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    Univers de Harry Potter
    Description de l'image Wizarding World of Harry Potter Castle.jpg.
    Univers de fiction
    Genre(s) Fantasy
    Auteur(s) J. K. Rowling
    Année de création 1998
    Pays d’origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
    Langue d’origine anglais
    Support d’origine Suite romanesque de fantasy pour la jeunesse
    Thème(s)
    • Magie et créatures fantastiques
    • Combat du Bien contre le Mal
    • Accession à l'âge adulte
    Public visé
    • Enfants et adolescents
    • Lecteurs de fantasy
    États Niveau technologique : années 1990 où la magie existe
    Autre(s) support(s)

    L’univers de Harry Potter est un sous-univers fictif du monde des sorciers créé par J. K. Rowling, dans lequel le personnage de fiction Harry Potter évolue au sein de la saga littéraire du même nom.

    L'histoire de Harry Potter est ancrée dans la société britannique des années 1990. La communauté magique de Grande-Bretagne dispose de sa propre organisation gouvernementale (le ministère de la Magie) avec notamment ses propres lois, son école de magie, son système économique, ses médias ou ses transports spécifiques.

    Textes[modifier | modifier le code]

    Romans publiés[modifier | modifier le code]

    J. K. Rowling a écrit sept romans Harry Potter, dont les premières éditions on été publiées sur une période de dix ans, entre 1997 et 2007.

    Autres textes[modifier | modifier le code]

    En parallèle de sa série romanesque, J. K. Rowling écrit plusieurs textes, sous forme de guides, pour compéter la présentation de l'univers de Harry Potter. C'est le cas notamment des petits livres Le Quidditch à travers les âges, qui présente le sport populaire des sorciers, et de Vie et habitat des animaux fantastiques (ou Les Animaux fantastiques) qui répertorie de nombreuses créatures magiques, dont celles introduites au cours de l'histoire. Les premières éditions de ces livrets, toutes deux publiées en 2001 pour l'association humanitaire Comic Relief[5], sont initialement présentées sous la forme de manuels scolaires que Harry Potter est amené à consulter à la bibliothèque de Poudlard. Depuis 2001, ces contenus additionnels ont été étoffés et plusieurs fois réédités, parfois en versions illustrées[5].

    Enluminure du Vendeur d'indulgences (manuscrit Ellesmere), dont le Conte des trois frères est inspiré.

    En 2008, J. K. Rowling publie le recueil des Contes de Beedle le Barde, contenant notamment Le Conte des trois frères présenté par le personnage d'Hermione Granger dans l'intrigue du dernier roman. Pour la légende autour des objets détenus par les frères Peverell — la légende des reliques de la Mort —, Rowling s'inspire de l'histoire de Geoffrey Chaucer, Le Conte du vendeur d'indulgences (The Pardoner's Tale), extraite des Contes de Canterbury[6]. La même année, Rowling publie également un court prologue à Harry Potter, qui raconte l'une des aventures du parrain de Harry, Sirius Black, avec son père James Potter. La nouvelle de 800 mots est écrite en partenariat avec l’association des écrivains PEN club, puis vendue aux enchères au profit de deux associations caritatives britanniques[7].

    Le site internet Pottermore, remplacé par WizardingWorld.com en 2019, regroupe plusieurs textes inédits rédigés par Rowling, comme un complément d'informations sur les personnages, les lieux ou les objets de son univers. Certains de ces contenus additionnels ont été regroupés sous forme de recueils et publiés en 2016 au format numérique : Poudlard : Le Guide pas complet et pas fiable du tout regroupe les contenus relatifs aux lieux et aux objets, tandis que deux autres recueils intitulés Nouvelles de Poudlard (Pouvoir, Politique et Esprits frappeurs enquiquinants et Héroïsme, Tribulations et Passe-temps dangereux) développent essentiellement la biographie de certains personnages.

    La pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit, écrite en 2016 par Jack Thorne en collaboration avec J. K. Rowling et John Tiffany, met principalement en scène l'un des fils de Harry Potter, Albus, au moment où celui-ci entame sa propre scolarité. Le script de la pièce a été publié la même année.

    Aspects historiques[modifier | modifier le code]

    John Major (à droite) et Bill Clinton en 1995.

    La vie de J. K. Rowling, lorsqu'elle conçoit l'univers de Harry Potter, se déroule sous le mandat de John Major et le Parti conservateur britannique « essouflé » qu'il dirige après avoir succédé à Margaret Thatcher en 1990[8]. Si Tatcher défendait une société fondée sur la famille, les valeurs victoriennes et la modernisation du patronat et de l'industrie, la politique de Major s'avère quant à elle plus simple et portée avant tout sur la nostalgie du passé, sans projet de modernisation[8]. Le gouvernement passéiste ne rencontre que peu d'échos auprès de la population lassée politiquement, et entre temps, le parti des « nouveaux travaillistes » porté par Tony Blair concrétise sa possibilité d'accéder au pouvoir en 1997, l'année de la publication du premier tome[9]. Dans ce contexte, Harry Potter fait figure, d'après Andrew Blake, d'univers « rétrolutionnaire »[Note 1], faisant écho à une Angleterre en quête de symboles et tiraillée entre son passé et son avenir[11].

    Selon Andrew Blake, Poudlard représente l'Angleterre contemporaine multiculturelle[11]. Il existe bien une hiérarchie de classes, une atmosphère passéiste semblable à celles des œuvres écrites entre le milieu du XIXe siècle et celui du XXe siècle[12], mais l'intrigue n'est pas dirigée à la manière des romans victoriens ou des aventures d'écoliers des années 1920[11]. La communauté n'est pas figée et les capacités et les activités de chacun des membres de cette communauté la font évoluer[11]. L'univers de Harry Potter évoque « le passé dans le présent », en s'appuyant à la fois sur les formes littéraires archaïques et sur les inquiétudes et les détails du quotidien des années 1990[13],[12]. Les romans évoquent l’enfance, l'âge adulte, la famille, le rapport entre éducation et travail, entre bien et mal et entre responsabilité personnelle et collective, dans un aspect extérieur qui semble familier aux lecteurs (avec un schéma d'initiation héroïque commun à la majorité des cultures) mais où s'affirment de nombreux aspects contemporains[14]. Dans son livre L'Irrésistible ascension d'Harry Potter paru en 2003, Blake suggère que la renommée internationale de Harry Potter peut s'expliquer en partie par cet aspect « rétrolutionnaire »[15].

    Aspects géographiques[modifier | modifier le code]

    Les endroits où vivent les personnages, et ceux qu'ils fréquentent très régulièrement, comme le château de Poudlard en Écosse, permettent d'établir une topographique assez précise de l'univers[16], bien que Rowling ne s'attarde que très peu sur la description des paysages et des décors, privilégiant la succession rapide des actions, des dialogues et des péripéties[17]. L'auteure se contente généralement d'une seule phrase descriptive et introductive pour présenter un nouvel environnement, esquissant simplement les contours du contexte dans lequel l'action se situe afin de ne pas ralentir le rythme de son récit[18],[19].

    Paysage du Wiltshire, dans lequel se situerait le manoir des Malefoy dans l'histoire.

    Les lieux d'intrigues sont assez restreints et stables[20], ne sortant pas de l'île du Royaume-Uni. L'action se situe le plus souvent entre les Highlands de l'Écosse[21] et quelques comtés et régions du sud de l’Angleterre où se situent les villages de résidence (Surrey[22], Wiltshire[23], West Country[24],[25]). La plus importante ville est Londres, où se situent le ministère de la Magie, le chemin de Traverse, le square Grimmaurd et la gare de King's Cross.

    D'autres lieux hors du Royaume-Uni sont simplement évoqués par les protagonistes, notamment des écoles de magie comme Beauxbâtons en France et Durmstrang en Europe de l'Est, ce qui démontre une volonté de montrer que la magie présente dans l'histoire ne se limite pas aux frontières du Royaume-Uni.

    La gare de King's Cross, du monde moldu, est le lieu où se rendent les personnages à chaque rentrée scolaire.

    Le monde ordinaire et le monde magique sont reliés par des lieux intermédiaires et des passages que les Moldus (les personnes sans pouvoirs magiques) ne peuvent pas voir[16],[26]. Des établissements réels du monde ordinaire figurent dans l'histoire, tout en possédant des caractéristiques magiques, à l'image de la gare de King's Cross, qui est une célèbre gare de Londres, mais dont la « Voie 9 ¾ » magique, située entre les voies 9 et 10, n'est accessible qu'aux sorciers[16]. Par ailleurs, l'utilisation de noms de régions et de villes réelles, parmi des noms de lieux purement fictifs, démontre aussi la volonté de Rowling d'ajouter du réalisme à son récit.

    Un château dans les montagnes écossaises[modifier | modifier le code]

    Poudlard est localisé dans les Highlands en Écosse.

    L'action de la série Harry Potter se déroule essentiellement au sein de l'école de magie de Poudlard, et chaque roman équivaut à une année scolaire. Le château qui abrite l'école est situé dans les Highlands, en Écosse[27]. Dans une entrevue avec Lindsey Fraser en 2000, J. K. Rowling indique que Poudlard a été la première chose sur laquelle elle s'est concentrée le jour où elle a eu l'idée du personnage de Harry Potter[28]. Elle imaginait alors un endroit « dangereux où règne l'ordre », situé dans un endroit isolé, et elle choisit de le localiser en Écosse en hommage au lieu de mariage de ses parents Anne Volant et Peter Rowling[28]. Plusieurs sources d'inspiration possibles pour le bâtiment ont été évoquées, notamment le château de Glamis, le château d'Édimbourg (situé en face du café où Rowling prenait l'habitude de s'installer pour écrire), ou encore le pensionnat de Gordonstoun[29]. Mais aucune de ces inspirations possibles n'a été confirmée par l'auteure elle-même.

    Le château de Glamis pourrait avoir inspiré J. K. Rowling pour Poudlard.

    Rowling fait de Poudlard un château médiéval[30] figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais[31],[32], et invisible des Moldus[33]. Les élèves sont répartis dès leur arrivée dans différentes maisons[34], selon le house system britannique. Ces maisons d'attribution portent respectivement le nom des quatre fondateurs de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard, et requièrent pour chacune d'entre elles des qualités d'esprit spécifiques. Les élèves suivent des cours de magie, utilisent des plumes à l'ancienne[35] pour écrire sur des rouleaux de parchemins[36], approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école[37] et les lettres qu'ils écrivent sont encore cachetées de cire[38]. Toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner[39].

    La rigidité du monde ordinaire[modifier | modifier le code]

    C'est au numéro 4[40] de la rue Privet Drive[Note 2], à Little Whinging, dans le comté du Surrey, que réside la famille Dursley, composée de Vernon et Pétunia Dursley, et de leur fils Dudley. Il s'agit du premier lieu décrit dans l'histoire, situé dans le monde moldu (sans magie). Pétunia Dursley, sœur de Lily Evans Potter, est le seul membre de la famille de Harry Potter encore vivant en 1981, et se trouve contrainte de recueillir son neveu à Privet Drive après la mort de ses parents[41]. La maison du numéro 4 est large et carrée, identique à toutes les autres maisons de la rue[42]. Sous l'escalier, un placard fait office de chambre pour Harry[43] jusqu'à ses onze ans.

    Rue pavillonnaire de Winterbourne, près de Bristol, semblable à celle fréquentée par J. K. Rowling pendant son enfance.

    Les Dursley sont les représentants de la classe moyenne d'Angleterre des années 1990, parfois considérée mesquine et fermée[44], que le jeune Harry Potter cherche à fuir[44]. Selon Andrew Blake, l'oncle et la tante de Harry seraient les représentants d'un courant culturellement conservateur et individualiste (l'Angleterre politique du centre), effrayés par les transformations sociales et politiques[45], ne s'intéressant généralement qu'à ceux qui sont en accord avec leurs intérêts personnels, et qui cherchent toujours à être rassurés[44]. J. K. Rowling les représente comme étant fermement ancrés dans la petite bourgeoisie pavillonnaire et très distinctement séparés du monde « sorcier » qu'elle imagine[46],[44]. Le nom de la ville, « Little Whinging », sonne lui-même de manière appropriée, « whinging » signifiant familièrement « se plaindre » ou « pleurnicher » en anglais britannique. L'auteure s'inspire de son ancienne maison d'enfance de la banlieue de Winterbourne, près de Bristol (Gloucestershire), pour se représenter la maison des Dursley, et plus généralement la rigidité de la société de classe moyenne dans laquelle elle a grandit[46].

    L'Angleterre pittoresque[modifier | modifier le code]

    Les cottages traditionnels servent de lieux d'habitation pour les personnages secondaires.

    Les lieux de résidence des personnages sorciers sont généralement situés dans de petits villages rustiques du sud de l'Angleterre. Il s'agit souvent d'habitations ou de cottages conviviaux et chaleureux, comportant beaucoup d'éléments fabriqués de manière artisanale. C'est le cas du Terrier familial de la famille Weasley, où se réunissent les personnages principaux lors de certains événements estivaux, ou de la maison-atelier colorée des Lovegood[47], tous deux situés dans le petit village fictif de Loutry Ste Chaspoule, dans le comté du Devon.

    Godric's Hollow est localisé quelque part dans le West Country.

    Le village de Godric's Hollow, localisé dans une région venteuse du West Country, est visité par Harry Potter et Hermione Granger pendant l'hiver 1997, alors qu'il est recouvert de neige et décoré pour Noël, ce qui lui procure une allure de village de carte postale[48]. Il abrite l'ancien cottage où résidaient les parents de Harry avant leur mort. La petite place du village, entouré par une église, un pub animé et quelques boutiques, comporte une statue représentant la famille Potter[49].

    J. K. Rowling a souhaité créer un contraste fort entre les environnements familiaux des sorciers alliés, chaleureux et atypiques, et ceux plus austères et impersonnels des sorciers ennemis, comme le manoir des Malefoy, situé dans le Wiltshire[50], ou encore l'univers très ordonné des Moldus représenté par la maison des Dursley où Harry a vécu caché jusqu'à ses onze ans[51],[52]. Le Terrier représente le refuge, la maison de famille par excellence, particulièrement animée, où l'amour que Mrs Weasley porte à Harry (qu'elle considère ouvertement comme son propre fils[53]) et la nourriture à la fois abondante, saine et réconfortante qu'elle lui offre sans restriction sont des détails marquants des romans[52].

    Londres, la ville passerelle[modifier | modifier le code]

    Londres est la seule grande ville mentionnée et visitée au cours de l'intrigue. Elle abrite le ministère de la Magie invisible des Moldus, ainsi que plusieurs lieux servant de passerelles entre le monde ordinaire et le monde magique, tels que la gare de King's Cross et le chemin de Traverse.

    Éléments du folklore et de la fantasy[modifier | modifier le code]

    Faune, flore et chimie magiques[modifier | modifier le code]

    Créatures magiques[modifier | modifier le code]

    Au ministère de la Magie, il y a trois classifications magiques : les êtres, les créatures et les esprits[54].

    Les êtres sont des créatures ayant une conscience morale, ils savent le plus souvent parler. On peut noter dans cette catégorie les sphinx, les farfadets, les centaures ainsi que les êtres de l'eau. Les Créatures sont le plus souvent des bêtes sauvages, ou n'ayant pas de conscience humaine tel le boursouf ou le botruc.

    Dans l'univers de Harry Potter, de nombreuses créatures fantastiques font leur apparition. Certaines font partie de la mythologie comme le basilic, le centaure, l'hippogriffe ou encore le dragon.

    « Certaines créatures se doivent de figurer dans Potter. Elles sont tellement connues qu'on s'attend à les trouver là, et j'ai joué avec jusqu'à un certain point[55]. »

    — J. K. Rowling

    D'autres ont été entièrement créées par Rowling. C'est le cas par exemple pour le détraqueur, le sombral ou l'épouvantard.

    Plantes magiques[modifier | modifier le code]

    Portrait de Nicholas Culpeper et l'une des planches de son herbier, à droite, qui servit d'inspiration à J. K. Rowling.

    Dans les romans liés à l'univers de Harry Potter, de nombreuses plantes magiques imaginaires sont mentionnées. J. K. Rowling reprend des noms anciens qu'elle transforme légèrement, et puise son inspiration dans l'Herbier de Culpeper, édité au XVIIe siècle[55] : « Ce n'est pas seulement pour les propriétés des plantes, mais pour tout ce qui est écrit sur ces plantes : les observations [physiques et sensorielles], les liens avec les mouvements planétaires, etc. C'est tellement poétique… Même si je n'ai pas vraiment utilisé ce qui est écrit, ça m'a beaucoup inspirée[55]. »

    C'est le cas notamment de la branchiflore ((en) Gillyweed), une plante qui permet le développement de branchies, ainsi que de mains et pieds palmés, et qui permet à la personne qui la mâche de respirer et de nager facilement sous l'eau. C'est une plante dont Harry Potter se sert dans La Coupe de feu lors de la deuxième épreuve du Tournoi des trois sorciers[56]. Le nom en anglais de la plante, Gillyweed, fait référence à la giroflée (gillyflower) et aux branchies (gills).

    Le filet du Diable ((en) Devil's Snare) quant à lui recherche l'obscurité et l'humidité. La plante est dotée de vrilles longues comme des tentacules pour étouffer ceux qui l'approchent. Plus ses prisonniers gesticulent et plus elle resserre son étreinte. Seule la lumière peut la forcer à libérer ses proies car elle est forcée de se recroqueviller[57].

    Une Mandragore matérialisée pour le deuxième film (studios Harry Potter).

    La mandragore ((en) Mandrake ou Mandragora), est quant à elle tirée de la sorcellerie traditionnelle. La plante a d'immenses propriétés magiques, et notamment celle de redonner vie à ceux qui ont été pétrifiés par la vue indirecte du regard du Basilic[58]. Par ailleurs, à l'image de la racine de la vraie mandragore qui peut ressembler à un corps humain, la racine de la mandragore dans Harry Potter a l'apparence d'un bébé qui pleure, et son cri est néfaste à l'humain, pouvant, dans le cas des jeunes pousses, l'étourdir voire le rendre inconscient pendant quelques heures[59]. Par contre le cri de la mandragore adulte peut tuer celui qui ne se protège pas[59]. Le Mimbulus mimbletonia, apprécié par le personnage de Neville, est un cactus magique qui ressemble aussi à un organe malade car il palpite légèrement. Cette plante plutôt rare vient d'Assyrie[60].

    En anglais, whomping willow (« saule cogneur ») est très proche phonétiquement de weeping willow (« saule pleureur »).

    Le parc de Poudlard comporte un saule magique, le saule cogneur ((en) Whomping Willow), particulièrement violent, qui a été planté dans le but de dissimuler un passage jusqu'à la cabane hurlante et de dissuader toute personne d'emprunter ce passage. Le seul moyen connu de le neutraliser est d'appuyer sur une petite racine assez difficile d'accès, ce qui a pour effet de paralyser l'arbre pendant un moment[61]. En anglais, whomping (« cogneur ») est très proche phonétiquement de weeping (« pleureur »), J. K. Rowling réalisant un jeu de mots avec le saule pleureur.

    D'autres plantes imaginaires sont mentionnées réagulièrement dans l'histoire, telles que le snargalouf ((en) Snargaluff), une plante carnivore[62] ; la tentacula vénéneuse ((en) Venomous tentacula) toxique et dotée de tentacules rouge sombre[59] ; le bubobulb ((en) Bubotuber) permettant de soigner toute blessure irritante comme l'acné[63] ; ou le voltiflor. Des plantes réelles sont également citées, notamment dans les recettes de potions, et comportent dans l'histoire des vertus magiques ou médicinales — au moins supposées mais pas toujours prouvées — dans la sorcellerie traditionnelle et la médecine. C'est le cas pour l'achillée sternutatoire, l'aconit napel[64], l'aconit tue-loup[64], l'armoise[64], l'asphodèle[64], le cranson officinal, le dictame, la mauve douce, la sauge, ou encore la livèche.

    Potions et médecine[modifier | modifier le code]

    Quelques ingrédients.
    Planche botanique de la belladone, l'un des ingrédients des potions.

    Les potions sont préparées à la manière des recettes de cuisine, à partir de différents ingrédients qui peuvent être d'origine végétale, animale ou minérale[65]. Les personnages peuvent utiliser des ingrédients pharmaceutiques communs, comme les algues ou la menthe poivrée, des plantes réelles toxiques comme la belladone, la digitale ou l'aconit tue-loup, mais aussi des ingrédients magiques, comme le foie de dragon, les œufs de serpencendre ou la corne de licorne[65]. Certains ingrédients sont mélangés entiers dans un chaudron tandis que d'autres subissent une transformation préalable (une découpe ou un écrasement, par exemple) pour que seuls des extraits de ces produits soient utilisés, à la manière des principes actifs extraits en chimie ou en médecine traditionnelle[65]. Les préparations sont ensuite mélangées dans des chaudrons (parfois selon un sens et un rythme de rotation précis[65]). Il en résulte un liquide ayant des effets magiques sur la personne qui le boit, que ce soient des effets thérapeutiques ou des aptitudes particulières momentanées.

    Le chaudron est l'ustensile de base pour la préparation des potions.

    Les potions les plus utilisées dans l'histoire sont le Polynectar ((en) Polyjuice Potion), servant à prendre temporairement l'apparence de quelqu'un d'autre[66],[67] ; le Tue-loup ((en) Wolfsbane Potion[68]) qui permet aux loups-garous de conserver un contrôle sur eux-mêmes pendant leur transformation[69] ou encore le Felix Felicis (chance liquide, parfois comparé à l'amphétamine[70]) permettant de couronner de succès toutes les actions entreprises. L'infirmière de l'école, Madame Pomfresh, est amenée à préparer certaines potions de soins, comme le Poussoss[67] qui fait repousser les os, ou la Pimentine contre le rhume, avec pour effet secondaire de faire fumer les oreilles pendant plusieurs heures[71]. Son également évoqués divers philtres d'amour, tels que l'Amortentia à la couleur nacrée caractéristique[72]. Fred et George Weasley et Lee Jordan utilisent une potion de vieillissement pour essayer d'outrepasser la limite d'âge instaurée par le règlement du Tournoi des Trois Sorciers[73], et le professeur Rogue évoque plusieurs fois le Veritaserum, un sérum de vérité, en guise de menace lorsqu'il soupçonne Harry Potter de mentir.

    Le système de santé chez les sorciers est assez proche du National Health Service britannique, correspondant à des structures de santé publiques avec peu de médecins, des temps d'attente assez longs et des temps de consultations assez courts[70]. L'infirmière, Madame Pomfresh, gère seule l'équivalant d'un centre médical à Poudlard et traite à l'aide de préparations magiques la plupart des pathologies « légères » des élèves, comme les rhumes, les grippes ou les fractures. Elle endosse davantage le rôle d'un médecin généraliste que d'une infirmière scolaire[70]. Lorsque les pathologies s'avèrent plus graves, les élèves sont pris en charge gratuitement par les guérisseurs et « médicomages » de l'Hôpital Sainte Mangouste à Londres, un hôpital public apparemment géré par le ministère de la Magie, et aidé financièrement par des donateurs privés[70]. Les principales maladies des sorciers sont des maladies contagieuses comme la dragoncelle (comparée à la varicelle), l'éclabouille qui recouvre le visage de pustules, ou la lycanthropie[70]. Les sorciers sont globalement plus résistants et ont une espérance de vie plus longue que les moldus[70]. Aucune maladie chronique, ni maladie sexuellement transmissible, ni désagrément lié à la sexualité (comme les menstruations) ne sont mentionnés dans l'intrigue[70]. En revanche, les effets psychologiques dévastateurs du sortilège de torture ou du baiser du détraqueur sont régulièrement mis en avant, et ne connaissent pas de traitement[70].

    Objets[modifier | modifier le code]

    Certains objets présents dans Harry Potter, comme les balais volants, sont empruntés au folklore.

    Certains objets sont liés directement à l'intrigue de l'histoire comme c'est le cas des Reliques de la Mort ou des Horcruxes, et peuvent avoir une forte valeur symbolique[74]. De nombreux objets spécifiques à l’univers de Harry Potter ont été créés par J. K. Rowling, comme le Choixpeau magique, le miroir du Risèd ou le retourneur de temps. D'autres, comme les baguettes magiques ou les balais volants, sont empruntés au folklore.

    La baguette magique est l'accessoire basique de la vie quotidienne du sorcier, et peut être utilisée comme outil[75] ou comme arme[76]. J. K. Rowling, qui ne trouve aucune information au sujet des baguettes magiques à l'époque de l'écriture des premiers romans, invente donc toutes les propriétés des baguettes présentes dans son univers[77].

    Sortilèges[modifier | modifier le code]

    La manière classique de pratiquer la magie — celle qui est enseignée aux personnages dès leur première année à Poudlard — consiste à associer trois éléments pour lancer un sort : une formule, un mouvement de baguette et la volonté. La pratique d'un sortilège « informulé » (qui n'est pas prononcé oralement), qui constitue un avantage indéniable lors d'un duel[72], n'est enseignée qu'à partir de la sixième année à Poudlard, au niveau ASPIC.

    Il existe trois sortilèges, dits « impardonnables », qui entraînent des conséquences extrêmement graves pour ceux qui les pratiquent. Ce sont des maléfices que les lois de la sorcellerie répriment très sévèrement[78]. Ces sortilèges sont ceux de la mort (Avada Kedavra), de la torture (Doloris) et du contrôle d'autrui (Imperium).

    La plupart des sortilèges présents dans l'univers ont une consonnance latine[79]. Blandine le Callet, auteure du livre Le Monde antique de Harry Potter, a mis en lumière l'important travail de référence à l'Antiquité gréco-romaine effectué par J. K. Rowling lors de la création des sortilèges utilisés dans l'univers, et la minutie avec laquelle elles y ont été intégrées[79].

    Aspects sociologiques[modifier | modifier le code]

    La magie et ses limites[modifier | modifier le code]

    La magie est décrite comme une force naturelle qui peut être utilisée pour contrer les lois de la nature tout en pouvant être étudiée de manière scientifique. De nombreuses créatures magiques existent dans la saga, ainsi que des créatures ordinaires qui font preuve de pouvoirs magiques (comme les hiboux, utilisés pour transporter le courrier). Des objets peuvent également posséder des pouvoirs magiques. Les rares êtres humains capables de faire de la magie sont appelés sorciers et sorcières, tandis que ceux qui n'ont aucun pouvoir sont appelés Moldus[80].

    Les émotions peuvent également avoir une influence sur la magie. Les jeunes sorciers qui n'ont pas encore appris à maîtriser leurs pouvoirs, sous le coup de la colère ou de la peur, peuvent provoquer un effet magique particulier, la plupart du temps de façon involontaire[81].

    Avant de publier le premier roman Harry Potter, Rowling a passé cinq ans à établir les règles et limites de la magie, à déterminer ce qu'elle pouvait et ne pouvait pas faire. Elle a affirmé en 2000 : « Le plus important quand on crée un monde fantastique est de décider ce que les personnages ne peuvent pas faire[82]. »

    Les cinq « exceptions aux lois de Gamp sur la métamorphose élémentaire » désignent ce qui ne peut pas être créé par la magie « à partir de rien »[83]. L'une de ces exceptions est mentionnée dans les romans : la nourriture[83], qui ne peut apparaitre de nulle part sans avoir été auparavant préparée[83],[84]. L'amour, la vie, et l'argent en sont trois autres, qui peuvent être devinées à travers la saga. Rowling a affirmé dans une interview que les sorciers ne pouvaient pas matérialiser de l'argent à partir de rien, car cela perturberait gravement le système économique du monde magique[82]. Cependant, la pierre philosophale peut transformer n'importe quel métal en or. L'exception de l'amour est mentionnée pour la première fois dans Harry Potter et le Prince de sang-mêlé : le sentiment peut être reproduit grâce à des philtres d'amour mais ne peut pas être recréé. L'exception de la vie peut être déduite du fait qu'il est impossible de ressusciter les morts. Les cadavres peuvent être transformés en inferi obéissant aux ordres de sorciers vivants, de manière similaire aux zombies. Il est également possible d'invoquer les « ombres » fantomatiques des personnes décédées grâce à l'effet Priori Incantatum produit par les baguettes magiques[85]. La pierre de résurrection, quant à elle, permet de communiquer avec les morts sans leur redonner une consistance corporelle ni les retirer de leur repos[86]. De la même manière, il n'est pas possible de se rendre immortel, à moins de faire usage d'un puissant objet mystique prolongeant la vie (tel que la pierre philosophale créée par Nicolas Flamel ou un horcruxe, ce dernier ayant été utilisé par Voldemort). Une légende raconte que quiconque entre en possession des trois reliques de la Mort peut devenir « maître de la mort »[87].

    La magie noire est habituellement employée dans un but malveillant. Les pratiquants de la magie noire sont désignés sous le nom de mages noirs, dont le plus connu d'entre eux est Voldemort. Les forces du mal proviennent des plus mauvaises impulsions de la nature humaine. Dans le monde magique, l'utilisation de la magie noire est fortement stigmatisée et même illégale ; cependant, ces charmes sont si répandus que même avant l'élévation de Voldemort, beaucoup d'écoles dont Poudlard enseignent la défense contre les forces du mal[26].

    Gouvernement et relations entre communautés[modifier | modifier le code]

    Le pouvoir sur le monde de la sorcellerie est exercé par un ministère de la Magie. Le seul à être décrit par J. K. Rowling est le ministère anglais situé à Londres, la saga se déroulant au Royaume-Uni.

    Les relations politiques entre le monde des sorciers et le monde des Moldus sont réduites au strict minimum. En Angleterre, le Ministre de la Magie se présente au Premier Ministre moldu lors de son élection mais celui-ci est une des seules personnes à connaître l'existence des sorciers et en règle générale c'est la seule fois qu'ils se rencontrent. Cependant, dans certains cas particuliers où des Moldus sont en danger (l'évasion massive de mangemorts d'Azkaban[88], le transfert de créatures magiques dangereuses ou encore le retour de Voldemort par exemple[89]), le ministre de la Magie doit tenir le Premier Ministre au courant des événements.

    Les gouvernements magiques du monde sont à un certain degré unis dans la Confédération Internationale des Mages et Sorciers. Cette organisation a beaucoup de responsabilités, la principale étant d'imposer le Code du Secret de la Confédération Internationale.

    Les livres ne font aucune référence au degré auquel les guerres et les tensions entre les gouvernements moldus (par exemple, les guerres mondiales ou la guerre froide) influencent les relations entre les gouvernements magiques respectifs. Cependant, J. K. Rowling a indiqué que l'ascension du mage noir Gellert Grindelwald et sa défaite par Dumbledore en 1945 ont été liées à l'ascension et à la chute du Troisième Reich[90].

    Économie et classes sociales[modifier | modifier le code]

    Monnaie et documents en circulation à la banque Gringotts. The Making of Harry Potter, Studios Leavesden (2012).

    Une devise fictive, dont seules des pièces de monnaie sont en circulation, est utilisée par les sorciers du Royaume-Uni. La monnaie magique est fabriquée à partir de métaux précieux ensorcelée afin que les pièces puissent être plus légères. Ainsi, quand Harry Potter se saisit de la récompense du Tournoi des Trois Sorciers, un sac contenant un millier de gallions, il ne semble pas souffrir du poids[91].

    Les trois unités de monnaie utilisées sont, par ordre de valeur décroissante[92] :

    • le gallion (galleon en anglais), en or. Des chiffres sont présents sur la tranche. Il s'agit d'un numéro de série désignant le gobelin qui a frappé la monnaie[91]. Les gallions ont pour symbole « ʛ ». Certaines créatures magiques, et notamment les niffleurs, sont sensibles à l'odeur dégagée par les gallions et sont utilisées par les gobelins pour dénicher des trésors[93].
    • la mornille (sickle en anglais), en argent[91].
    • la noise (knut en anglais), en bronze[91].

    Les banques du monde magique assurent un service de change avec la monnaie moldue. La seule référence à ces banques dans Harry Potter est l'établissement de Gringotts, situé sur le chemin de Traverse à Londres et qui compte des centaines de coffres (pouvant contenir d'autres objets que des liquidités[92]). Hagrid indique que les sorciers ont une seule banque, du moins au Royaume-Uni[92].

    J. K. Rowling a indiqué que la valeur approximative d'un gallion était de cinq livres sterling, bien que « le taux varie »[94]. Dans la préface du livre Les Animaux fantastiques, il est indiqué par le personnage de Dumbledore que 174 millions de livres sterling données pour une œuvre de charité correspondent à 34 000 872 gallions, 14 mornilles et 7 noises. Cela suggère donc qu'un gallion équivaut à 5,1 £ (5,89 ).

    Éducation[modifier | modifier le code]

    Salle de cours de potions (The Making of Harry Potter).

    Aucune information n'est apportée dans les livres concernant l'éducation des enfants avant leur arrivée au collège. Néanmoins, J. K. Rowling a précisé plus tard par le biais d'une interview qu'ils pouvaient être scolarisés dans une école primaire ordinaire ou être instruits à la maison[98]. Il n'existe aucune loi obligeant les enfants à fréquenter une école dans le monde magique britannique : les parents peuvent décider de continuer à élever leurs enfants à domicile, ou de les envoyer à Poudlard ou dans des écoles de magie étrangères[99], comme l'Académie de magie de Beauxbâtons ou l'Institut de Durmstrang.

    Poudlard est une école mixte, contrairement à la majorité des collèges décrits dans la littérature anglaise pour la jeunesse[100]. Pour des raisons d'égalité et de facilité d'intégration au sein d'un établissement, l'uniforme scolaire est très courant au Royaume-Uni, où pratiquement tous les établissements publics et privés ont leur uniforme ou au moins un code vestimentaire strict. J. K. Rowling précise que les enfants scolarisés à Poudlard ne portent pas d'uniforme[101], mais simplement des robes de sorcier(e) noires, un chapeau pointu noir ainsi qu'une cape d'hiver noire, notamment en première année[92].

    Chaque élève passe des examens de BUSE (Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire[102]), équivalents du Brevet des collèges, à la fin de sa cinquième année d'études, puis des examens d'ASPIC (Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante), équivalents du Baccalauréat, en septième année, à la fin de sa scolarité. Ces examens sont organisés par un comité de l'Académie des examinateurs magiques. Les étudiants diplômés sont prêts à exercer un emploi dès leur sortie du collège, bien que certains métiers comme celui d'Auror[103] ou de Médicomage (médecin du monde magique) nécessitent l'équivalent de formations professionnalisantes spécifiques pouvant durer plusieurs années. Il n'y a pas de système éducatif de troisième cycle ou d'université magique.

    Activités parascolaires[modifier | modifier le code]

    Le sport, en particulier le quidditch, joue un rôle important dans le monde magique et dans la saga Harry Potter. Le quidditch est un sport d'équipe joué sur des balais volants, que J. K. Rowling apparente au basket-ball[104]. Les sorciers du monde entier suivent l'actualité sportive de la même manière que pour le football, et la Coupe du monde de quidditch est un événement majeur dans le calendrier sorcier[105]. Une course de balais est également organisée de façon annuelle. Harry est un bon joueur de quidditch à Poudlard et plusieurs livres de la série Harry Potter décrivent cette activité sur le terrain de quidditch. Harry, attrapeur de son équipe, a permis à Gryffondor de remporter de nombreuses victoires. Les matchs de quidditch sont décrits dans tous les épisodes de la série sauf dans Harry Potter et la Coupe de feu et Harry Potter et les Reliques de la Mort.

    Parmi les autres loisirs sorciers, on peut citer les Bavboules, un jeu ressemblant à celui des billes dans lequel les petites pierres crachent un liquide puant au visage de l'adversaire lorsque celui-ci perd un point[106]. Il y a un club de Bavboules à Poudlard (Eileen Prince en a d'ailleurs été capitaine[107]), une ligue nationale et internationale.

    Dans la bataille explosive, les cartes explosent[108], tandis que les pièces des échecs sorciers sont animées et reçoivent des ordres du joueur.

    Le modèle patriarcal[modifier | modifier le code]

    J. K. Rowling évoque régulièrement les intérêts et préoccupations qui diffèrent selon les sexes[109], et joue de cette distinction entre féminité et masculinité dans sa stratégie narrative[100]. Au niveau de l'amitié entre les trois héros, par exemple. Au fur et à mesure qu'ils grandissent, cette amitié est mise à rude épreuve, dans une vision réaliste qui tient compte de la puberté et de l'éveil de la sexualité qui creuse les différences entre filles et garçons[110]. L'héroïsme de Harry, sa responsabilité, s'affirment progressivement dans l'intrigue tandis que l'importance de Ron et d'Hermione diminue[110]. Même si les personnages féminins tiennent toujours un rôle important dans le développement de l'intrigue et que certains passages des livres peuvent être perçus comme des appels à l'égalité des sexes[100], le pouvoir est exercé par des hommes et transmis à d'autres hommes[111]. Certains personnages féminins sont stéréotypés comme « pleurnichards »[100], (Cho Chang, Mimi Geignarde). La part qu'Hermione apporte à la résolution des problèmes tient à son travail intellectuel[112], mais même les expertes dans leur domaine n'atteignent jamais le même niveau d'excellence que les plus brillants personnages masculins[100]. L'interprétation du christianisme faite par Rowling, notamment dans la valorisation de l’amour maternel, à fortement influencé l'écriture de Harry Potter[113], même si les références religieuses ne sont pas présentes dans l'intrigue avant le dernier tome[113]. Les personnages féminins décrits comme de mauvaises mères sont aussi décrites comme de mauvaises personnes, et tous les personnages féminins, une fois devenus adultes, sont mariés et ont des enfants[113].

    Andrew Blake pense que l'univers de Harry Potter, ou au moins le produit marketing autour de sa publication, tend à plaire ou à attirer davantage un jeune lectorat masculin, dans l'objectif de remédier à l'analphabétisme des jeunes garçons au Royaume-Uni dans les années 1990, à une époque où ces garçons s'intéressent d'avantage aux ordinateurs et au football qu'à la lecture et l'écriture[114],[115]. Selon Blake, le succès de la série s'explique aussi en partie du fait qu'elle défend aussi bien l'anti-intellectualisme que l'étude[115].

    Communication et transports[modifier | modifier le code]

    Le monde moldu dispose de ses propres moyens de communication, qui sont ceux existants dans les années 1990 : le téléphone fixe et le courrier papier avec timbre postal. Pour s'informer, les Moldus disposent des journaux (l'oncle Vernon lit le Daily Mail[116], qu'il reçoit tous les matins à l'heure du petit déjeuner comme beaucoup de britanniques[117]), de la radio ainsi que de la télévision, par le biais de laquelle Harry entend certaines informations lorsqu'il n'est pas à Poudlard[118]. Les sorciers, qui sont en nette minorité parmi la population humaine, communiquent entre eux essentiellement par voie postale : les lettres sont envoyées par hiboux ou par le biais d'autres oiseaux[119]. Ils peuvent occasionnellement envoyer un message grâce à un patronus, pour prévenir d'un retard[120], d'un événement important, voire d'une urgence[121]. Ils disposent de leur propre presse imprimée et de leur radio à transmission magique, mais n'utilisent pas de téléphone, de télévision ou de moyen de communication plus rapide, car le monde magique est coupé des nouvelles technologies et de l'électricité existantes dans le monde moldu parallèle[119]. Les portraits magiques fournissent également un moyen de communiquer, notamment avec les personnes décédées qui y sont représentées, celles-ci ayant laissé dans le tableau une trace de leur personnalité. Severus Rogue et Harry Potter arrivent ainsi à communiquer avec Albus Dumbledore après sa mort[122],[123].

    Le Poudlard Express transporte les élèves entre Londres et Poudlard.

    Pour se rendre sur des lieux précis, les personnages principaux utilisent de nombreux moyens de transport réservés aux sorciers, qu'il s'agisse de transports moldus détournés (comme le Poudlard Express, le Magicobus ou parfois une voiture volante), de créatures fantastiques (hippogriffe, phénix, sombral, ou dragon), d'objets magiques traditionnels (balais, tapis volants, etc.) ou de techniques de téléportation.

    L'influence des médias sur la communauté magique[modifier | modifier le code]

    J. K. Rowling montre par son écriture une intention de porter un regard critique sur le rôle des médias, et en particulier de la presse écrite, dans le quotidien de la société britannique contemporaine[117]. La presse est présentée dans le monde magique comme un outil politique au service du gouvernement[117],[119]. L'auteure s'amuse à détailler toutes les rubriques propres à un journal, adaptées au monde sorcier : la politique, les affaires nationales ou étrangères, la publicité pour des produits magiques, les potins divers, ou des articles à scandale (notamment ceux rédigés par la seule journaliste connue de l'œuvre, Rita Skeeter[124]), en intégrant les notions de censure et d'écriture subjective[119], voire en caricaturant le métier de journaliste qui, pourtant normalement tenu à un maximum d'objectivité[119], présenterait ici son opinion non pas sous la forme d'un éditorial, mais comme une vérité indéniable, en étant motivé par un but purement lucratif[119]. Les informations fournies apparaissent mensongères, calomnieuses, incomplètes ou inintéressantes, voire hors de propos[119]. Marie-France Burgain, auteure de Daily Prophet dans Harry Potter ou le double visage de la presse, pense qu'à travers le personnage de Skeeter — en anglais américain, Skeeter est une façon humoristique de désigner le moustique[117] —, Rowling cherche à personnifier le journalisme « parasite » qu'elle aurait subi au Royaume-Uni pendant l'écriture des romans et souhaite retranscrire dans l'histoire, en particulier dans La Coupe de feu et L'Ordre du Phénix, l'expérience négative qu'elle en a retenu[117],[119].

    Pile de Gazettes conçues pour les films (The Making of Harry Potter).

    Le journal généraliste du monde magique, La Gazette du sorcier (en anglais : The Daily Prophet, qui peut être traduit littéralement par « le prophète du quotidien »[117]), est perçue par Marie-France Burgain comme une version parodique magique du Sun ou du Daily Mirror[117]. Il est soutenu par le ministère de la Magie et détient le monopole de l'information dans tout le Royaume-Uni des sorciers, sans souffrir de concurrence directe à l'échelle nationale[119]. Il a de ce fait la liberté de pouvoir déclarer toute sortes de choses en toute impunité, sans souci de responsabilité[119], et ne craint pas d'être poursuivi pour diffamation, ni remis en cause, car il n'y a pas de cadre légal clairement établi[119]. La presse écrite magique joue par conséquent un rôle prépondérant dans l'intrigue, puisque la plupart des sorciers n'ont pas d'autre choix que de lire La Gazette du sorcier pour se tenir informés[119], et ce journal devient même le média de propagande du gouvernement de Cornelius Fudge lorsque celui-ci ne souhaite pas reconnaître publiquement le retour de Voldemort[125]. Chaque foyer ou presque y est abonné, et le rituel matinal de la distribution de La Gazette du sorcier à Poudlard par les hiboux fait aussi du journal un relanceur ou déclencheur des aventures, et les articles servent à dynamiser le récit[117]. La presse permet aussi à J. K. Rowling de présenter un personnage avant son apparition dans l'histoire, contribuant à la mise en place d’un climat de peur et de menace, qui créait des attentes chez le héros et le lecteur[117]. Hermione, qui le lit tous les jours, permet aux personnages principaux de rester au courant de l'actualité et d'anticiper les actions du gouvernement[126],[125]. Le contrôle du journal sur la population ne se dévoile que progressivement dans l'intrigue[117], et Hermione est le personnage le plus critique vis-à-vis de la presse mensongère et manipulatrice[117]. La camaraderie et la confiance installées entre les personnages se retrouvent parfois occultées par les publications de La Gazette[119]. Seamus Finnigan ou Molly Weasley, par exemple, qui connaissent très bien Harry ou Hermione, se laissent pourtant influencer par les propos mensongers du journal à leur sujet, car ils ne disposent pas d'autres moyens d'informations[119]. Rowling utilise les médias pour installer, dans les derniers tomes, un climat d'avant-guerre et de pré-dictature[119]. L'installation de cet état de dictature est mis en évidence dans le tome 7, lorsque le personnage de Remus Lupin explique à Hermione que les coups de force du Ministère, sous l'emprise de Voldemort, se sont déroulés « en douceur et quasiment en silence », face à une population sorcière habituée à une unique source d’information qu'elle n'a jamais pris l'habitude de remettre en doute[119].

    Quelques couvertures du Chicaneur conçues pour les films.

    Plusieurs autres journaux et magazines, tous agrémentés d'images en mouvement, sont régulièrement mentionnés, tels que Le Chicaneur ou Sorcière-Hebdo[127], ainsi que la presse plus spécialisée comme Le Mensuel de la métamorphose[106] ou Balai-Magazine[128]. Le Chicaneur ((en) The Quibbler), tenu par Xenophilius Lovegood, est présenté avec humour comme un journal indépendant aux théories conspirationnistes fantaisistes, souvent considérées douteuses[60]. Le journal semble cependant être plus ouvert et avoir une approche plus démocratique en questionnant le discours officiel de La Gazette, et en invitant à la discussion autour de certains sujets, mais il se décrédibilise rapidement par ses raisonnements farfelus et son manque de vérifications[119]. Il est quelques fois comparé aux réseaux sociaux, qui se distinguent généralement des médias dans la mesure où les informations peuvent y être diffusées en vrac par tout un chacun, sans contexte ni vérification[119]. La différence majeure entre les deux journaux les plus mentionnés dans Harry Potter réside surtout dans leur rapport avec le pouvoir politique : La Gazette devient un outil au service du Ministère, tirant sur le sensationnalisme[117], tandis que Le Chicaneur reste indépendant, moins populaire et comme le dit Luna, « se fiche du nombre d'exemplaires qu'il vend »[119]. Le Chicaneur permet néanmoins, en publiant une interview fidèle de Harry Potter au moment où celui-ci est discrédité par La Gazette, d'apporter une version alternative des faits et de convaincre une partie de la population[119]. Ce journal dissident gagnant peu à peu en influence par la suite, il devient subversif et problématique pour Voldemort dans Les Reliques de la Mort, à l'ère de sa dictature, et se retrouve sous pression[119].

    La station Potterveille n'est pas sans rappeler les radios clandestines de la résistance comme Radio Belgique, ici à Londres en septembre 1944 (plaquette de la BBC).

    La radio indépendante à transmission magique (ou RITM) diffuse quant à elle des émissions comme Salut les Sorciers ou Sorcellerie Info, et des artistes comme Célestina Moldubec, chanteuse préférée de Molly Weasley[119]. La radio est très peu évoquée dans l'intrigue, et n'est pas écoutée à Poudlard[119]. Elle prend une place plus importante dans Les Reliques de la Mort, lorsque Harry, Ron et Hermione sont en fuite, car elle devient le seul moyen d’information dissident[119]. La station clandestine Potterveille ((en) Potterwatch), animée par les jumeaux Weasley et Lee Jordan en soutien à leur camarade, invite notamment Kingsley Shacklebolt et Remus Lupin à s'exprimer pour maintenir le moral des sorciers résistants à Voldemort. La fonction de Potterveille est mise en parallèle avec celle que pouvaient avoir Radio Londres ou Radio Belgique entre 1940 et 1944[117], lorsque les émissions animées par la résistance européenne pendant l'occupation nazie permettaient de donner les informations les plus fiables possibles[119].

    Organisations et groupements[modifier | modifier le code]

    Plusieurs organisations ou regroupements s'organisent au fil de l'intrigue. Les mangemorts, par exemple, constituent un groupe de sorciers et sorcières partisans de Lord Voldemort. Pour les contrer, d'autres organisations de forment, telles que l'Ordre du Phénix, ou l'Armée de Dumbledore.

    L'Ordre du Phénix est une société secrète fondée par Albus Dumbledore, qui a pour but de faire face à Voldemort et à ses Mangemorts. Son quartier général se trouve dans la maison de Sirius Black, le parrain de Harry Potter, au 12, square Grimmaurd[129]. L'Ordre existe déjà avant la chute de Voldemort, mais ses membres se réunissent à nouveau à partir du jour où Voldemort reprend forme humaine, à la fin du tome 4[130]. Les membres de l'Ordre sont des personnages récurrents dans les différents livres : la moitié de la famille Weasley en fait partie, certains membres du corps enseignant de Poudlard, et certains Aurors. Durant la cinquième année de Harry Potter à Poudlard, l'Ordre doit faire face à Voldemort, mais aussi au ministère de la Magie[131], qui nie le retour du mage noir.

    L'Armée de Dumbledore (formée à l'insu du directeur Albus Dumbledore, dont elle porte le nom), est une organisation comptant uniquement des adolescents de Poudlard souhaitant s’entraîner à manipuler les sortilèges de défense contre les forces du mal, ce qui leur est devenu interdit. L'organisation est fondée par Hermione Granger, dans le but de contrer l'autorité de l'un des professeurs de Poudlard de cinquième année et déléguée du ministère de la Magie, Dolores Ombrage.

    Représentation possible de la forme Animagus de Sirius Black (dit « Patmol »).

    Un autre groupement d'élèves célèbre est celui des « Maraudeurs » (Marauders en anglais). C'est le surnom que s'attribue un groupe d'étudiants de Poudlard, créateurs de la carte du maraudeur, dans les années 1970[132]. Le groupe d'amis est alors composé de « Lunard » (Remus Lupin), « Queudver » (Peter Pettigrow), « Patmol » (Sirius Black) et « Cornedrue » (James Potter)[128],[61]. Trois des maraudeurs acquièrent illégalement la faculté de se transformer en animal (animagi) au cours de leurs études[133], afin de pouvoir tenir compagnie sans risque au quatrième (Remus Lupin), qui est contraint de s'isoler des autres élèves une fois par mois en raison de sa lycanthropie[133]. Après avoir quitté Poudlard, les maraudeurs deviennent tous membres de l'Ordre du Phénix, et James Potter, resté très proche de Sirius Black, le choisit avec Lily Evans pour être le parrain de leur fils Harry. Les liens fraternels entre les quatre maraudeurs sont rompus lorsque, par crainte de Voldemort, Peter Pettigrow vient à trahir Lily et James Potter en 1981, en fournissant au mage noir des informations qui conduisent à leur assassinat[134]. Douze ans plus tard, dans Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter a connaissance du groupe co-formé par son père en héritant de la carte du maraudeur que lui confient les jumeaux Weasley après l'avoir volée dans le bureau de Rusard[128]. La même année, Sirius Black s'évade de prison pour retrouver Peter Pettigrow et prouver son innocence[134], et Remus Lupin devient l'un des professeurs de Harry, ainsi que l'un de ses confidents et amis proches.

    Statuts[modifier | modifier le code]

    Chez les humains, le pouvoir magique et son absence sont des attributs innés qui déterminent leur statut. Les attributs sont héréditaires, transmis par des allèles dominants ou récessifs[135]. Dans les couples de sorciers, l'enfant naît généralement pourvu de pouvoirs magiques, et dans les couples moldus, il en est dépourvu. Il existe des exceptions : les enfants nés de parents sorciers mais incapables de faire de la magie, très rares, sont appelés cracmols[58] ; les enfants sorciers nés de parents moldus, plus courants, sont dits « nés-Moldus » (ou « Sang-de-bourbe » selon une expression péjorative et grossière[80]).

    Statuts des sorciers[modifier | modifier le code]

    Un sorcier dit de « sang-mêlé » (half-blood en anglais) est un sorcier ayant un ancêtre moldu. La grande majorité des sorciers présentés dans le roman sont des sang-mêlé, à commencer par Harry lui-même ainsi que son ennemi Voldemort[136].

    Un sorcier « né-Moldu » (muggle-born en anglais) est un sorcier dont les parents sont Moldus. C'est le cas notamment d'Hermione Granger, Lily Evans Potter, Colin et Denis Crivey, Justin Finch-Fletchley ou encore Dean Thomas[137]. Les nés-Moldus sont parfois désignés par le terme insultant de « sang-de-bourbe » (mudblood en anglais). Quiconque utilise ce terme considère une telle filiation comme étant « impure »[80]. Dans Harry Potter et la Chambre des secrets, Drago Malefoy insulte Hermione en la qualifiant ainsi[80]. Dans le septième livre, on apprend que lors du règne de Voldemort, les nés-Moldus sont forcés d'être fichés et marqués comme tels[99]. On les accuse également d'avoir volé de la magie. Ils sont alors interrogés par Dolores Ombrage au ministère de la Magie[138]. Les sang-purs deviennent une oligarchie discriminant également les sang-mêlés. Les discours de Voldemort et de ses partisans sont des discours pouvant s'apparenter aux discours nazis.

    Un sorcier dit de « sang-pur » (pure-blood en anglais) n'a pour ancêtres que des sorciers. La communauté magique étant relativement petite, les familles de sang-pur sont donc extrêmement rares et vouées à disparaître. Elles sont toutes plus ou moins apparentées : ainsi la famille Black est reliée par le mariage de Narcissa Black à la famille Malefoy, et par cousinage éloigné à la famille Weasley[139]. Pour maintenir la « pureté du sang », certaines familles comme la famille Gaunt ont dû recourir à la consanguinité en épousant leurs cousins, provoquant alors une instabilité mentale et une nature détraquée[140]. Le concept de « sang-pur » revient également de manière récurrente comme « credo » de Voldemort et de ses partisans[136]. Le terme péjoratif de « traître à son sang » (blood-traitor en anglais) est quelque fois employé dans l'histoire par des personnes peu recommandables (telles que Kreattur, l'elfe serviteur de la famille Black)[139], pour désigner une personne ou une famille de sang-pur qui se rapprocherait trop des Moldus à leur goût, ou qui, surtout dans le septième livre, ne voudraient pas se joindre à lord Voldemort. Dans le Royaume-Uni, les Weasley sont considérés par ces mêmes personnes comme la pire famille de « traîtres à leur sang », étant particulièrement fière de ses liens ancestraux avec de nombreux Moldus illustres[141]. Les Mangemorts se targuent d'avoir le sang-pur contre la grande majorité des familles ayant compté des Moldus ou d'anciens Moldus. Toutefois, Lord Voldemort lui-même est un sang-mêlé[136] et J. K. Rowling a affirmé qu'aucune famille de sang-pur ne subsistait à l'époque où se déroule l'intrigue[142].

    Autres statuts[modifier | modifier le code]

    « Moldu » (muggle en anglais) est un terme inventé par les sorciers pour désigner une personne ne possédant pas de pouvoirs magiques[81]. La plupart des Moldus sont inconscients de l'existence de la société des sorciers, bien que ces deux mondes existent en parallèle. Le ministère de la Magie travaille très dur à garder les Moldus dans cette ignorance. Lorsque des Moldus voient un dragon, par exemple, le ministère envoie des fonctionnaires appelés « Oubliators » pour lancer des sortilèges d'amnésie. Certains endroits magiques sont dissimulés par des sortilèges Repousse-Moldus et sont rendus « incartables »[139] ; ces lieux adoptent aux yeux des Moldus une forme peu attrayante (par exemple, des ruines pour Poudlard) avec une signalisation de danger[26].

    Poudlard possède un enseignement appelé « étude des Moldus » où les élèves étudient la façon dont les Moldus vivent sans la magie (« Expliquez pourquoi les Moldus ont besoin d'électricité »[143]). Mais pour la plupart des sorciers, les mœurs des Moldus et leur mode de vie sont essentiellement inconnus. Quand ils tentent d'agir comme des Moldus, les résultats peuvent effectivement être comiques, comme lorsque Arthur Weasley accompagne Harry à son audience au ministère et qu'il montre son enthousiasme en empruntant le métro londonien[144]. Beaucoup de sorciers et sorcières considèrent les Moldus avec bienveillance, mais certains ne voient en eux que nuisances et ennuis, et n'ont jamais accepté l'importance de leurs relations avec les Moldus vivant autour d'eux. Des sorciers belliqueux tourmentent parfois les Moldus avec cruauté. Dans des cas extrêmes, certains ont proposé que l'on les classifie au rang d'« animaux »[145] ou même que l'on autorise la « chasse » aux Moldus. Le ministère fait respecter un acte de protection des Moldus pour s'assurer que le monde des sorciers les respecte et reste bien caché de leurs yeux[92]. Mais puisque la communauté magique est très petite, la civilisation moldue dans laquelle ils vivent est d'une importance vitale pour leur bien-être. L’Ordre de Merlin fut fondé par Merlin il y a des siècles pour récompenser ceux ayant été un exemple dans ce domaine. Cornelius Fudge fut d'ailleurs élu ministre de la Magie dans un état d'esprit pro-moldu.

    Le terme « Cracmol » (squib en anglais, qui désigne un pétard) est employé pour désigner une personne appartenant à une famille de sorciers, mais pratiquement dépourvue de toute capacité magique[58]. Arabella Figg[146] et Argus Rusard[58] sont des Cracmols. Les Cracmols peuvent voir des lieux magiques comme Poudlard, alors que les Moldus, dénués de toute capacité magique, en sont incapables.

    Le rôle de la nourriture[modifier | modifier le code]

    Les banquets à Poudlard sont des moments conviviaux qui permettent de favoriser l'intégration des personnages.

    La nourriture a une symbolique très forte dans l'univers de Harry Potter, et sert notamment à appuyer les aspects positifs du monde magique par rapport au monde moldu dans lequel a évolué Harry pendant ses premières années[147]. Les repas décrits dans le monde magique sont toujours partagés en communauté et constituent des moments conviviaux, festifs, ainsi que des facteurs d'intégration, aussi bien à Poudlard qu'au sein des demeures familiales des sorciers amicaux[147].

    À l'image du livre préféré de son enfance, Le Cheval d’argent[148], J. K. Rowling se plaît à décrire tout au long de ses romans une nourriture abondante et typiquement anglaise[148]. Les plats salés du monde magique sont identiques aux plats réels traditionnels, tandis que certaines boissons et la plupart des sucreries sont imaginaires ou comportent des particularités magiques tout en recherchant une proximité avec les habitudes alimentaires des lecteurs du Royaume-Uni[147]. C'est le cas par exemple de la tarte à la mélasse ((en) treacle tart), le dessert favori de Harry Potter, qui est un dessert traditionnel britannique datant de la fin du XIXe siècle et qui a connu, grâce au récit, un regain de popularité[149],[150].

    La nourriture servie à Poudlard est considérée d'un point de vue nutritionnel comme riche et relativement peu équilibrée[147], à l'image de la nourriture populaire au Royaume-Uni[147]. Elle est liée aux émotions et joue le plus souvent un rôle réconfortant dans l'histoire, en permettant de faciliter l'identification des lecteurs aux personnages[147]. Elle peut aussi jouer un rôle de marqueur social[147].

    Repas et boissons[modifier | modifier le code]

    Petit déjeuner anglais traditionnel.
    Les tartes aux pommes ou à la mélasse sont des desserts de Poudlard.

    Aux petits déjeuners, les élèves de Poudlard mangent régulièrement du porridge, des harengs, des œufs au bacon, des petits pains et toasts beurrés à la confiture ou des corn-flakes[151] accompagnés de jus d'orange, de lait, de chocolat chaud ou de café[151]. Les plats sont généralement à base de viandes (rosbif, saucisses frites, hachis parmentier, steaks, pâté, lard, ragoûts ou tourtes de bœuf, sandwichs au poulet et au jambon, côtelettes de porc et d'agneau[152], et accompagnés de divers légumes (petits pois, carottes, citrouille) ou pommes de terre sous plusieurs formes (gratin, sautées, frites, purée)[152]. Certains plats étrangers comme la bouillabaisse[153] ou la goulash[154] sont servis lors du tournoi des Trois Sorciers. Les desserts les plus servis sont les pancakes, tartes à la crème, glaces, tartes aux pommes ou à la mélasse, éclairs et gâteaux au chocolat, beignets et gâteaux à la confiture, fruits divers, gelée anglaise et gâteaux de riz[152]. Toute cette nourriture servie à Poudlard est préparée par des elfes de maison (non rémunérés)[147]. En dehors de l'école, la préparation de la nourriture est souvent effectuée par des personnages féminins et archétypes de la « mère nourricière », tels que Molly Weasley ou, d'une manière plus négative, Petunia Dursley pour son fils trop gâté Dudley[147]. La nature généreuse de Hagrid s'exprime aussi fréquemment par le don ou la préparation de nourriture, même si ses préparations ne sont généralement pas au goût des autres personnages[147].

    Le gâteau très élaboré confectionné par la tante Pétunia dans Harry Potter et la Chambre des secrets, dans le seul but d'impressionner ses invités — potentiels futurs clients importants de son mari —, souligne également le rôle de marqueur social joué par la nourriture dans le monde moldu[147]. Selon Leisa Anne Clark, auteure de La nourriture dans la série Harry Potter de J. K. Rowling, le gâteau d'anniversaire a également une symbolique très forte dans l'histoire, en tant que marque d'affection, de considération et de partage[147],[155]. C'est quelque chose qui est refusé à Harry chez les Dursley, et qu'il commence à connaître dès l'instant où il prend connaissance du monde magique, le jour de son onzième anniversaire : Hagrid lui apporte un gros gâteau fait maison abimé par le voyage, qui constitue son tout premier « vrai » cadeau personnalisé et un symbole de lien et d'affection de la part d'un membre de la communauté magique[147],[155].

    Représentation des bièraubeurres au Wizarding World of Harry Potter à Orlando.

    Parmi les boissons les plus citées figurent le jus d'orange, le jus de citrouille, le lait de poule, divers thés, l'hydromel aux épices, le whisky pur malt, le sirop de cerise et la bièraubeurre. Cette dernière, composée comme son nom l'indique de bière (tiède ou chaude) et de beurre, est la plus célèbre des boissons de sorciers. Harry et ses amis la consomment le plus souvent aux Trois Balais, un pub de Pré-au-Lard, où Madame Rosmerta leur sert « la meilleure bièraubeurre »[128]. Son goût est décrit comme étant sucré et proche de celui du caramel écossais (un mélange de beurre et de sucre roux)[156]. Ce n'est pas un alcool très fort pour les sorciers, mais les elfes de maison y sont plus sensibles[157].

    Confiseries[modifier | modifier le code]

    Il existe une multitude de friandises citées dans l'univers de Harry Potter, telles que les gnomes au poivre, les plumes en sucre, les nids de cafard, les Suçacides, les bonbons explosifs[128], les fondants du chaudron[158] ou les Patacitrouilles[159]. Les deux friandises les plus célèbres du monde sorcier sont les Chocogrenouilles, friandises ensorcelées au chocolat en forme de grenouille vendues avec une carte de sorcier ou sorcière célèbre animé(e)[92], et les dragées surprises de Bertie Crochue, bonbons colorés aux goûts très variés et parfois douteux[160]. Les friandises sont achetées par les personnages sur les deux principaux lieux de vente que sont la boutique Honeydukes à Pré-au-Lard et le chariot circulant à bord du Poudlard Express. Harry décide, lors de sa rencontre avec Ron dans le train, de partager avec lui un échantillon de toutes les friandises du chariot, après avoir appris que son nouvel ami était issu d'une famille pauvre et ne pouvait s'en offrir[147]. Ce passage marque aussi symboliquement l'affranchissement de la maltraitance, sous forme de privation alimentaire, que Harry subissait auparavant chez son oncle et sa tante moldus[147].

    Chocogrenouilles dans la vitrine de Honeydukes. The Wizarding World of Harry Potter à Orlando.
    Les Dragées Surprise de Bertie Crochue.

    Lors du Noël 1994 de Harry Potter et la Coupe de feu, Hagrid offre à Harry une grande boîte remplie de bonbons. À cette occasion, le lecteur apprend le nom des quatre friandises préférées du héros[154] : les bulles baveuses ou « Ballongommes du Bullard » (gommes à mâcher produisant des bulles impossibles à éclater[128])[Note 3] ; les Fizwizbiz (boules de sorbet faisant léviter la personne qui les mange[128]) ; les Chocogrenouilles et les dragées surprises de Bertie Crochue.

    Les friandises créées par Fred et George Weasley sont régulièrement testées à Poudlard, puis commercialisées dans leur boutique de farces et attrapes du chemin de Traverse à partir du sixième tome. Les plus connues d'entre-elles sont les pralines Longue Langue, qui allongent la langue[161] ; les crèmes Canari qui transforment la personne pendant quelques instants[84] ; et les boîtes à Flemme contenant des produits (avec leur antidote) destinés à indisposer les élèves qui ont besoin de sauter les cours (pastilles de Gerbe, des petits-fours Tourndeloeil, des berlingots de Fièvre ou des nougats Néansang[139],[162]).

    Aptitudes des sorciers[modifier | modifier le code]

    Animagus[modifier | modifier le code]

    Un Animagus (au pluriel, on parle d'Animagi) est un sorcier ayant la capacité de se métamorphoser à volonté en l'animal qu'il aura choisi durant son apprentissage. S'exercer à devenir un Animagus est très difficile et nécessite plusieurs années d'entraînement intensif. C'est pour cette raison que le ministère de la Magie surveille de très près les personnes souhaitant accéder à cette aptitude hors du commun, et leur demande de s'enregistrer au Service des usages abusifs de la magie[56]. La différence fondamentale entre les métamorphoses « communes » et les transformations « animagiques » réside dans le fait que l'individu « communément » métamorphosé devient entièrement animal (perdant toute conscience humaine, laquelle laisse place à un instinct bestial jusqu'à ce que quelqu'un annule le sort) tandis que l'Animagus garde souvenirs, pensée et conscience de ses actes. Il peut en outre se transformer sans baguette ni aide extérieure[134].

    Le ministère tient un registre, qui se veut exhaustif, des Animagi. Dans son troisième volume, ce registre contient notamment les noms des sept Animagi déclarés sur le sol britannique au XXe siècle[133]. On ne connaît officiellement que l'un des sept noms, celui de Minerva McGonagall qui se transforme à volonté en chat tigré. Plusieurs Animagi « illégaux » (car non déclarés) font également leur apparition dans les différents romans de la série, tels que Sirius Black (chien), Peter Pettigrow (rat), James Potter (cerf) et Rita Skeeter (scarabée).

    Métamorphomage[modifier | modifier le code]

    Le terme métamorphomage est employé pour décrire les sorciers ayant la capacité de se métamorphoser spontanément, sans l'aide de potions ou de sortilèges[103]. Les métamorphomages peuvent ainsi prendre l'apparence de n'importe qui. Pour se transformer, ils crispent leur visage et le changement s'effectue alors. Contrairement aux animagi, on ne peut pas devenir métamorphomage par l'apprentissage. Un métamorphomage l'est dès la naissance[103].

    Les métamorphomages sont apparemment très rares car Harry n'en a vu qu'une seule durant sa scolarité : Nymphadora Tonks. Dès sa naissance il est évident que Teddy Lupin, fils de Remus Lupin (qui est un loup-garou) et de Tonks, est lui aussi un métamorphomage[163].

    Fourchelang[modifier | modifier le code]

    Le fourchelang (Parseltongue en anglais) est la capacité de communiquer avec les serpents, par le biais de sifflements aigus s'apparentant à ceux d'un serpent. Parler le fourchelang est rare et très mal vu. C'est normalement une capacité innée : une personne ne sachant pas qu'elle possède cette capacité, tel Harry Potter dans le deuxième livre, peut le parler et le comprendre instinctivement sans même s'en rendre compte[164]. Harry Potter a reçu le don de Voldemort lorsque celui-ci a tenté de le tuer, et l'a perdu en tuant la part d'âme que Voldemort avait involontairement placée en lui. La première personne recensée dans l'univers de Harry Potter parlant le fourchelang est Salazar Serpentard, l'un des quatre fondateurs de Poudlard. Ses descendants, dont la famille Gaunt ont également ce pouvoir.

    Legilimancie et occlumancie[modifier | modifier le code]

    La legilimancie est une branche de la magie qui a pour objet d'extraire de l'esprit de certaines personnes des émotions ou des souvenirs, nécessitant généralement un contact visuel avec la cible[165]. La pratique de la legilimancie est plus aisée sur un esprit détendu ou vulnérable[165]. On appelle « legilimens » celui qui pratique la legilimancie. Legilimens est également le sort exercé afin de lire les pensées d'autrui[165].

    Harry Potter et Voldemort ayant un fort lien magique depuis la tentative de meurtre du mage noir sur le garçon, celui-ci dispose d'une capacité à « lire dans l'esprit » de Voldemort, et réciproquement, sans se trouver nécessairement à proximité l'un de l'autre. Lorsque le mage se rend compte de ce lien, il cherche à générer de fausses indications pour piéger Harry. Dans le septième livre, on apprend que lorsque Voldemort a tenté de tuer Harry dans son berceau, une partie de son âme s'est enfermée dans l'esprit de sa victime, formant un 7e Horcruxe, Harry lui-même[166]. C'est pour cette raison que Voldemort et le garçon ont un lien si fort et que Harry a la possibilité de parler Fourchelang, la langue des serpents.

    Le professeur Severus Rogue précise en outre que Voldemort est un grand legilimens[165] : il serait quasiment impossible de lui mentir sans qu'il le sache. Rogue lui-même y parvient cependant pendant plusieurs années en jouant son rôle d'espion pour les deux camps. On suppose qu'Albus Dumbledore l'est également, en raison du fait que Harry ait le sentiment d'être passé aux rayons X en sa présence[58] et que l'auteur mentionne à plusieurs reprises son regard perçant. Dumbledore précise lui-même avoir de l'expérience en matière de legilimancie[136].

    L’occlumancie est, quant à elle, une branche de la magie qui a pour objet de protéger son esprit contre les tentatives d'intrusions et contre les « influences extérieures »[165]. Autrement dit, de se protéger de la legilimancie. Il n'existe pas de sort pour fermer son esprit, l'occlumancie est plutôt un art d'organisation de ses pensées. Celui qui pratique l'occlumancie est appelé occlumens.

    Dans Harry Potter et l'Ordre du Phénix, c'est Rogue lui-même qui donne des cours particuliers à Harry pour lui apprendre à interdire l'accès de son esprit à Lord Voldemort[165]. Le résultat est très mauvais, en raison de leur forte antipathie l'un envers l'autre[167]. Dans le sixième livre, on apprend que Bellatrix Lestrange a enseigné l'occlumancie à son neveu Drago Malefoy afin que personne, ni même Severus Rogue auquel elle ne fait pas confiance, ne sache ce qu'il préparait[168].

    Voyance[modifier | modifier le code]

    L'aptitude à prophétiser, aussi appelée le Troisième Œil[169], permet au sorcier qui la détient d'entrevoir le futur, le passé ou des instants présents se déroulant à d'autres endroits. Cette aptitude, bien qu'elle puisse se travailler, s'acquiert principalement à la naissance[169]. Les sorciers maîtrisant la voyance pourront voir des scènes entières, tandis que ceux qui sont encore débutants ou qui n'ont pas une grande aptitude peuvent ne voir que de brèves images.

    Sibylle Trelawney, le professeur de divination, détient ce pouvoir, bien qu'il ne se manifeste chez elle que rarement[136]. Les techniques pour voir l'avenir sont nombreuses ; il y a entre autres les lignes de la main, les feuilles de thé et les boules de cristal[169].

    Lycanthropie[modifier | modifier le code]

    Un sorcier ou une sorcière peut devenir lycanthrope en se faisant mordre par un autre lycanthrope lors de la pleine lune[170]. Une fois par mois, pendant les trois jours de pleine lune, le mordu se transforme en loup-garou, et perd tout contact avec le monde magique : il ne se souvient de rien et a un comportement sauvage, agressif et cruel. Une fois redevenus humains, ils ne se souviennent en général pas de ce qu'ils ont fait pendant ces trois jours. Très mal vus par la société, certains, comme Remus Lupin, choisissent de boire une potion Tue-loup un peu avant leur transformation, ce qui leur permet de contrôler leurs actions[133]. Fenrir Greyback est un lycanthrope très connu pour sa sauvagerie et sa cruauté : ses cibles préférées sont les enfants[171].

    Bill Weasley, blessé légèrement par Fenrir Greyback[170], acquiert une certaine préférence pour la viande saignante sans pour autant se transformer en loup-garou.

    Patronus[modifier | modifier le code]

    Représentation du patronus corporel de Harry Potter, un cerf.

    Le sortilège « Patronus » crée l'incarnation des pensées positives telles que la joie, l'espoir ou le désir de vivre de celui qui le lance[143]. Il sert de protection contre les détraqueurs, qui se nourrissent des sentiments de désespoir et les nourrissent en même temps. Le patronus protège le sorcier ou la sorcière qui l'a invoqué mais il obéit aussi à ses ordres. Il s'éteint une fois devenu inutile[172].

    Le patronus créé apparaît argenté[172], éthéré et translucide, presque transparent. Un patronus trop faible (dû à sa mauvaise réalisation), ressemble à une masse informe argentée de filaments ou éclats qui sont aisément détruits ou éteints. Un patronus convenablement réalisé (à l'aide d'un souvenir particulièrement puissant) est dit Patronus Corporel ; il prend une forme animale caractéristique de la sorcière ou du magicien l'ayant invoqué puisqu'il est le témoin de leur personnalité/caractère. Mais, il arrive que des personnes voient leur patronus changer de forme au cours de leur existence, cela est souvent dû à un choc émotionnel ou à un bouleversement dans la vie de la personne[120].

    Le sortilège du patronus est simple en théorie mais très difficile à exécuter correctement dans la pratique. Il exige l'utilisation d'une baguette magique et de l'incantation Spero Patronum[143].

    Transplanage[modifier | modifier le code]

    C'est l'un des moyens de transport les plus rapides pour les sorciers : transplaner consiste à se téléporter quasi instantanément d'un endroit à un autre[181]. C'est un sort régulé par le ministère de la Magie et qui présente des dangers, le risque majeur étant de se retrouver « désartibulé » (splinched en anglais), c'est-à-dire de laisser une partie de son corps derrière soi[182]. Ce risque est à l'origine de l'interdiction faite de transplaner sans l'obtention du permis adéquat ; il est proposé aux élèves majeurs (17 ans dans le monde des sorciers) de le préparer à Poudlard[183].

    La difficulté du transplanage augmente avec la distance. Seuls des sorciers hautement entraînés peuvent envisager des transplanages intercontinentaux. Il est possible d'accompagner quelqu'un qui transplane sans savoir soi-même transplaner : il suffit de s'agripper à cette personne[181] ; c'est le « transplanage d'escorte ».

    Il est impossible de transplaner dans l'enceinte de Poudlard, mais Albus Dumbledore peut, en tant que directeur, annuler temporairement cette mesure de sécurité[184] (À noter que dans le film Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, Albus Dumbledore prétend que ses fonctions lui permettent de transplaner, ce qui n'est pas le cas dans le livre). Les elfes de maison peuvent se déplacer d'une manière similaire, mais ce n'est pas du transplanage ; ils peuvent le faire n'importe où, même dans un lieu protégé comme Poudlard. Les elfes de maison pratiquent, en effet, une magie différente de celle des sorciers.

    Postérité de l'univers[modifier | modifier le code]

    Adaptations[modifier | modifier le code]

    Au cinéma[modifier | modifier le code]

    À la télévision[modifier | modifier le code]

    Au théâtre[modifier | modifier le code]

    Parcs d'attractions[modifier | modifier le code]

    Culture populaire[modifier | modifier le code]

    Commercialisation de friandises et collections[modifier | modifier le code]

    Friandises de l'univers de Harry Potter présentées aux studios de Leavesden.

    Les dragées surprises de Bertie Crochue ont inspiré la firme Jelly Belly pour la fabrication de bonbons réels, vendus en sachets et en boîtes. La définition des dragées surprises a été respectée et les saveurs sont réellement inhabituelles et peu appétissantes : herbe, radis, sardine, poussière, poivre, spaghetti, savon, etc. En 2003, elles ont également été commercialisées en Europe.

    Depuis 2010[185], les parcs d'attractions Universal et le Studio Tour Harry Potter commercialisent des grenouilles en chocolat à l'intérieur de boîtes pentagonales violettes et dorées, identiques à celles visibles dans les films[186],[187]. Ces boites contiennent également chacune une carte holographique pentagonale représentant un sorcier ou une sorcière célèbre en photo-réalisme[185].

    De 2010 à 2017, cinq cartes uniquement sont commercialisées : celle de Dumbledore (représenté par son interprète principal Michael Gambon) et une de chaque cofondateur ou cofondatrice de Poudlard[185]. Depuis 2017, la collection de cartes s'agrandit, avec notamment la vente des cartes de Gilderoy Lockhart (représenté par Kenneth Branagh)[188], de Bertie Crochue[189], de Garrick Ollivander (représenté par John Hurt)[190], d'Artemisia Lufkin (première femme ministre de la Magie)[186], ou de Merlin[191]. Une ou plusieurs nouvelles cartes sont produites environ tous les six mois[185]. En 2020, la collection compte une quinzaine de cartes officielles[185].

    Hommages[modifier | modifier le code]

    En 2021, une espèce de grenouille arboricole de Nouvelle-Guinée, la Litoria mira, est surnommée la chocolate frog (« chocogrenouille ») en raison de sa couleur chocolat[192],[193].

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    Notes[modifier | modifier le code]

    1. Néologisme apparu dans les années 1990 pour désigner l'association des styles traditionnels et modernes[10].
    2. Privet signifiant « troène » en français, l'adresse pourrait être traduite en « Chemin des troènes ».
    3. La même friandise a fait l'objet de deux traductions différentes dans la version française des romans. Elle est nommée « Ballongomme du Bullard » dans les premier et cinquième livres, et « Bulle baveuse » dans les troisième et quatrième. Elle est mentionnée également en tant que « Bulle baveuse » par Ron Weasley dans le quatrième film.

    Références[modifier | modifier le code]

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    Annexes[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    Romans

    Encyclopédies

    • Stéphanie Chica, Tout l'Univers Magique de Harry Potter, Grainville, City Editions, , 432 p. (ISBN 2-915320-57-8).
    • Steve Vander Ark (trad. de l'anglais), L'Encyclopédie, Le guide complet non-officiel de l'univers magique de Harry Potter, Outremont (Québec)/Escalquens, AlTerre inc., , 371 p. (ISBN 978-2-923640-06-8).

    Autour de l'adaptation

    Études

    • [Blake, 2003] Andrew Blake, L'Irrésistible ascension de Harry Potter, Le Félin, (ISBN 978-2866454913) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • William Irwin et Gregory Bassham (trad. de l'anglais), Harry Potter, Mythologie et Univers Secrets, Champs-sur-Marne, Original Books, , 298 p. (ISBN 978-2-36164-062-0).

    Autre

    Univers étendu

    Articles connexes[modifier | modifier le code]

    Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Univers de Harry Potter.

    Liens externes[modifier | modifier le code]

    Sur les autres projets Wikimedia :

    • (en) Pottermore (contenus additionnels de J. K. Rowling)