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L’affaire Narumi Kurosaki est une affaire criminelle française liée à la disparition et au meurtre supposé d'une étudiante japonaise, survenu dans la ville de Besançon (Doubs) en décembre 2016.

Protagonistes de l'affaire[modifier | modifier le code]

Narumi Kurosaki, la victime[modifier | modifier le code]

Née le à Tokyo[1], elle grandit dans une famille de trois enfants, avec ses deux jeunes sœurs Honami et Kurumi. De 2011 à 2014, elle est élève du lycée Tokyo Metropolitan Kokusai High School. Narumi à 21 ans lorsqu'elle arrive en France, le , pour aller étudier à l'université de Franche-Comté située dans la ville de Besançon. Elle y suit des cours de français au sein du Centre de linguistique appliquée et occupe une chambre d'étudiant dans l'immeuble Rousseau situé sur le campus de la Bouloie.

Nicolás Zepeda Contreras, l'assassin présumé[modifier | modifier le code]

Né le à Santiago[2], il est issu d'une riche famille chilienne de trois enfants [3]. Son père, Humberto Zepeda, est l'un des hauts dirigeants de l'opérateur de téléphonie mobile Movistar. Il grandit à Temuco avec ses deus soeurs jumelles, dans le sud du pays, scolarisé au Colegio Centenario jusqu'en 2008. Il étudie ensuite les sciences de gestion à l'université de Santiago. Il fait la connaissance de Narumi en octobre 2014 au Japon, sur le campus de l'université de Tsukuba. Leur relation débute en février 2015 pour se terminer en octobre 2016[4].Rentré au Chili, il loge dans un appartement de standing sis dans la commune aisée de Las Condes, dans l'agglomération de Santiago.

Déroulé des faits[modifier | modifier le code]

Arrivée du suspect en Europe[modifier | modifier le code]

Nicolás Zepeda Contreras arrive en Europe le mercredi par un vol atterrissant à l'aéroport de Genève après une escale à Madrid. Le lendemain, il voyage dans un autocar FlixBus jusqu'à Dijon où il récupère une voiture de location qu'il a louée le 17 novembre. Ce jeudi , toujours à Dijon, il se rend dans l'hypermarché Carrefour du centre commercial de la Toison d'Or où il achète un bidon de cinq litres de combustible pour chauffage d'appoint, une boîte d'allumettes et un pulvérisateur de détergent au chlore[5]. Puis, selon les données GPS de sa Renault Mégane de location, il passe une demie-journée à arpenter des voies secondaires de la vaste forêt de Chaux, à l'est de la ville de Dole (Jura).

Nuit du 4 au 5 décembre 2016[modifier | modifier le code]

Dans la soirée du dimanche 4 décembre 2016, Narumi Kurosaki et Nicolas Zepeda Contreras dînent au restaurant La Table de Gustave, dans la petite ville d'Ornans située à une vingtaine de kilomètres au sud de Besançon. Une caméra les filme sortant du restaurant à 21 h 57 puis, à 22 h 58, d'autres images de surveillance enregistrent leur arrivée dans la résidence universitaire Narumi. En pleine nuit, aux alentours de h 20 du matin, une quinzaine d'étudiants de la résidence entendent un cri suivi d'un bruit sourd. Rachel, une étudiante anglaise, écrit alors un message à une amie : « c'est comme si quelqu'un était en train de se faire assassiner ». Un autre étudiant, Adrien, sort dans le couloir pour vérifier ce qu'il se passe mais ne parvient pas à savoir d'où proviennent les sons.

Disparition[modifier | modifier le code]

Enquête[modifier | modifier le code]

L'enquête est confiée à la police judiciaire de Besançon sous les ordres du commandant divisionnaire Régis Millet.

Inspection de la chambre de Narumi[modifier | modifier le code]

La police pénètre dans la chambre 106, celle de Narumi, le 15 décembre et constate qu'elle est en ordre, alors même que les amis de l'étudiante japonaise soulignent qu'elle est d'habitude plutôt désordonnée. Y sont notamment retrouvés son manteau, alors que l'hiver a commencé, son ordinateur portable et son portefeuille contenant 565 euros en liquide. En faisant l'inventaire des affaires de Narumi, ils se rendent compte par la suite qu'il y manque une couverture et une valise. Des empreintes digitales, relevées sur une tasse, s'avéreront après analyse appartenir à Nicolás Zepeda Contreras. À partir de l'ADN reconstitué grâce aux empreintes, les enquêteurs retrouvent des traces du suspect sur une bouteille d'eau, un t-shirt, les murs, le sol de la salle de bain et le rebord du lavabo.

Recherche du corps[modifier | modifier le code]

Au total, plus de 1500 heures de recherche sont réalisées afin de retrouver le corps de Narumi Kurosaki, entre décembre 2016 et juillet 2018[6].

Processus judiciaire[modifier | modifier le code]

Extradition du suspect[modifier | modifier le code]

Le lundi 18 mai 2020, la Cour suprême du Chili autorise l'extradition de Nicolas Zepeda Contreras vers la France. Assigné à résidence à Viña del Mar dès la fin du mois de juin, la date retenue pour son extradition est le 23 juillet 2020.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sarah Rebouh, « Disparition de Narumi Kurosaki à Besançon : la longue liste des éléments accablants à l'encontre de Nicolas Zepeda », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 4 juillet 2020)
  2. « Petición de extradición de Nicolás Zepeda », sur fr.scribd.com (consulté le 4 juillet 2015)
  3. Nicolas Jacquard, « Cavale tranquille pour le meurtrier présumé de Narumi », sur leparisien.fr, (consulté le 4 juillet 2020)
  4. (es) Brenda Martínez, « Caso Narumi: los antecedentes que podrían poner tras las rejas a Nicolás Zepeda », sur eldinamo.cl, (consulté le 4 juillet 2020)
  5. (es) Francisco Siredey, « La sombra larga de Narumi: los argumentos de Francia para extraditar a Nicolás Zepeda », sur latercera.com, (consulté le 4 juillet 2020)
  6. « Disparition de Narumi Kurosaki : vers la fin des recherches du corps », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 10 juillet 2020)