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Narke japonica
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Narke japonica
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Ordre Torpediniformes
Famille Narkidae
Genre Narke

Nom binominal

Narke japonica
Temminck & Schlegel, 1850

Synonymes

  • Torpedo japonica Temminck & Schlegel, 1850

Statut de conservation UICN

( VU )
VU [1] : Vulnérable

Répartition géographique

Description de l'image Narke_japonica_rangemap.png.

Narke japonica est une espèce de raie électrique de la famille Narkidae présente au nord-ouest de l'océan Pacifique.

Description[modifier | modifier le code]

La nageoire pectorale en forme de disque de Narke japonica est plus large que long, elle est quasiment circulaire. Les deux grands organes électriques en forme de haricot sont visibles sous la peau de chaque côté de la tête. Les stigmates sont surmontés d'un rebord lisse et sont situés juste derrière les petits yeux protubérants de la raie. Les narines sont petites et assez rapprochées, entre elles se trouve un rabat de peau qui chevauche la gueule. Cette gueule protrusible constitue une ligne transversale entourée par une profonde rainure. Chaque mâchoire comprend moins de 25 dents disposées en bandes. Les dents sont courtes avec une base ovale et une couronne pointue. Cinq paires de fentes branchiales sont situées sur la partie inférieure du disque que forme la nageoire pectorale[2],[3].

Les grandes nageoires pelviennes qui prennent leur origine sous la nageoire pectorale adoptent une forme convexe. Chez les mâles, le ptérygopode qui sert à la transmission du sperme est trapu et ne dépasse pas la nageoire pelvienne. La queue petite mais épaisse se caractérise par un pli cutané s'étendant de chaque côté. La nageoire dorsale est arrondie et située derrière les nageoires pelviennes. Également arrondie en ses coins, l'imposante nageoire caudale est quasiment symétrique entre les parties supérieure et inférieure autour du pédoncule caudal. La peau douce de l'animal est absolument dépourvue d'écailles placoïdes qui sont pourtant courantes dans la sous-classe Elasmobranchii[4]. Narke japonica présente une teinte comprise entre le rougeâtre et le brun chocolat sur le dessus; le brun est plus clair en dessous. Certains individus de l'espèce possèdent une coloration uniforme alors que d'autres ont des tâches sombres ou claires sur leur surface dorsale, plus rarement sur leurs surfaces ventrales. La longueur maximale enregistrée d'un spécimen de l'espèce Narke japonica est de 40 cm[2],[3],[5].

Biologie et écologie[modifier | modifier le code]

Répartition géographique et habitat[modifier | modifier le code]

Narke japonica habite les eaux du plateau continental au nord-ouest de l'océan Pacifique, du sud du Japon et de la Corée jusqu'au sud-est de la Chine et de Taïwan[1]. Cette espèce de poisson benthique se trouve dans des zones sableuses, souvent à proximité de récifs éloignés ou non de la côte. Au large de la péninsule d'Izu, la présence du poisson a été confirmée à des profondeurs comprises entre 12 et 23 m[5].

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Relations avec l'homme[modifier | modifier le code]

Le choc électrique que délivre Narke japonica est fort mais non létal pour l'homme[2]. La réaction d'un spécimen au contact d'un appareil photo a été observée : le poisson s'est frotté le dos contre le pied de l'appareil, cela peut suggérer des mécanismes de défense importants si le poisson est dérangé. L'espèce s'adapte mal à la vie en captivité[5]. Cette raie électrique comme beaucoup d'autres est utilisée en recherche biomédicale car ses organes électriques comprennent de nombreux canaux ioniques et récepteurs cholinergiques, elle sert d'organisme modèle au système nerveux humain[6].

Même si les données disponibles sont faibles, le poisson Narke japonica semble souvent attrapé dans les chaluts à crevettes et par les moyens de pêche en zone démersale en général en tant que prise accessoire. Ces prises accidentelles n'ont pas d'utilisation économique. Cependant, les raies électriques survivent difficilement une fois attrapées et transportées; les chaluts sont reconnus comme responsables du déclin de population d'autres espèces de raies électriques. La forte intensité de l'industrie halieutique au large de l'Asie de l'Est a amené l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à classer cette espèce comme « Vulnérable » sur sa liste rouge[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Fiche de Narke japonica sur le site de l'UICN. », sur iucnredlist.org (consulté le 28 juillet 2014)
  2. a, b et c (en) Compagno, L.J.V. et Last, P.R., FAO Identification Guide for Fishery Purposes : The Living Marine Resources of the Western Central Pacific, Food and Agricultural Organization of the United Nations, (ISBN 92-5-104302-7), « Torpedinidae: Narkidae », p. 1443-1446
  3. a et b (en) Garman, S., « The Plagiostomia (sharks, skates, and rays) », Memoirs of the Museum of Comparative Zoology, vol. 36,‎ , p. 1-515
  4. (en) « Sur les écailles placoïdes. », sur marinelife.about.com
  5. a, b et c (en) Scott W. Michael, Reef Sharks & Rays of the World : A guide to their identification, behavior, and ecology., Sea Challengers, (ISBN 0-930118-18-9), p. 82
  6. (en) Ishizuka, T., Saisu, H., Suzuki, T., Kirino, Y. et Abe, T., « Molecular cloning of synaphins/complexins, cytosolic proteins involved in transmitter release, in the electric organ of an electric ray (Narke japonica) », Neuroscience Letters, vol. 232, no 2,‎ , p. 107-110 (PMID 9302098, DOI 10.1016/S0304-3940(97)00586-7)