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Abbon († 937) fut évêque de Soissons de 909 jusqu'à sa mort. Contemporain du chroniqueur Abbon de FLeury, il fut chancelier de Francie sous les règnes de Robert Ier et de Raoul de Bourgogne|Raoul.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abbon prit la succession de Rodoïn au trône épiscopal de Soissons et participa à ce titre le 26 Juin 909 au concile de Trosly. Dans les proclamations du roi de Francie occidentale Charles III le Simple, il représentait l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (en 918) et l'Abbaye de Saint-Maur (920). Il fut par la suite chancelier du roi Robert Ier et de son successeur Raoul, qu'il accompagna en 924 en Bourgogne, et au côté duquel il combattit les Normands dans les environs de Melun.

À l'hiver 925, le comte Herbert II de Vermandois convoqua un synode à Reims avec l'intention d'y faire élire son fils Hugues, alors âgé de cinq ans seulement, comme archevêque de Reims, et Abbon, comme plusieurs autres prélats, ratifia la candidature. Le roi Raoul de Bourgogne ayant validé l'élection de Hugues et confié à Herbert le pouvoir temporel sur l'archevêché, ce dernier plaça Abbon à la tête d'une délégation à Rome, pour solliciter l'approbation du pape Jean X. Le pape accepta de dégager l'enfant des responsabilités de l'archevêché, mais estima qu'Abbon avait toutes les qualités requises pour diriger l’archidiocèse de Reims, aussi longtemps du moins qu'Hugues n'aurait pas atteint l'âge canonique. Mais Abbon dut céder ce mandat dès 928 à Odalric, dont l’évêché d'Aix était aux mains de pirates musulmans. Il se démit de ses fonctions de chancelier d'empire quatre ans plus tard, et l’évêque de Troyes Ansegise lui succéda. Abbon mourut en 937.

Source[modifier | modifier le code]

Literatur[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]


Historique des mesures par coïncidence[modifier | modifier le code]

Koinzidenzmessung

Premières applications[modifier | modifier le code]

Dortous de Mairan (1678–1771) découvrit ce principe dans ses expériences sur le pendule pesant[1] : cherchant à comparer la durée des battements d'une horloge à seconde, avec celle d'un pendule simple, il estima le nombre d'oscillations au bout duquel les deux battements sont pratiquement simultanés. Il forma ainsi le rapport entre les durées d'oscillation des deux pendules et proposa d'utiliser cette technique pour mesurer l'intensité de la gravitation terrestre ; cette technique fut reprise plus tard par le chevalier de Borda[2].

Caractérisation quantitative de l'effet Compton-[modifier | modifier le code]

Fichier:Koinzidenzmessung.png
Le dispositif de Bothe et Geiger

Walther Bothe et Hans Geiger ont appliqué une méthode stroboscopique à la physique atomique pour montrer la simultanéité du rebond des électrons et la diffraction des photons dans l'effet Compton. Dans cette expérience, qu'ils ont menée en 1924-25, ils ont dirigé un étroit faisceau de rayons X entre deux compteurs à pointe (précurseur du compteur Geiger), plongés dans une enceinte saturée d'hydrogène gazeux. L'hydrogène n'absorbe que très peu les rayons X, mais les diffracte énormément. Un compteur Geiger, le compteur n°1, reste ouvert et donc est rempli d'hydrogène ; l'autre compteur, le compteur n°2, est recouvert d'une feuille de platine et l'espace intérieur est rempli d'air. Comme la feuille de platine absorbe les électrons chassés, le compteur n°2 plein d'air ne détecte pas d'électrons. Mais les photons traversent la feuille et se dispersent dans l'air, les parois du compteur et la feuille elle-même, libérant par apport d'énergie des électrons que le compteur n°2 enregistre. Le compteur n°1 ne détecte, lui, presque aucun photon, car l'hydrogène les absorbe à peine ; les rebonds d'électrons sont, au contraire, détectés en grand nombre. Comme le deuxième compteur ne détecte pas tous les photons incidents, les déclenchements du second électromètre ne coïncident pas tous avec ceux de l’électromètre connecté au premier compteur ; mais si un rebond d’électron s’accompagne chaque fois de l'émission d'un photon, chaque déclenchement du détecteur de photons doit être simultané avec le déclenchement du compteur d'électrons[3].

Lors de cette expérience, la coïncidence des deux séries d'événements n'a pas été systématique ; mais l'exploitation statistique a révélé une coïncidence de 150 000 contre 1, ce qui prouve que la simultanéité ne doit rien au hasard.

L'intérêt de la stroboscopie est d'avoir permis à Bothe et Geiger d'effectuer l'enregistrement électronique des détections simultanées (et seulement celles-là) de deux compteurs de particules, et de soulager les expérimentateurs d'une opération fastidieuse. La stroboscopie s'est imposée depuis comme l'une des techniques fondamentales d'étude des rayons cosmiques, des particules élémentaires et de l'effet Compton.

Les rayons cosmiques[modifier | modifier le code]

Après la découverte des rayons cosmiques par Victor Hess en 1912, Walther Bothe et Werner Kolhörster obtinrent en 1929 la preuve, grâce à la stroboscopie, que ce rayonnement ubiquitaire trouve son origine en dehors de la Terre[4]. Ils avaient pour cela mis au point une technique de détection de l'accord de deux compteurs Geiger-Müller ou plus, c'est-à-dire la simultanéité (à un très bref intervalle de temps près) des signaux des appareils. Comme et accord s'interprète par le fait qu'une seule et même particule excite tous les compteurs alignés. Le système n’intercepte ainsi que les rayons émis dans une seule direction : celle de l'alignement des compteurs[5]. Il est ainsi apparu que les photons du rayonnement cosmique sont dirigés essentiellement vers le centre de la Terre, l'intensité du signal faiblissant notablement chaque fois qu'on inclinait le dispositif vers l'horizontale : cela démontrait clairement que le rayonnement avait une origine céleste, la verticale du lieu de détection définissant la trajectoire la plus directe (et donc celle de moindre absorption) pour traverser l'atmosphère terrestre.

Ses recherches par stroboscopie sur le rayonnement cosmique et la nucléosynthèse valurent en 1954 à Bothe le Prix Nobel de physique (avec Max Born).

Applications postérieures[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, la stroboscopie demeure une technique importante aussi bien pour l'étude du rayonnement cosmique que pour toutes sortes de réactions nucléaires. L’électronique de Bothe et Geiger atteignait une résolution temporelle de l'ordre de 1 ms. Les composants actuels permettent de descendre en dessous de 50 ps, de sorte que, le plus souvent, la limitation en sensibilité vient plutôt des détecteurs.

Voir également[modifier | modifier le code]

Literatur[modifier | modifier le code]

  • Eduard W. Schpolski: Atomphysik. 1993
  • B. M. Jaworski, A. A. Detlaf: Wörterbuch der Physik.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. J.-J. Dortous de Mairan, « Expériences sur la Longueur du Pendule à Secondes à Paris : Avec des Remarques sur cette matière, & sur quelques autres qui s’y rapportent », Mémoires de Mathématique & de Physique de l’Académie royale des sciences,‎ 1735 (1738), p. 153-220.
  2. D'après Ludwig Darmstaedter, Hanbuch zur Geschichchte der Naturwissenschaften und der Technik, Berlin, Julius Springer, (réimpr. 2).
  3. D'après Guido Bacciagaluppi et Antony Valentini, Quantum Theory at the Crossroads : Reconsidering the 1927 Solvay Conference, Cambridge University Press, (ISBN 9780521814218), « A. H. Compton », p. 319.
  4. Cf. Emilio Segrè, Les physiciens modernes et leurs découvertes, vol. 2 : Des rayons X aux quarks, Fayard, (ISBN 978-2-213-01383-1).
  5. Cf. Rudolf Peter Hübener et Heinz Lübbig, A Focus of Discoveries, World Scientific, (ISBN 9789812790347), « The Laboratory for Radioactivity », p. 103.


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