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Sommaire

Culte de la personnalité de Che Guevara[modifier | modifier le code]

Le culte de la personnalité de Che Guevara est l'idéalisation d’un révolutionnaire marxiste qui s’est battu jusqu'à la mort pour ses idées.

Historique[modifier | modifier le code]

Après la mort de Che Guevara, le 9 octobre 1967 à La Higuera en Bolivie, Fidel Castro développe son culte à Cuba[1].

Éléments du culte[modifier | modifier le code]

Hasta siempre[modifier | modifier le code]

En 1965, deux ans avant la mort de Che, la chanson Hasta siempre de Carlos Puebla glorifie le Che et le place au centre de la Révolution cubaine.

Guerrillero Heroico[modifier | modifier le code]

La photo Guerrillero Heroico de Korda.

Le 5 mars 1960, Alberto Korda, photographie le Che,lors d'un discours passionné de Fidel Castro au cimetière de Colon après l’explosion de la Coubre. Cette photo devient publique uniquement sept ans plus tard après la mort du Che en Bolivie[2]. L’artsite irlandais Jim Fitzpatrick, stylise le portrait, utilisant le visage de Guevara contrasté sur un fond uni de couleur. Cette représentation est alors utilisée par la publicité qui en utilise le caractère contestataire pour mettre en avant une multitude de produits[3].

Monuments[modifier | modifier le code]

Une reproduction monumentale stylisée de la photographie est placée sur le bâtiment du ministère de l’Intérieur de La Havane avec le slogan Hasta la victoria siempre

Analyses[modifier | modifier le code]

Les adversaires du Che critiquent cette idéalisation du militant politique. Ils rappellent qu’il est l’homme des exécutions sommaires dans la Forteresse de la Cabaña à La Havane en 1959. Che Guevara est aussi l'instigateur des camps de travail qui doivent créer l’Homme nouveau. Ces camps préfigurent la création à Cuba des Unité militaire d'aide à la production où sont enfermés les homosexuels, les religieux ou les opposants politiques [4].

Pour Christopher Hitchens, un écrivain favorable à la Révolution cubaine dans les années 1960 : « Le statut d'icône historique du Che a été assuré parce qu'il a échoué. Son histoire est une histoire de défaite et d'isolement, et c'est pourquoi il est si séduisant. Aurait-il vécu, et le mythe du Che serait mort depuis longtemps »[5].

Le réalisateur Tancrède Ramonet, considère qu’il ne s’agit pas d’un culte de la personnalité au sens premier du terme. En effet, « si le Che a accepté la mise en avant de son image, c’était pour promouvoir son idéal révolutionnaire »[6].

Références[modifier | modifier le code]

Film documentaire[modifier | modifier le code]

Mouvement des nouveaux citoyens[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des nouveaux citoyens est un réseau informel,

Domaines d'interventions[modifier | modifier le code]

qui mobilise la société contre la corruption Le Mouvement des nouveaux citoyens appelle à la publication des avoirs personnels des responsables chinois afin de lutter contre la corruption.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

côté-ci[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 2018, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur ses comptes de campagne de 2017 et sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen, une perquisition est menée par l'OCLCIFF dans les locaux de La France insoumise. Un procès en correctionnelle doit se tenir à Bobigny en septembre 2019 pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation »[1].

Projet condition des femmes en Chine[modifier | modifier le code]

==[modifier | modifier le code]

audrey Eu[modifier | modifier le code]

Audrey Eu Yuet-mee (chinois : 余若薇 ), née le 11 septembre 1953 à Hong Kong), est un ancien membre du Conseil législatif de Hong-Kong et l'ancien dirigeant (fondateur) du Parti civique. Eu a perdu son siège dans le Conseil législatif de Hong Kong en septembre 2012.

Jasper[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Michel Bonnin indique que l'ouvrage Hungry Ghosts, rédigé après plusieurs années de recherches par un auteur qui connaît bien la Chine, « fait figure d’événement ». C'est le premier ouvrage entièrement consacré à la famine conséquence des choix politiques de Mao Zedong lors du Grand bon en avant[2].

Jean-Luc Domenach [3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mélenchon ironise sur son futur procès : « La justice pensera sans doute à nous informer… » L’Obs, 28 juin 2019
  2. Michel Bonnin, Lecture critique : Jasper Becker : Hungry Ghosts CEFC, juin 1996
  3. Jean-Luc Domenach mentionne que l'ouvrage Jasper Becker a fait découvrir « l'immensité du drame » [1]

Great famine[modifier | modifier le code]


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Pont Jean-Jacques Bosc[modifier | modifier le code]

http://www.sudouest.fr/2013/04/13/les-municipales-impactent-le-ppijean-jacques-bosc-attendra-2018-1023944-660.php

Jean-Jacques Bosc est né le 10 avril 1757 à Espérausses dans le Tarn et décédé le 21 septembre 1840 à Bordeaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Bosc a été député de la Gironde du 13 novembre 1829 au 16 mai 1830 puis du 23 juin 1830 au 28 juillet 1830. Il siégea au groupe des constitutionnels[1].

Jean-Jacques Bosc, négociant (Castres 1757- Le Becquet 1840) fut une haute figure du commerce bordelais. Élu à la Chambre de Commerce de Bordeaux en 1827, il devint député de la Gironde (de 1829 à 1831) et membre du Conseil  Général de la Gironde (de 1831 à 1833)[2]

Pont de pierre : sources[modifier | modifier le code]

http://www.energiedelalune.fr/page/historique-projet-seeneoh

http://larivedroite.canalblog.com/archives/2011/06/14/21397691.html

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Bosc Site de l'assemblée nationale
  2. sculpture de JJB

Traite négrière à Nantes[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, la ville échange sel et vins avec le reste de l’Europe. C’est à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle que l’aventure commerciale et maritime s’accélère pour le port de Nantes. La navigation et la pêche hauturières se développent, notamment la pêche à la morue dans les eaux de Terre-Neuve. Nantes arme aussi quelques navires à la guerre de course, pratiquée par les corsaires. Enfin, les échanges avec les premiers territoires colonisés d'Afrique et d'Amérique s’amplifient. La ville va alors s’engager au XVIIIe siècle dans le commerce avec les colonies et dans le commerce triangulaire, plus risqué mais souvent aussi plus rentable.

Nantes ne pratiquait pas uniquement le commerce triangulaire mais la proportion de l'armement pour la traite négrière par rapport aux autres villes du royaume a fait considérer Nantes comme la cité maîtresse des trafiquants de « bois d'ébène » (euphémisme utilisé par les négriers pour désigner les esclaves noirs). On considère aujourd’hui que la traite fut le moteur réel de l’expansion maritime de Nantes aux XVIIIe et XIXe siècles.

  • De 1700 à 1750, les deux tiers de la traite négrière française sont assurés par Nantes.
  • Durant la période de traite illégale, après 1815, Nantes a armé près de 70 % des navires négriers français.
  • Sur 4 420 expéditions négrières françaises, 1 709 ont été recensées au départ de Nantes (environ 40 % du total), ce qui représente environ 450 000 Noirs déportés entre le XVIe et le XIXe siècle, par les seuls armateurs négriers nantais.

[2]

Opéra de Pékin[modifier | modifier le code]

Le grand théâtre de Chang'an est fondé en 1937 à Xidan, la rue commerciale animée de Pékin et ouvert de nouveau au public sous le même nom en septembre 1996 dans la tour Guanghuachang'an au côté nord de la rue Chang'an. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Arrestation de Tibet

Over 40 historic buildings in outer and inner Shoel were demolished. Even though they formed part of the historic ensemble “Potala and Shoel”, and many dated to the 17th century, they were not deemed important at the time, not “part of the monument”.

traité de Rongbatsa[modifier | modifier le code]

En 1918 le traité de Rongbatsa fixe la frontière orientale entre la Chine, le Tibet et l'Inde.

Lydie Koch-Miramond[modifier | modifier le code]

Lydie Koch-Miramond est une astrophysicienne et écrivaine. Conseiller scientifique à la Direction des sciences de la matière, CEA et responsable du Groupe de travail Éthique des sciences, Euroscience (en 2003).


Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les scientifiques et les droits de l'Homme, avec Gérard Toulouse, Editions de la Maison des sciences de l'homme, 2003.
  • La science et la guerre: la responsabilité des scientifiques avec Daniel Iagolnitzer, Vincent Rivasseau, Préface de Claude Kordon - 2006 - 265 pages
  • Comment peut-on être chercheur (se)? avec Florence Malka, Préface d'Axel Kahn, L'Harmattan, Paru en 2007.
  • La Chine et les droits de l'homme avec Jean-Pierre Cabestan , Françoise Aubin , Yves Chevrier Paris, L'Harmattan, 1991, 272 p.

Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon. China, Tibet, and the dalai Lama, University of California Press, 1997,[modifier | modifier le code]

Page 61[modifier | modifier le code]

The death of Mao Zedong in 1976, the subsequent fall of the "Gang of Four," and the rise to power of Deng Xiaoping produced major changes in China that included a new cultural and economic ideology, normalization of relations with the United States, and new initiatives to reconcile two outstanding conflicts that concerned the unity of the People's Republic of China—Taiwan and the Tibet Question.

China made a number of unilateral gestures in Tibet in 1978, such as releasing a group of prisoners, announcing that Tibetans would be able to visit relatives abroad, and issuing visas to visit Tibet to a group of private Tibetans living in exile. These moves developed quickly into an "external" strategy intended to solve the Tibet Question by persuading the Dalai Lama and his followers to return to China. Informal talks took place in Hong Kong in 1978 between representatives of the Chinese government and the Dalai Lama's elder brother Gyalo Thondup (who lives in Hong Kong and speaks fluent Chinese); both sides expressed an interest in reconciling the Tibetan Question. Soon after, in 1979, Deng Xiaoping invited Gyalo Thondup to Beijing and told him that apart from the question of total independence all other issues could be discussed and all problems could be resolved. He also said that the Dalai Lama could send fact-finding delegations to Tibet in 1979–1980 to observe conditions there.[1] Beijing obviously believed that the delegations would be impressed by the progress that had been made in Tibet since 1959 and by the solidarity of the Tibetan people with the nation. China also felt that after twenty years in

La mort de Mao Zedong en 1976, la chute de la « bande des quatre », et la montée au pouvoir de Deng Xiaoping a produit des changements majeurs en Chine qui a inclus une nouvelle idéologie culturelle et économique, la normalisation des relations avec les États-Unis et les nouvelles initiatives de réconcilier deux remarquables qui concerne l'unité de la République populaire de Chine, Taïwan et la Question du Tibet.


La Chine a fait un certain nombre de gestes unilatéraux au Tibet en 1978, comme libérant un groupe de prisonniers, annonçant que les Tibétains serait capables de visiter des parents à l'étranger et de délivrance de visas pour visiter le Tibet à un groupe de Tibétains privés vivant en exil. Ces mouvements se développe rapidement dans une stratégie « externe » destinée à résoudre la Question du Tibet en persuadant le Dalaï Lama et ses partisans à retourner en Chine. Des discussions informelles ont eu lieu à Hong Kong en 1978 entre les représentants du gouvernement chinois et frère aîné du Dalaï-Lama Gyalo Thondup (qui vit à Hong Kong et parle couramment le chinois) les deux parties s'est dite intéressée à concilier la Question tibétaine. Peu après, en 1979, Deng Xiaoping invité Gyalo Thondup, à Pékin et lui a dit que, indépendamment de la question de l'indépendance totale de toutes les autres questions pourraient être discutées et tous les problèmes pourraient être résolus. Il a également dit que le Dalaï Lama peut envoyer des délégations d'enquête au Tibet en 1979-1980 afin d'observer les conditions.[1] Beijing manifestement cru que les délégations seraient impressionnées par les progrès qui ont été faits au Tibet depuis 1959 et par la solidarité du peuple tibétain avec la nation. Chine estimait également qu'après vingt ans de


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exile the Dalai Lama would be eager for rapprochement with the new, more "liberal" leaders of China. The Dalai Lama responded by sending three fact-finding delegations to China, in which members of his family participated.

Ren Rong, the Han first secretary of the Communist party in Tibet, had been reporting to Beijing that political conditions in Tibet were excellent and that Tibetans were solidly behind the party and the motherland. However, when one of these delegations, including another brother of the Dalai Lama, visited Tibetan areas in Qinghai province, it received a tumultuous welcome. Beijing was embarrassed by this expression of support for the Dalai Lama and contacted Ren in Lhasa asking him what would happen if the delegation were to continue to Lhasa according to plan. Ren is said to have replied that the people of Lhasa were more ideologically developed than the simple farmers and herders of Amdo and strongly supported the ideals of the Communist party; there would be no such problems there. So strongly did the local administration in Tibet believe this that the TAR (Tibet Autonomous Region) government organized neighborhood meetings in Lhasa just before the arrival of the delegation to exhort the local Tibetan "masses" not to let their hatred of the "old society" provoke them to throw stones or spit at the Dalai Lama's delegates who were coming as guests of the Chinese government. The Lhasan masses agreed politely and then gave the delegation a welcome surpassing anything it had received in Qinghai. Thousands upon thousands of Lhasans mobbed the delegation. Many cried and prostrated, others offered ceremonial scarves, fighting to touch the Dalai Lama's brother, and a few shouted Tibetan nationalistic slogans such as "Tibet is independent" and "Han go home." Since Beijing officials accompanied the Tibetan refugee delegations, there was no way that Ren, who was known to be unsympathetic to Tibetan cultural, religious, and language reforms, could cover up this fiasco and his utter misreading of the sentiment of the Tibetan masses.

nouveaux, "plus libéraux de la Chine. Le Dalaï-lama a répondu en envoyant trois délégations d'enquête en Chine, en laquelle les membres de sa famille ont participé.


il y aurait non

page 63[modifier | modifier le code]

Thus, contrary to what the Chinese had expected, these visits revealed to the exiles that Chinese proclamations of socialist progress in Tibet had little substance. The living standard of the Tibetan people was poor, economic development minimal, and the destruction of religion and monasticism almost total. They also revealed that the Tibetan masses, despite twenty years of Communist propaganda, still believed strongly in the Dalai Lama and had strong feelings of Tibetan nationalism. Twenty years under China apparently had not extinguished Tibetans' belief in the sanctity of the Dalai Lama and his position as leader of the Tibetan people. It also apparently had not extinguished their feeling that Tibet should be ruled by Tibetans in accordance with Tibetan values. If the "liberation" and incorporation of Tibet into China had been aimed at winning the hearts and minds of the common people, Chinese policies and actions from 1959 to 1980 had not succeeded. The overall impact of the delegations was precisely the opposite of what Beijing had hoped: it bolstered the confidence of the exiles at a difficult time in their history.[2]

Beijing's external strategy was paralleled by a new internal strategy that sought to resolve the Tibet Question by improving economic conditions in Tibet in a manner that met the ethnic sensibilities of Tibetans. After considerable preliminary investigation, the Communist party convened a major Tibet Work Conference in Beijing in early 1980. The following statement from that conference illustrates the new attitude: "We have been established [in Tibet] for thirty years. Now the international situation is very complicated. If we do not seize the moment and immediately improve the relationship between the nationalities [Han and Tibetan] we will make a serious mistake. All the members of the Party must recognize the seriousness and we must reach a consensus."[3] Soon after, in May of 1980, Party Secretary Hu Yaobang and Vice-Premier Wan Li made an unprecedented fact-finding visit to Tibet to see conditions for themselves and determine whether the plan of the

Ainsi, contrairement à ce que les chinois avaient prévu, ces visites révèlent pour les exilés que des proclamations chinoises de progrès socialiste au Tibet avaient peu de substance. Le niveau de vie du peuple tibétain a été médiocre, du développement économique minime et la destruction de la religion et le monachisme presque total. Aussi, ils ont révélé que les masses tibétaines, malgré vingt ans de propagande communiste, encore croyaient fermement dans le Dalaï Lama et avaient des sentiments de nationalisme tibétain. Vingt ans sous la Chine avait éteint apparemment pas croyance des Tibétains dans la sainteté du Dalaï Lama et sa position de leader du peuple tibétain. Il avait aussi apparemment pas éteint leur sentiment que Tibet devrait être gouverné par Tibétains en conformité avec les valeurs tibétaines. Si la « libération » et l'incorporation du Tibet à la Chine avaient été destinés à gagner les cœurs et les esprits du peuple, politiques chinois et les actions de 1959 à 1980 n'avaient pas réussi. L'impact global des délégations était exactement le contraire de ce qu'avait espéré Beijing : il renforce la confiance des exilés à un moment difficile de leur histoire.[2]


Stratégie externe de Pékin a été accompagnée d'une nouvelle stratégie interne qui a cherché à résoudre la Question du Tibet par l'amélioration des conditions économiques d'une manière qui satisfait les sensibilités ethniques des Tibétains au Tibet. Après une enquête préliminaire, le Parti communiste a convoqué une conférence de travail du Tibet major à Pékin au début des années 1980. La déclaration suivante de cette conférence illustre la nouvelle attitude: « nous avons été établis [au Tibet] depuis trente ans. Maintenant, la situation internationale est très compliquée. Si nous ne pas saisir l'occasion et immédiatement améliorer les relations entre les nationalités [Han et Tibétains], nous allons faire une grave erreur. Tous les membres du parti doivent reconnaître la gravité et nous devons parvenir à un consensus ».[3] Peu de temps après, en mai 1980, Secrétaire du parti Hu Yaobang et vice-premier ministre Wan Li a fait une visite d'information sans précédent au Tibet pour voir les conditions pour eux-mêmes et de déterminer si le plan de la


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Tibet Work Conference needed revision. They were apparently dismayed by what they saw and heard, finding it worse than they had anticipated. Hu publicly announced a liberal six-point reform program for Tibet, which included among its salient points:

(1) Full play must be given to the right of regional autonomy of minority nationalities under the unified leadership of the party Central Committee . . . . The right to decide for oneself under unified leadership should not be abolished. It is necessary fully and independently to exercise this right. Anything that is not suited to Tibet's conditions should be rejected or modified, along with anything that is not beneficial to national unity or the development of production. The autonomous region should fully exercise its right to decide for itself under the unified leadership of the party central committee, and it should lay down laws, rules and regulations according to its special characteristics to protect the right of national autonomy and its special national interests.[4]

(2) . . . Compared with other provinces and autonomous regions of the country, it is conspicuous that in Tibet the people's living standards lag far behind. This situation means that the burden of the masses must be considerably lightened. The people in Tibet should be exempt from paying taxes and meeting purchase quotas for the next few years. . . . All kinds of exactions must be abolished. The people should not be assigned any additional work without pay. Peasants' and herdsmen's produce may be purchased at negotiated prices or bartered to supply mutual needs, and they should be exempt from meeting state purchase quotas. . . .

(3) Specific and flexible policies suited to conditions in Tibet must be carried out on the whole economic front of the region, including the agricultural, animal husbandry, financial and trade, commercial, handicraft and communication fronts, with a view of promoting Tibet's economic development more rapidly. . . . .

(5) So long as the socialist orientation is upheld, vigorous efforts must be made to revive and develop Tibetan culture, education and science . The Tibetan people have a long history and a Conférence de travail du Tibet pour révision. Apparemment, ils ont été consternés par ce qu'ils ont vu et entendu, qu'il est pire qu'ils avaient prévu. Hu a publiquement annoncé un programme de réforme libérale de six points pour le Tibet, qui comptait parmi ses points saillants :


(1) Pièce il faut donner à la droite de l'autonomie régionale des minorités nationales, sous la direction unifiée du parti du Comité Central... Le droit de décider pour soi-même, sous la direction unifiée ne doit pas être supprimé. Il faut pleinement et de manière indépendante pour exercer ce droit. Tout ce qui n'est pas adapté aux conditions du Tibet devrait être rejeté ou modifié, avec tout ce qui n'est pas bénéfique pour le développement de la production ou de l'unité nationale. La région autonome doit exercer pleinement son droit de décider pour lui-même sous la direction unifiée du Comité central du parti, et il devrait établir des lois, règles et règlements conformément à ses caractéristiques spéciales afin de protéger le droit d'autonomie nationale et ses intérêts nationaux spéciaux.[4]


(2# . . . Comparativement aux autres provinces et régions autonomes du pays, il est manifeste qu'au Tibet, les niveaux de vie du peuple GAL loin derrière. Cette situation fait en sorte que le fardeau des masses doit être considérablement allégé. Le peuple du Tibet devrait être exempté de payer des impôts et rencontre l'achat des quotas pour les prochaines années.... Toutes sortes d'exactions doivent être abolies. Les gens ne doivent pas attribuer tout travail supplémentaire sans solde. Produire des paysans et des éleveurs peut-être être acheté à prix négociés ou troqué pour répondre aux besoins mutuels, et ils devraient être exemptés de la réunion des quotas État achat....


  1. Politiques spécifiques et souple 3 #, adaptés aux conditions du Tibet doit être menées de front dans l'ensemble économique de la région, y compris l'agriculture, l'élevage, financière et commerciales, fronts commerciaux, artisanat et de la communication, en vue de promouvoir le développement économique du Tibet plus rapidement.....


  1. 5 # Tellement longtemps que l'orientation socialiste est confirmée, les vigoureuses efforts doivent être déployés pour relancer et développer les sciences, l'éducation et la culture tibétaine. Les Tibétains ont une longue histoire et une

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rich culture. The world renowned ancient Tibetan culture included fine Buddhism, graceful music and dance as well as medicine and opera, all of which are worthy of serious study and development. All ideas that ignore and weaken Tibetan culture are wrong. It is necessary to do a good job in inheriting and developing Tibetan culture. Education has not progressed well in Tibet. Taking Tibet's special characteristics into consideration, efforts should be made to set up universities and middle and primary schools in the region. Some cultural relics and Buddhist scriptures in temples have been damaged, and conscientious effort should be made to protect, sort and study them. Cadres of Han nationality working in Tibet should learn the spoken and written Tibetan language. It should be a required subject; otherwise they will be divorced from the masses. Cherishing the people of minority nationalities is not empty talk. The Tibetan people's habits, customs, history and culture must be respected.

(6) The party's policy on minority cadre must be correctly implemented and the unity between Han and Tibetan cadres must be even more closely enhanced.... Full time cadres of Tibetan nationality should account for more than 2/3rds of all government functionaries in Xizang [Tibet], within the next 2–3 years [emphasis added].[5]

This rather remarkable public statement is said to be mild compared to the secret report and speeches Hu Yaobang made to the party cadre, one part of which is said to have equated the previous twenty years of Chinese development efforts in Tibet with throwing money into the Lhasa River.

This decision of Hu Yaobang and the Central Committee of the CCP represents a retreat from the hard-line assimilation policy of the Cultural Revolution and a return to Mao's more ethnically sensitive strategy of the 1950s. The new policy had two main components: (1) an ethnic dimension—making the Tibet Autonomous Region more Tibetan in overall character by fostering a revitalization of Tibetan culture and religion, including more extensive use of Tibetan language, and by withdrawing large numbers of Chinese cadre and replacing them



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with Tibetans; and (2) an economic dimension—rapidly improving the standard of living of individual Tibetans by temporarily eliminating taxes and "below-market" quota sales, and developing infrastructure to allow Tibet to grow economically in the years ahead.

However, Beijing was no longer willing to permit a separate, non-Communist Tibetan government in Lhasa, as it had in the 1950s—Tibet would continue to be ruled by the CCP.[6] This is the "unified leadership" to which Hu Yaobang referred. While Tibetan culture, language, and ethnicity would be enhanced, and Han Chinese working in Tibet would have to learn Tibetan, Tibetans could control their region only through Tibetan Communist cadres under the auspices of the CCP. Despite Deng Xiaoping's comment that all issues other than independence could be discussed, Communist control was, in fact, simply a given. Rapprochement from the Chinese perspective meant the Dalai Lama had to return to a Tibet ruled by the Chinese Communist party.

Nevertheless, this new policy represented Beijing's attempt to redress the wrongs that had been done to Tibetans and in the process win their trust and support, albeit within the framework that Tibet was an inalienable part of China. These changes were meant to answer critics outside Tibet while at the same time demonstrating to Tibetans in Tibet that being a part of China was in their interests. Nor was this all just propaganda. Although many of the Han and Tibetan officials in Tibet strongly disagreed with this new policy, China implemented various aspects of Hu's general program in the period immediately after 1980. Individual religious practices reappeared on a massive scale throughout Tibet, monasteries reopened (with certain restrictions), and new child monks poured in to resurrect the old tradition. Signs in Tibetan were mandated on shops and official buildings, offices serving the public were instructed to use the Tibetan language in their dealings with citizens, the number of Tibetan officials was increased, plans



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were made to improve education in Tibetan language, and a number of Chinese cadre left.[7] And not only were exile Tibetans welcome to return for visits, but resident Tibetans could also travel abroad to visit their relatives.

As this internal strategy emerged, Beijing also pursued its external strategy with the Dalai Lama. Informal discussions continued during the 1979–1981 period, including the following letter sent by the Dalai Lama to Deng Xiaoping on March 23, 1981:

The three fact-finding delegations have been able to find out both the positive and negative aspects of the situation in Tibet. If the Tibetan people's identity is preserved and if they are genuinely happy, there is no reason to complain. However, in reality over 90% of the Tibetans are suffering both mentally and physically, and are living in deep sorrow. These sad conditions had not been brought about by natural disasters, but by human actions. Therefore, genuine efforts must be made to solve the problem in accordance with the existing realities in a reasonable way.

In order to do this, we must improve the relationship between China and Tibet as well as between Tibetans in and outside Tibet. With truth and equality as our foundation, we must try to develop friendship between Tibetans and Chinese in the future through better understanding. The time has come to apply our common wisdom in a spirit of tolerance and broad-mindedness to achieve genuine happiness for the Tibetan people with a sense of urgency. On my part, I remain committed to contribute to the welfare of all human beings and in particular the poor and the weak to the best of my ability without making any distinction based on national boundaries. I hope you will let me know your views on the foregoing points (emphasis added).[8]

The tone of this letter was moderate and encouraging given that exiles normally demanded self-determination and independence. However, it also continued to talk of Tibet and China as separate entities. The Chinese government did not respond directly, instead commenting on the Tibet Question when the Dalai Lama's brother Gyalo Thondup secretly met ont été faites pour améliorer l'éducation dans la langue tibétaine et un certain nombre de cadres chinois à gauche.[7] Et étaient non seulement exil Bienvenue Tibétains de revenir pour des visites, mais résidents tibétains pourraient aussi voyager à l'étranger pour rendre visite à leurs parents.Comme cette stratégie interne a émergé, Beijing a également poursuivi sa stratégie externe avec le Dalaï Lama. Des discussions informelles ont continué pendant la période de 1979 à 1981, y compris la lettre suivante envoyé par le Dalaï Lama à Deng Xiaoping le 23 mars 1981 :Les trois délégations d'enquête ont pu découvrir les aspects positifs et négatifs de la situation au Tibet. Si l'identité du peuple tibétain est préservée, et s'ils sont véritablement heureux, il n'y a aucune raison de se plaindre. Cependant, en réalité plus de 90 % des Tibétains souffrent aussi bien mentalement que physiquement et vivent dans une profonde tristesse. Ces tristes conditions n'avaient pas été provoquées par des catastrophes naturelles, mais par des actions humaines. Il faut donc, efforts sincères pour résoudre le problème de conformité avec les réalités existantes d'une manière raisonnable.Pour ce faire, nous devons améliorer les relations entre la Chine et le Tibet, ainsi qu'entre les Tibétains dans et en dehors du Tibet. Avec la vérité et l'égalité comme notre fondation, nous devons essayer de développer l'amitié entre Tibétains et chinois à l'avenir par le biais de meilleure compréhension. Le moment est venu d'appliquer notre sagesse commune dans un esprit de tolérance et d'ouverture pour atteindre le bonheur authentique pour le peuple tibétain avec un sentiment d'urgence. Pour ma part, je reste déterminé à contribuer au bien-être de tous les êtres humains et en particulier les pauvres et les faibles au meilleur de mes capacités, sans faire de distinction fondée sur les frontières nationales. J'espère que vous me permettra de connaître votre opinion sur les points qui précèdent (je souligne).[8]Le ton de cette lettre a été modérée et encourageant étant donné que les exilés ont normalement exigeaient à l'autodétermination et l'indépendance. Toutefois, il a également continué à parler du Tibet et la Chine comme des entités distinctes. Le gouvernement chinois n'a pas répondu directement, plutôt commentant la Question du Tibet, quand le frère du Dalaï-Lama Gyalo Thondup secrètement rencontré


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Hu  Yaobang  in Beijing on July 28, 1981. At this meeting Hu articulated five points on which rapprochement with the Dalai Lama should be built:

1. The Dalai Lama should be confident that China has entered a new stage of long-term political stability, steady economic growth and mutual help among all nationalities.

2. The Dalai Lama and his representatives should be frank and sincere with the central government, not beat around the bush. There should be no more quibbling over the events in 1959.

3. The central authorities sincerely welcome the Dalai Lama and his followers to come back to live. This is based on the hope that they will contribute to upholding China's unity and promoting solidarity between the Han and Tibetan nationalities, and among all nationalities, and the modernization program.

4. The Dalai Lama will enjoy the same political status and living conditions as he had before 1959. It is suggested that he not go to live in Tibet or hold local posts there. Of course, he may go back to Tibet from time to time. His followers need not worry about their jobs and living conditions. These will only be better than before.

5. When the Dalai Lama wishes to come back, he can issue a brief statement to the press. It is up to him to decide what he would like to say in the statement.[9]

This position, which at the time was not made public, reflected the Chinese government's preferred view that the Tibet Question was fundamentally a dispute between China and the Dalai Lama rather than between the government of China and the Tibetan "government-in-exile." It also conveyed the Chinese unwillingness to consider a compromise in which Tibet would enjoy a different political system from the rest of China. If the Dalai Lama returned, he would "enjoy the same political status and living conditions as he had before 1959," but not live in Tibet or hold positions there, meaning presumably that he would be given a semihonorary position such as



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vice-chairman of the National People's Congress and would be taken care of financially. The political system in Tibet would therefore continue to be ruled by the Communist party. He and his followers would return as individuals, not as a new government, and they would have to "contribute to upholding China's unity and promoting solidarity between the Han and Tibetan nationalities." Although it was not part of this statement, China's quid pro quo was to permit a distinctly Tibetan ethnic/cultural identity (including Buddhism) in Tibet, and to devote resources to improve the Tibetan standard of living.

Beijing was clearly interested in persuading the Dalai Lama to return to China. From its vantage point, finalizing the right kind of rapprochement would end its problems in Tibet. The return of the Dalai Lama would relegitimize Chinese sovereignty over Tibet, end the international dialogue over the Tibet Question, and persuade the masses of Tibetans genuinely to accept their position within the People's Republic of China. The danger, of course, was that the wrong kind of rapprochement could very well create new pressures for separatism in Tibet, or worse, foment a new uprising. Consequently, it was critical to maintain political control over Tibet. Nevertheless, the Chinese were optimistic because they felt that their willingness to let Tibetan culture, religion, and language flourish, and their commitment to help Tibet develop economically, made this an attractive package. With this in mind, the Dalai Lama was invited to send a negotiating delegation to Beijing.[10] The Dalai Lama accepted, and in October 1982, three exile representatives arrived to begin what might have been a new chapter in Sino-Tibetan relations.

The problem facing the Dalai Lama and his leaders was how to respond to the Chinese at these meetings. The five-point policy outlined by Hu Yaobang had been a great disappointment to the Dalai Lama. Notwithstanding Deng's rhetoric, in essence everything excluding independence was not on the table for real negotiation. Consequently, should he and his



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officials accept less than total political autonomy, and if so, how much less? Although they strongly felt that history provided convincing evidence of Tibet's independence, at least from the fall of the Qing dynasty in 1911, they also understood that Tibet was now under the physical control of a powerful China, which Tibetans could not defeat on the battlefield. The focal decision, therefore, was whether to adopt a hard-line approach that held out for real political control on the assumption that time was on their side, or to adopt a more conciliatory posture in the belief that genuine political autonomy was unattainable and that this was a unique opportunity to preserve a culturally and ethnically "Tibetan" Tibet. These very difficult choices prompted months of in-depth discussions among the top officials in Dharamsala.

The Chinese five points represented a level of compromise that was very difficult for the Dalai Lama and his leaders to even contemplate. For two decades the Tibetan government-in-exile's rhetoric had adamantly articulated Tibet's right to complete independence and had depicted the Chinese Communists as bestial, untrustworthy oppressors without a shred of humanity or honesty. Suddenly appearing willing to return to live under a Chinese Communist government, therefore, could easily undermine the legitimacy of the Dalai Lama and the exile government among the refugee community. The exile leaders also genuinely worried whether history would depict them as traitors who threw away Tibet's right to independence forever. This was a powerful emotional issue that was hard to intellectualize in an impersonal, cost-benefit, realpolitik fashion. One member of the Tibetan negotiating team commented that at first he found it hard to even smile and shake the hands of his Chinese counterparts. The Tibet Question had suddenly become more than a contest of "representations" in the world arena—the Dalai Lama and his officials held the fate of Tibetans in their hands and had to weigh carefully the potential effects on future generations of Tibet.



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Complicating this was the future status of "ethnographic Tibet." The exile government was deeply committed to the re-creation of a "Greater" Tibet, which would include in one administrative unit both political and ethnographic Tibet. Such had been the goal of previous Tibetan governments (as at the Simla talks in 1913–1914) and it was deeply cherished, but it was especially important in exile because of the large numbers of Tibetan refugees from those ethnic areas. The Dalai Lama had worked hard since 1959 to meld the disparate refugees into a unified community by including Tibetans from ethnographic Tibet as equals in the exile government, and by setting as a fundamental political objective the inclusion of their areas in a future "free" Tibet. However, the goal of a Greater Tibet was not at all politically realistic. Tibet had not ruled most of these areas for a century or more, and it is difficult to see how China could have handed over large areas in Sichuan, Qinghai, Gansu, and Yunnan, many of which included Chinese and Chinese Muslim (Hui) populations that had migrated there well before the Communists came to power in 1949. However, if Dharamsala decided not to pursue a demand for a Greater Tibet, it would be breaking faith with the Eastern Tibetans in exile. Like the forsaking of independence, this issue was highly contentious and if it became known that the Dalai Lama was willing to consider it, the unity of the exile community could be permanently split.

Working in tandem with these constraints against conciliation and compromise was the view of leaders in Dharamsala that they, in a sense, held the upper hand. The visits of their fact-finding delegations had revealed that the majority of the people of Tibet were behind the Dalai Lama, so they felt they brought a powerful chip to the bargaining table—the Tibetan people's loyalty. Consequently, despite the overwhelming power of China and the absence of Western governmental support for Tibetan independence, they felt that China could not solve the Tibet Question without them. In retrospect, this



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seems somewhat simplistic and naive, but to the Dalai Lama and his top officials in 1982 it was enough to tilt the balance in favor of holding fast and making no compromises. They in effect concluded that time was on their side.

In the end, therefore, there was no consensus in Dharamsala as to political and territorial concessions, and there was pressure not to create one for the negotiations in Beijing. Dharamsala consequently sent its high-level representatives to Beijing with a brief to talk only in general terms; for example, to present historical arguments about Tibet and Sino-Tibetan relations. The discussions, therefore, did not get down to substantive issues concerning the terms of the Dalai Lama's return. The Tibetans made only a single comment about their political position, stating in passing that if China was willing to offer Taiwan the "one country-two systems" option, Tibet should receive far more.

The Chinese were disappointed by the Tibetans' attitude. They had hoped the exiles would come ready to discuss specifics about their return in a friendly and forthcoming manner, and were frustrated when they persisted in talking about general issues and the "priest-patron relationship" in a way that indicated they were not ready to accept a Tibet that was under the "unified leadership" of the CCP. Like the exile leaders' overassessment of their leverage, this expectation was simplistic and naive. Beijing wanted rapprochement, but did not want to enter into a genuine give-and-take with the exiles over the issue of changes in political control of the Tibet Autonomous Region. In the end, this historic meeting produced no new movement toward solving the Tibet Question, and it raised serious questions in Beijing about the feasibility of rapprochement with the Dalai Lama.

In the aftermath of the 1982 meeting the exile leadership showed some goodwill by refraining from commenting on the meetings, but at the same time continued to attack Chinese policies and human rights violations in Tibet,[11] often going



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beyond what the actual situation warranted; for example, with charges of Chinese genocide. Dharamsala still felt more comfortable waging the adversarial "representation" battle than adopting a new demeanor that sent clear signals to Beijing that the Dalai Lama was ready to work to develop new friendship and harmony.

On the Chinese side, opponents of Hu Yaobang's Tibet moderation policy interpreted the Dalai Lama's unwillingness to get down to substantive issues and his officials' continuation of attacks as a sign of their insincerity. In fact, some explicitly saw this as déjà vû—a replay of what they considered the duplicitous behavior of the Dalai Lama and his government in the 1950s. Beijing therefore moved to intensify its internal strategy by allocating increased funds for development. This policy was finalized at the Second Tibet Work Conference held in Beijing in 1984. It approved forty-two major construction projects in the Tibet Autonomous Region and extended China's "open door" policy to Tibet, despite the concerns of some leaders and experts that this would draw in more non-Tibetans and therefore exacerbate Tibetan hostility towards China and Chinese. In a sense, since Beijing could not solve the Tibet Question by inducing the Dalai Lama to return and solidify its control of Tibet, it sought to do so without him by modernizing and developing Tibet while allowing its people the freedom to express their culture and practice their religion (within the limits of China's legal system).

Nevertheless, Beijing was unwilling to cut off discussions with the Dalai Lama, and a second face-to-face meeting between Tibetan representatives and China was held in Beijing in 1984. At this meeting, the Tibetans came with a developed negotiating position. They stated that the Dalai Lama rejected the Chinese five-point proposal and made their own substantive proposal that included creation of a demilitarized Greater Tibet with complete internal political autonomy.[12] It was, of course, futile from the start. Beijing was not willing to discuss



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real political autonomy for Tibet. It was looking to enhance its stability and security in Tibet, not lessen it by turning over political control of Tibet to its "enemies" in Dharamsala, let alone give them control over a Greater Tibet. In one sense, Dharamsala's leaders had misjudged both their own leverage and Beijing's desire for an agreement; in another sense, they simply could not bring themselves to contemplate accepting anything less. They were angry and frustrated by Chinese intransigence, and emotionally unable to believe that they could live under the rule of the Chinese Communist party. In this strained atmosphere a proposed visit of the Dalai Lama to China and Tibet fell by the wayside.

China continued to implement its internal policy, and by late 1985 to early 1986, many cadre and intellectuals believed that Beijing would soon initiate a second wave of reforms to fulfill the enhanced autonomous status implied by Hu Yaobang's statements. Under this system most officials would be ethnic Tibetans and the language of government would be Tibetan. In addition, the newly appointed head of the party in Tibet, Wu Jinghua, was himself a minority (from the Yi nationality) rather than a Han Chinese, sending the message that a Tibetan could be the next first secretary of the CCP. Wu Jinghua immediately began to make symbolic gestures showing his and the government's respect for Tibetan culture, for example, by wearing Tibetan dress on holidays. He also created an atmosphere of support for the development of Tibetan language and culture. Consequently, there was a feeling of possibility in the air in Lhasa, at least among Tibetan officials and intellectuals. This was still China to be sure, and political freedom of expression and assembly as we know them in the West were not permitted there or in the rest of China, but great strides had been made in permitting Tibetan culture and religion to flourish in a region that was still overwhelmingly Tibetan in demographic composition. Tibetans in exile were visiting Tibet in increasing numbers despite having to get



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visas as "overseas Chinese," and most resident Tibetans who went abroad to visit relatives returned.

However, another current was gaining momentum in China as Hu Yaobang's liberal approach came under attack with regard to China itself as well as to Tibet where more leftist Tibetan and Chinese cadre were convinced that the policy of making greater concessions to Tibetans' ethnic sensitivity was flawed and dangerous. These senior officials tried to obstruct Wu Jinghua's program in Tibet and criticized his actions in Beijing through personal lines of communication. Nevertheless, the party's Tibet policy continued basically unchanged even after Hu Yaobang was forced to resign in January 1987.

Dharamsala, therefore, found itself in an awkward situation. It was clear that Beijing had no intention of allowing Tibet a different political system, let alone independence. It was also clear that Beijing was enjoying some success in the sense that its reforms had the potential to win, if not the hearts of Tibetans, at least their stomachs. Material life had improved tremendously in both Lhasa and in the countryside where communes had been disbanded. At the same time, China's economic power and international prestige were increasing, a major goal of U.S. policy in Asia being to strengthen its strategic relationship with Beijing. Thus, there was now a real danger that the exile's role in the Tibet Question would be marginalized.

Dharamsala and the Dalai Lama responded in 1986–1987 by launching a new political offensive—what we can think of as their "international campaign."[13] It sought, on the one hand, to secure new Western political and economic leverage to force Beijing to offer the concessions they wanted, and on the other hand, to give Tibetans in Tibet the hope that the Dalai Lama was on the verge of securing Western assistance to settle the Tibet Question, in essence, shifting their attention from their stomachs to their ethnic hearts.



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Dharamsala's New Initiative The U.S. government was central to this new campaign. Of all the Western democracies, the United States had provided the most support for Tibetans during the difficult times of the 1950s and 1960s. However, when the United States jettisoned its containment strategy in favor of détente with China, direct support for Tibet ended. The Tibet issue was no longer even marginally important to U.S. national interests. The exile's new campaign, therefore, sought to regain active U.S. support by working through the soft underbelly of U.S. foreign policy—Congress. The key innovation in this strategy was having the Dalai Lama for the first time carry the exile's political message to the United States and Europe, particularly at governmental forums. Previously, he had traveled and spoken only as a religious leader.[14] With the help of Western supporters and donors and sympathetic U.S. representatives and congressional aides, a campaign was launched to gain American support for the exile's cause, in essence, to redirect the significance of the Tibet Question from the arena of geopolitical national interests to the sphere of core U.S. values—to the U.S. ideological commitment to freedom and human rights. The goal was to create a momentum that would lead the United States to support Tibet because it was the just and right thing for freedom-loving Americans to do.

In 1987 several major breakthroughs occurred. In June, the House of Representatives adopted a bill that condemned human rights abuses in Tibet, instructed the president to express sympathy for Tibet, and urged China to establish a constructive dialogue with the Dalai Lama.[15] Then on September 21, the Dalai Lama made his first political speech in America before the U.S. Congressional Human Rights Caucus. It was a carefully crafted and powerful talk arguing that Tibet had been



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independent when China invaded.[16] That invasion began what the Dalai Lama called China's illegal occupation of the country. Specifically, he said, "though Tibetans lost their freedom, under international law Tibet today is still an independent state under illegal occupation." The speech also raised serious human rights charges, referring twice to a Chinese-inflicted "holocaust" on the Tibetan people.

The Dalai Lama made a five-point proposal for solving the Tibet Question that called for the following:

1. Transforming Tibet into a "Zone of Peace"—this would include ethnographic Tibet and would require the withdrawal of all Chinese troops and military installations.

2. Reversing the population transfer policy which he said threatened the very existence of the Tibetans as a people.

3. Respecting the Tibetan people's fundamental human rights and democratic freedoms—it asserted that "deprived of all basic democratic rights and freedoms, [Tibetans] exist under a colonial administration in which all real power is wielded by Chinese officials of the Communist Party and the army."

4. Restoring and protecting Tibet's natural environment and abandoning China's use of Tibet for the production of nuclear weapons and dumping of nuclear waste.

5. Beginning earnest negotiations on the future status of Tibet and of relations between the Tibetan and Chinese peoples.

This speech was well received in the United States, and three weeks later, on October 6, the Senate passed its version of the earlier House bill. Ultimately, on December 22, 1987,



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President Reagan signed the (1988–1989) Foreign Relations Authorization Act into law, including a nonbinding sense-of-the-Congress amendment that made the following points:

(i) The United States should express sympathy for those Tibetans who have suffered and died as a result of fighting, persecution, or famine over the past four decades.

(ii) The United States should make the treatment of the Tibetan people an important factor in its conduct of relations with the People's Republic of China.

(iii) The Government of the People's Republic of China should respect internationally recognized human rights and end human rights violations against Tibetans.

(iv) The United States should urge the Government of the People's Republic of China to actively reciprocate the Dalai Lama's efforts to establish a constructive dialogue on the future of Tibet.

(viii) The United States should urge the People's Republic of China to release all political prisoners in Tibet.[17]

It also added a proviso that in regard to the sale of defense articles, the United States should take into consideration "the extent to which the Government of the People's Republic of China is acting in good faith and in a timely manner to resolve human rights issues in Tibet," and it authorized no less than fifteen scholarships to enable Tibetans to attend college in the United States.[18]

Although this policy was far weaker than the now-defunct position stated by Christian Herter in 1960, and it was only a "sense of Congress," it was seen in Dharamsala as a major victory—as the start of a Congress-driven move to create a new U.S. foreign policy that would proactively seek settlement of the Tibet Question in a manner favorable to the Dalai Lama. From out of nowhere, therefore, the United States was again actively involved in the Tibet Question, albeit through Congress rather than the executive branch or the State Department.



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The First Riot—October 1, 1987 These activities of the Dalai Lama in the United States were widely known and eagerly followed in Lhasa.[19] Tibetans regularly listened to the Voice of America and BBC Chinese language broadcasts, and the Chinese government also broadcast attacks on the Dalai Lama's visit in the local media. On September 27, less than a week after the Dalai Lama's first speech in Washington, nationalistic monks from Drepung monastery in Lhasa staged a political demonstration in support of Tibetan independence and the Dalai Lama's initiative. They began by walking around the Inner Circle Road (bagor ) that is both a main circumambulation route (going around the holy Lhasa Cathedral) and the main Tibetan market area. When no police appeared after several circuits, they marched down a main road to the offices of the Tibetan government. There they were arrested.

Four days later, on the morning of October 1, another group of twenty to thirty monks demonstrated in Lhasa to show their support for the Dalai Lama and the previous demonstrators, and to demand the latter's release from jail. Police quickly took them into custody and started beating them. A crowd of Tibetans who had gathered outside the police headquarters demanded these monks be released, and before long, this popular protest escalated into a full-scale riot. In the end, the police station and a number of vehicles and shops were burnt down, and anywhere from six to twenty Tibetans were killed when police (some of whom were ethnic Tibetans) fired at the crowds.

Beijing was shocked by the riot and the anti-Chinese anger it expressed. Clandestine nationalistic incidents had occurred for years in Lhasa but these were small, isolated activities that were easy to deal with. Now Beijing had to face the reality that thousands upon thousands of average Tibetans were angry



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enough to face death and prison by participating in a massive riot against the government and Chinese rule. This riot was particularly galling to Beijing because it coincided with the attacks of the Dalai Lama and U.S. congressional representatives, apparently proving to the world that statements about the horrendous conditions in Tibet were true despite the fact that the Chinese felt they were pursuing a moderate, conciliatory policy.

The months after the riots in Lhasa saw more demonstrations by monks and nuns and a steady stream of antigovernment posters. Nevertheless, the police were able to arrest the demonstrators quickly without provoking a riot. A cat-and-mouse game developed in which nationalistic monks launched demonstrations and the government tried to arrest them in a manner that would prevent another riot, for it was clearly the riot that had caught world attention, not simply the small demonstrations.

As 1987 drew to a close, attention in Lhasa turned to the coming Tibetan New Year in February 1988 and the accompanying Great Prayer Festival when almost 2,000 monks would come to Lhasa's Central Cathedral for several weeks of joint prayers.[20] The question of the day became whether the Prayer Festival would go on as planned, and if so, whether the monks would try to use it to launch a major demonstration. The risk of another riot was considerable since there would be thousands upon thousands of religious Tibetans in Lhasa at this time to witness the festival.

Many senior cadre in Tibet felt that the 1987 riot vindicated their contention that the conciliatory "ethnic" approach was dangerous and could result in the CCP losing power in Tibet. Several ad hoc secret meetings held in Lhasa and Chengdu (Sichuan) issued reports critical of the liberal policy and informally forwarded them to Beijing, where the new head of the party, Zhao Ziyang, convened a meeting of the larger Politburo to discuss Tibet. In November, its members decided that part



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of the present problem in Tibet was that Beijing's Tibet policy had not been properly carried out. However, at the same time, it also concluded that the policy had been too liberal. This marked the beginning of Beijing's retreat from its earlier approach.

Soon after the Politburo decision, the Lhasa daily newspaper announced the new line in a front-page article that laid part of the blame for the October riot on the excessive and incorrect application of "ultraleftist ideology" by local cadre. Until then it had totally blamed outside agitation for the demonstrations and riot. Now it admitted that its own officials were part of the problem. This was a calculated attempt to gain favor with the Tibetans in Lhasa by being realistic and forthright, even though the admission certainly angered many senior officials in Tibet.

At this time Beijing also made a decision that, in retrospect, was ill conceived. On the defensive internationally, the Chinese leadership apparently felt it was important to show the world that its liberal Tibetan religious policy was working, so it pushed ahead with the Great Prayer Festival. Wu Jinghua, the head of the TAR, announced that just as he had come to the Prayer Festival in Tibetan dress in the past, he would do so again this coming year to publicly show his respect for Tibetans' strong feelings about their religion and culture. He also announced that his three main priorities for Tibet were religion, national culture, and united front activities, in essence indicating that the core of his program would continue to be improved relations with Tibetans by paying attention to their ethnic sensitivities rather than to economic development per se.

The main event in this attempted reconciliation was a visit to Lhasa in early 1988 by the late Panchen Lama, Tibet's number-two incarnation. He was sent to Tibet with authorization to make concessions that would calm the monks and ensure the success of the Great Prayer Festival. The plan was to offer the monks substantial financial reparations and looser restrictions



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if they attended the Prayer Festival and in the future concentrated on religion, not politics. In response to demands that all monks be released before the festival, the Tibetan government on January 26, 1988, released fifty-nine monks as a gesture of goodwill, leaving only about fifteen monks in custody.[21] On the following day, at a big meeting at Drepung monastery, the Panchen Lama told the assembled monks that the government was willing to give 2 million yuan ($500,000) in reparations to the three Lhasa monasteries (Drepung, Sera, and Ganden).

The Panchen Lama's attempt to defuse the situation was unsuccessful. The anger of most of the monks toward Chinese policies in Tibet was too great to be assuaged by money. They felt that the Chinese were now trying to use the Prayer Festival as propaganda against the Dalai Lama's initiative, and they felt that time was on their side since the Dalai Lama was now succeeding in gaining U.S. support. Given this atmosphere, many of the older monks advised the government not to hold the Prayer Festival in Lhasa since they could not guarantee what the younger monks would do. They strongly recommended that the 1988 Prayer Festival be conducted at their own monasteries rather than in the Central Cathedral in Lhasa.

But the government dug in its heels and insisted the Great Prayer Festival had to go on. Foreign journalists had been invited, so the government cajoled, threatened, and pleaded with the monks to appear. Although many monks boycotted the event, most came and all went well until March 5, 1988, the last day. As the monks completed the procession of carrying the statue of Chamba (Maitreya), a monk shouted at the ranking officials seated at the ceremony to release a monk who remained in jail. When a Tibetan official told him to shut up, he and other monks immediately responded that Tibet is an independent country. Just when everyone thought that the ceremony had passed without a disaster, the situation went out of control and the latent anger exploded into the second terrible



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riot in Lhasa. Arrests and a clampdown in Tibet followed that further drew the mass of people to the side of the radical nationalists.

Etiology of the Riots It is instructive to examine why the series of riots occurred if China was pursuing what it considered a moderate, ethnically sensitive reform policy.

The Chinese claim that the demonstration was in part inspired by Dharamsala. It is not clear whether Dharamsala (or other exile elements) actually asked one or more of the Drepung monastery monks to organize a demonstration, but it is clear that the monks' demonstration was meant to counter Chinese criticisms broadcast in the Lhasa media and demonstrate support for the Dalai Lama's new initiative in the United States. To this day the monks are proud that they risked (and are risking) their lives to support the Dalai Lama's efforts in the West on Tibet's behalf.[22]

One factor underlying the Tibetans' attitude was that they interpreted U.S. events in the framework of the Chinese system of government. In China, delegates at the People's Congress rubber-stamp what has already been decided by the party, so it was natural for Tibetans in Lhasa to believe that the support shown by members of the U.S. Congress reflected support by the U.S. government for the Dalai Lama and Tibetan independence. Many average Tibetans in Lhasa, therefore, believed that the Dalai Lama's speech to the Human Rights Caucus of Congress was a turning point in Tibetan history, and that the United States, in their eyes the world's greatest military power, would soon force China to "free" Tibet. Events in the West are well-known through shortwave radio broadcasts and play an important role in determining the attitude of Tibetans, particularly Lhasans.



― 84 ― In any case, it is clear that those first monk demonstrators never dreamed their civil disobedience in support of the Dalai Lama would provoke a bloody anti-Chinese riot. The real cause of the massive riot—as distinct from the small political demonstration—is complex. Despite the Chinese reforms, a volatile residue of bitterness and resentment against the government (which in Tibetans' minds was synonymous with the Han Chinese) remained.

Tibetans were still very angry about the loss of their country and the personal and collective (ethnic) suffering they had experienced since 1959 under direct Chinese rule. Like some minority groups in the United States, they view past oppression as part of present reality and direct their resentment at today's Han Chinese. The condescending attitudes of many Han in Tibet tended to reinforce these ill feelings.

Moreover, Chinese insistence on a crash program of economic development in Tibet created new problems, the most important of which was the large influx of Chinese and Muslims (Han and Hui) into Tibet since 1984. Ironically, this process does not appear to have started as a deliberate Chinese scheme to "swamp" Tibet with Han "colonists," as is often charged, but rather as a result of the government's desire to develop Tibet quickly. The large funds disbursed for development projects created a substantial economic ripple effect, attracting thousands of Han construction workers whose presence in turn created a demand for scores of new Chinese restaurants, shops, and services. This, however, was understood to be problematic, and the party secretary in Tibet at one time in 1984 actually stopped Han and Hui coming in from Qinghai. But the larger need in Tibet for carpenters, masons, and other skilled workers gradually overwhelmed these attempts, and the success of these Han tradesmen and craftsmen sent a message to the surrounding provinces that there was profit to be made in Tibet, drawing in even larger numbers of new Han and Hui annually. Today even Han beggars ply their



― 85 ― trade in Lhasa. Most Tibetans in Lhasa resented the increasing control of the Han in their local economy, taking jobs away from them and Sinicizing their beloved city. They wanted economic improvement but not at the expense of transforming the ethnic and demographic character of Lhasa and Tibet.

The accelerated development program for Tibet therefore exacerbated existing local feelings of anger and bitterness over past harms done to Tibet since "liberation" in 1951, and worked to undermine the positive impact of the new reforms on Tibetans' attitudes and feelings. Moreover, it focused Tibetans' attention precisely on the volatile ethnic or national issue—there were too many Han in Tibet and they were getting too many benefits. This situation in turn fueled the Tibetans' feeling of powerlessness and abuse at the hands of the dominant Han.

Another important problem was Beijing's reluctance to permit as full an expression of cultural and religious freedom as Tibetans wanted. Although a substantial revival of Buddhism had occurred since Deng's rise to power, and many once-great monasteries like Drepung were again functioning as genuine religious centers, a number of restrictions in areas such as the total number of monks remained. These limits angered the monks and many laymen and highlighted the fact that Tibetans are still beholden to an alien, Chinese value system for permission to practice their own religion and culture in their own homeland. From Beijing's perspective, however, these restrictions made sense since the monasteries were hotbeds of nationalism and proindependence activists. Allowing them to grow in size and wealth would strengthen the very people who were most dedicated to challenging China's position in Tibet, but restricting them made it easy for Tibetans in Lhasa to see the glass as half empty rather than half full.

Finally, one cannot underestimate the strong historical and nationalistic sense of Tibet as an exclusively Tibetan homeland. Because there were no Han Chinese in Tibet in 1950, all adult Tibetans vividly remember a completely Tibetan Tibet. They



― 86 ― felt that the Chinese had taken their country and were transforming it into just another part of China. They believed (and believe) that Tibet should be run by Tibetans, use Tibetan language, and follow laws that are in accordance with the deeply felt values and beliefs at the heart of Tibetan culture. For most Tibetans, the new reforms had made progress toward that end, but it was not enough for individuals to be allowed to turn prayer wheels and burn butter lamps if Tibet were not a homogeneous ethnic entity. The influx of Han workers was clearly a serious a step in the wrong direction, and was not in keeping with the spirit of Hu Yaobang's policy.

In the fall of 1987, on the eve of the first riot, Lhasa's Tibetans therefore had ambivalent attitudes and feelings. Pent-up anger, resentment, and frustration competed with the realization that cultural, linguistic, and economic conditions had improved dramatically. And critically, the new successes of the Dalai Lama in the United States offered what seemed a realistic alternative to Chinese domination—it gave them new hope that with the work of the Dalai Lama and the power of the United States, independence was just around the corner.

In this atmosphere the quintessential symbol of Tibetan civilization and greatness—the monks—provided the catalyst needed to ignite the anger. The 1987 and 1988 riots were thus primarily spontaneous outbursts of pent-up resentment and anger. Rather than a rejection of the reform policy since 1980, they were unplanned responses to a situation that Tibetans felt symbolized the loss of their nationhood and the denigration of their culture since 1959 by a dominant and alien group. They share many similarities with the terrible racial riots the United States experienced in Watts and other inner-city neighborhoods, or the anger of Native Americans that exploded at Wounded Knee. When Tibetans saw the police beating up the unarmed monks, they responded with their ethnic hearts. They responded not to poor material conditions, but to past injustices and to present domination by an alien majority.



― 87 ― Building one more stadium, or road, or factory, or apartment building could no more eliminate that problem in Lhasa than it could in the U.S. ghettos.

Beijing's Hard-line Strategy New congressional support in the United States, coupled with the demonstrations and riots in Tibet, led the exiles to conclude that they were beginning to amass the critical leverage needed to pressure Beijing to yield to their demands for political autonomy.

In April of 1988, the Chinese announced that if the Dalai Lama publicly gave up the goal of independence, he could live in Tibet (rather than Beijing). Two months later, on June 15, 1988, the Dalai Lama responded to this announcement in an address to the European Parliament at Strasbourg. This marked the first public statement of his conditions for returning to Tibet. Its main points were:

The whole of Tibet [political and ethnographic] . . . should become a self-governing democratic political entity founded on law by agreement of the people for the common good and protection of themselves and their environment, in association with the People's Republic of China.

The Government of the People's Republic of China could remain responsible for Tibet's foreign policy. The Government of Tibet should, however, develop and maintain relations through its own Foreign Affairs Bureau, in the fields of religion, commerce, education, culture, tourism, science, sports, and other nonpolitical activities. Tibet should join international organizations concerned with such activities.

The Government of Tibet should be founded on a constitution of basic law. The basic law should provide for a democratic system of government . . . This means that the Government of Tibet will have the right to decide on all affairs relating to Tibet and Tibetans.

As individual freedom is the real source and potential of any society's development, the Government of Tibet would seek to



― 88 ― ensure this freedom by adherence to the Universal Declaration of Human Rights, including the rights to speech, assembly, and religion. Because religion constitutes the source of Tibet's national identity, and spiritual values lie at the very heart of Tibet's rich culture, it would be the special duty of the Government of Tibet to safeguard and develop its practice.

The Government should be comprised of a popularly elected Chief Executive, a bi-cameral legislative branch, and an independent judicial system. Its seat should be Lhasa.

The social and economic system of Tibet should be determined in accordance with the wishes of the Tibetan people, bearing in mind especially the need to raise the standard of living of the entire population.

. . . A regional peace conference should be called to ensure Tibet becomes a genuine sanctuary of peace through demilitarization. Until such a peace conference can be convened and demilitarized and neutralization achieved, China could have the right to maintain a restricted number of military installations in Tibet. These must be solely for defense purposes.[23]

The Dalai Lama indicated he was ready to talk with the Chinese about this proposal and announced the membership of his negotiating team, including a Dutch national as its legal advisor.

The Strasbourg proposal did not seek complete independence, but it also did not accept the limited autonomy of the Chinese political system. Rather it called for Tibet to have a new status as a kind of autonomous dominion much as it had been under the Qing dynasty. The Dalai Lama would accept being part of China, but China would have little authority over affairs in Tibet. Since this proposal had in essence been presented to Beijing at the secret 1984 talks, it did not represent anything new to the Chinese. Nevertheless, the speech was important because it was the first time the Dalai Lama openly told his people (and the world) that independence was not a realistic goal and that he was willing to accept Tibet as part of China if it could be totally autonomous. It was in this sense a



― 89 ― courageous initiative, and it created a stir in exile politics, where it was criticized by many as a sellout.[24]

The proposal was also an effective political tactic. If, as the exile leaders hoped, their victories had persuaded Beijing to view this level of political autonomy more favorably now than in 1984, serious negotiations could have ensued. At the same time, it placed Beijing in a difficult situation since Deng Xiaoping and other top leaders had repeatedly said that with the exception of independence they would discuss anything. Now the Dalai Lama had given them just such an opportunity before the eyes of the world. Consequently, rejection would make Beijing seem unreasonable and simultaneously enhance the Dalai Lama's international reputation as a statesman willing to compromise in order to attain a lasting peace.

The Strasbourg address initially threw Beijing into confusion. The leadership had not changed its basic view of what compromise solution it was willing to accept, but there was support for at least giving the impression of willingness to discuss the Strasbourg proposal since it did not demand independence per se. Ultimately, after some initial signs of interest, the more hard-line view predominated and Strasbourg was rejected as an indirect form of independence. In retrospect, given the internal situation in China, it is difficult to see how Beijing could have permitted Tibetans to have the freedoms associated with Western democracies and not offer the rest of China the same options, let alone how it could allow the creation of a Greater Tibet. It was also unnecessarily provocative for Dharamsala to include a Western advisor on the negotiating team given China's feelings about outside interference. Talks, therefore, did not occur and six months later, in December 1988, monks demonstrating in commemoration of International Human Rights Day precipitated a third bloody riot in Lhasa.



― 90 ― In the midst of this deteriorating situation the unexpected death on January 28, 1989, of Tibet's second highest incarnation—the Panchen Lama—produced a surprising secret initiative from Beijing. Hoping to cut through the impasse with the Dalai Lama, China had its Buddhist Association invite the Dalai Lama to Beijing to participate in the memorial ceremony for the Panchen Lama, letting it be known that this would be a good time for him to discuss the political situation informally with top Chinese officials.[25] The Dalai Lama had suddenly been offered an exceptional opportunity to visit China without having to sort out complicated political protocol issues. The rationale behind this approach was the belief in China that the Dalai Lama was more moderate than his advisors and direct discussion might possibly break the deadlock.

The Dalai Lama and his officials, however, were reluctant to accept the invitation. The Chinese had indicated that the Dalai Lama would not be allowed to visit Tibet, so the exile leaders were concerned that Tibetans in Lhasa might feel abandoned if he went to China but not Tibet. They also feared that China might humiliate the Dalai Lama by ignoring him or treating him as a minor figure. Additionally, it is also likely that hard-line officials in Dharamsala feared that in face-to-face talks with top Chinese leaders the Dalai Lama might accept a less favorable compromise than they wanted. So, with events apparently going well from their perspective, the exile leadership persuaded the Dalai Lama to take the safe course and decline the invitation, telling the Chinese Buddhist Association that they had done all the appropriate rites in Dharamsala.[26] Many look back at this as one of the most important lost opportunities in the post-1978 era.

Meanwhile, the situation in Tibet deteriorated further in 1989. Tibetans in Lhasa continued to mount small nationalistic demonstrations, one of which turned into the fourth Lhasa riot on March 5, 1989. At this juncture, Beijing accepted the fact that Tibet was veering out of control and initiated strong measures

Conséquences à voir[modifier | modifier le code]

Selon les universitaires Enze Han et Christophe Paik, du fait du relâchement de la politique religieuse du gouvernement chinois dans les années 1980, les zones ethniques tibétaines ont connu une explosion des activités religieuses se traduisant par la reconstruction ou la construction de monastères. Cependant, le revirement qu'a connu cette politique dans les années 1990 semble avoir causé une grande colère chez les Tibétains. Une période de libéralisation, suivie d'un serrage de vis, n'a fait qu'agraver le mécontentement[1]. − − Des analyses conduites par ces deux auteurs à propos des événements du printemps 2008 montrent que l'intensité du militantisme politique tibétain est en étroite corrélation avec le nombre de sites bouddhistes enregistrés administrativement dans chaque zone[2]. Analysant les mouvements de protestation tibétains en 2008 et la répartition géographique du militantisme tibétain, les auteurs ont mis en évidence le fait que les comtés qui avaient connu un niveau relativement élevé de libération religieuse dans les années 1980 sont ceux où se sont produits la majeure partie des soulèvements. Les régions qui paraissent avoir bénéficié le plus de la tolérance religieuse initiale sont situées, d'après le nombre de sites enregistrés administrativement, dans les provinces en dehors de la région autonome du Tibet. Les auteurs notent également qu'il y a eu une inversion généralisée de ces politiques religieuses plus tolérantes tant dans la région autonome du Tibet que dans les zones en dehors de celle-ci et que c'est la région autonome qui a été affectée le plus par la répression accrue du bouddhisme tibétain, entraînant des protestations. Plusieurs ouvrages voient, à l'origine de cette situation, l'emploi par un État autoritaire à la fois de concessions et de mesures répressives pour contrôler ses citoyens. Cependant, pour que ces concessions puissent à elles seules apaiser d'éventuels protestataires, elles doivent être assez importantes : de maigres concessions peuvent engendrer davantage de protestations car elles incitent à en demander encore plus. Dans le cas des zones ethniques tibétaines hors de la région autonome, des concessions avaient été faites, mais elles furent par la suite combinées à des mesures répressives équivalentes à celles affectant la tolérance religieuse dans la région autonome du Tibet. Cette combinaison de concessions et de mesures répressives accroîtrait les activités de dissidence et de protestation car les concessions inciteraient à exiger de nouvelles concessions, et les mesures répressives feraient naître colère et révolte contre le gouvernement[3].

Analyses[modifier | modifier le code]

En 2006, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix en 2010, indiquait qu'au sein même du PCC, au cours des années 1980, est apparue une « faction réformatrice éclairée », disposant du pouvoir de décision, qui préconisait la mise en œuvre des réformes politique et économique au même rythme. Les deux secrétaires généraux « éclairés » du PCC, Hu Yaobang et Zhao Ziyang, agirent en fonction de la volonté du peuple chinois, ils marginalisèrent la faction conservatrice et mirent fin aux courants gauchistes. Ils proposèrent un début de démocratisation politique. Mais ce mouvement démocratique n'était pas mûr et n'a pas fait preuve de la résolution et de l'habilité politique nécessaires. La faction des durs du parti, représentée par Deng Xiaoping, a éliminé les membres de la faction éclairée considérés comme des traitres[4].

Le Point site du sénat

Gao Wenqian[modifier | modifier le code]

Né en 1953, est un historien et enseignant à Columbia University. Il a collaboré aux recherches qui ont abouti à la publication, en Chine, des biographies officielles de Mao Zedong et de Zhou Enlai. Ce travail lui a donné l'accès aux archives du parti communiste chinois. En 2003, il publie À hong kong une biographie de Zhou Enlai, interdite en Chine et dont la version définitive est publiée aux Etats-Unis en 2009 sous le titre Zhou Enlai: The Last Perfect Revolutionary. La biographie est paru en France en 2010 sous le titre Zhou Enlai : L'ombre de Mao.

NNikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski

Thierry Marchal-Beck[modifier | modifier le code]

Thierry Marchal-Beck
Illustration.
Thierry Marchal-Beck, le 17 novembre 2012.
Fonctions
10e président du Mouvement
des jeunes socialistes français
Prédécesseur Laurianne Deniaud
Successeur Laura Slimani
Biographie
Lieu de naissance Metz (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de IEP de Lille
American University

Thierry Marchal-Beck, né le à Metz[5], est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS) et président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) entre 2011 et 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, ancien directeur du cabinet de Michel Dinet, est inspecteur de l’Éducation nationale à Nancy. Sa mère est proviseur à Metz[6].

Études[modifier | modifier le code]

Parti étudier entre 2002 et 2003 au lycée de Naperville, dans la banlieue de Chicago, il y découvre l'histoire de la lutte pour les droits civiques et de nouvelles formes de militantisme, notamment à l'occasion du mouvement d'opposition à la guerre en Irak.

Il revient en France en 2004, et entre à l'Institut d'études politiques de Lille. Trois ans plus tard, il repart aux États-Unis, intégrant l'American University, à Washington DC. Il rentre en France, et rédige un mémoire ayant pour sujet « La racialisation des identités Hutu et Tutsi dans la région des Grands Lacs dans les années 1930 »[7] à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Engagements[modifier | modifier le code]

Il rejoint l'Union nationale lycéenne (UNL) en 2000, puis adhère au MJS peu avant l'élection présidentielle de 2002. Lors de son second passage aux États-Unis, il militera avec les volontaires de la campagne de Barack Obama[8].

Il est nommé, en , membre du bureau national (BN) du MJS par Antoine Détourné, et s'occupe alors des questions écologiques. Il est ensuite désigné secrétaire national au Projet 2012 par Laurianne Deniaud, et coordonne le programme des Jeunes socialistes dans le cadre des conventions « Perspectives 2012 », qui aboutit aux « huit propositions ». Lors de la campagne de la primaire socialiste de 2011, il était le responsable des « Jeunes avec Martine Aubry »[9].

En 2012, Thierry Marchal-Beck se déclare proche de Benoît Hamon[10].

Membre du courant majoritaire, Transformer à gauche (TàG), il est proposé comme candidat à la présidence du Mouvement des jeunes socialistes dans le cadre du Xe congrès national, organisé à Strasbourg en 2011. Le 19 novembre, seul candidat en lice, il remporte le vote avec 71,6 % des voix des délégués. À l'issue de son mandat de deux ans, il est remplacé le par Laura Slimani, également issue de TàG.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Thierry Marchal-Beck revendique la fin des contrôles d'identité au faciès, la contraception gratuite et anonyme pour les mineurs, l’allocation d’autonomie pour les jeunes en formation[11].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Contrôles au faciès : comment en finir ? éssai en collaboration avec Laurianne Deniaud, publié en 2012 aux éditions Les Petits Matins.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Enze Han & Christopher Paik, Reversal toward Repression and Changing Dynamics of Ethnic Demography: Evidence from Tibet, Woodrow Wilson School, Princeton University, June 2011, 37 p., pp. 32-33 : « As a result of a period of relaxation in the Chinese government’s religious policies in the 1980s, ethnic Tibetan areas have experienced a boom in religious activities, with a great number of monasteries being rebuilt or built. However, the reversal of these early policies in the 1990s seems to have caused great ire among the Tibetan people. Indeed, what we have observed in Tibet is a case in which a period of liberalization, followed by re-tightening of control, has led to even more widespread discontent toward the Chinese state. »
  2. Enze Han & Christopher Paik, op. cit. : « As our analyses have shown, the intensity of Tibetan political activism is highly correlated with the number of registered Buddhist sites in each locale. »
  3. Enze Han & Christopher Paik, op. cit. : « One of the main findings of the protest pattern shows that counties that experienced relatively high levels of religious liberation in the 1980s. also accounted for the majority of uprisings. The regions that appear to have benefited the most from these early religious tolerances, as reflected by the number of officially registered sites, are located in the Provinces outside the TAR. [...] However, we have also noted that there was a general wave of reversal of these more tolerant religious policies over both the TAR and areas outside of it, and the renewed repression against Tibetan Buddhism affected ethnic Tibetan areas outside the TAR the most, leading to Tibetan protests. Several works explain this outcome as representative of an authoritarian state’s use of both concessions and repressive measures to control its citizens. [...] However, in order for concessions alone to pacify potential protesters, these concessions have to be significant enough; small concessions may lead to more protest activities, as they encourage push for further concessions (Rasler 1996). In the case of ethnic Tibetan areas outside the TAR, concessions had been made, but they were later combined with repression equal in measure to what occurred in the TAR in terms of religious tolerance. Lichbach (1987) proposes that this combination of concessions and repression increases dissent and protest activity, as the former encourages protests for more concessions, and the latter induces anger and rebellion against the government. »
  4. Liu Xiaobo, La philosophie du porc et autres essais, p. 293 et suivantes
  5. Thierry Marchal-Beck, l’invité politique de Pluriel, Radio Orient
  6. Philippe Rivet, Le président du MJS 100% Lorrain Estrépublicain.fr, 13 avril 2012
  7. AFP, Thierry Marchal-Beck nouveau président des Jeunes socialistes, Le Monde, novembre 2011
  8. Thierry Marchal-Beck nouveau président des Jeunes socialistes Le Point .fr, 11 novembre 2011
  9. Aubry dévoile son équipe de campagne Le Figaro, 12 juillet 2011
  10. Thierry Marchal-Beck : « Benoît Hamon  incarne la gauche offensive décomplexée » Europe 1, 2 août 2012
  11. H. GUAINO à T. MARCHAL-BECK : Vous ne serez pas déçu par la politique, mais par ceux qui la font VSD, 8 août 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

= Liens externes[modifier | modifier le code]

Tao Changsong[modifier | modifier le code]

Tao Changsong est un enseignant, homme poltique et chercheur chinois de nationalité Han originaire de Yangzhou dans la province du Jiangsu. Pendant la Révolution culturelle au Tibet, il est le chef de la faction des « Rebelles » et sera de septembre 1968 à octobre 1976, vice-président du Comité révolutionnaire de la région autonome du Tibet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi ses études à l'université normale de Chine orientale, il est affecté au lycée de Lhassa comme professeur de chinois. En 1976, après l'arrestation de la bande des quatre, il fut emprisonné pendant un an accusé d'être un criminel « relevant des trois catégories » [1].

Révolution culturelle au Tibet[modifier | modifier le code]

Tao indique que les Gardes rouges n'ont fait qu'obeir aux ordres reçusici


incident de NyemoMelvyn C. Goldstein,Ben Jiao,Tanzen Lhundrup

Institut de recherche sur le Tibet[modifier | modifier le code]

En tant que directeur adjoint de l'Institut de recherche sur le Tibet moderne relevant de l'Académie des sciences sociales du Tibet, Tao Changsong a étudié le système légal de l'ancien Tibet à ce sujet, il indique : « De nombreuses lois dans l'histoire du Tibet séparaient les Tibétains en trois catégories et neuf niveaux. Si on tue une personne de classe supérieure, l'indemnité est l'équivalent en or du poids du cadavre ; si la victime est une personne de classe inférieure, l'indemnité est un brin d'herbe. Les prisons sont innombrables, et même les manoirs et monastères ont le droit d'emprisonner des gens. »Beijing Information mars 2009.


ici

Références[modifier | modifier le code]

  1. Woeser, Mémoire interdite. Témoignages sur la Révolution culturelle au Tibet, pages 27 et suivantes traduit par Li Zhang & Bernard Bourrit, éd. Gallimard.

Ronald[modifier | modifier le code]

Ronald Schwartz est professeur de sociologie au Mémorial University of Newfoundland

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Avec Robert Barnett (2008) Tibetan modernities : notes from the field on cultural and social change, Brill, Leiden-Bosten, (ISBN 978-9004155220)
  • (en) Circle of Protest: Political Ritual in the Tibetan Uprising G.J. Askins Bookseller (New Lebanon, NY, U.S.A.), 1994, 263 p. (ISBN 0231100957 et 9780231100953)

Scheuermann pour vélodrome de Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

Architectes De Schuermann de Münster, L'Allemagne est une dynastie de architectes spécialisation dans la conception de vélodromes, pistes cyclables et voies d'intérieur d'athlétisme depuis 1925. La dynastie de Scheuermann a été fondée par Clemens Schuermann (1888-1956), cycliste professionnel de voie et plus défunt architecte, continué par son fils Herbert Schuermann (1925-1994) et son petit-fils Ralph Schuermann (1953). Ils ont conçu dans le monde entier plus de 125 pistes cyclables, parmi eux beaucoup de vélodromes pour Jeux Olympiques, à savoir dedans Berlin en 1936, Rome en 1960, Mexico en 1968, Munich en 1972, Séoul en 1986, Barcelone en 1990, Pékin en 2008. Ils ont également conçu un tel célèbre monde-enregistrent des voies en tant que "Vigorelli" à Milan, L'Italie; "CDOM" à Mexico, Le Mexique; "bateau de Viking" dedans Hamar, La Norvège; et "Velodrom" à Berlin, L'Allemagne. Ils ont conçu la voie pour le Monde-Formation-Centre CMC du Union Cycliste Internationale dans Aigle, La Suisse, une voie 200-meter d'intérieur en bois.

Cannibalisme[modifier | modifier le code]

Georges Guille-Escuret[modifier | modifier le code]

Arbitrage Tibet[modifier | modifier le code]

Ayant manqué les délais pour le dépôt d'un témoignage dans le cas d'un arbitrage en cours, je poste sur ma page d'utilisateur mon témoignage concernant l' arbitrage entre Kõan/Elnon et Rédacteur Tibet. Libre à tout contributeur impliqué dans ou intéressé par le présent arbitrage de reprendre tout ou partie de mon argumentaire, ou de réagir sur ma page de discussion.

Au sujet des pages "Tibet" en général[modifier | modifier le code]

S'il est un constat que la plupart des protagonistes de cet arbitrage partagent, c'est bien celui de la piètre qualité de nombreuses pages traitant du Tibet dans WP en français. "Piètre qualité" est un euphémisme, certaines pages étant pratiquement illisibles, tant les arguments, contre-arguments et accumulation de précisions inutiles alourdissent les articles.

Comme je j'ai écrit précédemment, Wikipedia n'est pas un champ de bataille où pro-Chinois et pro-Tibétain peuvent s'étriper joyeusement, ni une vitrine pour exposer des théories reprises par aucun auteur connu et reconnu.

L'opposition quasi permanente de deux contributeurs antagonistes (Elnon et Rédacteur Tibet), parfois relayés par des contributeurs réguliers ou par les épisodiques wumaodang de service, a abouti au résultat suivant: au lieu d'être une synthèse des connaissances généralement admises (tout en présentant les théories minoritaires et aspects connexes en fonction du principe de proportionnalité), de nombreux articles sur le Tibet sont désormais une juxtaposition d'argument contraires, donnant la part belle aux extrêmes et réduisant les informations à valeur encyclopédique à leur portion congrue. La simple lecture de l'article "Tibet" et de sa page de discussion (en incluant ses archives) est éloquente, et ce même pour un lecteur non averti.

Au sujet des sources[modifier | modifier le code]

Le débat autour des sources est permanent, et tant Elnon (épaulé depuis peu par Kõan) que Rédacteur Tibet s'ingénient à nous dégotter des sources aussi contestables les unes que les autres et à "neutraliser" (c'est le terme consacré dans les pages Tibet) une source non fiable en y opposant une autre source tout aussi douteuse affirmant le contraire. Dans ce cadre précis, "neutraliser" n'a rien à voir avec la "neutralité du point de vue" sacro-sainte de Wikipedia, j'ai tenté de l'expliquer à de nombreuses reprises (notamment ici) aux parties en conflit, sans grand succès.

De manière générale, le thème du Tibet est tellement politisé et passionnel qu'il n'est pas recommandé de recourir à des sources non-savantes ou non-expertes qui servent trop souvent à relayer des arguments de propagande. Dans ce registre, la palme revient certainement à Elnon qui privilégie les sources officielles et journalistiques chinoises les plus polémistes (voir ma remarque ici) pour étayer ses théories les plus rocambolesques. L'utilisation abusive de la source Ren Yanshi dans l'article Heinrich Harrer en est un exemple flagrant, source qui ne doit sa survie qu'à l'intervention opportune de Koãn venu soutenir Elnon suite à sa demande d'aide. Dans la page Centrale photovoltaïque de Shigatse, rédigée à partir d'une simple coupure de presse en ligne (Xinhua), Elnon crée une page sur une centrale photovoltaïque qui n'était pas encore raccordée au réseau au moment de la parution de l'article (elle l'a été entre-temps, mais des erreurs grossières demeurent dans le texte), l'article en question faisant partie des "good news" habituellement publiées avant un événement important (en l'occurrence la visite de Xi Jinping à Shigatse en juillet 2011); je ne blâme pas Elnon pour sa méconnaissance du sujet, je conteste en revanche son utilisation indiscriminée de sources non fiables. Dans le camp adverse, il convient de reconnaître que RT tente généralement de fournir des sources ayant une connaissance plus ou moins approfondie du Tibet, même si elles sont assez souvent orientées politiquement; le même reproche peut d'ailleurs être fait à Elnon et Kõan (récemment), qui sélectionnent judicieusement des sources correspondant au point de vue qu'ils tentent de mettre en avant.

Elnon semble également être le champion de la recherche google afin de trouver ce qu'il cherche. Méthode ô combien contestable, car il est certain que l'on trouvera toujours une page internet qui correspond à un point de vue particulier. Utilisateur:Natmaka a déjà détaillé quelques exemples de Cueillette de cerises dans son argumentaire. La page de discussion de la Route Lhassa – Katmandou (un article a priori non-politique) illustre à merveille cette recherche effrénée de sources tendant à démontrer un point de vue particulier. Ainsi, pour étayer son argumentation, Elnon cite 4 fois le guide touristique Lonely Planet (de Chine et du Tibet), mais s'abstient de citer le même guide consacré au Népal qui reprend une terminologie différente, et ignore les sources officielles aussi bien népalaises que chinoises qui reprennent des terminologies différentes du titre cher à Elnon.

Au sujet de Rédacteur Tibet[modifier | modifier le code]

Je partage globalement l'appréciation selon laquelle Utilisateur:Rédacteur Tibet joue avec les limites du système dans le but de renforcer les aspects "pro-Tibet" dans les pages relatives au Tibet. Ses apports négatifs sont toutefois limités par le fait que RT cherche en général d'étayer son argumentation par des sources académiques, mais son comportement est certainement agaçant lorsqu'il fait la sourde oreille à certains arguments ou fait semblant de ne pas comprendre, comme l'a relevé Kõan. J'observe toutefois que le comportement non-constructif de Rédacteur Tibet se cristallise principalement dans ses interactions avec Elnon (et Kõan plus épisodiquement). J'ai à plusieurs reprise été en conflit de nature éditoriale avec RT (par exemple ici ici et ici, et je note qu'en général un dialogue constructif était possible.

Au sujet d'Elnon[modifier | modifier le code]

Elnon est décidément un cas particulier de WP francophone. Contributeur infatigable, il peine toutefois à comprendre et/ou respecter certaines règles de base chère à un projet collaboratif. Elnon recours très rapidement aux attaques personnelles, fais des procès d'intention à tout contributeur se dressant sur sa route, pratique l'esquive (relancer un autre débat pour ne pas répondre au sujet, ou réintroduit en douce des changements controversés sans passer par la page de discussion), fais un usage intensif de sources douteuses, tout en pratiquant un POV-pushing aggravé sur les pages en lien avec le Tibet. Les exemples mentionnés dans cette page illustrent de manière non-exhaustive ces penchants, penchants relevés par d'autres contributeurs ayant témoigné dans la page d'arbitrage.

Au sujet de Kõan[modifier | modifier le code]

Kõan semble animé d'une animosité personnelle envers Rédacteur Tibet (RT) qui lui a fait perdre toute notion de neutralité et d'impartialité. La lecture des pages (et pages de discussion connexes) Wikipédia:Comité d'arbitrage/Arbitrage/Kõan,Elnon-Rédacteur Tibet, Servage au Tibet, Controverse sur le servage au Tibet et Heinrich Harrer sont assez révélatrices. En résumé:

  • Kõan est très sélectif dans ses soutiens et accusations. Ainsi, il encense l'argumentaire de Travins (pourtant également sanctionné lors du précédent arbitrage) et fait preuve d'un mansuétude suspecte quant aux égarement répétés d'Elnon ("travail de veille", " excès occasionnels" " À mon sens, notre travail sur l'article servage au Tibet que vous avez créé est proche de la perfection" " Elnon n'est pas un pro-Chine, sa fréquentation me l'a démontré. Il se radicalise parfois de par l'attitude exceptionnelle de Rédacteur Tibet mais je crois qu'en l'absence totale du second, il retournerait plutôt à ses vraies passions" " Je peux témoigner du fait qu’il ne fait généralement pas d’erreur"), tout en qualifiant de "militants", "suspects", "arguments toujours idéologiques", "obstruction sur les pages du Tibet" " mesquine collecte de cerises" " exposés tendancieux" " qui ne connaissent pas les pages du Tibet" " pas objectif" " il est probable que vous ne mesuriez pas le problème global de ce pov-pushing tibétain" "attitude suspecte" quiconque ose égratigné son protégé Elnon (voir ici ici ici et ici).
  • Kõan présente les faits d'une manière biaisée dans le cadre de l'arbitrage en cours. Nombres de points factuels/éditoriaux on déjà été commentés par Natmaka , je me contenterai de ne citer que deux exemples additionnels: l'utilisation de photos non pertinentes dans la page servage au Tibet (voir ci-dessous) et la manière particulièrement tendancieuse de présenter les pages à supprimer (voir description détaillée du problème ci-dessous). Ces procédés induisent clairement le contributeur/lecteur en erreur.
  • Kõan a une fâcheuse tendance à attaquer de manière agressive tout contributeur osant s'opposer à Elnon ou à lui-même (voir Wikipédia:Pas d'attaque personnelle, la page de discussion suivante en est une illustration.

Article supprimé Victor Chan[modifier | modifier le code]

Je n'ai aucun problème à ce que l'article sur Victor Chan ait été proposé à suppression, et je ne tiens pas à discuter ici si la suppression était justifiée ou non. Par contre, le non-respect des règles Wikipédiennes et la manière tendancieuse dont l'argumentation a été présentée par Utilisateur Kõan ont de quoi laisser songeur:

  1. Le 9 mars à 09:04, Kõan demande à Elnon de lui fournir quelques noms de Tibétologues "qui mériteraient un passage en PàS"
  2. Peu après, Elnon fournit à Kõan une liste de 34 pages "à examiner"
  3. Entre le 10 et le 11 mars, Kõan propose une dizaine de page à suppression parmi les 34 noms proposés, avec parfois des descriptions aussi tendancieuses que "inconnu", "moine… bouddhiste", "quelqu'un qui s'intéresse au Tibet", "tibétain", "auteur d'un livre", etc.
  4. Ignorant les recommandations en vigueur dans "Procédures de suppression" ("Il est souhaitable de prévenir le créateur de l’article ainsi que ses principaux rédacteurs, et les projets associés"), Kõan ne juge pas utile d'informer le créateur des articles en question (RT) sur sa page de discussion, ni de poster un lien sur le projet Tibet.
  5. La dynamique est ainsi enclenchée. Victor Chan, qui a eu les honneurs d'inaugurer la "Liste de Kõan", passe rapidement à la trappe, avec 4 votes dans les premières 24 heures pour celui qui est présenté par Kõan comme un "inconnu" dans la "série des articles faire valoir de la cause tibétaine". Méprisant comme à son habitude, Kõan en rajoute plus que nécessaire, arguant que "nous savons qu'il s'est acheté un van, qu'il a discuté avec le dalaï-lama, un jour, qu'il a fait des centaines de kilomètres en yak (ou en Kayak ?), qu'il a épousé suzanne et a deux filles, événements tout à fait respectable mais..." . Il aurait été plus honnête de mentionner (dans le but de se faire une opinion objective) qu'il est également l'auteur d'un livre de pèlerinage sur le Tibet qui fait encore référence 20 ans après sa parution, et qu'il est également le co-auteur avec le dalai lama (qu'il fréquente depuis quarante ans) de deux livres de spiritualité, le premier apparemment traduit dans 14 langues, alors que le deuxième vient d'être publié… Ah, j'oubliais, notre inconnu, outre le fait d'avoir épouser Suzanne et de lui avoir fait deux filles, est également le fondateur et directeur d'une institution qui compte dans son conseil consultation le dalai lama, Desmond Tutu, Jimmy Carter, et Rigoberta Menchú pour citer quelques autres inconnus avec qui il aurait pu faire du (ka)yak dans sa jeunesse. Sur la base des informations fournies par Kõan, il est certain que j'aurais également voté sans hésiter pour une suppression immédiate. Reste à savoir si ces informations n'étaient pas délibérément faussées.
  6. Je remarque qu'Elnon, qui a fourni le nom de Victor Chan à Kõan, s'est bien garder de voter pour la suppression de cet illustre inconnu. Bien lui en a pris puisqu'il a lui-même fait très fréquemment recours à Victor Chan pour sourcer ses articles. A titre d'example, Dzong de Nagartsé, créé par Elnon avec Victor Chan comme source unique
  7. Non seulement Kõan ne s'interroge pas sur l'honnêteté de sa méthode, une méthode qui n'a pas fonctionné pour dans les pages Discussion:Dieter Schuh/Suppression Discussion:Fernand_Meyer/Suppression Discussion:Pema_Gyalpo/Suppression Discussion:Horkhang_Sonam_Palbar/Suppression où il s'est retrouvé seul (ou avec Elnon) à soutenir la suppression, mais il interprète même les votes contraires comme un suspect "barrage pro-Tibet" qu'il utilise dans son argumentaire contre RT en comité d'arbitrage ,et va se plaindre que sa stratégie n'aie pas aboutie sur la page de discussion du clôturant

Article Pema Tseden[modifier | modifier le code]

J'observe la dispute entre Elnon et RT au sujet de Pema Tseden, et me décide à intervenir en plaçant la discussion sous l'angle de la rigueur académique (la conception du terme "nationalité" en Chine) et du style de la langue française.

Elnon m'adresse des attaques personnelles et m'attribue des intentions (une constante chez lui) que rien dans mes contributions ne laissent supposer. La discussion est totalement ahurissante: je relève tout d'abord que "Chinois d'origine tibétaine" et "nationalité chinoise" peut prêter à confusion selon la terminologie en vigueur en Chine (Pema Tseden est en effet selon la terminologie officielle un citoyen chinois de nationalité tibétaine). Elnon me rétorque qu'il faut s'en tenir à la définition classique en français du terme "nationalité", et que Pema Tseden est de nationalité chinoise. J'accepte sa remarque et propose donc de manière constructive différentes options, comme "Chinois tibétain" et "Tibétain de nationalité chinoise" options refusées par Elnon, généralement sans autre contre-argumentation que de m'adresser de nouvelles attaques personnelles. Elnon s'emporte et conclue que mon "verbiage comparatif ne change rien au fait incontournable que Wanma Caidan/Pema Tseden est de nationalité chinoise et que cela doit être mentionné dans l’introduction". RT rappelle à Elnon que sa dernière phrase correspond précisément à ma proposition qu'Elnon a lui-même qualifiée de problématique… Le comble, c'est que Elnon ose utiliser le cas de Pema Tseden dans son argumentaire contre RT dans l'arbitrage en cours ("Rédacteur Tibet, fort d’un appui extérieur, refuse obstinément que la nationalité chinoise du cinéaste soit indiquée"). Lorsque RT lui rappelle, diff à l'appuis qu'il n'a pas refusé "obstinément que la nationalité chinoise du cinéaste soit indiquée", Elnon s'enferme dans une nouvelle contradictions en réfutant l'ensemble de sa propre argumentation en faveur de "nationalité chinoise" et s'aligne sur ma remarque initiale au sujet du terme "nationalité" dans le contexte chinois ("L'expression « Tibétain de nationalité chinoise » est une évidente facétie, un jeu de mots sur le sens particulier de « nationalité » en Chine, à savoir « ethnie » ; un « Tibétain de nationalité chinoise » serait un Tibétain d'ethnie chinoise, une absurdité, un non-sens quand on sait que les Chinois appartiennent à une cinquantaine d'ethnies. Pema Tsedeen est bien un Chinois de nationalité (= ethnie) tibétaine" Cela correspond à la terminologie que j'avais proposée dans ma première intervention ("Selon la terminologie officielle utilisée en Chine, sa nationalité est tibétaine, et sa citoyenneté chinoise. Il n'y a pas de "nationalité chinoise"). Allez comprendre…

Articles "Servage au Tibet" et "Controverse sur le servage au Tibet"[modifier | modifier le code]

Pour les non-experts de la Chine et du Tibet, il convient de savoir que le concept de "servage au Tibet" est l'un des arguments avancés (a posteriori) par la République populaire de Chine afin de justifier d'un point de vue "moral" son intervention militaire au Tibet. Le terme même de "Servage au Tibet" comme titre d'une page WP est questionnable du point de vue de la neutralité, ce d'autant plus que les experts sont divisés au sujet de la nature réelle du servage au Tibet, en particulier dans les dernières décennies qui ont précédé l'intervention militaire chinoise. Dans ce sens, le titre d'origine "Controverse sur le servage au Tibet" (titre repris par ailleurs dans les pages WP anglais ou chinois) est approprié et n'est pas, contrairement à ce que prétendent Kõan et Elnon, un POV-fork. S'ils avaient vraiment voulu faire un article neutre sur le sujet, un article "Classes sociales au Tibet" (sure le modèle WPen Social classes of Tibet) aurait été mieux à même de restituer de manière exhaustive l'organisation sociale (y compris ce qui peut être assimilé à de la servitude et de l'esclavage) de l'époque.

Une première tentative de renommage a été réalisée en 2011 par un utilisateur sans maitrise du français, tentative rapidement détectée tant dans les pages de WP chinoise que francophone.

Natmaka a mis en avant dans son argumentaire une série de points sur la démarche contestable d'Elnon et de Koãn concernant la création de "Servage au Tibet" et la tentative de suppression de la page originelle "Controverse", je ne m'y étendrai donc pas.

J'aimerais toutefois faire remarquer l'utilisation particulièrement malhonnête des deux photos placées en tête d'article par les soins de Kõan (ici et ici, encouragé par son compère Elnon ("BTW, La photo plante bien le décor"). Ces deux images, tirées des archives de l'expédition allemande au Tibet, n'ont a priori rien à voir avec le sujet de l'article. La photo de l'élevage de moutons à Gayokang nous montre un campement de nomades comme il en existe des milliers aujourd'hui encore, alors que la photo de la femme portant des pierres aurait tout aussi bien pu être prise en 2013, la couleur en plus, dans le cadre de travaux communautaires ou de la construction de sa propre maison, la technique de portage restant identique 75 ans plus tard. Rien ne laisse sous-entendre, ni dans les deux photos ni dans la légende des archives en questions, qu'il y ait un lien quelconque avec le servage.

Article Heinrich Harrer[modifier | modifier le code]

Heinrich Harrer, qui doit sa principalement sa notoriété à ses exploits d'alpiniste (notamment la première de la face nord de l'Eiger), les sept ans passés au Tibet entre 1944 et 1951, ainsi que son statut d'écrivain à succès, fut également dans sa jeunesse un nazi convaincu dont le passé trouble a été porté à la connaissance du grand public dans les années 90. Un article neutre et respectant le principe de proportionnalité se doit donc de relater sa biographie sans occulter aucun aspect du personnage. Le problème, c'est que sous l'impulsion principalement d'Elnon, l'article a été "nazifié" dans des proportions absurdes. Ainsi, plus de la moitié du résumé introductif était dédiée au "passé nazi" de Harrer, une anomalie propre à la page WP francophone, anomalie que l'on ne retrouve dans aucune encyclopédie, biographie publiée ou article de WP dans une autre langue. Le corps de l'article ne vaut guère mieux, avec pas moins de 41 utilisations du terme "nazi" (en excluant les notes) lors de mon dernier décompte, un chiffre en augmentation même en pleine guerre d'édition sanctionnée par la balise R3R (36 occurrence avant la balise). En résumé, l'article et sa page de discussion se caractérise par:

  • Utilisation de sources non fiables
  • Non respect des principes de proportionnalité, sourçage, vérifiabilité et recherche de consensus
  • Guerres d'éditions répétées et refus de passer par la page de discussion, comportements non constructifs
  • Attaques personnelles répétées
  • POV-pushing aggravé par la répétition


La page de discussion (incluant les archives) est désormais difficile à lire chronologiquement suite aux archivages sélectifs et prématurés d'Elnon et peut décourager tout contributeur cherchant à se faire une opinion sur les actions des uns et des autres. Je pense toutefois que les paragraphes suivants de la page de discussions fournissent suffisamment d'éléments pour étayer les points mentionnés ci-dessus:

Article Tibet[modifier | modifier le code]

Je terminerai par ce qui devrait être l'article phare du portail Tibet, l'article Tibet, en analysant la métamorphose graduelle de sa phrase d'introduction…

Prélude[modifier | modifier le code]

Jusqu'en octobre 2009, le Tibet est l'aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Pas forcément très littéraire ni précis, mais la phrase introductive plante le décor d'une manière généraliste, neutre et consensuelle.

Coquille résiduelle d'éditions passées que je ne suis pas parvenue à tracer, le terme Tibet est mal traduit en Chinois (西藏, Xīzàng, généralement réservé à la RAT en lieu et place du Tibet à proprement parler 藏区, Zàngqū), mais qu'importe, la phrase suivante nous indique que l'on parle bien de l'Ü-Tsang, du Kham et de l'Amdo réunis.

Première étape: le wumaodong de service[modifier | modifier le code]

Utilisateur:Zhonghuo, notre Wumaodang de service, a le temps de sévir une première fois, puis une deuxième. Ainsi, le Tibet n'est désormais plus ce qu'il était (une région d'Asie), mais rétrécit au lavage en devenant la Région autonome du Tibet. Zhonghuo sera démasqué peu après comme faux-nez, mais certaines de ses contributions perdureront…

Deuxième étape: le chevalier blanc cher à Kõan[modifier | modifier le code]

C'est l'entrée en scène de l'ami Utilisateur:Travins, celui-là même qui avait accusé Rédacteur Tibet de POV-pushing et s'était fait remettre à l'ordre par un comité d'arbitrage six mois auparavant, qui, par un subtil réarrangement de la ponctuation et d'article, nous rassure: Le Tibet, c'est "la" RAT, point.

Troisième étape: entrée en scène d'Elnon[modifier | modifier le code]

Elnon tente d'apporter des précisions bienvenues quant à la composition ethnique traditionnelle du Tibet. Petit hic, Elnon ne reprend pas les informations dans le corps de l'article concertant les groupes ethniques principaux (une nécessité pour un résumé introductif), en laissant certains de côté et en introduisant de nouveaux. Sa construction de phrase prête également à discussion, voire à confusion: "Historiquement, c'est l'aire asiatique habitée par les Tibétains mais aussi par d'autres ethnies (Han, Hui, Mongols, Tu, Qiang)".

Quatrième étape: remise en cause[modifier | modifier le code]

Une discussion agitée s'engage en PDD et fait écho à une petite guerre d'édition entre juin et début juillet 2010 au sujet de la phrase "Le Tibet est la Région Autonome du Tibet", reprise dans l'article et le titre. Devant l'absence de consensus, Langladure appose un bandeau de neutralité sur la phrase d'introduction héritée de notre faux-nez Zonghuo (légèrement retouchée par Travins).

Cinquième étape: passage en force d'Elnon[modifier | modifier le code]

La modification de Langladure n'est visiblement pas du goût d'Elnon, qui, sans passer par la PDD, effectue un audacieux passage en force. D'une pierre quatre coups, serait-on tenter de dire: Tout d'abord, il renforce l'ancrage "Tibet=RAT" par une nouvelle mouture de la phrase introductive. Deuxièmement, il intercale une deuxième phrase au sujet du découpage administrative actuel. Troisièmement, il transforme la définition première et historique du Tibet en "Tibet culturel". Quatrièmement, il relègue le "Tibet historique" en deuxième paragraphe et le transforme en un vague concept territorial revendiqué par le gouvernement tibétain en exil. Il faillait oser!

Conclusion: une introduction à l'image de l'article[modifier | modifier le code]

Résultat des courses, la phrase introductive de l'article "Tibet" ne parle plus du Tibet à proprement parler, mais de la "Région Autonome du Tibet", une entité administrative créée en 1965. A ce rythme-là, autant fusionner la page Tibet avec la page Région autonome du Tibet.

Comme je l'ai relevé dans la page de discussion la phrase introductive "La seule entité administrative portant aujourd'hui officiellement le nom de « Tibet » est la région autonome du Tibet en Chine" est fausse (il y a une douzaine d'autres entités administrative qui comportent officiellement le non Tibet dans les provinces limitrophes de la RAT. Par ailleurs, cette phrase est une piètre introduction, car elle n'explique en rien ce qu'est le Tibet, et débute l'article d'un point de vue extrêmement réducteur. C'est une peu comme si l'article sur Shangri-La commencait par "La seule entité administrative portant aujourd'hui officiellement le nom de « Shangri La» est le Xian de Shangri-La en Chine". Ou si l'article Amazonie débutait par "La seule entité administrative portant aujourd'hui officiellement le nom d'« Amazonie» est l'Etat d'Amazonas au Brésil" (ce qui est tout aussi faux que dans le cas précis du Tibet).

Cela n'est que la phrase introductive, et le reste de l'article, malheureusement, ne vaut guère mieux, et je doute que beaucoup de lecteurs l'aient lu jusqu'au bout.

Le problème, j'en ai fait l'expérience dans des pages aussi insignifiantes que Route Lhassa – Katmandou ou Heinrich Harrer, c'est que dès que l'on tente un recadrage d'un article touchant au Tibet, on se heurte aussitôt à une hostilité si forte qu'elle décourage tout éditeur bien intentionné désireux d'amener des changements significatifs et nécessaires. Je sais qu'il n'est pas de bon ton de comparer avec les articles de Wikipedia anglophone, mais la différence de qualité est tout simplement abyssale. --Pseudois (d) 8 avril 2013 à 23:48 (CEST)

D Z[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Controverse servage Tibet[modifier | modifier le code]

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Controverse_sur_le_servage_au_Tibet&curid=3585727&diff=92380596&oldid=91417962

Bis[modifier | modifier le code]

Version du 29 mars 2013 à 10:37 (modifier) Elnon (discuter | contributions) (Retrait d'éléments transférés dans la page Servage au Tibet.) ← Modification précédente Version actuelle en date du 23 avril 2013 à 11:51 (modifier) (défaire) Kõan (discuter | contributions) (suite décision PàS)   Ligne 1 : Ligne 1 : − La controverse sur le servage au Tibet est avant tout un argument politique [1],[2],[3] opposant la RPC et le gouvernement tibétain en exil. Dans le conflit politique, les sources chinoises affirment une autorité morale pour gouverner le Tibet, fondée sur des récits qui dépeignent le Tibet comme un « servage féodal » et un « enfer sur terre » avant l'invasion du Tibet en 1950[4]. Quelques universitaires occidentaux ont mis en doute l'applicabilité du concept de servage dans son acception occidentale au Tibet.   −   −

Le débat universitaire[modifier | modifier le code]

  − La question des conditions sociales au Tibet avant l'arrivée des Chinois dans les années 1950 a été débattue par quelques universitaires occidentaux[5]. A. Tom Grunfeld et Melvyn Goldstein font état de l'existence du « servage » au Tibet, terme qui a été contesté par des auteurs comme Dieter Schuh, William Monroe Coleman[5].   −   −

Une terminologie contestée[modifier | modifier le code]

  − La nature du servage et l'utilisation du terme dans son application au Tibet par les sociétés orientales sont nuancées par certains universitaires.   −   − Auteur de nombreux ouvrages sur la société tibétaine depuis les années 1960, le tibétologue Melvyn Goldstein écrivait en 1971 : « Le Tibet a été caractérisé par une forme d'inégalité institutionnalisée qui peut être appelée servage généralisé »[6]. Il utilise le terme de serf pour traduire mi ser (littéralement « personne jaune »)[7] et pour décrire à la fois les classes de paysans sans terre et la classe des familles plus aisées auxquelles un seigneur a alloué de la terre et redevables de taxes[8]. En 1997, Goldstein évoque « (...) les élites monastiques et aristocratiques qui détenaient la plupart des terres au Tibet sous forme de domaines féodaux comportant des paysans de type serf attachés à ces derniers de façon héréditaire »[9]. Selon lui, « à l'exception d'environ 300 familles nobles, tous les hommes et les femmes laïques au Tibet étaient des serfs (mi ser) attachés, par attribution par descendance parallèle, à un seigneur particulier (dPon-po) par le biais d'un domaine, en d’autres termes les fils étaient attribués au seigneur de leur père mais les filles au seigneur de leur mère »[10]. Goldstein prétend que, bien que le servage ait été courant au Tibet, cela ne signifie pas qu’il s’agissait d’une société complètement statique. Il y avait plusieurs types de statut de serf, dont un des plus importants était le « bail humain », lequel permettait à un serf d’acquérir un degré de liberté personnelle. Ceci était une autre possibilité qui, bien que conservant le concept de seigneurie, libérait partiellement le mi ser des obligations envers un domaine foncier, habituellement en échange d'une redevance annuelle[6]. Selon Goldstein et Cynthia M. Beall, le statut de sujet (« serf ») au Tibet n'était pas obligatoirement synonyme de pauvreté. Ainsi, nombre de sujets du Panchen Lama à Lagyab Lhojang étaient riches, certains d'entre eux possédant de très grands troupeaux de plusieurs milliers de moutons et de chèvres et des centaines de yacks[11].   −   − Un autre promoteur du terme est l'historien[12]   − A. Tom Grunfeld, qui fonde ses écrits sur les travaux d’explorateurs britanniques de la région, en particulier Sir Charles Bell. Mais son ouvrage a été critiqué par deux auteurs pour des inexactitudes et des déformations[13],[14], et que les extraits du livre de Bell choisis par Grunfeld sont sortis de leur contexte pour égarer le lecteur[15]. Grunfeld est acclamé par les Chinois, et critiqué par les exilés tibétains[16] qui le qualifient de « sinologue » ne faisant pas autorité sur l'histoire tibétaine en raison de son incapacité à lire le tibétain[17]. Selon le journaliste Thomas Laird, Grunfled soutient l'affirmation chinoise de 1959 selon laquelle les serfs représentaient 60 % de la population et non 95 %, chiffre avancé par les Chinois de nos jours. Thomas Laird ajoute qu'en étudiant le chiffre de 60%, il apparaît que la moitié étaient des paysans propriétaires qui payaient des redevances en nature et sous forme de corvées au gouvernement, à un monastère ou à des nobles, ce qui ne laisse que 30% qualifiables de serfs. Cependant, les 30% qui étaient moines n'étaient inféodés à personne, et les nomades, 20% de la population, étaient souvent libres de tout contrôle gouvernemental. Thomas laird déplore l'absence de précision dans les données. Il remarque en outre que pour certaines provinces comme le Kham et l'Amdo, nombre de paysans n'avaient pas de seigneur, et que les Tibétains de l'Est rejetaient les tentatives des aristocrates du Tibet central de dominer leurs terres[18],[19].   −   − Franz Michael et Beatrice Miller soutiennent que le terme de « serf » est impropre et lui préfèrent ceux de « gens du commun » ou de « sujets », en partie car nombre de Tibétains pouvaient, en remboursant leurs dettes, réduire leurs obligations envers leurs seigneurs et changer de résidence. Il existait en outre un système juridique auquel ils avaient recours dans nombre de cas[5]. Girija Saklani avance que les institutions de type féodales de la société tibétaine avaient pour contrepoids d'autres facteurs correspondant au « principe de cohésion et de collectivité » plutôt que celui d'une hiérarchie rigide[5]. Selon Heidi Fjeld, les termes féodalisme et « serf » sont trompeurs pour qualifier le système social du Tibet, qu'elle décrit plutôt comme « une hiérarchie sociale à type de caste » [20]. Elle affirme que là où Melvyn C. Goldstein traduit miser par « serf », les principales sources chinoises sur l'histoire sociale du Tibet ainsi que des personnes qu'elle a interrogées rendent ce mot par « roturier » ou « citoyen », ajoutant que « serf » serait alors une subdivision de miser[21].   −   − Dieter Schuh défend la thèse que ceux qui sont appelés « serf » étaient relativement prospères, comparativement à la majorité de la population, beaucoup plus pauvre que les « serfs » et bien souvent non « attachée à la terre »[citation nécessaire] [22].   −   − Se penchant sur plusieurs des cas étudiés par Goldstein, William Coleman se propose, dans sa thèse, de souligner l'autonomie et la liberté de facto obtenues et conservées par les paysans pris comme exemples plutôt que de mettre en relief l'emprise de jure exercée par les seigneurs sur leurs paysans sans terre[23].   −   −

Melvyn Goldstein vs Beatrice Miller[modifier | modifier le code]

  −   − La validité d'application du concept de servage au Tibet fut débattue entre Melvyn Goldstein et Miller dans une série de cinq articles publiés dans la revue The Tibet Journal[24] Le débat fut inauguré par Goldstein dans le numéro XI de la revue, où il soutint la thèse que les caractéristiques de la société tibétaine étaient éminemment comparables au servage européen[25]. Il appuyait sa comparaison sur les caractéristiques du servage européen telles que décrites par l'historien français Marc Bloch, notamment[26] :   −

  • Le statut était héréditaire.

  −

  • Un serf, contrairement à un esclave, avait des droits et jouissait en propre de moyens de production (la terre) mais ne les possédait pas.

  −

  • Le seigneur avait le pouvoir légal de commander à ses serfs, y compris l'autorité judiciaire sur celui-ci ou celle-ci.

  − Selon Goldstein, la société tibétaine remplissait toutes ces conditions. Il argumenta en détail son opposition aux opinions spécifiques de ses collègues universitaires Miller, Franz Micheal, Dargyay et Aziz.   −   − Seule Miller répondit dans le numéro suivant de The Tibet Journal, dans une courte lettre, en 1987. Elle reconnut l'érudition de Goldstein : « l'article de Goldstein (...) est sans faute. C'est un exemple remarquable de la collecte de sources de qualité dont il est coutumier » [27]. Elle était en désaccord cependant avec son interprétation, en particulier l'usage du mot « serf », et mit en question ses conclusions en affirmant :   −

  • Qu'un seigneur avait aussi des obligations envers le gouvernement central, donc les obligations spécifiques d'un paysan (tibétain : "mi ser") envers un seigneur n’étaient qu’un exemple des obligations sociales que tout le monde avait [27].

  −

  • Que les obligations dues à un seigneur l'étaient collectivement par la famille, et non pas « personnellement » ou individuellement [28].

  −

  • Que les obligations d'un paysan n'étaient pas si pénibles car il lui était facile de fuir [29].

  −   − Dans le numéro suivant, Goldstein fit cette réponse :   −

  • La nature des rapports que le seigneur entretenait avec le gouvernement central était radicalement différente des rapports paysan-seigneur et non pertinente aux rapports paysan-seigneur dont il discutait.

  −

  • Alors que les obligations de corvée incombaient principalement aux ménages, le statut juridique du paysan était éminemment lié à sa personne, était héréditaire et non annulable [30].

  −

  • Il souligna que, s'il était vrai que nombre de serfs s'enfuyaient des domaines, cela ne changeait rien au fait que fuir était illégal et punissable par le seigneur si le serf était repris, et que cette situation n'était pas foncièrement différente de celle des serfs européens qui fuyaient les seigneurs qui les maltraitaient[31].

  −

  • Il rejeta l'affirmation de Miller selon laquelle la relation paysan-seigneur était fondamentalement contractuelle : elle ne pouvait pas l'être puisqu'elle était héréditaire et que le serf était privé du droit de rompre cette association même en acceptant de remettre au seigneur son lopin de terre[32].

  −   − Dans une publication et réponse ultérieures, Goldstein fut d'accord pour que chacun campe sur ses positions quant à l'usage du mot « serf » pour éviter une discussion terminologique susceptible de nuire à l'étude de conditions sociales. Il déclara que la fuite était un acte de désespoir coupant le serf de ses attaches familiales, sociales et économiques [33] À propos de la forme d’affranchissement partielle appelée « bail humain », il affirma qu'elle libérait seulement temporairement du service quotidien, mais non du service occasionnel, laissé à l'appréciation du seigneur ; le paiement de redevances annuelles nettes fixées par le seigneur était exigé ; elles étaient révocables selon la volonté du seigneur. Il était de ce fait d'avis que c'était une forme très faible d’affranchissement[34].   −   −

Le débat politique[modifier | modifier le code]

  −   − Dans le débat politique, les sources chinoises affirment une autorité morale pour gouverner le Tibet, fondée sur des récits qui dépeignent le Tibet comme un « servage féodal » et un « enfer sur terre » avant l'invasion du Tibet en 1950[4]. Dans ses déclarations, le gouvernement chinois sous-entend que servage, féodalisme et oppression extrêmes sont inséparables. Pour nombre d'auteurs, derrière cette insistance, il existe un besoin politique, car dans la théorie marxiste, la classe opprimée d'une société doit être libérée, qu'elle soit consciente ou non de cette oppression[35]   −

Un argument politique[modifier | modifier le code]

  −   − D'un côté, la partie chinoise cherche à convaincre l'opinion internationale que le Tibet appartient historiquement à la Chine, et que les affaires du Tibet sont des questions internes à la RPC. De l'autre côté, les Tibétains cherchent à internationaliser leur cause, en partie en cherchant à convaincre l'opinion internationale que le Tibet était indépendant de l'empire chinois [17].   −   − Se concentrant sur les questions de souveraineté nationale, la position du Gouvernement tibétain en exil est plus modérée dans le ton que certains de ses plus extrêmes partisans qui regroupent la domination des lamas ayant des idéaux bouddhistes tibétains, cherchant à promouvoir un dogme bouddhiste qui fait concurrence au dogme marxiste du 'servage féodal' en décrivant le Tibet sous la direction des lamas comme, selon les mots de Robert Thurman, « Un mandala de l'univers pacifique et perfectionné » [36].   −   − Le Tibétologue Robert Barnett[37]   − écrit :   −   −

« Beaucoup d'auteurs ont cependant suggéré qu'une autre raison se dissimulait derrière l'insistance du gouvernement chinois à mettre cet argument en avant : un réel besoin politique de montrer que le Tibet était féodal et oppressif. Cela, est-il avancé, parce que dans la théorie marxiste la classe opprimée dans une société ainsi définie doit automatiquement être libérée, qu'elle soit consciente ou non de cette oppression. En d'autres termes, l'État chinois a besoin de montrer que la grande majorité des Tibétains était opprimée, afin de tenir pour une « libération » l'arrivée des armées chinoises à Lhassa, en 1951. De plus, il lui est nécessaire de présenter cette oppression comme considérable, et la société comme très primitive, afin d'expliquer pourquoi, dans le passé, il y a eu peu, ou pas, de soulèvements au Tibet, et apparemment aucun appel significatif de la paysannerie tibétaine pour une intervention chinoise en sa faveur.

  −   −

La question de l'histoire sociale du Tibet est donc hautement politisée, et les proclamations chinoises à ce sujet constituent la partie cruciale d'un "fonctionnalisme" d'État, et non pas un acte d'exploration intellectuelle libre. Elles doivent, par conséquent, être traitées avec prudence. En fait, du point de vue des droits de l'homme, la question la plus immédiate n'est pas de savoir si le Tibet était une société féodale, mais si l'État chinois tolère actuellement des discussions ouvertes sur la féodalité du Tibet. D'évidence, les érudits tibétains et chinois ne sont pas autorisés à mettre en doute ouvertement le point de vue officiel selon lequel le Tibet était une société féodale oppressive. (...) Ces restrictions sur la discussion des questions historiques font qu'il est difficile d'accepter les déclarations du gouvernement chinois et des savants écrivant sur le sujet à l'intérieur des frontières chinoises » [38].

  −   − Friedrich Hayek et Mikhaïl Gorbatchev ont affirmé que l'expérience de la PRC avec les fermes collectives et les communes populaires dans les années 1950 et 1960 est un retour au servage orchestré par le gouvernement.   −   −   − La tibétologue norvégienne Heidi Fjeld affirme pour sa part que là où Melvyn C. Goldstein traduit miser par « serf », la principale source chinoise sur l'histoire sociale du Tibet (la Maison d'édition du peuple du Tibet, 1987) ainsi que des personnes qu'elle a interrogées rendent ce mot par « roturier » ou « citoyen », ajoutant que « serf » serait alors une subdivision de miser[39].

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  −

  1. Into Tibet: The Cia's First Atomic Spy and His Secret Expedition to Lhasa +
    1. REDIRECTIONServage au Tibet
    − par Thomas Laird, p. 324 « no fact about tibet is more colored by political motivations of modern observers than a discussion about serfdom in tibet »
  2. China's Tibet?: Autonomy Or Assimilation par Warren W. Smith, p. 144 « there can be only black and white in china’s protrayal of tibet (…) any ambiguity about the nature of tibet’s former social system might allow political issues to emerge »
  3. « The class theme of China’s justifications for its rule over Tibet has become the most fundamental of its arguments » par Warren W. Smith Jr.
  4. a et b Powers 2004, pg. 122
  5. a b c et d Robert Barnett in : Le Tibet est-il chinois ? de Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, ed. Albin Michel, 2002, p. 134-135
  6. a et b (en) Goldstein, in Journal of Asian Studies, May 1971, p. 521-34 : « Tibet was characterized by a form of institutionalized inequality that can be called pervasive serfdom. »
  7. Powers, 2004, p. 168.
  8. (en) Melvyn C. Goldstein, Case Western Reserve University, Goldstein’s Response to M. Akester’s “Review of A History of Modern Tibet, Volume 2: The Calm before the Storm, 1951-55, by Melvyn C. Goldstein”, Journal of the International Association of Tibetan Studies (JIATS), no. 5 (December 2009), 12 p. : « significant differences existed within the general category of serf, which included (1) the subcategory “taxpayers,” who held land from their estate and had [page 7] heavy obligations, (2) the subcategory called düjung, who were tied to estates but did not possess taxable arable land and therefore had fewer obligations to the estate, and (3) the subcategory of hereditary servants of the lord, called nangsen. »
  9. Goldstein, 1997, p. 35.
  10. Goldstein, Central Asiatic Journal, p. 15 : « with the exception of about 300 noble families, all laymen and laywomen in Tibet were serfs (Mi ser) bound via ascription by parallel descent to a particular lord (dPon-po) through an estate, in other words sons were ascribed to their father's lord but daughters to their mother's lord.[34. »
  11. (en) Melvyn C. Goldstein et Cynthia M. Beall, 'Nomads of Western Tibet: the survival of a way of life, University of California Press ,1990, (ISBN 0520072111 et 9780520072114), 191 p., p. 54 : « To be a subject ("serf"), moreover, did not imply poverty. Many of the Panchen lama's subjects in Lagyab Lhojang were wealthy, some owning very large herds of several thousand sheeps and goats and may hundred yaks. »
  12. (en)   − {{Lien web   − | url = http://www.nyhumanities.org/speakers/adult_audiences/speaker.php?speaker_id=223   − | titre = A. Tom Grunfeld   − | année =   − | en ligne le = 2008-06-23   − }}
  13. Powers 2004, p. 167 : « Tom Grunfeld, who based his writings on the work of British explorers of the region, in particular Sir Charles Bell. It has been argued that his book is not supported by traditional Tibetan, Chinese, or Indian histories, that it contains inaccuracies and distortions. »
  14. Powers 2004, p. 21.
  15. (en)   − {{Lien web   − | url = http://studentsforafreetibet.org/article.php?id=425   − | titre = Students for a Free Tibet: A Lie Repeated-The Far Left's Flawed History of Tibet   − | année =   − | en ligne le = 2008-06-23   − }}
  16. Powers 2004, p. 165.
  17. a et b Powers 2004, p. 8. « Chinese authors indicate that their goal is to make their readers understand that Tibet is an integral part of China and that therefore any criticism of China’s actions in Tibet is illegitimate because these are “internal affairs”. Tibetan writers want to internationalize the issue of Tibet’s historical status and indicate that they hope their works will convince readers that Tibet was an independent nation that was brutally and illegally invaded by its imperialist neighbor and that this will spur readers to join the Tibetan cause and agitate for their country’s independence. »
  18. Thomas Laird, op. cit., p. 322.
  19. (en) Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, Grove Press, 2007, 496 p., p. 318 : « But when we look at the number, we find that half of the 60 percent were landowning peasants who paid taxes in labor and in kind to the government, a monastery, or nobles. That leaves only 30 percent who might be classified as landless serfs, indentured to aristocratic families, a monastery, or to the government. But the 30 percent who were monks were not bonded to anyone. Nomads, who made up 20 percent of the population, were often free of all government control. Unfortunalely, discussion of this subject is handicapped by the lack of solid data. Furthermore, in some provinces, such as Kham and Amdo, many peasants had no lord at all. The easterners resented any attempt by the aristocrats of central Tibet to impose their domination in the east. »
  20. (en) Heidi Fjeld, Commoners and Nobles:Hereditary Divisions in Tibet, Copenhague, Nordic Institute of Asian Studies, , 1re éd. (ISBN 978-87-91114-17-5, lire en ligne), p. 5
  21. (en) Heidi Fjeld, Commoners and nobles: hereditary divisions in Tibet, NIAS Press, 2005, (ISBN 8791114179 et 9788791114175) : « Where as Goldstein translates miser as serfs, both the main Chinese source on Tibet's social history (Xizang Renmin Chubanshe 1987) and the informants I interviewed translate miser as 'commoner' or 'citizen', and we might understand 'commoners' as a translation of miser and see 'serf' as a subdivision of miser. »
  22. Dieter Schuh, Das Archiv des Klosters bKra-šis-bsam-gtan-gling von sKyid-grong, Bonn, VGH-Wiss.-Verl., 1988.
  23. {{Ouvrage   − | langue = en   − | prénom1 =   − | nom1 =   − | auteur = William Monroe Coleman   − | titre = Writing Tibetan History: The Discourses of Feudalism and Serfdom in Chinese and Western Historiography   − | numéro d'édition =   − | éditeur = Ann Harbor, UMI   − | lieu =   − | année = 1999   − | pages totales =   − | passage =   − | lire en ligne =   − }} (voir extraits en ligne « Goldstein's discussion is based on a collection of case studies conducted during his research. Rather than highlight the de jure control of lords over landless peasants, I want to underscore the de facto autonomy and freedom obtained and maintained by the peasants in several of these studies. »)
  24. (en)   − {{Lien web   − | url = http://www.case.edu/affil/tibet/tibetanSociety/social.htm   − | titre = Tibetan History and Social & Political Structure   − | année =   − | en ligne le = 2008-07-03   − }}
  25. Goldstein (1986), pp. 80-86.
  26. Goldstein (1986), p.81.
  27. a et b Miller (1987), p. 65.
  28. Miller (1987), p. 66.
  29. Miller (1987), pp.66-67.
  30. Goldstein (1988), p. 62.
  31. Melvyn Goldstein, On the nature of the Tibetan Peasantry: a rejoinder, 1988, p. 64 : « while it is true that many serfs ran away from their estates, this does not alter the basic fact that it was illegal to do so and that the serfs could be punished by the lord if he or she was caught. Moreover, this Tibetan "fact" is not substantially different from traditional serfdom in Europe where serfs also ran away from abusive lords and estates. »
  32. Melvyn Goldstein, On the nature of the Tibetan Peasantry: a rejoinder, 1988, p. 64 : « While there clearly were rules and norms governing the relationship between a serf and his/her lord, to call these contractual is incorrect. A contractual relationship is one in which both parties freely enter and freely leave. The serf-lord relationship was absolutely not contractual, since it was hereditary and the serf had no legal right to unilaterally leave that relationship, even if he was willing to return the land he controlled to his lord. »
  33. Goldstein (1989), p. 56.
  34. Goldstein (1989), pp. 56-59.
  35. Robert Barnett, op. cit., p. 135-137
  36. Robert Thurman, Inner revolution: life, liberty, and the pursuit of real happiness, Riverhead Books, 1999, (ISBN 1573227196), « a mandala of the peaceful, perfected universe »
  37. (en)   − {{Lien web   − | url = http://www.columbia.edu/cu/weai/faculty/barnett.html   − | titre = The Faculty and Scholars of the Weatherhead East Asian Institute: Robert J. Barnett   − | année =   − | en ligne le = 2008-09-05   − }}
  38. Barnett 2008, p. 84 (NB, recherche en cours dans "Le Tibet est-il chinois?").
  39. Heidi Fjeld, Commoners and nobles: hereditary divisions in Tibet, NIAS Press, 2005, (ISBN 8791114179 et 9788791114175) : « Where as Goldstein translates miser as serfs, both the main Chinese source on Tibet's social history (Xizang Renmin Chubanshe 1987) and the informants I interviewed translate miser as 'commoner' or 'citizen', and we might understand 'commoners' as a translation of miser and see 'serf' as a subdivision of miser. »

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, Taxation and the Structure of a Tibetan village, Central Asiatic Journal, 1971.

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, 1913-1951: The Demise of the Lamaist State, University of California Press, 1989, (ISBN 978-0520061408).

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon: China, Tibet, and the Dalai Lama, University of California Press, 1997, (ISBN 0-520-21951-1).

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, Tashi Tsering, and William Siebenschuh, The Struggle for Modern Tibet: The Autobiography of Tashi Tsering, East Gate, 1997, (ISBN 978-1563249501).

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, Dawei Sherap, and William Siebenschuh, A Tibetan Revolutionary: The Political Life and Times of Bapa Phüntso Wangye, UC Press, 2004, (ISBN 0-520-24089-8).

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  • (en) Melvyn C. Goldstein, Freedom, Servitude and the "Servant-serf" Nyima: a re-rejoinder to Miller, The Tibet Journal, Vol. XIV, 1989, No 2, pp. 56-60.

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  • (en) Beatrice Miller, Letter. A response to Goldstein's "Reexamining Choice, Dependency and Command in the Tibetan Social System", The Tibet Journal, vol. XII, 1987, no 2, pp. 65-67 (lettre en réponse à l'article de Melvyn Goldstein, Reexamining Choice, Dependency and Command in the Tibetan Social System, The Tibet Journal, vol. XI, 1986, No 4, pp. 79-112).

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  • (en) Beatrice Miller, Last Rejoinder to Goldstein on Tibetan Social System, The Tibet Journal, vol. XIII, 1988, No.3, pp. 64-67.

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  • (en) Luciano Petech, China and Tibet in Early Eighteenth Century: History of the Establishment of the Chinese Protectorate in Tibet, Hyperion Press, 1973, (ISBN 978-0883550892).

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  • (en) Yuan Sha, Feudal Serf System in Tibet, Intercontinental Press, Beijing, 1996, 44 p., ill.

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  • (en) Yuan Sha, Le système de servage féodal au Tibet, Intercontinental Press, Beijing, 1996, 44 p., ill.

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  • (fr) Yuan Sha, Le système de servage féodal au Tibet, Centre d'études himalayennes de Villejuif, 2000.

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  • (en) Heidi Fjeld, Commoners and Nobles:Hereditary Divisions in Tibet, Copenhague, Nordic Institute of Asian Studies, , 1re éd. (ISBN 978-87-91114-17-5, lire en ligne).

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  • (en) John Powers, History as Propaganda: Tibetan Exiles versus the People's Republic of China, Oxford University Press, 2004, (ISBN 978-0195174267).

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  • (fr) Thomas Laird, Une histoire du Tibet : Conversations avec le Dalaï Lama, Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Plon, 2007, (ISBN 2259198910).

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Liens internes[modifier | modifier le code]

    − La tibétologue norvégienne Heidi Fjeld affirme pour sa part que là où Melvyn C. Goldstein traduit miser par « serf », la principale source chinoise sur l'histoire sociale du Tibet (la Maison d'édition du peuple du Tibet, 1987) ainsi que des personnes qu'elle a interrogées rendent ce mot par « roturier » ou « citoyen », ajoutant que « serf » serait alors une subdivision de miser[1].

  1. Heidi Fjeld, Commoners and nobles: hereditary divisions in Tibet, NIAS Press, 2005, (ISBN 8791114179 et 9788791114175) : « Where as Goldstein translates miser as serfs, both the main Chinese source on Tibet's social history (Xizang Renmin Chubanshe 1987) and the informants I interviewed translate miser as 'commoner' or 'citizen', and we might understand 'commoners' as a translation of miser and see 'serf' as a subdivision of miser. »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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  • (en) I Used to Be a Serf (site www.tibetinfor.com (China Tibet Information Centre), témoignage d'une ancienne serve)

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Sources[modifier | modifier le code]

Histoire du Tibet - Journée d'études au Sénat le renouveau maoïsme en Chine

Sinisation du Tibet[modifier | modifier le code]

Les articles Controverse sur le génocide tibétain, Sinisation du Tibet et Génocide culturel au Tibet sont proposés à la fusion[modifier | modifier le code]

Proposition de fusion en cours.

La discussion a lieu sur la page Wikipédia:Pages à fusionner#Controverse sur le génocide tibétain et Sinisation du Tibet et Génocide culturel au Tibet. La procédure de fusion est consultable sur Wikipédia:Pages à fusionner.

Jerome66 (discuter) 8 octobre 2013 à 09:48 (CEST) La sinisation du Tibet est, selon les milieux exilés tibétains et des observateurs occidentaux, la transformation de la société tibétaine de la région autonome du Tibet, du Kham et de l'Amdo sur la base de normes chinoises, au moyen de l'assimilation culturelle, la migration, et la politique de réforme et d'adoption de l'économie de marché. C'est un processus marqué principalement par la venue en masse de population de l'ethnie Han[1] au Tibet et par une politique active du gouvernement central de la République populaire de Chine[2] visant à intégrer le Tibet dans la république chinoise[1] et à maîtriser les ambitions d'indépendance de certains Tibétains[3],[4].

La modernisation et le développement du Tibet expliquent l'arrivée d'ouvriers Han[5] et des spécialistes occidentaux[6]. Depuis l'instauration de l'économie de marché en 1992, tout habitant de la RPC a le droit de se déplacer librement dans le pays et de travailler à l'endroit de son choix[7]. Selon Robert Marquand, le Tibet étant considéré par les Chinois comme faisant partie de leur pays depuis des milliers d'années, ces derniers estiment avoir le droit de s'y établir[8].

Aspects démographiques[modifier | modifier le code]

Le « Tibet historique » est présent dans différentes régions chinoises dont la Région autonome du Tibet

Migration des Han[modifier | modifier le code]

Les chiffres[modifier | modifier le code]

Pour le Tibet des trois provinces[modifier | modifier le code]

Selon le gouvernement tibétain en exil, depuis la fin des années 1990 il y aurait davantage de non-Tibétains que de Tibétains dans le Tibet des trois provinces (Ü-Tsang, Amdo et Kham). Il estime le chiffre de la population en 2003, à 6 millions de Tibétains ethniques et 7,5 de non-Tibétains[4].

La différence entre ce dernier chiffre et le chiffre officiel de 1 255 700 Han vivant en 1999 dans les zones autonomes tibétaines hors RAT s'explique par le fait que le GTE inclut dans ses comptes non seulement les préfectures autonomes du Qinghai mais la totalité de la province. Or la partie orientale celle-ci est peuplée en majorité de Han depuis des siècles (3,5 millions environ), comme le souligne le professeur Colin P. Mackerras[9].

Pour la région autonome du Tibet[modifier | modifier le code]

Selon un recensement de 2000, dans les villes de la région autonome du Tibet, les Han et les Hui ont dominé l'urbanisation, cependant, ce n'est que dans les villes tibétaines principales que l'on peut soutenir, de façon plausible, que les Han sont plus nombreux, ou aussi nombreux, que les Tibétains[10].

Officiellement, fin 2005, la population de la région autonome était de 2,77 millions d'habitants, non compris les militaires en poste. Elle réunissait 26 ethnies différentes, dont 92 % de Tibétains[11].

Pour Lhassa[modifier | modifier le code]

En 1904, le lieutenant-colonel britannique Younghusband qui occupe la ville avec son corps expéditionnaire, estime la population de celle-ci à 30 000 habitants dont 20 000 moines[12].

En 1949, il y en a entre 300 et 400 résidents chinois à Lhassa[13]. Vers 1950, la ville couvre moins de trois kilomètres carrés et ne compte pas plus de 30 000 habitants[14]. Le palais du Potala et le village de Shöl en contrebas de celui-ci ne sont pas considérés comme faisant partie de la ville[15].

En 1953, au premier recensement, la zone urbaine de Lhassa compte environ 30 000 résidents, dont 4 000 mendiants, en plus de 15 000 moines[16].

En 1992, la population de la ville est estimée à un peu moins de 140 000 personnes, dont 96 431 Tibétains, 40 387 Chinois (Han) et 2 998 divers. À ce chiffre, qui ne tient compte que des résidents permanents, il convient d'ajouter entre 60 000 et 80 000 résidents temporaires, dont la majorité seraient des pèlerins et des commerçants tibétains[17].

En 1994, selon le journal britannique The Independent, Lhassa compte 150 000 habitants, dont la majorité est constituée de migrants Han[18].

En 2000, la zone urbanisée atteint les 53 kilomètres carrés, pour une population d'environ 170 000 personnes, dont 63 % de Tibétains, 34,5 % de Han et 2,7 % de Hui principalement[19].

En 2007, la population de Lhassa est de 122 261 habitants.

En 2008, selon l'agence Xinhua, la ville-préfecture de Lhassa a 400 000 habitants[20].

La situation vue par les exilés tibétains et leurs partisans[modifier | modifier le code]

L'armée populaire de libération (APL) est intervenue au Tibet le 7 octobre 1950, mettant en ligne environ 40 000 militaires chinois contre les 8 500 hommes de l'armée tibétaine. Le 19 octobre 1950, 5 000 soldats tibétains avaient été tués, et la petite armée tibétaine se rendit. En 1950, le gouvernement tibétain interpelle l'ONU sur l'invasion du Tibet par la Chine. Dans cette période coloniale, seul le Salvador accepta de soutenir le Tibet[21]. Puisque l'APL avait cessé le feu et demandé une négociation pacifique plutôt que d'entrer dans Lhassa par la force, l'organisation des Nations unies renonça à traiter de la question du Tibet. L'association de la pression militaire, des rapports de bon traitement vis-à-vis de la population locale, de la libération des prisonniers ainsi que le manque de soutien international conduisirent les représentants tibétains à s’engager dans des négociations avec l'APL[22].

Le Comité des 100 pour le Tibet cite des chiffres de 5 à 5,5 millions de Han pour 4,5 millions de Tibétains dans l'ensemble des régions à populations tibétaines[23]. Dans les années 1980, le gouvernement tibétain en exil estimait que dans l'ensemble du Tibet, il y avait 7,5 millions de Chinois pour 6 millions de Tibétains[24] En 2007, le Dalaï Lama faisait part de ses craintes d'un danger que le peuple tibétain devienne une minorité dans leur propre pays[25]. Selon une personne native de Lhassa, actuellement en exil, il y aurait deux catégories de migrants au Tibet, les migrants par nécessité économique, et les migrants involontaires envoyés par le gouvernement chinois[26].

Le gouvernement central de la République populaire de Chine met en œuvre une politique de migration active de Chinois au Tibet, au moyen d'aides attractives et de conditions de vie favorables[27],[28].

Selon le Dalaï Lama, dans les villes tibétaines, des chinatowns (quartiers chinois) se sont développés et les Chinois sont en général plus nombreux que les Tibétains, comme à Lhassa, « les Tibétains sont environ 100 000, alors que les Chinois sont plus du double. Lhassa est devenue méconnaissable avec des buildings, et toute la vallée est urbanisée », comme dans d’autres régions à l’ouest, telles que Ngari, où il n’y avait aucun Chinois 20 ans plus tôt. Pour le dalaï-lama, il s’agit d’une agression démographique grave[29].

Points de vue autres que celui des exilés tibétains[modifier | modifier le code]

Dans son livre Fascination tibétaine : du bouddhisme, de l'Occident et de quelques mythes, le professeur Donald Sewell Lopez, Jr. décrit en ces termes la représentation que l'Occident plaquerait systématiquement sur la présence des Han au Tibet : « L'invasion du Tibet par l’Armée populaire de libération fut et reste encore présentée comme le déferlement d'une masse indifférenciée de communistes athées sur un pays pacifique voué exclusivement à des préoccupations éthérées (…). Le Tibet incarne le spirituel et l'ancien, tandis que la Chine symbolise le matériel et le moderne. Les Tibétains sont surhumains, tandis que les Chinois sont subhumains »[30].

Selon Andrew Martin Fischer, la migration des non-Tibétains au Tibet se serait concentrée dans les villes où les Tibétains sont devenus une minorité et où les migrants non-tibétains dominent l'emploi, aggravant l'exclusion économique des Tibétains dans le contexte du développement urbain rapide[31]. Le même démographe assure cependant que l'affirmation de la part des émigrés que les Tibétains deviennent minoritaires dans leur pays ou qu'ils sont déjà devenus minoritaires dans certaines régions, « doit être prise avec des pincettes »[32].

S'exprimant devant des sénateurs français, Zhang Yongnian, vice-président de la Commission pour le développement et la réforme de l'assemblée populaire du Tibet, déclare que la région autonome du Tibet est « ouverte aux autres régions de la Chine » et que « l'économie de marché repose sur la libre circulation des personnes ». Les entreprises qui y sont installées font appel aux personnes compétentes dont elles ont besoin. Il précise que « l'État central n'envoie pas de colons au Tibet » mais que « les fonctionnaires de l'État y bénéficient de primes durant leur séjour ». Ces fonctionnaires « retournent ensuite dans leur région d'origine »[33].

Le sinologue Jean-Luc Domenach considère que « si les Tibétains ont regagné partiellement le contrôle de leur culte et de leurs mœurs, ils n’ont guère renforcé leur poids économique et social. De leur côté, avec le développement économique, les colons chinois se sont installés en nombre croissant alors que se répandait dans les villes chinoises l’idée que le Tibet n’était plus qu’une charmante bizarrerie touristique »[34]. Domenach estime que la question tibétaine sera « résolue par la colonisation, puisque les Chinois, d'une façon ou d'une autre, vont inonder le Tibet »[35].

L'accusation d'« apartheid chinois »[modifier | modifier le code]

En avril 1991, le 14e Dalai Lama décrivait la situation comme suit : « Les nouveaux colons chinois ont créé une société à deux vitesses : un apartheid chinois qui, refusant aux Tibétains l'égalité de statut social et économique sur (leur) propre terre, menace de finir par (les) submerger et (les) absorber »[36]. Par exemple cette fracture économique peut se retrouver aussi dans des salaires différents selon l'origine ethnique des demandeurs d'emploi voir des refus d'employer des tibétains[37].

Un autre élément présenté comme suggérant l'existence d'un apartheid réside, selon un récit pseudonyme publié dans le Nouvel Observateur en décembre 2009, dans le fait que les Chinois tibétains, au contraire des Chinois Han, ne peuvent obtenir de passeport et n'ont donc pas la possibilité de voyager légalement hors de Chine[38].

En 2001, Jampal Chosang, à la tête d'une délégation d'associations de Tibétains en exil ayant obtenu une accréditation pour participer à la Conférence de Durban, une réunion d'organisations non gouvernementales parrainée par les Nations unies, y dénonça « une nouvelle forme d'apartheid » au Tibet du fait que « la culture, la religion et l'identité nationale tibétaines sont considérées comme une menace » pour la Chine[39].

En 2002, l'association Tibet Society du Royaume-Uni appela le gouvernement britannique à « condamner le régime d'apartheid au Tibet qui traite les Tibétains comme une minorité sur leur propre terre et pratique une discrimination à leur égard dans l'usage de leur langue, dans l'éducation, dans la pratique de leur religion et dans les possibilités d'emploi »[40].

Selon un article publié en 1987 par la Heritage Foundation, un cercle de réflexion conservateur américain à financement privé :

« Si le problème de la souveraineté du Tibet est difficile à débrouiller, la question du traitement des Tibétains par la RPC n'est que trop claire. Après avoir envahi le Tibet en 1950, les communistes chinois ont tué plus d'un million de Tibétains, détruit plus de 6000 monastères, et transformé la province du nord-est du Tibet, l'Amdo, en un goulag abritant, selon une estimation, jusqu'à dix millions de personnes. Un quart de million de soldats chinois restent stationnées au Tibet. De plus, environ 7,5 millions de Chinois ont répondu aux encouragements de Pékin pour venir habiter au Tibet ; ils sont maintenant plus nombreux que les 6 millions de Tibétains. À cause de ce qu'on a appelé l'apartheid chinois, les Tibétains de souche ont maintenant une espérance de vie, un taux alphabétisation et un revenu par personne inférieurs à ceux d'un habitants chinois du Tibet »[41]

Par ailleurs la tibétologue Françoise Pommaret précisait en 2002 que les cadres de l'administration de la République Autonome du Tibet sont essentiellement des Chinois à 66 % et les Tibétains occupent 16 % des postes de commandement dans l'armée. Enfin aucun Tibétain n'a été secrétaire du Parti communiste dans la Région autonome du Tibet[42]. Ainsi Phuntsok Wangyal qui a créé le Parti communiste tibétain en 1939 a été mis au secret en 1958 puis en 1961 il a été emprisonné à Pékin pendant 18 années. Il a publié une biographie en anglais, où il insiste particulièrement sur la nécessité de mieux faire connaître les intérêts du peuple tibétain[43].

Les Han au Tibet : 1/5e de la population et 50 % à Lhassa ?[modifier | modifier le code]

Contredisant la thèse de la submersion démographique des Tibétains par les Chinois Han, le professeur Barry Sautman de l'université des Sciences et techniques de Hong Kong, affirme qu'entre le recensement national de 1990 et celui de 2000 (recensements comptabilisant toute personne habitant une région donnée depuis au moins six mois), le pourcentage de Tibétains dans les régions tibétaines s'est accru quelque peu dans son ensemble et les Han représentent environ 1/5e de la population. De même, une analyse préliminaire du mini-recensement de 2005 montre que de 2000 à 2005, il y a eu un petit accroissement de la proportion des Han dans la zone centre-ouest du Tibet (la Région autonome du Tibet) et peu de changements dans le Tibet oriental[44].

Aux conclusions des recherches de Barry Sautman s'ajoute le constat du sinologue et ethnologue allemand Ingo Nentwig. Dans un article de l'agence Chine nouvelle qui lui est consacré[45], l'ancien directeur du département de recherche du Musée d'ethnologie de Leipzig, exclut une assimilation systématique du Tibet par des implantations de Han. À Lhassa, si les Han représentent 50 % de la population, il s'agit surtout de résidents temporaires : soldats qui quitteront le Tibet une fois démobilisés, ouvriers travaillant sur des projets routiers ou ferroviaires, responsables désignés, par rotation, pour travailler au Tibet et qui le quittent à l'expiration de leur tour, commerçants et restaurateurs n'ayant pas l'intention de s'établir définitivement. En dehors de Lhassa, on rencontre rarement un Han. Ingo Nentwig rapporte qu'à l'époque de ses recherches sur le Yak en 2002, il y avait 20 à 30 Han seulement parmi les 50 000 à 60 000 Tibétains du district étudié. « Même en prenant en considération les résidents temporaires, les Han ne représentent que 20 à 25 % de la population et les Tibétains 75 à 80 % »[46].

Selon Jamyang Norbu, un écrivain tibétain en exil et partisan de l'indépendance du Tibet[47], Barry Sautman n'a pas visité le Tibet d'avant 1980[48]. Andrew Martin Fischer, professeur de l'Institute of Social Studies (en) affirme avoir réfuté les arguments de Barry Sautman en se fondant sur une analyse plus complète des statistiques de la Chine publiées dans un livre en 2005[49].

Difficultés et risques liés à l'acclimatation pour les Han[modifier | modifier le code]

Le Tibet est à 4 000 m au-dessus du niveau de la mer et la température moyenne annuelle est inférieure à 0 °C. La faible pression et la raréfaction de l'oxygène ne permettent pas à des gens venant d'autres régions que le Tibet d'y rester très longtemps[50].

En règle générale, les Han ne sont guère chauds pour s'installer au Tibet : les enfants y sont victimes d'œdèmes pulmonaires tandis que les adultes souffrent du mal d'altitude[51].

Contrôle des naissances, stérilisation et avortements forcés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Contrôle des naissances au Tibet.

En 1962 dans la Pétition en 70 000 caractères, document historique écrit par le 10e Panchen Lama et adressée au gouvernement chinois dénonçant la politique draconienne et les actions de la République populaire de Chine au Tibet, le Panchem Lama porte de terribles accusations concernant des avortements forcés à partir de 1955 dans le Kham et l'Amdo.

En 1988 l'opuscule du gouvernement chinois Le Tibet, cent questions et réponses indique « le contrôle des naissances mis en place en Chine à partir des années 1970 n'a été encouragé au Tibet que parmi les fonctionnaires tibétains et les employés du gouvernement ». Cette indication est la première reconnaissance officielle de la Chine du contrôle des naissances des populations tibétaines. Auparavant elle démentait la mise en place de cette politique de contrôle des naissances envers les Tibétains, alors même qu'une loi de 1985 introduisait ce contrôle dans la Région Autonome du Tibet. Le plan quinquennal de 1991 pour cette région préconisait « les fermiers et les nomades doivent apporter leur soutien conscient aux méthodes contraceptives, et les mettre en pratique ». Dans les autres régions du « Tibet historique » cette contraception forcée est généralisée à l'ensemble des Tibétains. Ainsi dans la région du Kham traditionnel, un citadin tibétain qui a un troisième enfant devra payer une amende d'un montant de 15 % de ses revenus et ce pendant 7 années. Par contre pour un paysan tibétain, c'est à partir du quatrième enfant que l'amende s'applique[52].

Ce contrôle des naissances fait l'objet de quotas. Le respect de ceux-ci ayant une incidence politique sur les responsables des cantons, certaines exactions auraient été observées dans ce sens, entraînant des stérilisations et des avortements forcés[53].

En juin 1999, devant la commission des Droits de l'homme de l'ONU, la Ligue internationale des droits de l'homme évoque dans un rapport[54] des cas de stérilisation forcée au Tibet en ces termes :

« Régulation forcée des naissances. Bien que la Chine ait ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, la violence d'État à l'encontre des femmes est chose courante. L'article 16 de la Convention reconnaît aux femmes le droit de décider du nombre et de l'espacement des naissances et interdit la stérilisation et l'avortement obligatoires. Dans la pratique, des mesures rigoureuses de contrôle des naissances sont imposées au Tibet par la force et la contrainte. On continue à recevoir des informations faisant état de campagnes d'avortement et de stérilisation forcés dans les villages, ou même en ville, par exemple dans le quartier de Chushur à Lhasa, où 308 femmes ont été stérilisées en un mois vers la fin de 1996. Des réfugiés parvenus en Inde et au Népal signalent aussi des mesures coercitives, y compris le refus de délivrer une carte d'enregistrement et d'accorder diverses prestations sociales pour les nouveau-nés au-delà du nombre fixe d'enfants, ainsi que la perte de l'emploi ou de lourdes amendes si une femme ne consent pas à se faire avorter ou stériliser. La Chine transfère dans le même temps des millions de colons chinois au Tibet, ce qui amène à s'interroger sérieusement sur d'éventuelles violations de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ».

Absence de contrôle des naissances chez les nomades de Pala (1959-1990)[modifier | modifier le code]

Dans son étude démographique sur la région de Pala dans le Changtang occidental, le tibétologue américain Melvyn C. Goldstein a mis en évidence le fait que de 1959 à 1990 les familles nombreuses avaient continué à être la norme chez les pasteurs nomades et qu'aucune contrainte n'avait été imposée à ces derniers :

« Malgré des allégations répétées de la part de l'Occident que les Chinois avaient imposé une politique stricte de contrôle des naissances au Tibet, où "les avortements, stérilisations et infanticides forcés sont quotidiens" (New York Times, 31 janvier 1992), il n'y a pas eu à Pala de politique de réduction des naissances, et encore moins de preuves d'avortements, de stérilisations ou d'infanticides ».

L'étude des grossesses d'un échantillon de 71 femmes âgées de 15 à 59 ans permet d'affirmer qu'aucune politique de contrôle des naissances visant à réduire le nombre de naissances à deux, voire trois, n'était en vigueur. Bien plus, aucun nomade de Pala n'a dû payer d'amende pour avoir eu un troisième, quatrième, cinquième enfant et au-delà, et ces enfants ont joui de tous leurs droits au sein de la communauté[55].

Absence de contrôle des naissances dans le comté de Ngamring (années 1990)[modifier | modifier le code]

Dans une étude sur la fertilité et la planification familiale au Tibet, publiée en 2002, Melvyn C. Goldstein, Ben Jiao, Cynthia M. Beal et Phuntsog Tsering affirment pour leur part que dans aucun des endroits qu'ils ont étudiés, il n'y a d'indications montrant que Lhassa applique dans le Tibet rural la règle des deux enfants. Alors même qu'un rapport du Tibet Information Network prétendait que cette politique était en place, les chercheurs constatèrent que dans le comté de Ngamring où ils enquêtaient, aucune limite de ce genre n'était imposée. Le gouvernement du comté de Ngamring avait fait de gros efforts pour accroître le recours à la planification familiale dans les années 1990, mais à l'été 2000 (après la parution du rapport du TIN) aucun nomade ni responsable local n'avait entendu parler d'une limite fixée à deux enfants ni aucun responsable au chef-lieu du comté. Enfin, aucune amende n'était infligée pour le 4e enfant et au-delà. [...] Pour Melvyn Goldstein et al., leur étude fait ressortir combien il est dangereux d'utiliser des récits de réfugiés et des indications anecdotiques pour interpréter des situations rrès politisées[56].

Stérilisations et avortements sous la contrainte : des abus localisés et anciens[modifier | modifier le code]

Se référant aux travaux conduits par Goldstein sur 13 villages de la région autonome et à ses propres recherches menées dans le Qinghai, le spécialiste en économie du développement Andrew Martin Fischer estime que les allégations d'abus dans le contrôle des naissances concernent, pour un grand nombre d'entre elles, les zones tibétaines en dehors de la région autonome du Tibet, et, dans la plupart des cas, renvoient aux années 1980 et au début des années 1990. Il voit dans ces abus moins une politique érigée en système que des excès de zèle très localisés et brefs[57].

Entre 1950 et 2000, un pourcentage inchangé de Tibétains au Qinghai[modifier | modifier le code]

Les émigrés prétendent que la politique nataliste est répressive à l'égard des Tibétains dans les régions de la Chine proprement dite où ceux-ci constituent une minorité importante comme le Qinghai et le Gansu. Cela n'est pas corroboré par les statistiques disponibles, déclare Barry Sautman. Le pourcentage de Tibétains au Qinghai n'a montré aucun changement significatif entre 1950 et 2000. Les restrictions de la taille des familles sont plus strictes pour la majorité que pour la minorité et ses effets n'ont pas modifié le pourcentage de Tibétains dans la population du Qinghai[58].

Témoignage de géographes américains sur la natalité en région autonome du Tibet en 2007[modifier | modifier le code]

Ayant parcouru le Tibet rural et urbain en 2007, deux géographes américains font état de leurs impressions sur la natalité dans les campagnes :

« On aurait dit qu'il y avait des bébés partout au Tibet, où les familles hors de Lhassa sont autorisées à avoir jusqu'à trois enfants (...). Au moins les Chinois n'ignorent-ils pas les réalités de l'existence dans le Tibet rural et autres régions autonomes, où une famille nombreuse est nécessaire pour répondre aux gros besoins de main-d'œuvre d'un mode de vie agricole ou de subsistance. Le fait que les familles à plusieurs enfants soient autorisées dans ces régions, exonère également les Chinois de l'accusation d'utiliser la politique de l'enfant unique pour faire disparaître les ethnies minoritaires »[59].

Sinisation par la culture et la civilisation chinoises au Tibet[modifier | modifier le code]

Selon Tenzin Nyinjey, un ancien responsable du gouvernement tibétain en exil, la Chine n'a pas un respect authentique pour la culture tibétaine, la langue et la religion qui n'y voit que superstition et arriération. Les Chinois considèrent comme un devoir sacré d’apporter la « civilisation » aux Tibétains en apportant la langue, la culture et la civilisation chinoises. Pour être concis, la civilisation et la modernisation chinoises du Tibet n’ont d’autre but que la sinisation de toute la population tibétaine[60].

L'envoi d'étudiants tibétains en Chine continentale[modifier | modifier le code]

Selon le Tibetan Center for Human Rights and Democracy, dans le cadre de la politique de sinisation, les autorités chinoises recrutent de nombreux Tibétains de bon niveau scolaire des écoles primaires pour les former en Chine continentale, dans des classes tibétaines liées aux écoles secondaires locales ou à une des 18 « Écoles secondaires tibétaines » de la Chine continentale, où ces étudiants ne reçoivent pas d'éducation tibétaine. En 1996, les autorités chinoises ont déclaré un nombre de 12 590 étudiants tibétains ayant été inscrits dans de telles classes[61].

Le succès des « instituts pour les nationalités » chez les enfants et parents tibétains[modifier | modifier le code]

Dans son livre Commoners and nobles. Hereditary divisions in Tibet, la tibétologue Heidi Fjeld évoque les raisons du succès de ces « instituts pour les nationalités » se trouvant dans les provinces en dehors de la région autonome du Tibet. La possibilité d'aller y étudier est proposée aux élèves du primaire ayant de bons résultats ou dont la famille a des relations. Ces places sont très convoitées par les Tibétains, tant les enfants que les parents, car ces instituts pour les nationalités enseignent des matières non proposées au Tibet. Au nombre de celles-ci, la langue et la grammaire tibétaines classiques, l'histoire tibétaine (ancienne et moderne) et la religion (le bouddhisme et le Bön). De plus, le diplôme obtenu est la garantie d'un emploi. Les instituts situés dans la Chine intérieure auraient toutefois moins de succès auprès des habitants de Lhassa que ceux du Kham et de l'Amdo[62].

Accusations de génocide[modifier | modifier le code]

S'il existe une définition juridique internationale datant de 1948 du terme « génocide » (la destruction physique ou biologique délibérée, totale ou partielle, de groupes nationaux, raciaux, religieux ou ethniques en tant que tels)[63], il n'en va pas de même du concept de « génocide culturel » : l'expression a bien été employée en 1994 dans une proposition de Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations unies dans son Article 7[64] mais sans que sa signification soit définie[65].

Les accusations de « sinisation du Tibet » et de « génocide culturel du Tibet » sont rejetées par l'universitaire américain Barry Sautman[44], et par le sinologue allemand Ingo Nentwig[66]. Pour Sautman, « Les médias et les hommes politiques en Occident accordent systématiquement crédit à l'accusation portée par le dalaï-lama selon laquelle un génocide culturel se déroule au Tibet, alors même que les exilés et leurs partisans ne fournissent aucune preuve crédible de la destruction de la langue tibétaine, de l'exercice du culte ou de l'art »[44].

« Progrès » et « Construction économique, sociale et culturel[le] » caractérisent, selon le sinologue Pierre Picquart, l'action des autorités chinoises au Tibet[67].

Dans les argumentaires développés la première contradiction réside dans le terme « Tibet ». Pour le gouvernement chinois et la communauté internationale le mot « Tibet » désigne ce qui correspond maintenant à la région autonome du Tibet, cette région est dénommée « Tibet central » par la diaspora tibétaine. Le Tibet pour celle-ci correspond au « Tibet ethnographique » qui comprend aussi les régions orientales. Le Tibet dont parle les Tibétains exilés est deux fois plus grand (2 500 000 km2) que la région officiellement reconnue (1 221 600 km2). Ainsi le recensement de population effectué en 1953 par le gouvernement chinois comptabilisait 1 270 000 Tibétains uniquement dans la région autonome du Tibet. Les Tibétains des anciennes provinces orientales du Kham et de l'Amdo n'étaient pas recensés, aujourd'hui ces régions accueillent plus de 50 % des Tibétains[68].

La deuxième contradiction réside dans l'origine de ces décès, il ne s'agit pas de comptabiliser les Tibétains tués par les Chinois. La diaspora tibétaine évoque ceux qui sont décédés de mort non naturelle ; bien sûr ceux qui ont été tués par les Chinois lors des combats et révoltes mais aussi ceux qui sont morts de famine, par suicide ou au cours de leur emprisonnement.

L'accusation de « génocide » physique[modifier | modifier le code]

La Commission internationale des juristes a qualifié de génocide, dans un rapport de 1959, les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises[69].

Le Gouvernement tibétain en exil estime à 1,2 million de morts entre 1959 et 1970 le bilan de l'invasion chinoise, comme l'a rappelé Samdhong Rinpoché lors de son audition au Sénat en 2000[70].

En 1962 dans un rapport, connu sous le nom de la Pétition en 70 000 caractères, adressé au premier ministre chinois Zhou Enlai, le 10e Panchen Lama, qui dirigeait le Tibet à la demande des Chinois, écrivait :

« Nous n'avons aucun moyen de savoir combien de personnes ont été arrêtées. Dans chaque région, il y a eu au moins 10 000 arrestations. Bons et méchants, innocents et coupables, tous ont été emprisonnés, en contradiction avec tout système légal au monde. Dans certaines régions, la plupart des hommes ont été emprisonnés, si bien qu'il ne reste que les femmes, les personnes âgées et les enfants pour travailler. »

« On a même ordonné de tuer des membres des familles rebelles... Les fonctionnaires mirent délibérément les gens en prison dans des conditions draconiennes, si bien qu'il y eut un grand nombre de morts injustifiables... »

« Vous devez avant tout garantir que le peuple ne mourra pas de faim. Dans de nombreuses régions du Tibet, les habitants sont morts de faim. Des familles entières ont péri et le taux de mortalité est extrêmement élevé. C'est inacceptable, terrible et grave. Le Tibet vivait autrefois un âge obscur de féodalisme barbare, mais il n'y a jamais eu de telles pénuries de nourriture, notamment après l'essor du bouddhisme. Dans les régions tibétaines, les masses vivent actuellement dans une telle pauvreté que les personnes âgées et les enfants meurent de faim, ou bien sont si affaiblis qu'ils ne peuvent résister aux maladies et meurent. Jamais rien de tel n'a eu lieu auparavant dans toute l'histoire du Tibet. Personne ne peut imaginer des famines aussi terribles, pas même dans un cauchemar. Dans certaines régions, si quelqu'un attrape un refroidissement, il contamine inévitablement des centaines de personnes et la plupart en meurent... »

Dans son discours devant le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire, le Panchem-lama estimait le nombre de morts dans les prisons de la région de l'Amdo à 5 % de la population totale. Ces interventions entraînèrent sa disgrâce puis son emprisonnement.

En 1993, dans la préface de l'ouvrage collectif Tibet, l'envers du décor, Bernard Kouchner évoque plus de 1 million de morts, il en détaillait d'ailleurs les origines « Plus d’un million de Tibétains auraient péri de mort violente entre 1950 et 1980 : 175 000 en prison, 156 000 sommairement exécutés, 413 000 morts de faim pendant une de ces « réformes agraires » dont les théoriciens marxistes étaient friands, 92 000 morts sous la torture; près de 10 000 se seraient suicidés. »[71].

Cependant, Patrick French affirme que l’historien et animateur de Radio Free Asia Warren W. Smith Jr qui a étudié les déficits de croissance de la population a écrit que les statistiques chinoises « confirment les thèses tibétaine d'un nombre massif de morts et réfutent les dénégations chinoises ». Selon ses estimations plus de 200 000 Tibétains « manqueraient » à la population de la Région autonome du Tibet. Le nombre de morts tibétains semble aussi élevé dans les régions du Gansu, du Sichuan et du Qinghai, trois régions où les taux de mortalité au début des années 1960 sont élevés et vérifiables. Si cela est exact, on peut estimer qu'environ un demi-million de Tibétains sont directement morts en raison de la politique appliquée au Tibet par la République populaire de Chine[72].

Selon Frédéric Lenoir, Patrick French donne une fourchette entre 500 000 et 600 000 tués, soit environ 10 % de la population[73].

Le , la Cour nationale d'Espagne a annoncé qu'elle allait instruire une enquête concernant l'implication de sept anciens dirigeants chinois, entre autres l'ancien président Jiang Zemin et l'ancien Premier ministre Li Peng, dans un génocide au Tibet. Cette instruction est la conséquence d'un arrêté de la Cour constitutionnelle espagnole du qui autorise le traitement des plaintes pour génocides, même si elles n'impliquent pas de nationaux espagnols[74].

À la suite de pressions émanant d'Israël, de Chine et des États-Unis, le Sénat espagnol a limité le la loi de compétence universelle, celle-ci ne devant plus s'appliquer qu'à des plaignants de nationalité espagnole ou à des suspects présents sur le territoire de l'Espagne[75],[76].

Une accusation contestée[modifier | modifier le code]

Les autorités chinoises furent les premières à contester le nombre des morts au Tibet qu'aurait entraîné la mise en place de leurs politiques[22].

La première contestation en Occident du nombre de morts vient, en 1996, de l'historien américain et spécialiste de la Chine et du Tibet Tom Grunfeld. Selon ce dernier, le chiffre du gouvernement tibétain en exil n'est pas corroboré par des documents justificatifs[77].

Plus récemment, l'historien et écrivain anglais Patrick French, ancien président du mouvement Free Tibet Campaign réfuta cette allégation[citation nécessaire]. Ayant été autorisé exceptionnellement[78] à consulter les données brutes et à vérifier leur traitement, il constata que celles-ci, obtenues à partir du témoignage de réfugiés, ne permettaient pas d'obtenir le chiffre total annoncé. En lieu et place de noms, French ne trouva que « des chiffres insérés de façon apparemment aléatoire dans chaque rubrique et dupliqués de façon systématique, incontrôlée » : ainsi, un même affrontement armé, relaté par cinq réfugiés différents, se retrouvait comptabilisé cinq fois. De plus, il s'aperçut que sur les 1,1 million de morts comptabilisés, il n'y avait que 23 364 femmes, ce qui impliquait la disparition de 1,07 million des 1,25 million de Tibétains du sexe masculin[79],[80].

L'évaluation de 1,2 million de morts est récusée également par un démographe chinois, Yan Hao, de la Commission du département de planification d'État à l'Institut de recherche économique à Pékin. Qualifiant le génocide de « mythe », il démontre que les évaluations données par le gouvernement tibétain en exil sont exagérées et reposent en partie sur des sources fabriquées[81].

Partant du recensement officiel de 1953 mettant à 1 274 000 le chiffre total de la population résidant au Tibet, le politologue et historien américan Michael Parenti s'interroge, quant à lui, sur la vraisemblance de l'accusation de génocide :

« Si les Chinois avaient tué 1,2 million de personnes au début des années 1960, la presque totalité du Tibet aurait été dépeuplée, transformée en zone de tir parsemée de camps d'extermination et de fosses communes, ce dont il n'y a aucune trace. Les maigres forces chinoises éparpillées à la surface du Tibet n'auraient pas pu regrouper, traquer et exterminer autant de gens même en y passant la totalité de leur temps »[82].

La thèse du génocide physique est rejetée également par Barry Sautman, professeur associé en sciences sociales à l'université de science et de technologie de Hong Kong, lequel met en avant l'absence de données vérifiables :

« Les chiffres employés régulièrement par les milieux exilés ne reposent sur aucune base. Ils avancent le chiffre de 1,2 million de Tibétains morts à partir des années 1950 jusqu'aux années 1970, mais sans donner aucune source. En tant que juriste, je n'accorde aucun crédit à des statistiques non étayées par des données, par des sources visibles »[83].

Selon le journaliste Thomas Laird, malgré cette polémique sur les chiffres, il ne fait aucun doute que les Tibétains ont payé un prix très lourd à l’invasion chinoise du Tibet[22],[84].

« Génocide culturel ou culture florissante »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Génocide culturel au Tibet.

La politique de sinisation du Tibet a été qualifiée de « génocide culturel » par Robert Badinter en 1989, par le dalaï-lama à partir de 1993[1],[85], mais aussi par Jack Lang[86] et d'autres. Cette problématique à la fois culturelle et politique a fait l'objet de nombreux livres et thèses[87],[88].

Le terme de génocide culturel est réfuté par le sinologue allemand Ingo Nentwig[45],[89] Celui-ci affirme que « la culture tibétaine est florissante (..) en Chine ». Il existe nombre de journaux et revues en langue tibétaine ainsi que de maisons d'éditions tibétaines, non seulement au Tibet mais aussi dans les provinces voisines et même à Pékin. Il ajoute que les écrivains tibétains écrivent en tibétain ou en chinois et que des traductions de livres étrangers en tibétain sont disponibles. Lhassa abrite même une académie de médecine traditionnelle tibétaine. Et de conclure : « Beaucoup de Tibétains reconnaissent les opportunités de développement dans un Tibet moderne, qui est en fait une partie de la Chine ouverte au monde moderne ».

Aspects politiques[modifier | modifier le code]

Changement de régime[modifier | modifier le code]

Selon le gouvernement tibétain en exil, entre 1912 et 1950, le Tibet était une nation indépendante de facto, avec sa peuple, langue, sa culture et ses religions (bouddhisme tibétain et Bön) propres. Le Tibet imprimait aussi sa monnaie et ses timbres, et conduisait les relations internationales avec les pays étrangers. Il comportait trois provinces Amdo, Kham, et Ü-Tsang. Depuis l'invasion de 1950, la Chine a complètement réorganisé le secteur, en incorporant plusieurs préfectures tibétaines aux provinces chinoises du Yunnan et du Gansu et en divisant le reste du secteur en régions : Sichuan, Région autonome du Tibet, et Qinghai[90].

La Chine appelle l'entrée de son armée au Tibet libération pacifique, les exilés tibétains parlent d'une invasion suivie d'une colonisation. Le journal The Socialist Worker, organe du Britisn Socialist Workers Party (« Parti ouvrier socialiste britannique »), note que les Chinois ont suivi le modèle de pouvoir impérial[91].

La révolution culturelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution culturelle au Tibet.

En 1966 Mao Zedong engage dans l'ensemble de la Chine la révolution culturelle. L'objectif est de « créer le neuf en abattant le vieux ». Avec ce mot d'ordre les gardes rouges détruisent tout ce qui rappelle la culture traditionnelle.

La révolution culturelle était une révolution montée par le gouvernement central entre 1966 et 1976 d'étudiants et d'ouvriers du Parti communiste chinois, ayant pour intention de conserver le maoïsme comme idéologie principale de la Chine. À côté de cela, c'était aussi un moyen d’éliminer l'opposition politique contre Mao[92].

La révolution culturelle s'est étendue à la Chine entière et comme résultat, selon Pierre-Antoine Donnet, le Tibet a souffert de plus grands excès encore de la part des gardes rouges[93]. Les milices de volontaires au service de l'état ont attaqué des civils qui étaient vus comme des traîtres au communisme.

Certains monastères ont été détruits du fait de bombardement durant l'invasion du Tibet par l'armée chinoise, et le soulèvement tibétain de 1959, mais plupart furent détruits durant la révolution culturelle[22].

Selon l'Organisation des nations et des peuples non représentés, des milliers de monastères ont été pillés et détruits. Les moines et les nonnes ont été forcés de quitter leurs monastères vivre une vie normale et quiconque résistait était emprisonné. Les prisonniers ont été contraints aux travaux forcés, maltraités, torturés, et même exécutés. Les prisonniers ont été violés, battus avec des bâtons, et traité avec des décharge électrique. Dans cette sphère de chaos et de paranoïa, des milliers ont rencontré la mort[92],[94]. En 1976, il ne restait que 8 des plus de 6 000 monastères tibétains[95].

Cependant, selon Thomas Laird, les jeunes Tibétains ont été forcés de détruire les monastères qu'ils avaient construits, et ils se sentent aujourd'hui en majorité en partie coupables de cette destruction. Les élites tibétaines qui avaient été utilisées par le pouvoir chinois entre les années 1950 et 1960 furent stigmatisées par le parti communiste chinois au cours de séances de thamzing (séances d'autocritiques) où ils étaient battus et torturés, et ceux qui ne mourraient pas étaient emprisonnés. Le gouvernement tibétain en exil estime que 92 000 Tibétains périrent au cours de ces séances d'autocritiques[22].

Selon l'historien Tsering Shakya, les gardes rouges « sentaient que le Tibet et les Tibétains devaient être "révolutionnarisés", et se voyaient eux-mêmes comme des Révolutionnaires avancés venus à l'aide d'élèves attardés dans une région sous-développée » et eurent un effet dévastateur sur la culture tibétaine[22].

Des chiffres variables[modifier | modifier le code]

Dans leur livre On the margins of Tibet[96], Åshild Kolås et Monika P. Thowsen indiquent qu'il y avait, d'après des archives tibétaines, 5 542 monastères sur le plateau tibétain avant 1958, dont 3 897 situés en dehors des frontières actuelles de la région autonome. Ils ajoutent, sur la foi d'archives chinoises, que dans les zones tibétaines faisant partie des provinces du Sichuan, Gansu, Yunnan, et Qinghai, de nombreux bâtiments monastiques furent démolis, d'autres furent simplement abandonnés et laissés sans entretien, d'autres encore furent reconvertis en écoles, entrepôts, voire en habitations.

L'inflation et la variabilité des chiffres sont dénoncées par Pamela Logan, présidente de la Kham Aid Foundation une ONG s'occupant de restaurations au Tibet[citation nécessaire] : « Quand j'essaie de trouver des fonds pour réparer des monastères bouddhistes, les donateurs pressentis citent les chiffres, qui circulent partout, de (au choix) 4 000, 5 000 ou 6 000 monastères rasés par les Chinois, et ont du mal à croire qu'il reste quoi que ce soit à réparer »[97].

La vision maoïste du démantèlement des monastères[modifier | modifier le code]

Selon un article de la revue Revolutionary Worker[98], le démantèlement des forteresses féodales qu'étaient les milliers de monastères aurait été, d'après des récits disponibles, l'œuvre quasi-exclusive de la masse des serfs tibétains eux-mêmes, conduits par des militants révolutionnaires. Selon cet article, tel aurait été le verdict de la Révolution culturelle sur les monastères et leur nature de classe : plus jamais ils ne vivraient des souffrances des masses De ce point de vue, ce démantèlement aurait été un acte politique conscient de libération du peuple.

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Tibet.

L'économie de marché[modifier | modifier le code]

La région autonome du Tibet est le territoire le plus pauvre de Chine parmi les 31 subdivisions considérées dans la liste des subdivisions de Chine par PIB. Selon Claude B. Levenson un phénomène nouveau est apparu dans les villes avec la mendicité enfantine, phénomène explicite concernant la situation économique du Tibet. Les investissements mis en avant par le gouvernement Chinois servent avant tout à la réalisation des infrastructures afin de relier le Tibet à la Chine et au paiement d'une administration importante[99].

L'évolution économique actuelle du Tibet est critiquée du fait qu’elle avantage les résidents chinois et pour les atteintes à l’agriculture tibétaine et au fragile système écologique du Tibet[100].

Barry Sautman contredit ces données. Ainsi, si l'économie de marché est présente, avec ses inconvénients, dans les zones tibétaines tout comme dans le reste de la Chine, elle ne se traduit pas par une « division ethnique de la main-d'œuvre » qui défavoriserait les Tibétains, contrairement à ce que prétendent les séparatistes. Loin d'être la région la plus pauvre du pays, le Tibet serait mieux loti que bien d'autres régions à minorité ethnique, voire certaines zones Han. La raison principale en serait les fortes subventions gouvernementales[44].

L'agriculture et le pastoralisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture au Tibet.

L'économie du Tibet est dominée par l’agriculture de subsistance, c'est-à-dire l'agriculture avec le but de pourvoir uniquement à sa propre famille. Pour cette raison l'entrée de 35,000 militaires chinois dans les années 1950 a pesé lourdement sur les ressources alimentaires du Tibet.

Selon Horst Südkamp, à l’époque de l’introduction de la politique de collectivisation dans la région du Kham, 40 000 paysans chinois furent envoyés au Tibet[101].

Selon le TCHRD, entre 1954 et la moitié des années 1960, une émigration à grande échelle des Chinois s'est produite dans le Qinghai (Amdo), pour revendiquer les prairies pour l'agriculture, à la fois pour des fermes d'état et des laogai (camps de réforme par le travail). Des milliers de migrants chinois attirés par les possibilités agricoles ont commencé à arriver dans les années 1960, et des cadres chinois ont été envoyés dans des régions rurales du plateau pour l'administration[102].

Dans les années 1960, les autorités chinoises ont forcé les agriculteurs tibétains à cultiver le blé, à la place de l'orge qui est la récolte traditionnelle dans la région de l’Himalaya, ce qui a eu pour résultat la première famine d'une telle ampleur de l'histoire tibétaine. Les moissons ont échoué comme les agriculteurs l’avaient prédit et des milliers de Tibétains sont morts de faim[103],[104].

En 1961, après avoir exproprié les biens fonciers des seigneurs et des lamas, le gouvernement chinois organisa les paysans en communes. Dans son article Friendly Feudalism: The Tibet Myth, Michael Parenti rapporte que fermiers locataires et paysans sans terre reçurent des centaines de milliers d’arpents. Les troupeaux appartenant à la noblesse furent remis à des collectifs de pasteurs pauvres. Des améliorations furent apportées à la reproduction du bétail tandis que de nouvelles variétés de légumes et souches de blé et d’orge étaient introduites. Ces mesures, jointes à une meilleure irrigation, auraient entraîné une augmentation de la production agricole[105].

Elisabeth Martens évoque le progrès que constitue désormais, pour les habitants de Lhassa, l'installation par les Chinois de « serres à tomates, poivrons, courges, potirons et autres légumes et fruits qui, avant, étaient introuvables au Tibet »[106].

L'urbanisation des nomades : des visions contrastées[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le gouvernement chinois obligerait les bergers tibétains à quitter leur activité d'éleveur et à rejoindre les grandes villes[107]. Le directeur pour l'Asie de Human Rights Watch indique que « Certaines autorités chinoises prétendent que leur urbanisation forcée des bergers tibétains est une forme éclairée de modernisation ». La tibétologue Anne-Marie Blondeau indique que ces populations, qui subvenaient à leurs besoins, sont maintenant logées dans les banlieues des grandes villes dans des conditions économiques difficiles[108].

Jean-Paul Desimpelaere, ancien président de l'Association Belgique Chine[109], apporte un éclairage différent sur la question. Parallèlement à l'accroissement démographique survenu ces cinquante dernières années, le nombre de yacks et de moutons a triplé alors que la quantité d'herbages disponible diminuait du fait du dessèchement du haut plateau[110]. Pour pallier cette situation, les autorités du Tibet ont décidé de réduire le cheptel et de proposer aux éleveurs intéressés et volontaires un regroupement dans de nouveaux villages et une reconversion[111]. Chaque famille reçoit une maison et une allocation dont le versement est assuré pour dix ans. Si les volontaires se plaignent de la faiblesse de l'allocation et de l'absence de travail, ils se félicitent des meilleures possibilités d'études offertes à leurs enfants. Dans le même temps, le autorités ont mis sur pied un projet de replantation de graminées sur une superficie plus vaste que celle de la France.

L'artisanat[modifier | modifier le code]

L'essor économique de la région autonome permet de faire revivre l'artisanat traditionnel. Selon l'enseignant et écrivain australien Mark Anthony Jones, nombre de Tibétains trouvent désormais, dans la vente d'objets artisanaux et de produits culturels aux touristes, un revenu non négligeable. Ces divers produits rencontrent même le succès auprès des Tibétains eux-mêmes[112]. Et d'ajouter : « C'est pourquoi, la production culturelle liéé à présent au tourisme est un facteur de tout premier plan dans la revitalisation de la culture tibétaine ».

L'industrie chinoise s'est investie dans l'exploitation de l'artisanat tibétain. Selon les journalistes Claire Goubier et Virginie Morel de l'hebdomadaire Marianne, les touristes, essentiellement chinois « peuvent acheter des bouddhas dorés sous film plastique, des faux blousons de grandes marques internationales ou des copies de DVD. Les Chinois reconnus pour la qualité de leurs contrefaçons ne s'arrêtent pas là. L'artisanat tibétain est lui aussi fabriqué en série ! Les Chinois se sont mis à produire des objets tibétains. Sur le marché, il est difficile de reconnaître les produits authentiques ». Par ailleurs les Chinois profitent d'une main-d'œuvre sous-payée dans les campagnes tibétaines pour faire fabriquer cet artisanat et l'exporter vers les grandes villes chinoises où l'art tibétain est devenu à la mode[113].

Elisabeth Martens précise que « le développement du marché libre dans les villes du Tibet favorise les Han et les Hui qui ont plus d’expérience dans le commerce que les Tibétains »[114].

Le tourisme[modifier | modifier le code]

En 2007, le tourisme au Tibet était en pleine expansion. Les touristes sont chinois à 90 %. Les journalistes Claire Goubier et Virginie Morel de l'hebdomadaire Marianne indiquaient alors que les lieux sacrés des Tibétains sont transformés en musée : « le Potala, chef-d'œuvre de l'architecture tibétaine, a été déguisé pour les besoins de la cause. Si, le jour, l'imposant palais blanc et ocre coiffé de toits dorés est emblématique du style tibétain, la nuit, les éclairages évoquent plus ceux d'un parc d'attractions ! Jour et nuit, l'atmosphère pieuse est perturbée. Depuis l'arrivée du train, le quota d'entrées de touristes au Potala est passé de 1 500 à 2 300 personnes par jour. Dans les couloirs étroits, les visiteurs se bousculent pendant que les Tibétains font brûler le beurre de yack en offrande. Difficile de prendre conscience de la sérénité bouddhique ! »[113].

Après les troubles au Tibet en 2008, le Tibet a été fermé aux touristes et journalistes étrangers du 19 mars au 26 juin 2008[115]. Toutefois, en décembre 2008, les régions tibétaines restaient interdites aux journalistes du Monde et à d’autres médias basés en Chine[116], et le nombre de touristes a fortement diminué en 2008, les recettes des agences de tourisme n’atteignant que 12 % de celles de 2007[38].

Formation d'une classe moyenne tibétaine[modifier | modifier le code]

Selon Barry Sautman, il y a désormais en région autonome du Tibet une importante classe moyenne tibétaine, implantée dans les services publics, le tourisme, le commerce et les petites entreprises industrielles ou de transport[44].

Un mode de vie en plein changement[modifier | modifier le code]

Blanchisseuses à Gyantsé, c. 1938
Gare de Lhassa
Femme tibétaine lavant son linge sur le site d’une rivière près de Lao au Tibet, en 2008
Photo dans le comté d'Amdo, en région autonome du Tibet, février 2009

Selon ce que rapportent Xu Mingxu et Yuan Feng dans leur étude The Tibet Question: A New Cold War, publiée en 2006, la vie des Tibétains change, les ampoules remplacent les lampes au beurre, la cuisine se fait au gaz et non plus à la bouse de yak. Les gens se déplacent en bus, en voiture, à moto, à vélo, en avion, ils disposent des attributs de la modernité que sont le téléphone, la télévision, l'eau courante. L'ordinateur et l'Internet font leur entrée dans les écoles, les entreprises, les services sociaux et les administrations. Les enfants, les gens d'âge mûr et même les anciens aiment à regarder la télévision chez eux, se rendant moins souvent qu'autrefois dans les temples[117].

Selon Isaac Stone Fish, depuis 2001, Pékin a dépensé 45,4 milliards de dollars au développement économique de la région autonome du Tibet. Cela a eu des effets bénéfiques sur la croissance économique, le niveau de vie, les infrastructures, et s'est traduit par un accroissement à deux chiffres du produit intérieur brut de 2001 à 2009. Un tiers de cette somme est allé à des investissements dans les infrastructures, notamment le train reliant Pékin à Lhassa, lequel a fait baisser le prix des produits industriels et ménagers pour les Tibétains tout en favorisant la vente des produits tibétains dans le reste de la Chine. Le tourisme a fait un bond, passant à 5,5 millions de visiteurs en 2009. Ce journaliste mentionne cependant que Hu Jintao a déclaré qu’il est probable que les revenus des Tibétains des régions rurales atteindront les revenus moyens de la Chine en 2020[118].

Selon les journalistes Claire Goubier et Virginie Morel, cette modernisation de l'économie profite en priorité aux Chinois Han. Les salaires sont majorés dans les emplois réservés aux Chinois Han pour compenser l'éloignement de leur région d'origine et l'inconfort de l'altitude. Les loyers et les prix des biens de consommation sont proportionnels. Ainsi il existe au Tibet une société a deux vitesses : l'une des travailleurs chinois qui peuvent consommer normalement et l'autre constituée essentiellement de Tibétains qui sont marginalisés[119].

Dans un rapport publié en 2000, le TCHRD écrivait que les déclarations du gouvernement chinoises affirmant que les Tibétains ont grandement profité de leurs politiques quant à la pauvreté peut être abordé de leur propre termes. Même en utilisant les statistiques chinoises, plus de 70 % des personnes habitant la région autonome du Tibet vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Ces conclusions étaient confirmées par les rapports des réfugiés indiquant que de nombreuses personnes font face à des problèmes avec le manque de nourriture, l'accès aux services de santé, d'éducation, et dans d’autres secteurs comme l'emploi et le logement[120].

Le développement de la prostitution[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la prostitution en République populaire de Chine, bien qu'officiellement illégale, se développe à nouveau[121]. Dans Lhassa la mort dans l'âme, un article paru en 1994, William Hanks rapporte les paroles d'un moine : « C'est une honte, murmure un bonze rencontré à la porte d'un monastère. Nous voulons que les bars ferment, car ils contribuent à la destruction programmée de la culture tibétaine »[122]. En 2003, Marie Louville se rendit clandestinement au Tibet où elle réalisa un documentaire, Les trottoirs de Lhassa, décrivant le commerce de la prostitution à Lhassa et au Tibet central[123]. Les clients sont majoritairement des soldats de l'Armée populaire de libération[124]. À Lhassa, les quartiers commerçants traditionnels laissent place aux bars, karaokés, salles de jeux et maisons closes. Ainsi, selon Frédéric Lenoir, Lhassa compterait plus de 300 maisons closes en 2008[125]. Ces établissements sont situés dans l'île de Jamalinka ou dans le village de Shöl, à proximité du Palais du Potala. En 2008, l'interprète pour le français du dalaï-lama et docteur en biologie moléculaire, Mathieu Ricard, confirme que « la ville tibétaine disparaît sous les néons des karaokés... les Chinois imposent leurs mœurs, l'alcool, les karaokés, les bordels... la Chine, elle, impose ses dogmes et écrase cette culture ! »[126].

Pour le juriste Barry Sautman, « les émigrés essaient d'attribuer les "vices" rencontrés dans les villes du Tibet aux effets culturels nocifs de la présence Han. Lhassa, comme bien d'autres villes de par le monde, abonde de lieux où sévissent prostitution, jeu et drogue. Le directeur de Campagne internationale pour le Tibet se déclare « inquiet du fait que de plus en plus de jeunes Tibétains sont exposés à la tentation des pires aspects de la culture chinoise ». Pourtant, ajoute Sautman, « aucun de ces vices n'est particulièrement "chinois". Le billard est une invention occidentale, le karaoké est originaire du Japon, et la prostitution et la drogue sont universelles. Interrogé à propos des discothèques et boîtes de nuit de Lhassa, le vice-président de la région autonome du Tibet les qualifie de partie intégrante du "mode de vie occidental", ajoutant qu'elles contribuent à la diversité des cultures tibétaine et han telles qu'elles s'expriment localement, mais que les autorités ne manquent pas de dénoncer jeu et prostitution et de lancer des raids pour débarrasser la R.A. du Tibet de ces vices ». Sautman affirme que « les "vices" au Tibet dénoncés par les émigrés sont pour la plupart d'entre eux également présents dans des centres religieux comme Dharamsala et Kathmandou et même ne sont pas rares chez les moines bouddhistes de certains pays »[127].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Sinisation du Tibet, par Astrid Fossier, sur le site de l'Institut de ressources pour la paix, Association financée par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'homme (FPH)
  2. (en) Interview with Tashi Wangdi, David Shankbone, Wikinews, November 14, 2007.
  3. (en) Burbu, Dawa (2001) China's Tibet Policy, Routledge, (ISBN 978-0700704743), pp 100-124
  4. a et b Tseten Samdup(1993) Chinese population - Threat to Tibetan identity.
  5. Gouvernement chinois : « Depuis 1984, avec le concours de l'État, 9 provinces (municipalités) ont envoyé des travailleurs et fourni des matériaux pour entreprendre au Tibet 43 projets de construction. » Livre blanc: La modernisation du Tibet (1).
    Livre blan du gouvernement de la RPC : « Elles (Le DL et les forces hostiles internationales) ont prétendu que le développement rapide de l'économie du Tibet était le "sabotage de l'environnement du Tibet" et que la sollicitude et les contributions du gouvernement central et du peuple chinois au processus de modernisation du Tibet étaient un "pillage des ressources du Tibet" et un "renforcement du contrôle sur le Tibet par les Hans" ».
  6. Pour Pierre Picquart, beaucoup de médias occidentaux ne connaissent pas bien la Chine et le Tibet Interview de Pierre Picquart par Xinhua 25/03/2008. Cela résulte d'une ignorance de l'histoire du Tibet (...), a expliqué Pierre Picquart, qui préfère personnellement « les termes du progrès, de la tolérance et de la construction économique, sociale et culturelle ».
  7. (en) Netizens condemn biased reporting on riots, China View, 9 juillet 2009.
  8. (en) Robert Marquand, 'Seeking truth from facts' in Tibet, The Christian Science Monitor, August 30, 2004 : « Since Tibet is viewed as part of the Chinese motherland dating back thousands of years, Chinese assume the right to establish themselves here ».
  9. (en) Colin P. Mackerras, People's Republic of China: Background Paper on the Situation of the Tibetan Population, A Writenet Report by Professor Colin P. Mackerras, commissioned by United Nations High Commissioner for Refugees, Protection Information Section (DIP), février 2005, 40 p., en part. p. 26 : « One reason for the difference is that the TGIE has a very different concept of what is included in Tibet. The TGIE claims as part of Tibet not only the autonomous prefectures of Qinghai, but the whole province. As it happens, by far the most populous part of the province is the capital Xining and its surrounding areas in Haidong. Approximately 3.5 million of the province’s 5 million people live in this eastern extremity of Qinghai, and they are overwhelmingly Han. One might add that this region has been dominantly or overwhelmingly Han for centuries and it seems far-fetched to claim that the Tibetan nation and identity are being submerged because most of the people there are Han ».
  10. (en) Andrew Martin Fischer, « “Population Invasion” versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013), 2008 : «  »
  11. Zhang Yongnian, vice-président de la Commission pour le développement et la réforme de l'assemblée populaire du Tibet, Quelle solution politique pour le Tibet ?, Annexe I - Les entretiens de la délégation, site Bienvenue au Sénat.
  12. (en) Emily T. Yeh, Living Together in Lhasa. Ethnic Relations, Coercive Amity, and Subaltern Cosmopolitanism.
  13. Roland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas - Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Albin Michel, 1993, réédité en 2002, Albin Michel, (ISBN 2226133178).
  14. (en) Liu Jiangqiang, Preserving Lhasa's history (part one), in Chinadialogue, october 13, 2006.
  15. (en) Emily T. Yeh, Living Together in Lhasa. Ethnic Relations, Coercive Amity, and Subaltern Cosmopolitanism : « Lhasa’s 1950s population is also frequently estimated at around thirty thousand. At that time the city was a densely packed warren of alleyways branching off from the Barkor path, only three square kilometers in area. The Potala Palace and the village of Zhöl below it were considered separate from the city. »
  16. (en) Thomas H. Hahn, Urban Planning in Lhasa. The traditional urban fabric, contemporary practices and future visions, Presentation Given at the College of Architecture, Fanzhu University, October 21, 2008.
  17. (en) Heidi Fjeld, Commoners and Nobles. Hereditary Divisions in Tibet, Nordic Institute of Asian Studies, Copenhagen, 2005, en part. p. 18.
  18. Old Tibet falls to Chinese wreckers, The Independent, 17 avril 1994.
  19. Emily T. Yeh, op. cit.
  20. (en) EN.TIBET.CN (11 January 2008) Tibet gives concern for vehicle exhaust.
  21. Tibet, le pays sacrifié, Claude Arpi.
  22. a b c d e et f Thomas Laird, Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Une histoire du Tibet : Conversations avec le Dalaï Lama, Plon, 2007, (ISBN 2259198910)
  23. (en) Ten Reasons to Support Tibetan Self-Determination : « Official figures put the number of non-Tibetans in the TAR at 79,000. Independent research puts the figure at 250,000 to 300,000, and for the whole of Tibet at between 5 and 5.5 million Chinese versus 4.5 million Tibetans. In Kham and Amdo the Chinese outnumber Tibetans many times over ».
  24. (en) « Population transfer and control »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013), site tibet.com, Gouvernement tibétain en exil : « In the early 1980s, the Tibetan Government-in-Exile estimated the Chinese population in the whole of Tibet at 7.5 million ».
  25. « Congressional Gold Medal Ceremony Address »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 14 septembre 2013), Savetibet.org, 17 octobre 2007, le 14e Dalai Lama
  26. (en) Migration into Tibet, freetibet.org.
  27. Tseten Samdup, op. cit. (en) « and in order to persuade Chinese workers and settlers to move to Tibet and remain there, the Chinese government needed to develop extensive economic, social and educational incentives. These include higher pay (as much as four times as high as in China,(20) longer leave; very favourable loans, housing and various individual privileges. All of these incentives are enormously costly for the government, and the government's resolve to maintain them testifies to the economic and political importance of maintaining a substantial Chinese populations in the Tibetan areas. »
  28. (en) Uros Pinteric, International Status Of Tibet, Slovenian Association for Innovative Political Science, 2003, Université de Ljubljana, Slovénie
  29. Le dalaï-lama : « Je suis un marxiste en robe bouddhiste ».
  30. (en) Donald Sewell Lopez Jr, Fascination tibétaine : du bouddhisme, de l'Occident et de quelques mythes, préface de Katia Buffetrille, traduit de l'anglais par Nathalie Münter Guiu, Paris, Éditions Autrement, 2003; (en) Donald Sewell Lopez Jr, Prisoners of Shangri-La: Tibetan Buddhism and the West, The University of Chicago Press, Chicago, 1998, en part. Introduction, p. 7; citation en anglais : « The invasion of Tibet by [China] was and still is represented as an undifferentiated mass of godless Communists overrunning a peaceful land devoted only to ethereal pursuits... Tibet embodies the spiritual and the ancient, China the material and the modern. Tibetans are superhuman, Chinese are subhuman ».
  31. (en) Andrew Martin Fischer, « "Population Invasion" versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013).
  32. (en) Andrew Martin Fischer, « "Population Invasion" versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013), p. 639 : « The assertions by exiles that Tibetans are becoming a minority in their homeland, or have already become a minority in certain regions, should also be taken with a grain of salt ».
  33. Quelle solution politique pour le Tibet ?, Annexe I - Les entretiens de la délégation, site Bienvenue au Sénat.
  34. Sur la crise tibétaine par Jean-Luc Domenach (2008)
  35. Le Figaro : Domenach-Jullien:l'Occident peut-il comprendre la Chine ?
  36. (en) BBC News (20 May 2008) Profile: The Dalai Lama
  37. Source: article de Françoise Robin (Enseignante de littérature tibétaine) paru le 16/08/2008 dans Rue 89
  38. a et b Récit du périple d'un Français à travers le Tibet, Nouvel Obs, Carlo Blanco, 13 décembre 2008
  39. (en) Goble, Paul. "China: Analysis From Washington -- A Breakthrough For Tibet", World Tibet News, 31 août 2001.
  40. (en) "What do we expect the United Kingdom to do?", Tibet Vigil Royaume-Uni, June 2002. Accessed 25 June 2006.
  41. (en) Lasater, Martin L. & Conboy, Kenneth J. "Why the World Is Watching Beijing's Treatment of Tibet", Heritage Foundation, 9 October 1987.
  42. Source : Françoise Pommaret Le Tibet : Une civilisation blessée Découverte Gallimard 2002 Page 123
  43. (en) Biography of a Tibetan Revolutionary Highlights Complexity of Modern Tibetan Politics
  44. a b c d et e (en) Barry Sautman, Protests in Tibet and Separatism: the Olympics and Beyond, sur le site Black and White Cat, 1er avril 2008.
  45. a et b (en) German scholar refutes Dalai's claim of 'cultural genocide' in Tibet, 24 avril 2008.
  46. (en) German scholar refutes Dalai's claim of 'cultural genocide' in Tibet, 24 avril 2008 : « Even taking the short-term residents into account, the Han people account for an estimated 20 to 25 percent of (the) entire population in Tibet, while ethnic Tibetans are still the "overwhelming majority of about 75 to 80 percent". »
  47. (en) Topden Tsering, 'Hands off' isn't enough for Tibet. Dalai Lama stops short of autonomy, site SFgate.com, July 24, 2005 : « (...) Jamyang Norbu, a 51-year-old Tibetan novelist, playwright and activist who is widely seen as the enduring voice of Tibetan independence ».
  48. (en) A Losar gift for rangzen activists, Jamyang Norbu.
  49. (en) Andrew Martin Fischer, State Growth and Social Exclusion in Tibet: Challenges of Recent Growth, Nordic Institute of Asian Studies Press, Copenhagen, 2005.
  50. (en) A. S. Bhalla and Mark Brenner, Literacy and basic education, in Poverty and inequality among Chinese minorities (A. S. Bhalla, Shufang Qiu eds), No 22 de Routledge studies in the Chinese economy, Routledge, 2006, 202 p., pp. 81-82.
  51. Jack Ives and Bruno Messerli, The Himalayan Dilemma, Routledge, 1989, p. 233 (cité par Doroth Stein, dans People Who Count, Earthscan, 1995, note 1) : citation : the Han themselves do not like to settle in Tibet; their children are subject to pulmonary oedema, and adults to altitude sickness?.
  52. Source :Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille Le Tibet est-il chinois ? , ed. Albin Michel, coll. Sciences des religions, 2002. Pages 160 et suivantes.
  53. (en) Human Rights in China and Tibet.
  54. Source : Commission des Droits de l'homme de l'ONU.
  55. (en) Melvyn C. Goldtein, Change, conflict and continuity among a community of nomadic pastoralists. A case study from Western Tibet, 1950-1990, in Resistance and Reform in Tibet, sous la direction de Robert Barnett et Shirim Akiner, 1994, pp. 106-107.
  56. (en) M. C. Goldstein, Ben Jiao, C.M. Beall, Phuntso Tsering, Fertility and Family Planning in Rural Tibet, in The China Journal, 2002, vol. 47, fasc. 1, pp. 19-40 : « There was no evidence in any of the sites we studied that Lhasa is applying a two-child birth rule in rural Tibet in line with the rest of China. Although a recent Tibet Information Network report stated this policy is in place, when Ngamring county, which was cited in the report, was visited, no such work was evident. The Ngamring county government had made a strong effort to increase the use of family planning in the 1990s, but in the summer of 2000 (after the report appeard) no local nomads or officials in the area we studied had heard anything about a two-child limit, nor had any of the officials we spoke with at the Ngamring country seat. And finally, no fines had been imposed for fourth and higher births. It is not inconceivable that China will at some point attempt to implement a two-child limit in rural Tibet, but for the present, it is not doing so. In fact, the government is not over effectively enforcing the current three-child limit. [...] The study highlights the dangers of using refugee reports and anecdotal evidence to interpret highly politicized situations. »
  57. (en) Andrew Martin Fischer, « “Population Invasion” versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013) ; citation : « The charges of forced sterilizations and abortions were investigated by Goldstein et al. (2002), who concluded that their fertility data from 13 villages in the TAR suggest no general program of forced birth control. However, many of the allegations of abusive forced birth control refer to Tibetan areas outside the TAR, albeit mostly with reference to the 1980s and early 1990s. My qualitative field insights in the Tibetan areas of Qinghai tend to support the conclusion that cases of forced sterilizations and abortions do not represent a generalized policy approach but were probably related to events in specific localities or to specific brief periods of policy zealousness ».
  58. (en) Leslie Evans, compte rendu de l'exposé du professeur Barry Sautman How Repressive is the Chinese Government in Tibet? à l'Institut international de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA).
  59. Cf. (en) Ben and Faye's Eurasian Adventure. The Trek of Two Alaskans Geographers, On the Road to Everest - Days 3-5: Everest Base Camp to Lhasa - April 14-16 2007 ; citation : « It seemed like babies were everywhere in Tibet, where families outside of Lhasa are allowed up to three children (...). At least the Chinese haven’t ignored the realities of life in rural Tibet and other autonomous regions, where larger families are necessary to meet the labor-intensive demands of a subsistence/agricultural lifestyle. The allowance of multi-child families in these regions also exonerates the Chinese from accusations of using the one-child policy to breed out minority populations ».
  60. (en) Tenzin Nyinjey, Why Tibetans Must Opt for Rangzen, sur le site phayul.com, 19 novembre 2008 : « China has no genuine respect for Tibetan culture, language and religion. For them Tibetan religion and culture is nothing but superstition and backwardness. As such it is the sacred duty of every Chinese to bring “civilization” to the Tibetans by bringing in Chinese language, culture and “civilization”. In a nutshell, Chinese civilization and modernization in Tibet is nothing but to SINICIZE the whole Tibetan population. »
  61. The Next Generation: State of Education in Tibet Today (1997), voir le paragraphe C. SENDING OF TIBETAN STUDENTS OUTSIDE TIBET.
  62. Heidi Fjeld, Commons and nobles. Hereditary divisions in Tibet, Nordic Institute of Asian Studies, Copenhagen, NIAS Press, 2005, (ISBN 87-91114-17-9), chap. Knowledge and education, p. 125 et note 13, p. 131 : « (...) some institutions for higher learning offer studies of Tibetan subjects. These institutes for nationalities are found in Chinese provinces outside the Tibetan areas, and many young Tibetans are now being educated there. Middle school pupils with good marks or from well-connected families are offered the chance to study at an institute in the mainland. These positions are much coveted by Tibetans, by both the pupils and their parents, as the institues for nationalities provide subjects not available in Tibet. The subjects include classical Tibetan language and grammar, Tibetan history (ancient and modern) and religion (Buddhism and Bon). Moreover, a degree fromone of these institutes guarantees a future job. Note 13 : The institutes for nationalities in China are probably less popular in Lhasa than in, for instance, Kham and Amdo, where some of these schools are located (...) ».
  63. Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, art. 2, 9 décembre 1948, 78 U.N.T.S. 277.
  64. (en) Draft United Nations declaration on the rights of indigenous peoples drafted by The Sub-Commission on Prevention of Discrimination and Protection of Minorities Recalling resolutions 1985/22 of 29 August 1985, 1991/30 of 29 août 1991, 1992/33 of 27 août 1992, 1993/46 of 26 août 1993, presented to the Commission on Human Rights and the Economic and Social Council at 36th meeting 26 août 1994.
  65. La Déclaration des droits des peuples autochtones a finalement été adoptée le 13 septembre 2007 par une Résolution à l'Assemblée générale des Nations Unies Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et « http://www.aidh.org/ONU_GE/conseilddh/06/Images/Resol-Peuples-Aut.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013).
  66. (en) « http://www.skydaily.cn/shownews.php?do=110719 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013).
  67. Pour Pierre Picquart, beaucoup de médias occidentaux ne connaissent pas bien la Chine et le Tibet Interview de Pierre Picquart par Xinhua 25/03/2008. Cela résulte d'une ignorance de l'histoire du Tibet (...) a expliqué le Dr Picquart, qui préfère personnellement « les termes du progrès, de la tolérance et de la construction économique, sociale et culture[lle] ».
  68. [Source : Le Tibet est-il chinois ? de Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, ed. Albin Michel, coll. Sciences des religions, 2002, pages 143 et suivantes].
  69. (en) « 26 (f) There has also been a systematic policy of killing, imprisonment and deportation of those opposed to the regime. According to reliable sources the total number of persons so far fallen victims to the mass killing amounts to a colossal total of 65,000. 27. The above events establish that there has been a deliberate vio1ation of fundamental human rights. There is also a prima facie case that on the part of the Chinese there has been an attempt to destroy the national, ethical, racial and religious group of Tibetans as such by killing members of the group and by causing serious bodily and mental harm to members of the group. These acts constitute the crime of Genocide under the Genocide Convention of the United Nations of 1948 ». Communiqué de presse de la CIJ de 1959.
  70. Compte rendu de l'audition du mardi 17 octobre 2000, Audition du professeur Samdhong Rinpoche, Président du Parlement tibétain en exil.
  71. Bernard Kouchner évoque plus de 1 million de victimes.
  72. Patrick French, opus cité, « L'historien Warren Smith, travaillant sur les déficits dans la croissance des populations, a écrit que les statistiques du gouvernement chinois « confirment les thèses tibétaine d'un nombre massif de morts et réfutent les dénégations chinoises ». D'après ses estimations, ce sont plus de 200 000 Tibétains qui « manqueraient » à la population de la Région autonome du Tibet. Avec les taux élevés et vérifiables de mortalité dans le Ganzou, le Sichuan et le Qinghai, au début des années soixante, il semble que le nombre de morts tibétains ait été aussi élevé dans ces régions que dans le Tibet central. Si cela est vrai, on peut avancer avec un certain degré de probabilité qu'environ un demi-million de Tibétains sont directement morts à cause de la politique appliquée au Tibet par la République populaire de Chine. Chiffre de toute façon terrifiant, en conséquence, et qui ne diminue en rien l'horreur de ce qui a été fait au Tibet. »
  73. Source : Frédéric Lenoir : Tibet Le moment de vérité, Édition Plon, 2008, page 105 et suivantes. « Le coût humain pour le peuple tibétain de l'invasion chinoise est très lourd. Sur 6 millions de Tibétains, le gouvernement tibétain en exil estime à environ 1,2 million de morts (famine, extermination, suicides suite à des internements). D'autres sources (l'historien anglais Patrick French notamment) minimisent ces chiffres et les ramènent entre 500 000 et 600 000 victimes. Cette dernière estimation fait quand même froid dans le dos : c'est au moins 10 % de la population qui a été directement victime des réformes chinoises qui visaient à « améliorer le sort du peuple tibétain ». En France cela ne ferait pas moins de 6 millions de victimes. »
  74. La justice espagnole se déclare compétente pour statuer sur une plainte pour "génocide contre le peuple tibétain".
  75. La compétence universelle de la justice espagnole remise en cause, 7sur7.be, 13 mai 2009.
  76. Sharon Weill, De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh, Le Monde diplomatique, septembre 2009.
  77. (en) Grunfield, Tom. The Making of Modern Tibet, p. 247 (« without documentary evidence »).
  78. (en) Barry Sautman, June Teufel Dreyer, Contemporary Tibet: Politics, Development, And Society In A Disputed Region, pp. 239 ; citation : « the TGIE had compiled the total based on refugee interviews, but subsequently stopped outside researchers from having access to the documentation on which it (the 1.2 million figure) is based ».
  79. Patrick French, Tibet, Tibet, une histoire personnelle d'un pays perdu, Albin Michel, 2005.
  80. Elisabeth Martens, Histoire du bouddhisme tibtain : la compassion des puissants, L'harmattan, 2007 (ISBN 2296040330 et 9782296040335), p. 233.
  81. (en) « [...] the death figures provided by the TGIE are exaggerations not sustained by the evidence. », Tibetan Population in China: Myths and Facts Re-examined, Yan Hao (Institute of Economic Research, State Department of Planning Commission, Beijing).
  82. (en) Michael Parenti, Friendly Feudalism: The Tibet Myth (updated and expanded version), janvier 2007.
  83. (en) Leslie Evans, How repressive is the Chinese government in Tibet?, sur le site UCLA International Institute, 4 décembre 2002, compte rendu d'une conférence du professeur Barry Sautman à l'université de Californie à Los Angeles; citation : « There are no bases at all for the figures used regularly by the exile groups. They use the figure of 1.2 million Tibetans dying from the 1950s to the 1970s, but no source for this is given. As a lawyer, I give no credence to statistics for which there is no data, no visible basis ».
  84. Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, p 350 « What is beyond dispute is that during the Chinese invasion and the ensuing Cultural Revolution, Tibetans of all classes paid a terrible price »
  85. l’invasion chinoise au Tibet, 1949-2006: revendications identitaires et enjeux culturels
  86. Lang à Kouchner sur le Tibet: "Bernard, sors de ta réserve !"
  87. (en) Genocide: A Bibliography.
  88. (en) Google Scholar.
  89. « Un sinologue allemand réfute les allégations de « génocide de la culture tibétaine » du dalaï-lama »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013), sur le site news.obopo.com, Chine actualité et informations (version française de la référence précédente).
  90. (en) Burbu, Dawa (2001) China's Tibet Policy, Routledge, (ISBN 978-0700704743), pp 86-99
  91. (en) Tibet rises up against decades of oppression, Charlie Hore, site du Socialist Workers Party
  92. a et b Roderick MacFarquhar & Michael Schoenhals (2006) Mao's Last Revolution, Harvard University Press, (ISBN 978-0-674-02332-1), p. 102
  93. Pierre-Antoine Donnet, Tibet mort ou vif Paris, Gallimard (Folio/Actuel), 1992, p.109 et suivantes
  94. (en) Organisation des nations et des peuples non représentés (1997) Chinese rule in Tibet: establishment, administration and maintenance, Chapter 6.
  95. (en) Destructions before the Cultural Revolution.
  96. (en) Åshild Kolås, Monika P. Thowsen, On the margins of Tibet: cultural survival on the Sino-Tibetan frontier, University of Washington Press, 2005, 276 pages, en part. p. 48 et 50 - (ISBN 0295984813), (ISBN 9780295984810).
  97. (en) Pamela Logan, Finally, the end of Tibet as a fairy tale, the Boston Globe, 26 août 1999 : « When I try to raise money for repair of Buddhist monasteries, potential donors cite widely reported figures of 4,000, 5,000 or 6,000 (take you pick) monasteries razed by the Chinese and are reluctant to believe there is anything left to repair ».
  98. (en) The True Story of Maoist Revolution in Tibet Red Guards and People's Communes, Revolutionary Worker #752, April 17, 1994 (revue émanant du Parti communiste révolutionnaire, un parti communiste maoïste formé en 1975 aux États-Unis).
  99. Source : Tibet : un peuple en sursis Texte de Claude B. Levenson avec des photos de Pierre-Yves Ginet Actes Sud, 2000, page 53 et suivantes.
  100. Kent Ewing, Pékin n'a toujours pas réussi à dompter le Tibet, Asia Times Online.
  101. (de) Horst Südkamp, Breviarium der tibetischen Geschichte, Opuscula Tibetana, Éditeur Tibet-Institut, 1998 p. 191, « Die ersten Kollektivierungsversuche der Landwirtschaft wurden in Angriff genommen, die allerdings in Kham sofort auf Widerstand stießen und der Besatzungsmacht den Vorwand lieferten, das 17-Punkte Abkommen zu brechen. Es wurden 40.000 chinesische Bauern in Tibet angesiedelt ».
  102. 4.1 Development imperatives: economic development and population transfer, Population transfer
  103. Tsering Shakya The Dragon in the Land of Snows, Columbia University Press, 1999, 574 pages, (ISBN 978-0712665339)
  104. Rolf Stein (en) Tibetan Civilization, 1972, Stanford University Press, (ISBN 0-8047-0806-1), (fr) La civilisation tibétaine, Édition L'Asiathèque; 1 janvier 1992, (ISBN 2901795285).
  105. Cf (en) Dr Michael Parenti, Friendly Feudalism: The Tibet Myth, Global Research, November 18, 2007; cet auteur donne comme source : Karan, The Changing Face of Tibet, London Times, 4 July 1966.
  106. Elisabeth Martens, Histoire du bouddhisme tibétain : la compassion des puissants, L'Harmattan, 2007, p. 233.
  107. Les bergers tibétains contraints de rejoindre les villes
  108. Anne Marie Blondeau
  109. La Chine force les nomades tibétains à habiter en ville : info ou intox ?
  110. Dans la partie septentrionale du plateau Qinghaï-Tibet, la moyenne annuelle des précipitations a reculé de 100 à 80 mm, tandis que la température moyenne croissait de 1°C. En outre, à la raréfaction de l'eau potable, provoquée par le recul des glaciers, vient s'ajouter celle de l'herbe.
  111. Créer une nouvelle activité économique sur la base de 1 ou 2 habitants par km carré est impossible.
  112. (en) Jones Mark Anthony Jones, Flowing Waters Never Stale: Journey Through China, Zeus Publications, Burleigh MDC, Queensland, 2008 - (ISBN 978-1-921406-32-4) : « Many Tibetans are clearly keen to benefit from the money that the sharply increasing number of tourists bring, producing and selling all kinds of traditional handicrafts, and (...) some of these cultural products on sale to tourists have also become popular with the Tibetans themselves, which is why cultural production, now linked to tourism, is 'a very important factor in the revitalisation of Tibetan culture' ».
  113. a et b Claire Goubier et Virginie Morel, Tibet, les touristes chinois à l'assaut, Marianne, 11 août 2007].
  114. Source : Elisabeth Martens.
  115. Le Tibet, zone interdite à cent jours des Jeux olympiques.
  116. Echos du Tibet, Reportage, Le Monde, 12 décembre 2008, Bruno Philip
  117. (en) Xu Mingxu and Yuan Feng, The Tibet Question; A New Cold War, in Barry Sautman, June Teufel Dreyer (sous la direction de), Contemporary Tibet: Politics, Development, and Society in a Disputed Region, China Perspectives, No 68, novembre-décembre 2006, p. 313 : « (...) the Tibetans are changing (...). They are now using electric lights as a substitute for butter lamps. They are cooking with gas instead of yak chips. They travel by buses, cars, motorcycles, planes, and bicycles (...). They are enjoying other basic conveniences of modern times, such as telephones, movies, televisions, and running water. Computers and the Internet are entering Tibetan schools, businesses, government offices, and social services. Children, middle-aged, and even old Tibetans like to watch TV at home. They visit temples less frequently than they did in the past (...) ».
  118. (en) Isaac Stone Fish, Charity Case. Whether they like it or not, China has been very good for Tibetans, Newsweek Web, Feb 17, 2010 : « The other story is that, for China's many blunders in mountainous region, it has erected a booming economy there. Looking at growth, standard of living, infrastructure, and GDP, one thing is clear: China has been good for Tibet. Since 2001, Beijing has spent $45.4 billion on development in the Tibet Autonomous Region (TAR). (That's what the Chinese government calls Tibet, even though many Tibetans live in neighboring provinces, too). The effect: double-digit GDP growth for the past nine years. About a third of the money went to infrastructure investment, including the train connecting Beijing to Lhasa. "A clear benefit of the train was that it makes industrial goods cheaper for Tibetans, who, like everyone else in the world, like household conveniences, but normally had to pay very high prices," said Ben Hillman, a Tibet expert from the Australian National University's China Institute. The train also provides an opportunity for Tibetan goods to be sold outside of the region and for a massive increase in number of tourists, reaching more than 5.5 million in 2009 - up from close to 2 million in 2005, the year before the train (...) Last month, President Hu Jintao held the Communist Party's fifth Tibet planning conference, the first since 2001, to strategize on the upcoming years. He said that Tibetan rural income will likely match China's average by 2020. »
  119. Source : Article de Marianne des journalistes Claire Goubier et Virginie Morel du 11 août 2007.
  120. II. Poverty in Tibet « The Chinese government's claims that Tibetans have benefited greatly from their policies regarding poverty can also be tackled on their own terms. Even if one were to rely on Chinese statistics themselves there is an indication that over 70 % of the people living in the Tibet Autonomous Region are below the poverty line. These figures are also confirmed by refugee reports which indicate that many people face problems with food shortages, access to health care, education, and in other areas such as employment and housing »
  121. Chine informations
  122. William Hanks, Lhassa la mort dans l'âme 1 décembre 1994 (mis à jour en 2004) L'Express.
  123. La prisonnière de Lhassa.
  124. Lanternes rouges sur les trottoirs de Lhassa, Bouddhisme actualités, janvier 2005, « A Lhassa, les clients des prostituées sont en majorité des soldats de l'Armée populaire de libération. Pour eux le Tibet représente l'affectation la plus défavorisée et, pour cela, Pékin leur assure un salaire plus élevé et de quoi s'amuser. »
  125. Frédéric Lenoir, op. cit., p. 105.
  126. Emmanuel Tellier, Entretien, Matthieu Ricard : « Après les JO, ce sera fichu, on ne parlera plus du Tibet », Télérama, Paris, 16 avril 2008.
  127. (en) Barry Sautman, "Cultural genocide" and Tibet, in Texas International Law Journal, April 1, 2003 : « The emigres try to attribute "vices" found in Tibet's cities to cultural corrosion due to the Han presence. Lhasa, like many cities around the world, has abundant outlets for prostitution, gambling, and drugs.502 The ICT director has stated, "We are concerned that more and more young Tibetans are being tempted by the very worst aspects of Chinese culture." However, none of the "vices" complained of are particularly "Chinese." Billiards is a Western invention, karaoke was born in Japan, and prostitution and drugs are universals. When questioned about Lhasa's discos and nightclubs, the Tibetan vice-chairman of the TAR referred to them as part of "the Western lifestyle" and said that they added diversity to the Tibetan and Han cultures found among local people, although TAR authorities do denounce gambling and prostitution and stage raids in an effort to rid the TAR of those vices. "Vices" in Tibet decried by the emigres are for the most part also present in such religious centers as Dharamsala and Kathmandu and are not uncommon among Buddhist monks in some countries. »

Sources cannibalisme[modifier | modifier le code]

[4]

Je pense à Yu[modifier | modifier le code]

Je pense à Yu[1], est une pièce de Carole Fréchette. elle y évoque Yu Dongyue, un journaliste chinois condamné à 20 ans de prison en aout 1989, pour avoir jeté de l'encre sur un portrait géant de Mao Zedong pendant les manifestations de la place Tian'anmen[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Je pense à Yu: pronfondément original L'Express, 27 mai 2013
  2. Charlie Buffet, Déraison d’Etat Libération, 2 juin 2009

http://m.ledevoir.com/culture/theatre/346356/l-impact-inattendu-d-une-coquille-d-oeuf-sur-la-vraie-vie-ordinaire