaffecté depuis les années 2000[20].

Rue Général-André-Demetz[modifier | modifier le code]

Le premier édifice érigé sur la Terrasse est un kiosque à musique, en 1898 par Hippolyte Riollot[8].

Après la Première Guerre mondiale, un monument aux morts est construit sur l'extrémité E/O de la place[8].

La Terrasse prend le nom de Terrasse de l'Europe en 2004[8].

passage Balthus

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Marie Guyton, Mes souvenirs de soixante ans, pour servir à l'histoire d'Autun, manuscrit, .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b de Fontenay 1889, p. 327.
  2. a b c d e et f de Fontenay 1889, p. 329.
  3. Chevaux et Loriot 2006, p. 86.
  4. Marcel Dorigny, Autun dans la Révolution française, t. 2 : L'Événement révolutionnaire, du bastion royaliste à la Montagne du département, 1789-1795, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 246 p. (ISBN 2-86849-089-1), p. 200-206.
  5. a b c d e et f de Fontenay 1889, p. 328.
  6. a et b de Fontenay 1889, p. 330.
  7. « Autun sous la neige: place du Champ de Mars », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  8. a b c et d Chevaux et Loriot 2006, p. 87.
  9. a b et c de Fontenay 1889, p. 331.
  10. E. Bouthray, « Autun. - La rue devant le lycée Bonaparte porte officiellement le nom de… « rue du Lycée-Bonaparte ».. Inauguration d’une rue impériale », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  11. de Fontenay 1889, p. 327-329.
  12. de Fontenay 1889, p. 332.
  13. a et b de Fontenay 1889, p. 334.
  14. a b c et d Lucien Taupenot, Foires et marchés de Bourgogne, Précy-sous-Thil, Éditions de l'Armançon, , 141 p. (ISBN 2-906594-87-3), p. 14-16.
  15. Ér. D., « Du temps où le 1er septembre était un jour férié local », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le ).
  16. a et b Jacques Madignier et Brigitte Maurice-Chabard, « Un sanctuaire de pèlerinages : XIIe – XXe siècle », dans Benoît Rivière (dir.), Sylvie Balcon-Berry (dir.), Jacques Madignier (dir.), Christian Sapin (dir.) et André Strasberg (dir.), Autun, la grâce d'une cathédrale, Paris, Éditions Place des Victoires, coll. « La grâce d'une cathédrale », , 441 p. (ISBN 978-2-8099-1882-3), p. 327-335.
  17. Harold de Fontenay, Épigraphie autunoise : inscriptions du moyen âge et des temps modernes, pour servir à l'histoire d'Autun, t. II, Autun, Dejussieu Père et fils, , 415 p. (BNF 34096702, lire en ligne), p. 316-323.
  18. abbé Paul Muguet, Recherches historiques sur la persécution religieuse dans le département de Saône-et-Loire pendant la Révolution (1789-1803), t. 2 : L'arrondissement d'Autun, Chalon-sur-Saône, (lire en ligne), « Les Cordeliers », p. 490-492.
  19. « Immeuble », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. a et b Pasquet et Verpiot 2015, p. 51.
  21. « Immeuble ou Hôtel d'Orsenne », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Pasquet et Verpiot 2015, p. 50.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Champ-de-Mars Catégorie:Place principale

Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Autun[modifier | modifier le code]

  • Révolution

Église Notre-Dame-de-l'Assomption
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
La Terrasse donnant sur l'église.
Présentation
Culte Catholicisme romain
Type Chapelle puis église
Fin des travaux 1763
Architecte Jean-Baptiste Caristie
Style dominant Art jésuite
Nombre de flèches 1
Protection Logo monument historique Classé MH (1943)
Géographie
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Commune Autun

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est une église du XVIIIe siècle située à Autun, en Saône-et-Loire en France. Elle est l'ancienne chapelle privée du collège jésuite, actuel lycée Bonaparte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle du collège[modifier | modifier le code]

Le collège.

Les jésuites s'installent à Autun en 1608. Leur premier collège, situé plus au nord rue Saint-Christophe[1], étant devenu trop étroit, ils font édifier, à partir de 1709, un important collège face à la place du Champ-de-Mars[2]. Attenant au sud du collège, une grande chapelle est construite par l'architecte Jean-Baptiste Caristie, entre 1757[3] et 1763[2].

La chapelle succède à une autre, moins importante, que les jésuites avaient fait construire pour leur usage. Elle avait été bénit par l'évêque d'Autun Claude de la Magdelaine en 1643[3].

En 1763, la Compagnie de Jésus est bannie de France et la chapelle ne reçoit plus d'office. Elle accueille la réunion des États de Bourgogne qui se tiennent la même année à Autun[4]. Dès 1764, le diocèse envoie des prêtres pour prendre la tête du collège, avant qu'il ne soit finalement confié à la Congrégation de l'Oratoire en 1786[2]. La chapelle est bénite le [4].

Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église est supprimée durant la Révolution. Elle sert d'abord aux séances extraordinaires du Club des Jacobins[5], mais aussi d'entrepôt et d'arsenal et accueille les réunions de la Société populaire. Le 25 vendémiaire an IX (), sous le Consulat, elle est affectée par un arrêté préfectoral à la célébration des fêtes nationales et décadaires, jusque là organisées devant la cathédrale (a importer sur PCM). Elle est ouverte au culte catholique le 22 messidor an IX () pour tous les habitants, selon un arrêté du 25 floréal an IX () précédent[4] consécutif à une pétition[5].

Le 23 thermidor an X, l'ancienne chapelle est érigée en succursale sous le vocable de saint Pancrace, vocable qui évolue dès l'année suivante en « de l'Assomption de la très Sainte Vierge et de saint-Pancrace ». L'église est élevée en cure de seconde classe par une ordonnance royale du . Il y est déplacé en 1803 l'autel de l'abbaye de Saint-Symphorien-les-Autun[4].

Après avoir été un collège communal, l'établissement scolaire est transformé un en lycée en 1968[2].

L'église est classée au titre des monuments historiques en 1943[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

Détail du plan du collège des jésuites au XVIIIe siècle, publié par la Société éduenne en 1884[7].

L'église est construite selon un plan en croix latine, orientée à l'ouest[8].

L'architecte, Jean-Baptiste Caristie, est originaire d'une famille d'architecte de Novare. Avec son père Michel-Ange, il a déjà dirigé la construction de l'église de l'abbaye Saint-Martin d'Autun[3]. Pour la chapelle du collège, il reproduit le style jésuite[9], caractérisé par l'église jésuite du Gesù de Rome[2].

452

Façade[modifier | modifier le code]

Elle présente un large rez-de-chaussée relié à l'étage plus étroit par des consoles qui sont renversées. Le rez-de-chaussé, comme l'étage, est orné de quatre colonne. Elles sont d'ordre dorique au rez-de-chaussé et d'ordre corinthien à l'étage. À l'origine, le fronton présentait les armes d'Autun[2].

À l'origine, l'étage était percée en son centre d'une baie cintrée. Elle est supprimé, avec ses vitraux, en l'an VI (1797-1798). La fenêtre est comblée et un cadran, emprunté au couvent des Cordeliers, est installé sous son cintre. La partie inférieure de la baie est ornée d'une peinture de Guillaume Boichot sur le thème des Trois Parques[5]. Considérée comme païenne, elle est effacée en par le curé de Notre-Dame[5]. Lorsqu'il en pris connaissance en 1811 son auteur s'en émeut dans une lettre[10] :

« J'ai appris que l'on avait abattu les Parques qui décoraient l'horloge dans le Champ de Mare. Elles portaient un caractère qui tenait à Michel Ange. C'était une allégorie poétique ingénieuse, qui n'avait rien d'indécent et qui marquait le cours de la vie humaine, sans présenter la figure horrible de la mort. J'en conserve un dessin qui fait plaisir aux amateurs. »

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'édifice est de 36,93 mètres de longueur et de 18,15 mètres de largeur. L'historien Harold de Fontenay le décrit comme suit : « L'intérieur [...] consiste en une nef principale s'ouvrant sur des bas-côtés par trois baies en plein cintre que séparent des pilastres d'ordre ionique supportant un entablement au-dessus duquel la voûte prend naissance. À ces pilastres correspondent des arcs-doubleaux entre lesquels sont des voûtes d'arêtes. Le carré du transept est voûté en coupole. Le chœur qui commence au transept s'ouvre sur deux chapelles latérales par une baie cintrée semblable à celles de la nef. L'hémicycle comporte également trois baies semblables dont deux sont coupées dans leur hauteur par des tribunes sous lesquelles sont des garde-meubles ; la troisième qui fait le fond de l'abside donne accès dans une grande sacristie[9]. »

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine mobilier[modifier | modifier le code]

Deux éléments du patrimoine mobilier de l'église sont classés au titre d'objet aux monuments historiques en 1931 :

On retrouve un second groupe sculpté, représentant la Vierge à l'Enfant[2].

L'orgue de tribune est réalisée en 1846 par Joseph Callinet, à Rouffach en Alsace[14]. Elle est haute d'environ 5 mètres, large de 4 mètres et profonde de 1,5 mètre. La console, en fenêtre, comporte deux claviers manuels (un grand orgue à neuf jeux et un récit à cinq jeux) et un pédalier. Elle est modifiée en 1889 par Nicolas Théodore Jaquot et Charles Didier, de Rambervillers (Vosges), pour que son récit soit expressif. La partie instrumentale de l'orgue est classée en 1991 en titre d'objet[15].

L'autel de l'abbaye Saint-Symphorien présente des colonnes monolithes en marbre et un ciborium doré[4].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. de Fontenay 1889, p. 462.
  2. a b c d e f et g Anne Pasquet et Irène Verpiot, Le Guide Autun, ville d'art et d'histoire : Musées, architectures, paysages, Paris, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, , 152 p. (ISBN 978-2-7577-0333-5), p. 58.
  3. a b et c de Fontenay 1889, p. 451.
  4. a b c d et e de Fontenay 1889, p. 453.
  5. a b c et d Gérard Chevaux (dir.) et Catherine Loriot (dir.), Lire les rues d'Autun : Un regard sur le patrimoine, Nos ancêtres autunois, , 254 p., p. 89-90.
  6. « Ancien collège des jésuites, aujourd'hui Lycée Bonaparte », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. de Fontenay 1886, p. 268.
  8. https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/0-wd/0-wd/125224-wd
  9. a et b de Fontenay 1889, p. 452.
  10. Jules Guillemin, « Guillaume Boichot (1735-1814) », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Chalon-sur-Saône, Dejussieu, t. V,‎ , p. 1-57 (lire en ligne).
  11. « Les trois Parques », notice no 01610001389, base Joconde, ministère français de la Culture.
  12. « 2 statues : Saint Crépin, Saint Crépinie », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Groupe sculpté : Sainte Anne et la Vierge enfant », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Orgue de tribune », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-l'Assomption Notre-Dame-de-l'Assomption Autun Autun Autun Autun Autun Notre-Dame-de-l'Assomption Catégorie:Monument historique classé en 1943

Avenue Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

  1. ✔️ Finir #Immeubles du XXe siècle
  2. Réécrire#Ancienne église paroissiale Saint-Jean-l'Évangéliste
  3. ✔️Fuionner avec Café de la Bourse
  4. Tout relire

Avenue Charles-de-Gaulle
Image illustrative de l’article Tyseria/Brouillon14
L'avenue au niveau du Champ-de-Mars, carte postale du début du XXe siècle.
Situation
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Quartier(s) Centre-ville
Début place du Champ-de-Mars
Fin 22 avenue de la République
Morphologie
Type Avenue
Histoire
Création 1779 : rue de la Halle-au-Blé
1869 : prolongation de l'avenue
Anciens noms rue de la Halle-au-Blé
avenue de la Gare
Lieux d'intérêt Logo monument historique Café de la Bourse

L'avenue Charles-de-Gaulle, ancienne avenue de la Gare est une avenue de la ville d'Autun, située dans le département de Saône-et-Loire en France. Elle relie la gare, avenue de la République, avec la place du Champ-de-Mars.

Elle est percée en 1869 en continuant la rue de la Halle-au-Blé, édifiée en 1779, et plantée d'arbres. Les bâtiments sont récents, mais ceux du début du XXe siècle présentent des éléments décoratifs d'Art nouveau et Art déco.

Situation[modifier | modifier le code]

L'avenue Charles-de-Gaulle met en relation l'avenue de la République, au niveau de la gare, à la place du Champ-de-Mars, et avec elle la partie centrale de la ville[1]. Avenue de la République, elle débute en contournant et traversant le square des Droits-de-l'homme (square de la Gare jusqu'en 1998)[2] puis connaît trois carrefours, le premier avec la rue de la Grange-Vertu et la rue Bernard-Renault, le deuxième avec la rue Pernette et la rue Eumène, après lequel la ruelle Saint-Jean rejoint l'avenue et s'y arrête, puis avec la rue Jondeau et la rue Jeannin.

Elle est volontairement alignée avec le temple de Janus, l'un des vestiges monumentaux de l'ancienne cité Augustodunum situé à la sortie de la ville[3]. L'historien autunois Harold de Fontenay décrit dans Autun et ses monuments le paysage de l'avenue à la fin du XIXe siècle : « Belle et large voie dont la perspective s'ouvre sur la plaine d'Autun, la majestueuse ruine dite « temple de Janus » et finit aux montagnes du Morvan. C'est là un paysage dont rien n'égale la beauté lorsqu'on le contemple, au soir d'une belle journée, baigné dans la vapeur d'or du soleil couchant[1]. »

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la Halle-au-Blé renvoie à la salle de spectacles à l'origine de sa création, dont le rez-de-chaussée servait pour le rangement du blé[4]. Elle porte le nom de rue des Subsistances durant la Révolution[4]. Elle perd son nom pour avenue de la Gare par décision municipale le [5].

Sous le régime de Vichy, à partir du et jusqu'à la Libération, elle porte le nom du chef de l'État, le maréchal Philippe Pétain. Elle est rebaptisée avenue Charles-de-Gaulle le , deux semaines après la mort de l'ancien président de la République[5].

Historique[modifier | modifier le code]

Ancienne église paroissiale Saint-Jean-l'Évangéliste[modifier | modifier le code]

L'avenue traverse un ancien bastion qui, jusqu'au XVIIe siècle, renferme l'église Saint-Jean-l'Évangéliste. Elle est l'église paroissiale du quartier Marchaux et existe déjà au commencement du IXe siècle, où elle accueille les comtes d'Autun de l'époque carolingienne lorsqu'ils prêtent serments après avoir rendu la justice[6].

D'après l'historien Harold de Fontenay, son plan primitif est probablement composé d'une croix latine terminée par une abside à trois pans, plus tard prolongée sous une forme semi-circulaire. Trois chapelles et une tour de clocher sont accolées aux flancs de l'église[6]. Elle n'est intégrée dans les remparts du quartier Marchaux qu'à la toute fin du XVIe siècle ; on construit alors un bastion flanqué de deux tours qui accueille un cimetière[7].

L'église est fermée en 1791, vendue en 1793 et rasée peu après. Elle était alors accessible par une ruelle qui partait de la rue de la Halle-au-Blé (absorbée par l'avenue)[6]. Le cimetière est rasé quatre-vingt ans plus tard, lors de la construction de l'avenue[7]. À la fin du XIXe siècle, les deux tours du bastion ont survécus, l'une intégrée dans la maison no 21 avenue de la Gare et l'autre dans la cour d'une maison rue Eumène[1]. À l'angle de l'avenue de la Gare (no 14) et de la rue Eumène sont sortis de terre en 1870 trois tombes et un petit caveau voûté. D'autres caveaux ont été découverts dans une maison voisine ; ils marquent l'emplacement de du sanctuaire et du chœur de l'église[6].

Percement de l'avenue[modifier | modifier le code]

Lorsque la gare est édifiée en 1867, elle communique à la partie centrale de la ville par la rue de la Grille et la rue du Faubourg-Saint-Andoche[1]. Entre la place du Champ-de-Mars et la rue Jeannin figure une voie dénommée rue de la Halle-au-Blé, ouverte en 1779 à l'occasion de la construction d'une salle de spectacles[4]. La construction de l'avenue débute en 1869 en perçant la rue de la Halle-au-Blé jusqu'au chemin de fer[1].

Aménagements[modifier | modifier le code]

En 1878, l'avenue de la Gare est plantée de tilleuls argentés[8]. La salle de spectacles sur l'ancienne rue de la Halle-au-Blé est démolie en 1881, ce qui permet l'agrandissement de la voie[4].

Édifices remarquables[modifier | modifier le code]

Vestiges antiques dit « tour de Jouère »[modifier | modifier le code]

Carte d'Autun de 1575, détail sur la tour de Jouère.

Aux environs du no 27 bis[5] figurait une ruine gallo-romaine portant le nom de « tour de Jouère » jusqu'à sa destruction au cours du XIXe siècle. Elle est présente sur la première carte connue d'Autun, réalisée par Pierre de Saint-Julien de Balleure en 1575[9].

La plupart des érudits l'ont pris pour un autel à Jupiter[10]. Les vestiges ont été décrit par plusieurs antiquaires, dont Anfert et Edmé Thomas qui décrivent au XVIIe siècle « un demi-rond élevé »[11]. Anfert détaille plus longuement : « On rencontre une masure, allant du portail saint-André à celui de Saint-Andoche, demi-rond, élevé, que le vulgaire nomme Jouère ou le temple de Jupiter, auquel on remarque les entrées du côté du levant. Il étoit environné d'une ancienne muraille distante de dix pieds du temple ; l'autre demi-rond est détruit. Tout autour on a découvert plusieurs fondemens et ruines de murailles ou de pierres d'une grandeur excessive avec des caveaux souterrains et des chambrettes profondes voûtées, jointes les unes aux autres. On dit que c'est un théâtre[11],[9]. » La dernière attestation de son existence remonte à 1836, lorsque la ville d'Autun loue « la tour de Jouard, située près la ruelle Saint-Jean-l'Évangéliste, tenant [...] au couchant aux murailles modernes »[11].

D'autres vestiges sont sortis de terre au cours des siècles suivants. Après que le monument ait disparu, le site est fouillé par la Société éduenne en 1875 et 1879[12]. L'historien Harold de Fontenay décrit « un mur construit en ligne droite sur une longueur de 15 mètres et se prolongeant suivant une ligne courbe de 30 mètres de rayon ». Ce mur, large de 2 mètres, bordait « un béton très épais. Plus loin, d'autres substructions, de 1,55 mètres d'épaisseur, semblaient rayonner vers différents centres, mais ces constatations étaient trop incomplètes pour qu'il fût possible d'en tirer aucun indice sur la forme du monument[10],[13]. »

Immeubles remarquables du XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'avenue au niveau du café de la Bourse.

Plusieurs maisons de l'avenue sont remarquables par leur architecture Art nouveau ou Art déco. En particulier, le no 18, café de la Bourse, est partiellement inscrit au titre des monuments historiques et du label « Patrimoine du XXe siècle »[14].

Derrière une façade banale[15], le café de la Bourse présente un décor intérieur Art nouveau des années 1910, fait de plâtres, stucs et menuiseries, parmi lequel des miroirs décorés de têtes de femmes à la chevelure ondoyante et aux corniches illustrées d'iris, des radiateurs en fonte et des lambris au décor floral ainsi que des rosaces décoratives en plâtre[16],[17],[18].

Les linteaux et les gardes-corps des fenêtres du no 25 sont de l'œuvre d'Hector Guimard, un architecte connu pour avoir conçu les entrées de métro parisien, et réalisées dans les fonderies de Saint-Dizier en Haute-Marne. Ces pièces d'art, inspirées de motifs végétaux et typiques de l'Art nouveau, évitent la ligne droite pour des courbes souples et nerveuses[14].

Tout autant remarquable, la façade du no 21, au décor végétal, est très éclectique[16]. Sous la corniche, les denticules sculptés sont semblables à celles réalisées par l'architecte-voyer Claudius Malord au no 6 de la rue aux Cordiers entre 1900 et 1910[16],[19]. Les gardes-corps, décorés de marronniers, de pavots et et de tournesols sont de l'Art nouveau ; sur les feuilles de marronniers subsiste des traces de patine dorée. Des iris parent les consoles des balcons et sont repris en frise au linteau de la lucarne centrale. L'immeuble voisin est bien plus modeste et n'est paré que d'une frise de carreaux décorés de végétaux sous la corniche[16].

La maison du no 52 bis est construite en 1930 pour un médecin par l'architecte-voyer Jean Truchot, aussi auteur de la modernisation de l'hôpital Saint-Gabriel et de l'école rue Bouteiller. Elle présente des caractéristiques typiques du style Art déco : une entrée monumentale, des volumes importants et une élévation sobre[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e de Fontenay 1889, p. 310.
  2. Chevaux et Loriot 2006, p. 74.
  3. Pasquet et Verpiot 2015, p. 90.
  4. a b c et d de Fontenay 1889, p. 338.
  5. a b et c Chevaux et Loriot 2006, p. 75.
  6. a b c et d de Fontenay 1889, p. 311.
  7. a et b Chevaux et Loriot 2006, p. 78.
  8. de Fontenay 1889, p. 312.
  9. a et b Frédérique Lemerle (dir.), « Autun (Saône-et-Loire, 71), Tour de Jouère, Manuscrit, Anfert (15..?-16..?), 1610 », sur Architectura - Gallia Romana, Centre d'études supérieures de la Renaissance, Université François-Rabelais, Tours (consulté le ).
  10. a et b de Fontenay 1889, p. 129.
  11. a b et c de Fontenay 1889, p. 127.
  12. de Fontenay 1889, p. 128.
  13. Alain Rebourg, « L'urbanisme d'Augustodunum (Autun, Saône-et-Loire) », Gallia, no 55,‎ , p. 141-236 (lire en ligne).
  14. a et b Pasquet et Verpiot 2015, p. 90-91.
  15. Michaël Vottero, « La protection au titre des monuments historiques des espaces liés à la gastronomie : l'exemple de la Bourgogne », In Situ. Revue des patrimoines, no 41,‎ (lire en ligne).
  16. a b c et d Pasquet et Verpiot 2015, p. 91.
  17. « Café de la Bourse », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. CAUE de Saône-et-Loire, en collaboration avec l'Union régionale des CAUE de Bourgogne, Guide d'architecture en Bourgogne : 1893-2007, Paris, Éditions Picard, , 399 p. (ISBN 978-2-7084-0821-0).
  19. Pasquet et Verpiot 2015, p. 80.
  20. Pasquet et Verpiot 2015, p. 86.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Charles-de-Gaulle Catégorie:Voie nommée d'après Charles de Gaulle