Utilisateur:Ursus/Brouillon

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Rome antique[modifier | modifier le code]

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Origine[modifier | modifier le code]

Carus est un Gaulois né à Narbo en Gaule narbonnaise, de l'avis des historiens modernes[1],[2],[3], avis fondé sur les indications de Jean Zonaras, qui indique que Carus est gaulois[4], d'Aurelius Victor, d'Eutrope, de Jérôme de Stridon, qui précisent à Narbonne. De surcroit, une lettre adressée vers 465 par Sidoine Apollinaire à son ami Consentius de Narbonne vante cette ville qui a donné l'empereur Carus[5],[3]. L’Histoire Auguste vient en contradiction et énumère diverses sources sur le lieu de naissance de Carus et ses origines familiales : naissance à Rome même de parents illyriens selon l'historien Onésimus, naissance en Illyrie de parents carthaginois d'après Fabius Ceryllianus, ou encore né à Milan et domicilié à Aquilée comme indiqué dans un répertoire anonyme. Cet étalage d'hypothèses fait référence à des auteurs inconnus par ailleurs et fictifs[6], et pourrait être un pastiche de Suétone et de son énumération des lieux de naissance possibles de Caligula[7]. L’Histoire Auguste complète ses arguments en citant des lettres de Carus, toutes destinées à prouver qu'il est citoyen romain et un sénateur, et toutes fictives[7].

La détermination de l'origine de Carus a fait néanmoins débat, sous l'influence de l’Histoire Auguste. Des Gaulois comme Carus et ses fils interrompent la continuité historique des empereurs illyriens allant de Claude le Gothique à Dioclétien et les tétrarques. La tradition qui rangeait Carus parmi les empereurs illyriens est imposée au début du XVIIe siècle dans la chronologie historique établie par Joseph Scaliger (1540-1609), latiniste de haute réputation mais n'hésitant pas à rectifier les textes antiques dans le sens qui lui paraissait rationnel. Il retint sans critique les indications de l’Histoire Auguste et considéra les autres sources antiques comme erronées, et affirma qu'Eutrope avait confondu Narbonne en Gaule avec la ville d'Illyrie de nom similaire, Narona[8]. Rallié au Protestantisme, Scaliger voit ses travaux rejetés par les Jésuites. En revanche, le prêtre catholique Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont (1637-1698) dans son Histoire des empereurs prend en compte tous les auteurs antiques qui indiquent Narbonne, en signalant que Vospicus ne parle par de Narbonne et émet diverses indications[9]. Néanmoins, Scaliger est suivi et cité par l'historien britannique Edward Gibbon dans son Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, qui fit autorité[8],[10]. Situer la naissance de Carus en Illyrie à Narona devient la thèse admise. La réfutation vient en 1948, quand l'italien Piero Meloni réexamine les éléments historiques disponibles, et conclut que Carus est né à Narbonne en Gaule[11]. Mais malgré sa réfutation, la rectification inappropriée de Scaliger qui impute à Eutrope la confusion entre Narbonne et Narona reste publiée dans la biographie des empereurs romains de Zosso et Zingg[12].

Carrière[modifier | modifier le code]

On ne sait rien de la carrière de Carus avant 282, date à laquelle il est préfet du prétoire[13], commandant les provinces de Rhétie et de Norique sur le cours supérieur du Danube, assurant ainsi la défense des cols alpins menant en Italie[14]. Selon l’Histoire Auguste, il est un des officiers formés au commandement militaire par Probus[15],[16]. Si l'origine de Carus, issu d'une province narbonnaise dépourvue de présence militaire, contraste avec la tradition qui place le recrutement des empereurs soldats parmi les illyriens, la période durant laquelle l'empire des Gaules devait compter sur ses propres forces, jusqu'en 274, a pu favoriser un recrutement gaulois local[17]. Dans une lettre inventée par l’Histoire Auguste, Carus se présente comme proconsul en Cilicie, dans une autre tout aussi fictive, il insiste sur son rang de sénateur, ce qui est invraisemblable car la fonction de préfet du prétoire est réservée aux chevaliers et non aux sénateurs et de surcroît anachronique puisque la province de Cilicie n'est plus administrée par un proconsul sous l'Empire [18].

Proclamation[modifier | modifier le code]

En 282, Carus est proclamé empereur par ses troupes, tandis que Probus est tué à Sirmium lors d'une mutinerie de ses soldats, en septembre ou octobre 282[19]. La chronologie de ces événements est incertaine, car les témoignages antiques divergent. Aurelius Victor, Eutrope et Paul Orose mentionnent une succession sans en détailler les circonstances : pour ces historiens, Probus meurt, Carus le remplace. L’Histoire Auguste dément l'existence d'un complot de Carus contre Probus et indique qu'après l'assassinat de Probus, Carus est le seul jugé digne de l'empire[20]. À l'inverse, Jean Zonaras rapporte une usurpation : les troupes de Carus veulent le proclamer alors que Probus règne encore. Dans un premier temps, Carus refuse et demande que Probus le remplace, puis finit par accepter sous la pression de ses soldats. Il conduit ses troupes en Italie tandis que Probus envoie un détachement pour mater cette rébellion. Mais ces soldats se rallient à l'armée de Carus, tandis que Probus est assassiné à Sirmium par ses soldats, qui reconnaissent Carus comme nouvel empereur[21]. Pour l'historien Paul Petit, Carus est proclamé par ses soldats au moment où, par pure coïncidence, Probus est assassiné[1]. L’Histoire Auguste affirme que le Sénat apprit le remplacement de Probus par Carus avec effroi, craignant la médiocrité de ce nouvel empereur et redoutant plus encore la réputation négative de son héritier Carin[22].

Règne[modifier | modifier le code]

Les données épigraphiques indiquent que Carus prit les titres officiels du pouvoir, la puissance tribunicienne[23] puis le consulat[24], pour terminer celui de l'année 282 que Probus avait commencé. D'après Aurelius Victor[25], le pseudo Aurelius[26] et Eutrope[27], Carus accorde le titre de César à ses deux fils Carin et Numérien en même temps[28], collégialité du pouvoir qui apparait comme une solution anticipant la tétrarchie de Dioclétien[29]. Les sources numismatiques et épigraphiques corrigent cette vision et prouvent que l'association des enfants n'a pas été simultanée : Carus entame son règne seul, puis avec son fils ainé Carin comme César[30], à l'automne 282 selon la chronologie numismatique de Sylviane Estiot[31]. Dans un troisième temps au début de l'année 283 selon Estiot[31], Carus promeut Numérien au rang de César, comme l'illustre une inscription où le nom de Numérien a été ajouté après ceux de Carus et Carin[32],[33].

En janvier 283, Carus revêt un second consulat avec son fils Carin comme collègue.

Laissant le gouvernement de l’Occident à son fils Carin, Carus part en Orient avec Numérien. Il bat les Sarmates à son passage en Pannonie, et entame la campagne que Probus avait préparée contre les Sassanides, ennemis de toujours et affaiblis depuis la mort de leur roi Chapour Ier. Leur souverain Vahram II doit faire face à la révolte en 279 de son frère Hormizd[34].

La campagne connaît le succès, Carus traverse la Mésopotamie, s'empare de Séleucie du Tigre, et parvient à Ctésiphon la capitale des Perses[35]. C’est là qu’il meurt subitement en , dans des circonstances mystérieuses : déjà malade, il aurait été frappé par la foudre dans sa tente. La circonstance de cette disparition est extraordinaire, mais elle est admise par l’armée, qui reste fidèle à son fils Numérien, bien qu'ils ne veuillent plus continuer la guerre, et exigent de revenir dans les territoires romains. L’armée fait donc retraite, et revient dans la province d'Asie, où Numérien trouvera la mort.

Ascia[modifier | modifier le code]

Historique des découvertes[modifier | modifier le code]

Page de droite, dessin fait au début du XVIe siècle par Pierre Sala d'une stèle trouvée sur la colline de Fourvière - Inscription CIL XIII, 2104

Dès la Renaissance et avec l'engouement pour les objets antiques, les humanistes Claude de Bellièvre (1487-1557) puis Jacob Spon (1647-1685) relèvent les inscriptions antiques à Lyon[36]. Ils repèrent des stèles marquées à leur fronton de la gravure d'un outil un fer plat muni d'un manche court, parfois accompagné de la mention finale sub ascia dedicavit, qui permet sinon d'identifer, du moins de nommer, ce signe du terme ascia, un outil antique[37].

Au fil des découvertes fortuites, on dénombre au milieu du XIXe siècle 250 inscriptions portant l'ascia, dont 180 à Lyon et dans ses environs, tandis que l'on tombe à 12 pour Vienne et seulement 9 à Rome[38]. En 1944, l'inventaire des épitaphes à l'ascia d'Hélène Wuilleumier approche le millier d'occurrences. La figuration funéraire de l’ascia est très implantée en Gaule, spécialement à Lugdunum et dans la vallée du Rhône, et en Dalmatie : sur quelques 980 attestations dénombrées, les trois-quarts (725) se situent en Gaule, pour la plupart (80%) dans le couloir rhodanien à Lugdunum et à Vienne (368 dont 283 à Lyon même), avec aussi une concentration à Bordeaux (67) ; vient ensuite la Dalmatie et la côte adriatique avec 125 attestations dont 65 tombes à ascia à Salone, capitale de cette province, devant Rome avec 77 occurrences[39],[40]. Quelques monuments à ascia ont été découverts depuis le recensement de Wuilleumier, en Espagne[41] et en Afrique du nord[42], sans modifier sensiblement la répartition précédemment indiquée[43].

Identification de l’outil[modifier | modifier le code]

Aucun des textes antiques qui sont parvenus à l’époque moderne ne fournit de mention sur la signification symbolique de l’ascia ou sur un rite associé. L’ascia ne figure dans aucune représentation comme attribut d’une divinité, ce qui aurait pu la rattacher à un culte précis[44]. L’identification en tant qu’outil constitue un premier problème : si les inscriptions indiquent clairement sa dénomination par la mention sub ascia dedicavit, le mot latin ascia peut désigner un outil destiné à quatre usages très divers :

  • l’herminette, qu’on utilise pour enlever des copeaux d’un bloc de bois, citée par Pline l'Ancien, « l’aubier émousse très rapidement les ascia »[45] et par Végèce « la légion […] a des ascia pour polir les poutres et les pieux »[46],
  • une boucharde de tailleur de pierre servant à aplanir la surface d’une pierre, « le latin appelle ascia une sorte d’outil en fer pour polir les pierres » écrit Jérôme de Stridon[47],
  • une sorte de truelle qu'emploie le maçon pour tailler la chaux et brasser le mortier[48],
  • un instrument de jardinage, similaire à la houe ou la serfouette pour gratter la terre[49].

Datations[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes apparitions de l'ascia sont sur des stèles funéraires en Dalmatie appartenant à des légionnaires des garnisons de Burnum et de Delminium (en). Selon Jérôme Carcopino, celle de Tilurium (en), dédiée à un soldat de la legio VII, pourrait dater d'avant 42 ap. J-C. dans la mesure où la mention de la dite légion ne porte pas les qualifications de Pia Fidelis, qu'elle obtint après cette date[50]. D'autres dédicaces, dédiées par des légionnaires de la legio XI à Burnum, sont antérieures à 69, année à laquelle cette légion a quitté ce cantonnement[51].

La chronologie des épitaphes funéraires lyonnaises publiée en 1959 par Amable Audin et Yves Burnand situe les premières apparitions de l’ascia entre les années 70 et 115 approximativement, sur des cippes ou autels funéraires de tombes à incinération : jugée la plus ancienne, la tombe de Faustus[52] porte une ascia gravée discrètement, sur le côté du cippe funéraire. Avec celles de D. Julius Cassius[53] et de Q. Firmidius Agrestis[54], Audin dénombre trois occurrences sur un ensemble de 96 tombes connues et rattachées sur cette période[55].

À Lugdunum (Lyon), l'ascia apparaît dans la seconde moitié du IIe siècle et se généralise rapidement dans la sculpture funéraire lyonnaise, sculptée en haut du monument, dans le bandeau décoratif ou entre les lettres D et M de la dédicace sommitale aux Dieux Mânes. Elle généralement accompagnée à la fin de la dédicace funéraire par la mention sub ascia dedicavit/dedicaverunt ou en abrégé s(ub) a(scia) d(edicavit) (« a dédié [sous-entendu : cette stèle] sous l'ascia »)[56].

Problème d'identification de l'ascia[modifier | modifier le code]

references Ascia[modifier | modifier le code]

  1. a et b Petit 1974, p. 456.
  2. Chastagnol 1994, p. CXXI et 1137.
  3. a et b Loriot 2002.
  4. Jean Zonaras, Histoire romaine, Carus http://remacle.org/bloodwolf/historiens/zonare/histoire.htm#CAR]
  5. Sidoine Apollinaire, Poèmes, XXIII
  6. Chastagnol 1994, p. 1137-1138.
  7. a et b Chastagnol 1994, p. 1138.
  8. a et b Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, 1819, tome 2, chap. XII, note 68 sur wikisource
  9. Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, Histoire des empereurs et des autres princes qui ont régné durant les six premiers siècles de l’Église, vol. 3, Paris, Charles Robustel, (présentation en ligne)
  10. (en) Tom B. Jones, « A Note on Marcus Aurelius Carus », Classical Philology, 37.2 (Avril 1942), pp. 193–194
  11. Wuilleumier 1951, p. 169.
  12. Zosso et Zingg 1995, p. 111.
  13. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées AV38
  14. Petit 1974, p. 485.
  15. Histoire Auguste, Vie de Probus, XXII, 3.
  16. Chastagnol 1994, p. 1138-1139.
  17. Chastagnol 1994, p. 1137.
  18. Chastagnol 1994, p. CXV.
  19. Chastagnol 1994, p. 1068.
  20. Histoire Auguste, Vie de Carus, V, 4 et VI, 1.
  21. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Zonaras
  22. Histoire Auguste, Vie de Probus, XXIV, 4.
  23. Inscription trouvée en Hispanie citérieure CIL II, 4908
  24. Inscription trouvée en Bétique CIL II, 1117
  25. Aurelius Victor, Césars, 38 et 39.
  26. Pseudo-Aurelius Victor, Épitomé de Caesaribus, 38.
  27. Eutrope, Abrégé de l'Histoire romaine, IX, 18.
  28. Christol 1997, p. 63.
  29. Petit 1974, p. 457.
  30. Inscriptions sur des bornes miliaires de Norique AE 1962, 308, du Pont AE 1977, 789, des Alpes pennines AE 1985, 644 et d'Afrique proconsulaire AE 1923, 16.
  31. a et b Estiot 2017, p. 80.
  32. Inscription sur un miliaire de Numidie AE 1967, 585.
  33. Christol 1997, p. 63-64.
  34. Loriot 1999, 2002, p. 151.
  35. Jean Zonaras, Histoire romaine, XII, 30
  36. Savay-Guerraz 2009, p. 66-67.
  37. Savay-Guerraz 2009, p. 69.
  38. Deville 1863, p. 311
  39. Couchoud et Audin 1952, p. 36-37
  40. Lerat 1988, p. 202
  41. (es) E. Balil, Archivo espagnol de archeologia, 28, 1955, pp. 123-128
  42. René Rebuffat, Bulletin d'Archéologie algérienne, V, 1971, pp. 196-206
  43. Lerat 1988, p. 214
  44. Duval - L'Ascia 1, p. 493.
  45. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XVI, 207
  46. Végèce, Epitoma rei militaris, 2, 25
  47. Jérôme de Stridon, Epistolae, 106, 86
  48. Vitruve, De architectura, VII, 2 ; Palladius, De re rustica, I, 14
  49. Palladius, De re rustica, I, 43 lire en ligne
  50. Inscription et photographie sous la référence CIL III, 9734
  51. Lerat 1988, p. 210
  52. CIL XIII, 1818
  53. CIL XIII, 2091
  54. CIL XIII, 2137
  55. Audin et Burnand 1959, p. 323-324 et tableau III.
  56. Le Mer et Chomer 2007, p. 173 et 175

place libre[modifier | modifier le code]

gallerie des bustes[modifier | modifier le code]

usurpateur Julien[modifier | modifier le code]

  • Estiot Sylviane. À propos d’un médaillon inédit de l’usurpateur Julien (284- 285 AD) : son règne et son monnayage. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 166, année 2010 pp. 397-418. [1]

Apollonie[modifier | modifier le code]

Utilisateur:Ursus/Brouillon/Apollonie

Développement urbain Lugdunum[modifier | modifier le code]

« La population globale a été estimée par Amable Audin à 35 000 habitants[1], et par Bruno Benoit entre 50 000 à 60 000 ». L'évaluation des population antique est incertaine, et a été largmeent surévaluée par les premiers auteurs. De plus il y a ceux qui évaluent et ceux qui citent les chiffres des évaluateurs, sans toujours donner leur source. Ce qui donne sur l'article une évaluation de Audin à 35000, citée par Pelletier dans son dictionnaire dans le dictionnaire historique de Lyon de 2007 (ISBN 978-2-84147-190-4) tandis que B. Benoit dans un autre dictionnaire de Lyon isbn

Denier[modifier | modifier le code]

Équivalences entre monnaies romaines (1re moitié du IIe siècle av. J.-C.)
Monnaie Denier Quinaire Sesterce As Métal Marque Avers Revers
Denier 1 2 4 10 Médaille d'argent Argent X Rome casquée Dioscures
Quinaire 1/2 1 2 5 Médaille d'argent Argent V Rome casquée Dioscures
Sesterce 1/4 1/2 1 2,5 Médaille d'argent Argent IIS Rome casquée Dioscures
As 1/10 1/5 2/5 1 Médaille de bronze Bronze Janus proue de navire

articles monnaie romaine sur Persée[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

  • Loi attribué à Numa Pompilius, récompensant de 300 as celui qui rapporte des dépouilles opimes Festus, Signification des mots, XIII, OPIMA SPOLIA
  • tarification des amendes (sacramentum) en monnaie dans la loi de XII tables Mommsen I, p 180-181
  • techniques d'analyse d'alliage non destructive sur les monnaies romaines : fluorescence X dispersée, mesure de densité, spectroscopie d'émission atomique, microscopie par balayage électronique, analyse isotopique du plomb par ablation laser : Wilhelm Hollstein (éd.), Metallanalytische Untersuchungen an Münzen der Römischen Republik, Berlin, 2000, (Berliner Numismatsche Forchungen NF 6) 160 pages ; notes de lecture de Zehnacker Hubert dans Revue numismatique, 2001, vol. 6, n° 157, pp. 511-514 [2]

Didrachmes d'argent[modifier | modifier le code]

Datation du premier didrachme romain : voir note 7 dans Marchetti p 27 datation allant de 312 à 276

Didrachme, première série
Didrachme, deuxième série
  • didrachme de style grec, environ 7,25 g : première série : Mars barbu, casqué avec des feuilles de chêne / Tête de cheval en bride + plaquette ROMANO. La tête de Mars barbu est la copie de la tête de Leucite des didrachmes de Métaponte (vers 300 av. J.-C.), (Sutherland p. 26) mais l'alliage semble indiquer une frappe à Naples [3] ; autre datation :

vers 310/300 selon Crawford 1985 p 28-29

  • 2e série : didrachme d'argent Tête d'Apollon, marque ROMANO/Cheval au galop sous un soleil (Sutherland p. 26)
  • quadrigat, taillé sur le modèle des didrachmes grecs et frappés grâce à l'indemnité de Carthage après le première guerre punique (donc après 241) Zenhacker p 3

Classements germaniques[modifier | modifier le code]

  • Mommsen, Histoire de la monnaie romaine sur BNF
    • tome 1 : début monnaie ; p 175-176 trésor de Vulci 1828, en aes rude, aes signatum et aes grave, déduction qu'il on circulé en même temps [4],
  • Ernst Justus Haeberlin (de) (1847-1925), Systematik des ältesten römischen Münzwesens, Berlin, 1905, classement des monnaies républicaines, l'aes signatum et l'aes grave, supposés fabriqués après la prise d'Antium en 338, et le denier (269 ou 268), admis jusqu'aux années 1930 avec la remise en cause par Mattingly, qui décale tout vers des dates plus récentes (Piganiol André. Haeberlin, Systemalik des ältesten römischen Münzwesens. Mr Tenney Frank, Rome's first coinage dans Classical Philology. Mr Mattingly, Coinage and war debts in the roman republic dans Edinburgh Review - The first age of roman coinage dans Journal of roman studies. Mlle Cesano, Della circolazione dell'aes grave in Italia dans Atti e Меmoriе dell' Istituto Del. Numismat., Annales d'histoire économique et sociale, 1931, vol. 3, n° 10, pp. 309-311 [5])

théories britanniques[modifier | modifier le code]

  • Mattingly, Coinage and war debts in the roman republic dans Edinburgh Review, 1926
    • théorie résumée dans [6], cale le denier de X as sextental vers 210/209
  • Mattingly et Robinson, 1932
    • denier en 187, avec as sextental
  • Edward A. Sydenham, The Coinage of the Roman Republic, 1952, notes lecture - obsolète selon Zehnacker et Merchatti
    • tableau recapitulatif en page x| [7]
    • 269 : premières monnaies de bronze et d'argent : didrachme d'argent
    • vers 222 : apparition du quadrigat d'argent
    • vers 205 : apparition du victoriat et demi-victoriat d'argent
    • 187 : apparition du denier, du quinaire et du sesterce (reprenant Mattingly)
  • Rudi Thomsen, Early Roman coinage. A study of the chronology. Vol I, 1957, Vol. II et III. Synthesis, 1961, Copenhague, Nationalmuseet.
    • fait le bilan de toutes les recherches antérieures à 1957 (Marchetti, p 26)
    • notes de lecture de Giard Jean-Baptiste, Revue numismatique, 1962, vol. 6, n° 4, pp. 321-322 [8] Thomsen reconstruit la chronologie de Mattingly et Syndenham en calant le denier en 211 (denier et victoriats du trésor de Morgantina) et en plaçant toutes les émissions antérieures sur le IIIe
    • vers 269 (ou 289, texte ambigü) : as grave de type Janus/Mercure et monnaies romano-campniennes
    • vers 235 : quadrigat, en même temps que As libral à la proue
    • vers 216 monnaie or type serment
    • vers 213 : Victoriat = 3 scrupules, imitation drachme grecque
    • vers 211 (preuve Morgantina) denier = 4 scrupules
    • vers 210/209 : monnaie or Mars et aigle, avec valeur en as
  • Michael Crawford, Roman republican coinage, Cambridge, 1974, 2 tomes
    • notes lecture de Giard Jean-Baptiste dans Revue Numismatique, 1974, vol. 6, n° 16, pp. 182-183, [9] : objectif, terminer le travail de classement entrepris par R. Thomsen, en classant les émissions républicaines postérieures à 211
  • Michael Crawford, Coinage and moyer Under the Roman Republic. Italy and Mediterranean économy, Londres, 1985
  • Metallurgy in Numismatics, Londres, 1980 notes lecture : examen des titres des monnaies républicaines
    • titre du denier de 211 à 170, 96,2% d'argent, quasi stabilité du titre jusqu'en 31 avec émission d'Antoine en baisse à 92% (p 272)
    • titre du victoriat : 83,5%, quadrigat, également diminué

théories italiennes[modifier | modifier le code]

aes signatum[modifier | modifier le code]

  • trésor de la Bruna près de Spolète, découvert en 1890, contenant un as rude, huit pièces? aes signatum et huit pièces aes grave type tête d'Apollon et tête d'Hercule [10], p 401-402
  • L Breglia, « A proposito dell'aes signatum », dans Annali Ist Numism, XII-XIV, 1965-1967, p. 269-275, Ampolo, « Servius rex primus signavit aes » dans la parola del passato, 1974, pp. 382-388cité dans Persée par Pallottino 1977, suite à la découverte à Bitalemi près de Gela dans un dépôt votif du sanctuaire de Demeter daté du milieu du VIe siècle. Ce trésor comporte un fragment de pain de cuivre marqué d'un rameau stylisé en chevron. La découverte apporterait la confirmation de Pline XXXIII, 42-47 XXXIII, 13) qui situe la création de l'as signatum marqué avec du bétail sous Servius Tullius, indication considérée comme anachronique jusque dans les années 1960 ((it) Luigi Pedroni, « Censo, moneta e «rivoluzione della plebe» ». In: Mélanges de l'Ecole française de Rome, Antiquité T. 107, N°1. 1995. pp. 197-223, passafe p. 198 [11]
  • Massa-Pairault Françoise-Hélène. «Eques romanus - eques latinus» (Ve-IVe siècle). In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité T. 107, N°1. 1995. pp. 33-70 [12] p 46 note 54 sur trésor Bitalemi. Provenance sicilienne ou rapport entre sicile et Rome ou Italie centrale ?
  • utilisation de l'aes signatum pour les amendes, selon les auteurs anciens, voir p 75 de Gagé Jean. « La Lex Aternia. L'estimation des amendes (multaé) et le fonctionnement de la commission décemvirale de 451-449 av. J.-C. » In: L'antiquité classique, Tome 47, fasc. 1, 1978. pp. 70-95. [13] traité dans article as
  • Zehnacker Hubert. « Emilio Peruzzi, Money in early Rome », Revue numismatique, 1985, vol. 6, n° 27, pp. 227-229 [14]
    • théories littéralistes absurdes de Peruzzi attribuant l'origine de la monnaie à Numa

Critiques précédentes théories[modifier | modifier le code]

  • Patrick Marchetti, « Numismatique romaine et histoire », Cahiers du Centre Gustave Glotz, no 4,‎ , p. 25-65 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • datation du quadrigat : p 29 (avant 250 selon trésors de Sélinonte), encore cours en 218 - 216 (p 33 début)
    • datation du victoriat : p 32, idem denier selon Marchetti (trésors Morgantina)

Reforme monétaire lors deuxième guerre punique[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Suspène, « Sur la loi monétaire de c. 212 (?) », Cahiers du Centre Gustave Glotz, no 13,‎ , p. 33-43 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marchetti Patrick. Paie des troupes et dévaluations monétaires au cours de la deuxième guerre punique. In: Les « dévaluations » à Rome. Epoque républicaine et impériale. Volume 1. Actes du Colloque de Rome (13-15 novembre 1975) Rome : École Française de Rome, 1978. pp. 195-216. (Publications de l'École française de Rome, 37) [15] COMPLEXE ?
  • Patrick Marchetti, Histoire économique et monétaire de la deuxième guerre punique, Bruxelles, 1978, 547 pages (thèse de doctorat) ; notes de lecture de Heinen Heinz dans L'antiquité classique, Tome 49, 1980. pp. 513-515 [16]. commentaire PERSEE trop GENERAL
  • Feugère Michel, Depeyrot Georges, Martin Max. « Balances monétaires à tare fixe : Typologie, métrologie, interprétation. » In: Gallia. Tome 53, 1996. pp. 345-362. [17]
    • poids théorique du denier : 3,86g selon Crawford ; divisionnaire le plus courant : victoriat, de 1,90g théorique à la fin de la république

Période impériale[modifier | modifier le code]

  • Nicolet Claude. Les variations des prix et la « théorie quantitative de la monnaie » à Rome, de Cicéron à Pline l'Ancien. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 26e année, N. 6, 1971. pp. 1203-1227 [18]
  • Lafaurie Jean. Réformes monétaires d'Aurélien et de Dioclétien. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 17, année 1975 pp. 73-138 [19]
  • Estiot Sylviane, Gysen Philippe. L'atelier de Rome au début du règne de Probus (276-277) : corpus et documents inédits. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 162, année 2006 pp. 231-257 [20]
  • Bollard Isabelle, Barrandon Jean-Noël. Nouvelle contribution à l'étude du monnayage en bronze du IVe siècle après J.-C. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 162, année 2006 pp. 277-310. [21]
  • Delmaire Roland. Aspects normatifs de la politique monétaire du Bas Empire : une nouvelle lecture de CTh IX, 23, 1. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 159, année 2003 pp. 163-174 [22]
  • Veyne Paul. Rome devant la prétendue fuite de l'or : mercantilisme ou politique disciplinaire ?. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 34e année, N. 2, 1979. pp. 211-244 [23]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteurs modernes[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André Chastagnol, L'évolution politique, sociale et économique du monde romain de Dioclétien à Julien: La mise en place du régime du Bas-Empire (284-363), Sedes, coll. « Regards sur l'histoire » (no 47), (1re éd. 1985), 394 p. (ISBN 2-7181-3552-2)
  • (de) Géza Alföldy, Konsulat und Senatorenstand unter den Antoninen. Prosopographische Untersuchungen zur senatorischen Führungsschicht, Bonn, Habelt,
  • (en) Hans Beck, Antonio Duplà, Martin Jehne et al., Consuls and Res Publica, Cambridge University Press, , 376 p. (ISBN 978-1-10-700154-1)
  • (it) Attilio Degrassi, I fasti consolari dell'impero romano : dal 30 avanti Cristo al 613 dopo Cristo, Rome, Edizioni di storia e letteratura, , 286 p.
  • (de) Paul Leunissen, Konsuln und Konsulare in der Zeit von Commodus bis Severus Alexander (180 - 235 n. Chr.) : prosopographische Untersuchungen zur senatorischen Elite im römischen Kaiserreich, Amsterdam, J. C. Gieben, , 490 p. (ISBN 90-5063-028-6)
  • Julie Martin-De Royer, Les Consuls et le Consulat des Flaviens aux Sévères (thèse de doctorat), Paris, Université Paris-Sorbonne, , 2443 p.
  • (en) Francisco Pina Polo, The consul at Rome : the civil functions of the consuls in the Roman Republic, Rome, Cambridge University Press, , 379 p. (ISBN 978-0-521-19083-1)
  • François Jacques et John Scheid, Rome et l'intégration de l'Empire (44 av. J.-C.260 ap. J.-C.). Tome 1, PUF, , 480 p. (ISBN 9782130448822)
  • Michel Christol, Essai sur l'évolution des carrières sénatoriales : deuxième moitié du IIIe siècle après J.-C., Nouvelles Éditions Latines, , 354 p. (ISBN 9782723303071)
  • Claude Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen 264–27 av. J.-C., Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes », , 10e éd. (1re éd. 1979), 462 p. (ISBN 2-13-051964-4)
  • Paul Petit, La paix romaine, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio – l’histoire et ses problèmes », , 2e éd. (1re éd. 1967)

Empire des Gaules[modifier | modifier le code]

Empire des Gaules, partie faite à partir de Bouvier-Ajram, source à purger

Postume[modifier | modifier le code]

Cassianus Latianus Postumus (Postume) est né vers 220, d’origine gauloise selon les uns, ou romaine ayant fait souche en Gaule selon Ajam. Il est avec le futur empereur Aurélien un des principaux lieutenants de l’empereur Gallien. Il s’illustre sur la frontière du Rhin. Lorsque Gallien doit se rendre en Pannonie combattre l’usurpateur Decimus Laelius Ingenuus, il confie son fils Valerianus Salonicus et la défense des frontières rhénanes au tribun Sylvanus et non à Postume

Postume et Sylvanus s’opposent sur la stratégie de défense. Les troupes de Postume finissent par prendre Cologne et assassiner Sylvanus et le jeune césar. Postume désavoue ce crime, mais Gallien le tient pour responsable et le condamne. Acculé, et à la demande pressante de ses légions, Postume accepte d’être proclamé « empereur des Gaules » en décembre 257 [2].

Ayant repoussé l’invasion germanique (bataille d’Arles contre les Alamans), Postume associe l’Espagne, la Bretagne (Angleterre) et la Germanie romaine à l’Empire gaulois. Il tente de négocier un accord avec GallienDOUTEUX.

Gallien ne peut réagir qu’en 264267 ; il envoie une expédition sous les ordres de Manius Acillius Aureolus (Le Bohec, p. 216), mais un de ses officiers Marcus Piauvonnus Victorinus (Victorien) fait défection et se rallie à Postume. Ce dernier élève Victorien à la dignité d’empereur associé. Cette élévation n’est pas du goût des seconds de Postume, et Caius Ulpius Cornelius Laelianus (Lelien) s’insurge. Ses troupes le proclament Auguste.

Postume chasse Lelien de Mayence. Mais ayant refusé le pillage de la ville il est massacré par ses propres troupes en juillet 267Selon l’Histoire Auguste, Postume avait un fils, Postume le Jeune qu’il avait élevé au rang de césar et qui est assassiné en même temps que lui.

Intermède (267-268 ou 271)[modifier | modifier le code]

La mort de Postume devait logiquement profiter à Victorien. Mais sur la frontière rhénane, Lélien se maintient pendant six mois avant d’être assassiné par ses propres troupes en janvier 268. Elles se donnent alors un nouveau chef Marc-Aurèle Marius, lequel est soutenu par la propre mère de Victorien, Aurelia Victorina Pia[3]. Marius est assassiné à son tour par son état-major après trois mois de règne.

Victorien estime alors que son tour est venu, mais il sera égorgé (en 268 ou 271) à Cologne suite à une affaire privée[4].

Entre temps, en mars 268, Gallien est renversé par un coup d’état à Milan. Il est mis à mort et remplacé par l’empereur Claude II le Gothique. Lassés de l'anarchie régnant en gaule, certaines régions font défection et se rallient à Chaude II: l'Espagne, la Narbonnaise, et même certaines civitas comme les Eduens.

Tetricus[modifier | modifier le code]

Fait Réécrit

  1. Audin 1986, p. 7-13
  2. la chronologie est imprécise, selon certains auteurs ces évènements interviennent en 259 ou 260
  3. Citée par l’Histoire Auguste, l’existence même de Victorina est contestée par certains historiens
  4. selon l’Histoire Auguste, Victorinus est tué par un de ses officiers vengeant le viol de sa femme