Utilisateur:Schlag88/Arthur Schlageter

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Arthur Schlageter
The Lady of the Lake.jpg
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Lausanne
Nationalité
Activité
Formation
Haute école d’arts appliques de Genève
Mouvement

Arthur Schlageter est un sculpteur et un peintre suisse, né à Clarens,Montreux, le , et mort à Lausanne, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 11 décembre 1883 à Clarens où ses parents sont rosiéristes, Arthur Schlageter est le deuxième fils d'une famille de cinq filles et trois garçons. Il se passionne très jeune pour le travail de la pierre. Aujourd'hui encore, des bas-reliefs et un faune, taillés à l'âge de 14 ans, sont visibles dans le domaine familial. Son collège terminé, le jeune Arthur, répondant à son goût pour la matière, va s'exercer à la taille de la pierre chez Rossier, marbrier à Vevey. Il devient ensuite élève de l'Ecole des Beaux-Arts à Genève en même temps qu'Edouard Sandoz.[1] Celui-ci sera plus tard une des rares personnalités à avoir prié son ami Schlageter d'ajouter sa signature à l'oeuvre sculptée à sa demande, en l'occurrence le Taureau de l'église de Saint-Luc à la Pontaise. Bénéficiaire d'une bourse fédérale en 1903, Arthur Schlageter fait plusieurs voyages d'études à Paris, à Rome, à Florence et à Munich. Il participe à la réalisation d'oeuvres monumentales: la façade de l'Hôtel de Ville de Roubaix, le fronton du Théâtre de Denain, puis celui du Musée des Beaux-Arts de Genève. C'est dans cette ville que, plein d'espoir, il ouvre vers 1912 son propre atelier de sculpture. Il se marie cette même année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les temps heureux seront de courte durée, car la Première Guerre mondiale éclate. Schlageter est mobilisé. Bien que très jeune, le fils aîné du sculpteur réalise déjà les difficultés rencontrées par ses parents: la vie à Genève, grande ville dans un petit canton, se révèle compliquée, surtout au point de vue du ravitaillement. De plus, un artiste n'a pas de travail fixe, pas de gain régulier ni d'assurance chômage. Revenu chez lui, Arthur Schlageter doit faire face alors à de multiples obligations. Dans l'impossibilité de payer un logement et un atelier, il est mis aux poursuites et contraint d'abandonner l'atelier, son lieu de travail pourtant indispensable. Relevons qua cette époque, il fallait vivre uniquement de son art pour être membre de la SPSAS (Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses). Et il n'était guère possible de prendre part à un concours ou de participer à une exposition nationale sans faire partie de cette société. L'armistice n'apporte pas de solution aux difficultés rencontrées par les jeunes artistes: pour survivre, beaucoup doivent accepter des travaux de seconde main. Ils deviennent parfois, en tant qu'exécutants, des associés ou des collaborateurs de sculpteurs. Ce fut aussi le lot d'Arthur Schlageter qui, à côté de ces sortes de travaux alimentaires, poursuit une création personnelle. Membre de la SPSAS depuis 1911, il participe à plusieurs expositions collectives, sur les plans local et national.

La vie du sculpteur n'est pas exempte de mésaventures: à Genève, Pedro Meylan, portraitiste et excellent modeleur, demande à Arthur Schlageter de sculpter pour lui le buste de l'Allemand Stresemann qu'un antiquaire offre d'acquérir pour 10'000 francs, somme énorme pour l'époque. Schlageter achète la pierre et taille le buste qu'il remet à Pedro Meylan. Malheureusement, l'Allemagne vient de quitter la Société des Nations. De plus, Pedro Meylan disparaît mystérieusement dans le Rhône. Pour payer les arriérés, ses oeuvres sont vendues aux enchères. Schlageter, qui n 'a rien reçu ni pour la pierre ni pour son travail, voit le fameux buste partir pour 500 francs sans pouvoir réclamer quoi que ce soit, faute de preuve écrite.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès les années trente, les arts prennent un nouvel essor. Pour Schlageter, la situation s'améliore: il commence à être connu à Lausanne et dans le canton de Vaud dont il reçoit des commandes. C'est alors qu'il crée toute une série d'oeuvres qui ont surtout pour thème la beauté de la femme et la jeunesse: Flore (jardin de Brillancourt), Femme à l'avion (square de Rongimel), L'offrande (promenade de Derrière-Bourg), Diane et la biche (ESC), bas-reliefs pour les collèges de Montoie, Bellevaux et Croix-d'Ouchy. Il oeuvre dans son atelier de Chandieu où des amis des arts viennent le voir travailler. L'un d'eux, Louis Perrochon, colonel, inspecteur d'éducation physique et artiste-peintre émérite, s'étonne de trouver dans ce lieu de travail une atmosphère de pure sérénité: comment est-il possible de créer, après bien des années de difficultés, de revers et parfois d'injustices, des oeuvres si profondes et si harmonieuses? En décembre 1984, dans un article relatant l'hommage rendu à Arthur Schlageter par le Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne, M. J.-P. Chuard, Directeur de la formation des journalistes, écrit: «L'oeuvre de Schlageter est importante, il a surtout taillé directement dans la pierre de nombreuses sculptures qui témoignent de sa recherche obstinée de la sobriété et de la beauté de la forme. L'exposition du Palais de Rumine constitue une importante rétrospective tout en donnant au visiteur l'occasion de mieux connaître ce véritable artiste.»

Pour tous ceux qui l'ont côtoyé, Arthur Schlageter laisse l'image d'un être attachant et profond, à la recherche de l'équilibre et du bien.

Dessinateur très habile et modeleur accompli, il a aussi prouvé sa fidélité à l'harmonie dans les nombreux dessins, portraits et peintures qu'il nous a laissés.

Travaux[modifier | modifier le code]

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Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions individuelles ou participations à des collectives

  • 1909, Zurich: Invité par la section cantonale de la SPSAS
  • 1922, Vevey: Musée Jenisch
  • 1924, Lausanne: Première exposition individuelle aux Galeries Saint-François
  • l925, Hambourg: Salon des Indépendants
  • 1928, Berne & Zurich: || Kunsthaus
  • 1936, Genève: || Musée des Beaux-Arts
  • 1934-1963, Lausanne: || Plusieurs expositions individue lles à Lausanne: aux galeries de la Paix, du Capitole, à l'atelier de Chandieu,
  • aux Ga leries des Nouveaux Grands Magasins. Plusieurs expos iti ons co llectives à Trame lan, à Nyon, à Aarau, à Genève et à Montreux, à Lausanne, avec la section vaudoise de la SPSAS, au Musée Arlaud, au Musée de !'Evêché, à plusieurs reprises au Comptoir Suisse, à Nyon et au Musée cantonal des Beaux-Arts.
  • 1980, Lausanne: SVBA, Hommage à Arthur Schlageter[2]

Sélection de réalisations dans des lieux publics[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Offrande - Oeuvre d'Arthur Schlageter », sur hwww.notrehistoire.ch, (consulté le 28 octobre 2017)
  2. « Inventaire du Fonds, Société des beaux-arts (1850-1992), ISEA AR 101 », sur www.svb-a.ch

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]