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Modèle:Infobox Tour Eiffel

Considérée de nos jours comme un symbole de Paris et de la France, la tour Eiffel fut d'abord, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, la vitrine du savoir-faire technologique du pays. Sa construction n'emporta pas tous les suffrages, de nombreux artistes s'élevant contre l'édification d'un monument « inutile et monstrueux » [1]. Mais ses critiques se sont vite éteintes, faute d'une approbation du public, qui tout au contraire plébiscita l'édifice. Avec plus de 220 millions de visiteurs depuis son inauguration [2], la tour Eiffel est devenue un des ouvrage payants les plus visités au monde, ce qui en fait un des rares monument français à avoir une réalité économique, ne faisant appel à aucune subvention publique [3].

A l'origine de sa construction, se trouvent des ingénieurs et architectes talentueux, ainsi qu'un contexte favorable. La révolution industrielle du XIXe siècle voit l'émergence de l’industrie métallurgique qui permet d’allier la technique à l’art et le projet d'une tour de 300 mètres qui est dans l'air du temps chez les ingénieurs depuis les années 1830, devient enfin envisageable avec la maîtrise du métal. Des projets seront imaginés en Angleterre, aux États-Unis et en France, d'abord en fonte, puis en granite et enfin en fer forgé, solution retenue pour la tour Eiffel.

Dans les années 1880, le gouvernement français envisage la tenue d'une Exposition universelle à Paris en 1889, de manière à célébrer avec éclat le centenaire de la Révolution française [4]. Dans ce cadre, Maurice Koechlin et Émile Nouguier, respectivement chef du bureau des études et chef du bureau des méthodes d'Eiffel & Cie [5], société crée et détenue par l'ingénieur Gustave Eiffel, imaginent un projet de pylône de très grande hauteur qui pourrait être le « clou de l'Exposition de 1889 ». Le premier plan est réalisé en juin 1884 [6] et ne retiendra pas l'attention de leur patron, Gustave Eiffel, jusqu'à ce que Stephen Sauvestre, l’architecte en chef des projets de l'entreprise, ne se penche dessus et lui apporte un vernis décoratif.

Le projet connaît alors plusieurs versions successives et Gustave Eiffel, qui commence à en comprendre tout le potentiel, dépose en 1884 un brevet en son nom propre et aux noms de Koechlin et de Nouguier, « pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d'une hauteur pouvant dépasser 300 mètres » [7]. Peu de temps après, il rachète leurs parts afin de posséder la propriété exclusive du brevet mentionné, ce qui explique en partie que bien que n'étant pas à l'origine du projet, c'est son nom qui est resté dans l'histoire. Mais force est de reconnaître, que même s'il n'est que le père adoptif de la tour qui porte son nom, il a dépensé son énergie et une partie de sa fortune personnelle afin de promouvoir le projet, le faire construire et le pérenniser en autorisant et subventionnant des expériences scientifiques menées depuis le monument [8].

Le 1er mai 1886, le ministre du Commerce et de l'Industrie de l'époque, Édouard Lockroy, fervent défenseur du projet, signe un arrêté qui déclare ouvert « un concours en vue de L’Exposition universelle de 1889 » [9]. L’article 9, qu’on dirait soufflé par Gustave Eiffel lui-même, dispose que « Les concurrents devront étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour en fer à base carrée, de 125 mètres de côté à la base et de 300 mètres de hauteur. Ils feront figurer cette tour sur le plan du Champ-de-Mars [...] ». Gustave Eiffel gagne ce concours et une convention du 8 janvier 1887, signée en son nom propre et passée avec Édouard Lockroy, agissant au nom du gouvernement et Eugène Poubelle, préfet de la Seine agissant au nom de la Ville de Paris, l'autorise à construire sa tour à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889 et fixe les modalités d'exploitation de l'édifice [10].

Construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours, de 1887 à 1889, par 250 ouvriers, elle est officiellement inaugurée le 31 mars 1889 [11]. Avec 2 millions d'entrées sur les 32 millions que comptera l'Exposition universelle, la tour Eiffel connaît immédiatement un succès populaire. Pourtant, dès l'année suivante et à l'exception de grandes manifestations internationales se tenant à Paris, le nombre d'entrées chute en flèche. La tour Eiffel ne connaîtra véritablement un succès massif et constant qu'à partir des années 1960, avec l'essor du tourisme international. Ces dernières années, elle accueille plus de 6 millions de visiteurs chaque année.

Avec ses 300 mètres de hauteur, la tour Eiffel est à l'origine un projet hors-norme. En 1889, le monument le plus haut du monde est l'obélisque de Washington avec 169 mètres. Alors qu'il a fallu 37 ans de chantier aux américains pour élever ce monument [12], les ingénieurs, architectes, ouvriers français ne mettront que 2 ans à édifier la tour Eiffel, qui fait pourtant 130 mètres de plus que l'obélisque. Avec une telle hauteur, le bâtiment devient le plus haut du monde pendant près de 40 ans, avant que le Chrysler Building ne vienne le détrôner en 1930, le dépassant de 19 mètres. Depuis, ce record est largement battu, mais la tour Eiffel conserve quelques particularités exceptionnelles comme par exemple sa charge au sol qui avec 4,5 kg / cm2 est équivalente à un homme assis sur une chaise.

Dès les premiers temps de son exploitation, Gustave Eiffel décide de ne pas exploiter commercialement l'image de la tour Eiffel en abandonnant ses droits d'auteur dans le domaine public [13]. De ce fait, l'image de la tour a été largement exploitée depuis plus d'un siècle, en photographie bien sûr, mais aussi en peinture, au cinéma et à la télévision, dans des publicités, en littérature, dans les jeux vidéos etc, sans compter sa représentation sur de multiples supports à l'attention des touristes: miniatures, bougies, bouteilles ou autres.

La tour Eiffel, installée sur le Champ-de-Mars, près de la Seine, dans le 7e arrondissement de Paris [14], est actuellement exploitée par la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE). Le site qui emploie 500 personnes (250 directement employés par la SETE et 250 par les différents concessionnaires installés sur le monument) [3] est ouvert 365 jours/an [11].

La tour Eiffel en 1889
Tour Eiffel 3c02660.jpg
La tour Eiffel en 2005
Eiffel trocadero i.jpg

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Paris depuis l'Arc de Triomphe, avec la tour Eiffel à droite.
Vue panoramique de Paris depuis l'Arc de Triomphe, avec la tour Eiffel à droite.

Emplacement géographique[modifier | modifier le code]

Emplacement géographique de la tour Eiffel

Données techniques[modifier | modifier le code]

Les tableaux ci-dessous indiquent les principales spécificités techniques de la tour Eiffel, le premier inventoriant les dimensions de l'édifice [15], le deuxième étant d'ordre plus général [16].

Données techniques de la tour Eiffel

Description de la tour étage par étage[modifier | modifier le code]

Les informations ci-dessous decrivent les princiaples données tecnhiques de chaque étage, ainsi que les principales curiosités qui s'offrent au visiteur, une fois sur place [17].

La base[modifier | modifier le code]

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Données techniques de la base de la tour Eiffel
Tour Eiffel 0.jpg
Situation Dimensions Construction Concepteurs Matériaux
Pieds de la tour Côté : 25 m
Hauteur : 4 m
1887 Maurice Koechlin
Émile Nouguier
Stephen Sauvestre
Béton
Gravier
Acier

La tour s'inscrit dans un carré de 125 mètres de côté, selon les termes mêmes du concours de 1886. Haute de 324 mètres avec son antenne, elle est située à 33,5 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Les fondations

Les deux piliers situé du côté de l'École militaire reposent sur une couche de béton de 2 mètres, qui lui-même repose sur un lit de gravier, la fosse faisant en tout 7 mètres de profondeur. Les deux piliers côté Seine sont mêmes situés en-dessous du niveau du fleuve.

Les ouvriers travaillièrent dans des caissons métalliques étanches dans lesquels était injecté de l'air comprimé. 16 massifs de fondation soutiennent chacune des arrêtes des quatre piliers et d'énormes boulons d'encrage de 7,80 mètres de long fixent le sabot en fonte d'acier sur lequel repose chaque pilier.

Les piliers :

Chacun des quatre piliers est orienté en direction des points cardinaux. La base des piliers est à chaque fois un socle en béton de 25 mètres de côté et de 4 mètres de hauteur.

De nos jours, les caisses pour l'achat des billets occupent les piliers nord et ouest, les ascenseurs sont accessibles depuis les piliers est et ouest, les escaliers menant jusqu'au deuxième étage et comprenant 1 665 marches sont accessibles depuis le pilier est, et enfin, le pilier sud comprend un ascenseur privé, réservé au personnel et aux clients du restaurant gastronomique Le Jules Verne, situé au deuxième étage.

Les arcs :

Tendus entre chacun des quatre piliers, les arcs s'élevent à 39 mètre au-dessus du sol et ont un diamètre de 74 mètres. Bien que très richement décorés lors des croquis initiaux de Stephen Sauvestre, ils le sont beaucoup moins de nos jours et ont surtout une fonction architecturale : rigidifier l'ensemble de la structure à sa base.

Le premier étage[modifier | modifier le code]

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Données techniques du 1er étage de la tour Eiffel
Tour Eiffel 1.jpg
Situation Dimensions Surface Construction Matériau
57,63 m du sol Côté : 70,69 m 4 200 m2 1887 Fer puddlé

Situé à 57 mètres au-dessus du sol, d'une superficie de 4 200 mètres carrés environ, il peut supporter la présence simultanée d'environ 3 000 personnes.

Une galerie circulaire fait le tour du premier étage et permet d'embrasser une vue à 360° sur Paris. Cette galerie est ponctuée de plusieurs tables d'orientation et longues-vues permettant d'observer les monuments parisiens visibles depuis la tour Eiffel.

Ce premier étage abrite le restaurant Altitude 95 qui s'étend sur deux niveaux. Celui-ci offre d'un côté, une très belle vue panoramique sur Paris, et de l'autre, une vue sur l'intérieur de la tour. Son nom vient de l'altitude du premier étage de la tour Eiffel, situé à 95 mètres au-dessus du niveau de la mer.

On peut également voir certains vestiges liés à l'histoire de la tour Eiffel, notamment l'escalier en colimaçon qui, à l'origine du monument, montait jusqu'au sommet.

Enfin, un observatoire des mouvements du sommet permet de retracer les oscillations de la tour sous l'effet du vent. Gustave Eiffel avait exigé qu'elle puisse supporter une amplitude de 70 centimètres, ce qui ne fut jamais le cas puisque dans les faits, lors des bourrasques les plus fortes (environ 220 km/h), elle oscille seulement de 15 centimètres.

Le deuxième étage[modifier | modifier le code]

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Données techniques du 2e étage de la tour Eiffel
Tour Eiffel 2.jpg
Situation Dimensions Surface Construction Matériau
115,73 m du sol Côté : 40,96 m 1 650 m2 1888 Fer puddlé

Situé à 115 mètres au-dessus du sol, d'une superficie de 1 650 mètres carrés environ, il peut supporter la présence simultanée d'environ 1 600 personnes.

Actuellement, il est impossible de poursuivre par l'escalier au delà du deuxième étage, pour accéder au troisième étage, il est nécessaire d'emprunter l'ascenseur.

C'est de cet étage que la vue est la meilleure, l'altitude étant optimale par rapport aux bâtiments en contrebas (au troisième étage, ils sont moins visibles) et à la perspective générale (nécessairement plus limitée au premier étage). Lorsque le temps est dégagé, on estime que l'on peut voir jusqu'à 55 kilomètres au sud, 60 au nord, 65 à l'est et 70 à l'ouest.

À travers le plancher, des hublots vitrés ont été installés afin de permettre une vue plongeante sur le sol en contrebas. Des grillages métalliques de protection empêchent toute tentative de saut dans le vide, qu'il s'agisse d'un suicide ou d'un exploit sportif.

Le restaurant Le Jules Verne est un restaurant gastronomique d'une capacité de 95 couverts, réputé, récompensé d'une étoile par le célèbre guide Michelin et d'un 16/20 et trois toques au guide GaultMillau. Inchangé depuis 1983, année de l'ouverture du restaurant, le décor , très sombre, se fond avec discrétion dans les structures métalliques de la tour et une grande baie vitrée permet d'avoir une très belle vue sur Paris. Son chef, Alain Reix est aidé en permanence par une trentaine de cuisiniers et de serveurs (le personnel compte 90 personnes en tout), sept jours sur sept. Un ascenseur "privé" (il sert aussi au personnel d'entretien de la tour), situé pilier sud mène directement à une plate-forme d'environ 500 m2, à exactement 123 mètres de hauteur. La clientèle venant souvent de loin, les couverts sont réservés longtemps à l'avance, de un mois pour le midi à trois mois pour le soir.

Le troisième étage[modifier | modifier le code]

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Données techniques du 3e étage de la tour Eiffel
Tour Eiffel 3.jpg
Situation Dimensions Surface Construction Mât de télévision culminant à :
276,13 m du sol Côté : 18,65 m 350 m2 1889 324 m du sol

Situé à 276 mètres au-dessus du sol, d'une superficie de 350 mètres carrés, il peut supporter la présence simultanée d'environ 400 personnes.

L'accès se fait obligatoirement par un ascenseur (l'escalier s'arrêtant au deuxième étage) et donne sur un espace fermé ponctué de tables d'orientation. En montant quelques marches, le visiteur arrive sur une plate-forme extérieure, parfois dénommée - à tort - "quatrième étage".

On peut apercevoir à cet étage une reconstitution du type "musée Grévin" montrant Gustave Eiffel recevant Thomas Edison qui ne fait que renforecer l'idée selon laquelle Gustave Eiffel aurait utiliser l'endroit comme bureau. La réalité historique est différente. Dans les faits, l'endroit a d'abord été occupé par le laboratoire météorologique, avant qu'il ne le soit par Gustave Ferrié dans les années 1910 pour ses expérimentations de télégraphie sans fil (TSF).

Tout en haut de la tour, un mât de télédiffusion a été installé en 1957, puis complété en 1959 pour couvrir environ 10 millions de foyer en programmes hertziens. Le 17 janvier 2005, le dispositif est augmenté du premier émetteur TNT français, portant à 116 le nombre d'antennes de télédiffusion et radiodiffusion de l'ensemble.

Historique[modifier | modifier le code]

Les hommes[modifier | modifier le code]

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Chronologie des principaux acteurs de la construction de la tour Eiffel

Le contexte[modifier | modifier le code]

Plan technique préparatoire de la partie supérieure de la tour Eiffel.
   Phases de conception, d'édification et d'exploitation de la tour Eiffel, utile pour effectuer une comparaison avec la vie des acteurs de l'édifice.

Pour concevoir la tour Eiffel, 40 dessinateurs et calculateurs ont travaillé pendant deux ans sur les dessins industriels. Le monument, qui est un assemblage de 18 000 pièces, a demandé 700 dessins d'ensemble réalisés par le bureau d'études et 3 600 dessins réalisés par l'atelier.

Pour édifier la tour, 150 ouvriers sont affectés aux ateliers de Levallois-Perret où 2/3 des 2 500 000 rivets que possède la tour sont directement posés. Sur le site de construction, qui durera de 1887 à 1889, 250 ouvriers sont présents et élèveront la tour de 300 mètres en précisément 2 ans, 2 mois et 5 jours.

L'exploitation de la tour sera donnée en 1889 à Gustave Eiffel pour une durée de 20 ans qui sera renouvelée pour 70 ans supplémentaires en 1910. En 1980, le nouveau concessionnaire devient la Société Nouvelle d'Exploitation de la Tour Eiffel (SNTE) et en 2006, la gestion de l'édifice est confiée pour 10 ans à la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE)

Les concepteurs[modifier | modifier le code]

   Stephen Sauvestre (1847-1919) [18], l'architecte qui permit de rendre le projet crédible.
Affiche Eiffel & Cie.JPG

Diplômé de l'École spéciale d'architecture en 1868, il est inspecteur pour la reconstruction du théâtre de Brest, l'année suivante. Pour l'Exposition universelle de 1878, il s'occupe du pavillon du Gaz et en 1889 il l'architecte en chef des projets des entreprises Eiffel. A ce titre, Émile Nouguier et Maurice Koechlin qui ont réalisés les premiers plans de la tour, lui demande de rejoindre le projet avec l'accord de Gustave Eiffel. Il y ajoutera un vernis décoratif qui permettra de manière décisive à faire passer dans l'opinion le projet qui était initialement plus « brutal ». De simple pylône de grande taille et défi technique, le projet s'orne d'un aspect esthétique non négligeable auprès du grand public, ce qui permettra à Gustave Eiffel d'en faire une promotion plus efficace.

Pour l'Exposition universelle de 1889, il sera également l'architecte de différentes sections des Colonies françaises, de la galerie des Machines et du pavillon du Nicaragua.

   Émile Nouguier (1840-1898) [19], un des deux ingénieurs à l'origine du projet.

Suite à son diplôme de l'École des Mines obtenu en 1862, il rentre à la maison Ernest Gouin où il fut, de 1867 à 1876, d'abord chef de bureau des études, puis ingénieur des chantiers. A ce titre, il participera à la construction du palais de l'Exposition de 1867 et à plusieurs ponts (rue Brémontier, sur le Volga à Rybinsk, pont de l'île Marguerite sur le Danube à Pest).

En 1876, il rentre dans l'entreprise Eiffel, comme ingénieur chargé de la direction des études techniques et des montages. En tant que tel, il participera notamment au grand vestibule de l'Exposition universelle de 1878, au pont-route de Cubzac sur la Dordogne ou encore à des viaducs (Tardes et Garabit).

Avec Maurice Koechlin, il dresse l'avant-projet d'une tour de 300 mètres, présenté en juin 1884 à Gustave Eiffel qui ne se dit pas intéressé pour sa concrétisation, jusqu'à ce que Stephen Sauvestre en redessine les plans.

Il a ensuite suivi l'exécution de la tour et en a étudié et dirigé les fondations, la maçonnerie et le montage de la structure métallique. A la suite de ce travail, Nouguier fut nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Gustave Eiffel avait dans un premier temps déposé un brevet, en son nom et ceux de Koechlin et Nouguier, « pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d'une hauteur pouvant dépasser 300 mètres ». Après quoi, il rachète leurs parts afin de posséder la propriété exclusive du brevet mentionné. En contrepartie, Eiffel s'engage, si la tour est réalisée, à verser à chacun d'eux une prime de 1% des sommes qui « lui seront payées pour les diverses parties de la construction », ce qui au final, rapportera 50 000 francs or à Koechlin et Nouguier.

   Maurice Koechlin (1856-1946) [20], un des deux ingénieurs à l'origine du projet.
1er croquis de ce qui deviendra la tour Eiffel.

Diplômé du « Polytechnikum » de Zurich, il rejoint les entreprises Eiffel le 1er novembre 1879 pour y exercer la fonction de chef du bureau des études. C'est à ce titre qu'il fut impliqué dans la construction du viaduc ferroviaire de Garabit ou qu'il prit part dans le projet et les calculs de l'ossature intérieure de la statue monumentale « La liberté éclairant le monde » du sculpteur Bartholdi, destinée à être érigée en avant du port de New York.

En 1884, en compagnie d'Émile Nouguier, est lancée l'idée de construire au centre la future Exposition universelle de 1889 se tenant à Paris, une tour métallique très haute, destinée, comme le dit Koechlin lui-même, à "donner de l'attrait à l'Exposition".

Le 6 juin 1884, il dessine le tout premier croquis de ce que sera la tour Eiffel. Les plans seront revus par Stephen Sauvestre avec que Gustave Eiffel ne se dise intéressé par le projet et en fasse sa promotion.

Une fois la tour achevée, il reçut la Légion d'honneur et 50 000 francs or, en vertu des dispositions du rachat du brevet par Gustave Eiffel.

Quand on lui demandait s'il n'était pas déçu que la gloire de la tour, qui aurait pu s'apeller « tour Koechlin », revienne intégralement à Gustave Eiffel, celui-ci disait rétrospectivement de son ancien patron qu'« il fit tout le nécessaire, avec la persévérance qui le caractérisait, pour faire adopter le projet et le réaliser ».

Les « promoteurs »[modifier | modifier le code]

   Gustave Eiffel (1832-1923) [21], le père adoptif.
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Né en 1838, il fait des études de chimie à l'École Centrale des Arts et Manufactures et sort 13e de sa promotion en 1855. Il intègre les établissements parisiens Nepveu & Cie., spécialisés dans les constructions métalliques. Eiffel y apprend les rudiments de cet art et en 1858, il se voit confier la direction des travaux du pont de Bordeaux.

En 1866, il créé sa propre compagnie et fait l’acquisition d’ateliers de constructions métalliques à Levallois-Perret.

Pendant dix ans, sa société conçoit et construit des ponts en France, en Espagne, en Autriche, en Roumanie, en Égypte, au Pérou et en Bolivie. La période 1876-1879 verra la construction du pont Maria-Pia sur le Douro près de Porto et de ponts à treillis transportables pour les colonies françaises. En 1880, sera construit le pont sur la Tisza près de Szeged (Hongrie), en 1881, l'armature en fer de la Statue de la Liberté, dessinée par Frédéric Auguste Bartholdi et inaugurée à New York en 1886, et en 1884, est achevé le viaduc de Garabit dont le chantier avait commencé en 1880.

En 1884, les établissements Eiffel ont donc réalisés de nombreuses structures (ponts, viaducs, mais aussi gares, hangars ou encore des charpentes métalliques comme pour l'observatoire astronomique du Mont gros à Nice) et ils se classent au 5e ou 6e rang des sociétés françaises du secteur. La réputation de l'ingénieur est d'ordre international et l'homme d'affaires est avisé.

Bien que la tour Eiffel porte son nom, ce n'est pas lui qui fut à l'origine du projet, projet pour lequel, du reste, il ne s'intéressait pas au début. L'idée vient des ingénieurs Émile Nouguier et Maurice Koechlin, qui lui présentèrent un projet purement technique ne retenant pas son attention, mais qui, une fois amélioré au niveau esthétique par Stephen Sauvestre, le convainc.

On a beaucoup dit qu'il a dépossédé ses trois employés en s'appropriant la gloire qu'il leur revenait. C'est en partie faux et injuste puisque, dans un premier temps, Gustave Eiffel avait déposé en 1884 un brevet, en son nom et ceux de Koechlin et Nouguier, « pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d'une hauteur pouvant dépasser 300 mètres ». Mais il est tout aussi vrai que peu de temps après, il rachetait leurs parts afin de posséder la propriété exclusive du brevet mentionné. La récompense des trois véritables géniteurs du projet fut une Légion d'honneur et 50 000 francs or. Ce qui est très raisonnable pour l'époque, mais peu en comparaison des sommes gagnées par Eiffel en exploitant commercialement le tour qui porte son nom.

Quand la tour Eiffel fut construite, Eiffel avait donc 52 ans, mais c'est avec un enthousiasme de jeune homme qui la défendit. C'est grâce à lui qu'elle a pu exister, par sa promotion active du projet, de 1884 à 1886, auprès des autres scientifiques, auprès de ses relais dans le monde politique, dont fait parti Édouard Lockroy et auprès du grand public. C'est aussi grâce à lui que la tour échappa en 1909 à sa démolition promise. Après s'être retiré définitivement des affaires en 1893, il consacra les trente dernières années de sa vie à la défense de « sa » tour, en autorisant de nombreuses expérimentations scientifiques sur les lieux, parfois en payant de sa poche, démontrant ainsi tout l'intérêt scientifique qu'elle avait.

   Édouard Locroy (1838-1913)[17], le parrain bienveillant.
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Né en 1838, journaliste, radical de gauche, il se fait élire en 1876 à l'Assemblée Nationale en tant que député des Bouches-du-Rhône. Auteur dramatique renommé pendant sa jeunesse, il entre malgré lui dans les annales de la littérature en épousant Alice, veuve de Charles Hugo, le second fils, mort prématurément, de Victor Hugo. Sans connaître le succès de l'écrivain, il partage avec lui un certain sens du panache et de la formule. Quand des artistes célèbres s'élèveront en 1887 contre l'édification de la tour Eiffel, il y répondra dans une lettre non dénuée d'humour, d'ironie et démontrant un sens certain de la répartie.

Participant à quatre gouvernements de 1886 à 1898, il occupe la fonction de ministre de l'Industrie et du Commerce en 1886-1887, où il se montrera un ardent défenseur du projet de tour de Gustave Eiffel. Le 1er mai 1886, c'est lui qui signe un arrêté qui déclare ouvert « un concours en vue de L’Exposition universelle de 1889 ». L’article 9, qu’on dirait soufflé par Gustave Eiffel lui-même, dispose que « les concurrents devront étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour en fer à base carrée, de 125 mètres de côté à la base et de 300 mètres de hauteur. Ils feront figurer cette tour sur le plan du Champ-de-Mars [...] ». Le 8 janvier 1887, c'est encore lui qui signe une convention avec Eugène Poubelle, préfet de la Seine et Gustave Eiffel, afin d'autoriser celui-ci à construire sa tour sur le Champ-de-Mars. Enfin, en tant que commissaire général de l'Exposition universelle de 1889, il a évidement son mot à dire sur les installations qu'elle doit comporter et ne s'en prive pas. Il est indéniable que ce fidèle soutien au plus haut niveau de l'État a aidé Gustave Eiffel a promouvoir son projet et à le réaliser.

Les bâtisseurs[modifier | modifier le code]

   Les ouvriers (Janvier 1887- Mars 1889) [22], bien payés mais en contrepartie de gros risques pris.

La tour Eiffel fut montée très rapidement, précisément en 26 mois, dont 4 pour les fondations, par une équipe de 250 ouvriers travaillant sur le site de construction du Champ-de-Mars.

A titre de comparaison, l'Empire State Building, plus haut gratte-ciel du monde pendant quarante ans (1931-1972, qui mesure 381 mètres (contre 300 mètres à l'origine pour la tour Eiffel), qui est constitué de 60 000 tonnes d'acier (contre 10 100 tonnes pour la tour Eiffel) et qui coûta 40 948 900 $US, terrain compris (contre 7 800 000 francs or pour la tour Eiffel), fut construit en 23 semaines seulement. Mais il est vrai que son édification mobilisa 3 400 ouvriers travaillant directement sur les lieux au moment fort de sa construction [23].

Ouvrier boulonnant une poutre pendant la construction de l'Empire State Building (Lewis Hine, 1930).

Le nombre de 250 ouvriers peut paraître faible, mais il faut savoir que 2/3 des 2 500 000 rivets que possède la tour ont été directement posés par 150 ouvriers travaillant aux ateliers des entreprises Eiffel à Levallois-Perret.

Lors du chantier, un seul mort accidentel fut à déplorer, ce qui est peu au vu des risques encourus et qui doit être mis en balance avec les 366 morts qui ont été dénombrées depuis le début, sur les lieux de la tour Eiffel.

les équipes techniques sont composées de différents métiers, parmi lesquels les riveteurs forment une part importante. Il y a six équipes de riveteurs par palier, puis deux au-delà du deuxième étage. Chaque équipe de riveteurs est constituée de quatre hommes :

  • Le « mousse » qui chauffe le rivet au rouge dans une forge;
  • Le « teneur de tas » qui enfonce le rivet dans le trou en le maintenant par la tête déjà formée;
  • Le « riveur » qui forme l'autre extrémité en frappant sur la tête opposée;
  • Le « frappeur » qui achève l'écrasement de la tête à coup de masse.

Les risques pris sont importants ainsi que l'amplitude horaire (9 heures de travail en hiver et 12 l’été), mais dans l'ensemble, les ouvriers sont mieux payés que leurs confrères travaillant sur d'autres chantiers en France, et les mieux lotis de tous sont les charpentiers. Toutefois, cela n'empêchera pas deux grèves de se déclarer. Une première fois en septembre 1888, qui débouchera sur des augmentations de salaire, et une seconde fois trois mois plus tard, à laquelle, cette fois-ci, Gustave Eiffel tiendra tête.

Le concurrent[modifier | modifier le code]

   Jules Bourdais (1835-1915) [22], un adversaire de taille.
Vue du palais du Trocadéro pendant l'Exposition universelle de 1900.

Ingénieur né en 1835, il est diplômé de l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris en 1857. En 1876-1878, il construit, avec l'architecte Gabriel Davioud, le palais du Trocadéro à l'occasion de l'exposition universelle de 1878. Détruit puis remplacé par le palais de Chaillot en 1937, il s'agit de sa principale réalisation.

Sur idée de l'ingénieur Sébillot, il imaginera un projet concurrent à celui de Gustave Eiffel: une tour de 300 mètres en granit de cinq étages entourés de galeries, à la manière de la tour de Pise, le tout étant couronné par une lanterne métallique. Ce projet qui prend peu en compte le problème de la résistance des matériaux ne verra jamais le jour.

Mais lors du concours de mai 1886 pour la construction d'une tour de 300 mètres à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, il dépose un nouveau projet, en fer cette-fois-ci. Fort de sa réputation acquise pendant l'édification du palais du Trocadéro, il fera comme Gustave Eiffel, la promotion de son projet auprès des journalistes, des scientifiques, des gouvernants et du grand public.

107 dossiers furent déposés au concours de 1886, Jules bourdais n'est donc pas le seul concurrent d'Eiffel, on compte aussi par exemple Neve et Hennebique, J.-B. Laffiteau ou encore Cassien-Bernard et Nachon, mais il reste le plus connu et peut-être un des plus redoutables de ses adversaires.

Témoignages d'époque[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous retranscrit fidèlement des biographies de 1889 sur les principaux acteurs de la conception et promotion de la tour Eiffel. Bien qu'élogieux, ces textes permettent d'inscrire ces hommes dans le contexte de leur temps et d'éclairer sur la manière dont leu travail a pu être perçu à l'époque[24].

L'Exposition de 1889 et la tour Eiffel.JPG
Biographies d'époque de Gustave Eiffel, Maurice Koechlin, Stephen Sauvestre, Émile Nouguier et Édouard Lockroy, issues de :
L'Exposition de 1889 et la tour Eiffel, d'après les documents officiels. Gombault et Singier.
Exposition internationale (1889 ; Paris). Éditeur scientifique.208 p. : ill. ; in-18.
Les hommes de la tour Eiffel.gif
M. EIFFEL
Ingénieur-Constructeur de la Tour de 300 mètres.
       M. EIFFEL (ALEXANDRE-GUSTAVE) est né à Dijon en 1832. Sorti de l’École Centrale des Arts et Manufactures à l’âge de vingt et un ans, le jeune ingénieur trouva bientôt l’occasion de se distinguer.
       En 1858, il fut attaché à l’exécution du grand pont métallique de Bordeaux, où il fit avec succès l’application toute récente de l’air comprimé à la fondation des piles. Depuis lors, et notamment aux Expositions précédentes, il dirigea une masse de travaux, dont la parfaite réussite lui fait grand honneur.
       Il s’occupa surtout de la construction des ponts en arcs, et le fameux viaduc de Garabit, dans le Cantal, le mit hors de pair. C’est à 122 mètres de hauteur sur 165 mètres que passe la voie aérienne. La colonne Vendôme sur les tours Notre-Dame attendraient juste la hauteur de la clef de voûte de ce colossal arc-en-ciel de fer.
       Il serait trop long d’énumérer tous les travaux gigantesques qui ont classé M. Eiffel parmi nos constructeurs les plus distingués et les plus illustres ; mais ces travaux n’avaient pas fait franchir à sa renommée le cercle du monde savant, qui sait comprendre et apprécier des œuvres en se basant sur des données purement techniques.
       La foule passe et admire ces travaux d’art de la Science moderne, mais ne connaît pas toujours le nom du constructeur et ne songe même pas à le rechercher.
       Il fallait à M. Eiffel, pour acquérir le renom populaire dont il jouit aujourd’hui, que la Tour du Champ-de-Mars vînt frapper l’attention publique ; il fallait que l’éminent ingénieur étonnât les esprits par cette prodigieuse audace de planter sur le sol de Paris un monument dépassant de 140 mètres, presque du double, le plus haut monument connu, l’Obélisque de Washington, construit par les Américains en l’honneur de Washington, pour marquer le premier centenaire de l’Indépendance des États-Unis.
MAURICE KŒCHLIN
Né à Buhl (Alsace) en 1856.
       M. Kœchlin sorti premier de l’ École Polytechnique de Zurich en 1877, est depuis 10 ans un des collaborateurs de M. Eiffel ; il a dirigé les études et établi les calculs de toutes les grandes constructions exécutées par la maison Eiffel.
M. STEPHEN SAUVESTRE
Architecte de la Tour de 300 mètres.
       Né à Bonnétable (Sarthe) en 1847, ancien élève de l’École spéciale d’architecture, obtint une médaille d’or au Salon de 1869 pour un grand relevé fait avec son confrère M. Gautier, sur la merveille du Mont Saint-Michel.
       Cet architecte de beaucoup de talent fut longtemps attaché à la maison Eiffel où il étudia notamment la gare de Buda-Pesth et fit en 1878 le pavillon d’exposition de la Compagnie du Gaz.
       On lui doit également de nombreux hôtels et villas fort remarqués à Paris.
       En mai 1884, il devint le collaborateur et l’un des auteurs de la Tour Eiffel et en mai 1886, il obtint avec M. Eiffel une des trois premières primes pour son grand concours de l’Exposition de 1889.
       Il fut alors chargé par le Ministère de la Marine et des Colonies, comme architecte en chef, des travaux de la section des Colonies françaises à l’Esplanade des Invalides.
ÉMILE NOUGUIER
Né à Paris le 17 février 1840,
Ingénieur civil, sorti de l’École nationale supérieure des Mines en 1866.
       Pendant 10 ans, Ingénieur du service des ponts à la maison Ern. Gouin (Société de Construction des Batignolles) ; depuis 1876, Ingénieur à la maison G. Eiffel où, chargé de la direction des études techniques et de la direction des chantiers il a pris la part la plus importante à tous les magnifiques travaux accomplis depuis 12 ans par cette dernière maison, notamment au pont de Douro et au viaduc de Garabit.
M. ÉDOUARD LOCKROY
Député de la seine. – Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts.
Ancien Commissaire général de l’Exposition de 1889.
       M. Lockroy est né à Paris le 17 juillet 1840.
       Ayant fréquenté les célébrités de tout genre qui se réunissaient journellement dans le salon paternel, le jeune Lockroy, doué d’une intelligence précoce et d’une grande vivacité, s’initia de bonne heure aux sentiments élevés qui ressortaient des différentes conversations qu’il entendait.
       Il fit en Orient de longs voyages dont il publia des impressions et des souvenirs très intéressants dans diverses Revues.
       A son retour il collabora à plusieurs journaux et pendant toute la durée du siège fit vaillamment son devoir de soldat et de citoyen.
       Par son brillant mariage Édouard Lockroy fut appelé à vivre dans l’intimité de Victor Hugo. Il venait de conduire le grand poète au Panthéon, quant eurent lieu les élections du 18 octobre 1885 : le peuple voulut récompenser le député qui lui était si constamment dévoué et par quatre cent mille suffrages le nomma le premier député de France. Cette magnifique élection lui valut de nouveau l’offre d’un portefeuille et il n’hésita pas à choisir le portefeuille du Ministère du Commerce et de l’Industrie, comme étant celui où il pourrait faire passer ses idées de la théorie à la pratique.
       Dès son entrée au ministère, M. Lockroy déploya une activité prodigieuse. « C’est un homme terrible, disent quelquefois ses collaborateurs ; il passe à travailler le temps que le autres mettent à manger et à dormir. »
       Aussi fallait-il une intelligence si fortement trempée pour mettre sur pied cette énorme affaire de l’Exposition universelle Internationale de 1889, devant laquelle plusieurs ministres étaient demeurés sans pouvoir prendre de résolutions. Le Conseil Municipal s’étant prononcé, M. Lockroy a obtenu le vote des Chambres : il a formé la Société de garantie, nommé les Directeurs généraux, élaboré le règlement général, formé les Commissions, et prenant lui-même le titre et les fonctions de Commissaire général, il a tenu à assumer la responsabilité pleine et entière de l’Exposition, à en tenir tous les fils dans sa main, et à se charger de la conduire à ses destinées.
       Il ne sera certes pas trompé dans ses espérances : car cette colossale Exposition tiendra toutes ses promesses, et ce sera un grand titre de gloire pour M. Lockroy d’en avoir été le promoteur.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Modèle:Chronologie synthétique de la tour Eiffel

Histoire[modifier | modifier le code]

Approche générale[modifier | modifier le code]

Vue générale de l'Exposition universelle de 1889 à l'occcasion de laquelle la tour Eiffel fut construite.

Imaginée en 1884, édifiée entre 1887 et 1889 et inaugurée pour l'Exposition universelle de 1889 à Paris, la tour Eiffel symbolise de nos jours, un pays en entier, la France [17].

Pourtant, il n'en fut pas toujours ainsi.

Suite à la fin du règne de Napoléon III, la France dut faire face en 1870-1871 à sa défaite contre l'Allemagne et 1871 est également la date de la commune de paris, étouffée dans le sang.

A partir de 1875, la Troisième République naissante, caractérisée par une instabilité politique chronique, peine à se pérenniser.

Au gouvernement, les équipes politiques se succèdent les unes après les autres, à un rythme soutenu. Selon Léon Gambetta, il est souvent composé de ministres « opportunistes », mais dont l'œuvre législatrice posa les pierres des principes encore en vigueur de nos jours : école obligatoire, laïcité, liberté de la presse etc.

Mais la société de l'époque porte encore plus d'attention aux progrès techniques qu'elle ne croit au progrès social. C'est cette foi dans les bienfaits de la science qui a donné naissance aux Expositions universelles. Mais dès la première Exposition (Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations, Londres, 1851), les gouvernants s'aperçoivent vite que derrière l'enjeu technologique se profile une vitrine politique, dont il serait dommage de ne pas profiter. En démontrant son savoir-faire industriel, le pays accueillant l'Exposition signifie par la même son avance et sa supériorité sur les autres puissances européennes, qui régnaient alors sur le monde.

The Centennial Tower (la tour du centenaire) est le premier projet crédible d'une tour de 1 000 pieds (≈300 mètres de hauteur). ce pylône imaginé en 1874 par les ingénieurs américains Clark et Reeves pour l'Exposition universelle de 1876 à Philadelphie, célébrant le centenaire de l'indépendance américaine, ne fut toutefois jamais édifié, faute de moyens.

Dans cette optique, la France accueille à plusieurs reprises l'Exposition universelle, comme en 1855, en 1867 et 1878. Jules Ferry, président du Conseil de 1883 à 1885, décide de relancer l'idée de la tenue d'une nouvelle Exposition universelle en France. Le 8 novembre 1884, il signe un décret instituant officiellement la tenue d'une Exposition universelle à Paris, du 5 mai au 31 octobre 1889. L'année choisie n'est pas innocente, puisqu'elle symbolise le centenaire de la Révolution française. Paris sera encore une fois au « centre » du monde. Quoique du côté du « nouveau monde », les choses évoluent vite et c'est de l'autre côté de l'Atlantique, au sein de la jeune puissance économique des États-Unis d'Amérique, que naîtra véritablement l'idée d'une tour de 300 mètres. En effet, lors de l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876, les ingénieurs américains Clark et Reeves, imaginent un projet de pylône cylindrique de 9 mètres de diamètre maintenu par des haubans métalliques, ancrés sur une base circulaire de 45 mètres de diamètre, d'une hauteur total de 1 000 pieds (environ 300 mètres). Faute de crédits, leur projet ne verra jamais le jour, mais sera quand même publié en France dans la revue Nature.

Dans la même lignée, l’ingénieur français Sébillot puise, aux États-Unis, l’idée d’une « tour-soleil » en fer qui éclairerait Paris. Pour ce faire, il s’associe avec l’architecte Jules Bourdais, celui qui fut à l’origine du palais du Trocadéro pour l’Exposition universelle de 1878. Ensembles, ils concevront un projet de « tour-phare » en granit, haute de 300 mètres qui connaîtra plusieurs versions, concurrencera le projet de tour de Gustave Eiffel, et qui finalement, ne sera jamais construit.

En juin 1884, deux ingénieurs des entreprises Eiffel, Maurice Koechlin et Émile Nouguier, respectivement chef du bureau d’études et chef du bureau des méthodes, se penchent à leur tour sur un projet de tour métallique de 300 mètres. Ils espèrent pouvoir en faire le clou de l’Exposition de 1889.

Cette esquisse, réalisée le 6 juin 1884 par Maurice Koechlin, est le tout premier croquis du pylône de 300 mètres, qui deviendra plus tard la tour Eiffel.

Le 6 juin, très exactement, Maurice Koechlin dessine le tout premier croquis de l’édifice. Le dessin représente un haut pylône de 300 mètres, où les quatre piles incurvées, se rejoignant au sommet, sont reliées par des plates-formes tous les 50 mètres. Gustave Eiffel voit cette esquisse, dit ne pas s’y intéresser, mais concède toutefois à ces concepteurs l’autorisation de poursuivre l’étude.

Stephen Sauvestre, architecte en chef des entreprises Eiffel est sollicité et redessine complètement le projet pour lui donner une autre envergure : il rajoute de lourds pieds en maçonnerie et consolide la tour jusqu’au premier étage par le truchement d’arcs, réduit le nombre de plates-formes de cinq à deux, surplombe la tour d’une « coiffe » la faisant ressembler à un phare etc.

Cette nouvelle mouture du projet, agrémentée du vernis décoratif décrit ci-dessus, est à nouveau présentée à Gustave Eiffel qui, cette fois-ci, se montre enthousiasmé. A tel point qu’il dépose, le 18 septembre 1884 , en son nom et ceux de Koechlin et Nouguier , un brevet « pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d’une hauteur pouvant dépasser 300 mètres ». Et bien vite, il rachètera les droits de Koechlin et Nouguier, pour détenir les droits exclusifs sur la future tour, qui par voie de conséquence, portera son nom.

Le génie de Gustave Eiffel ne réside donc pas dans la conception du monument, mais dans l’énergie qu’il a dépensé à faire connaître son projet auprès des gouvernants, des décideurs et du grand public, pour pouvoir construire la tour, et une fois que cela fut fait, dans l’investissement pour en faire aux yeux de tous bien plus qu’un simple défi architectural et technique ou encore un objet purement esthétique (ou inesthétique selon certains). Il a aussi financer avec ses propres fonds quelques expériences scientifiques menées directement sur ou depuis la tour Eiffel, qui auront permis de la pérenniser.

Édouard Lockroy, ministre du Commerce en 1886-1887 et Commissaire général de l'Exposition universelle de 1889, se fera l'ardent défenseur du projet de tour de Gustave Eiffel et mettra en place un concours avantageant l'ingénieur.

Pour commencer, il va s’employer à convaincre Édouard Lockroy, le ministre de l’Industrie et du Commerce de l’époque, de lancer un concours ayant pour objet « d’étudier la possibilité d’élever sur leChamp-de-Mars une tour en fer à base carrée de 125 mètres de côté à la base et de 300 mètres de hauteur ». Les modalités de ce concours, qui eut lieu en mai 1886, ressemblent tellement au projet défendu par Gustave Eiffel qu’on pourrait presque croire qu’il fut écrit de sa propre main. Bien sûr, il n’en ai rien, mais il est évident que son projet a de grandes chances d’être retenu pour figurer à l’Exposition universelle qui se tient trois ans plus tard. Encore faut-il convaincre que l’objet n’est pas purement un bâtiment d’agrément et qu’il peut remplir d’autres fonctions. En mettant en avant, et ce dès le début, l’intérêt scientifique qui peut être retiré de sa tour, l’ingénieur Eiffel marque indéniablement des points.

L’issue du concours n’est pourtant pas acquise d’avance à Eiffel. La concurrence est rude. 107 projets sont déposés. Gustave Eiffel gagnera finalement ce concours, l’autorisant à construire sa tour pour l’Exposition universelle de 1889, juste devant Jules Bourdais qui avait entre-temps, troqué le granit pour le fer.

Deux problèmes se posent alors : le système d’ascenseurs qui ne satisfait pas le jury du concours, obligeant Eiffel à changer de fournisseur et l’emplacement du monument. Au début, il est envisagé de lui faire enjamber la Seine ou de le coller au palais de Chaillot, avant finalement de décider de la placer directement sur le Champ-de-Mars, lieu de l’Exposition, et d’en faire une sorte de porte d’entrée monumentale.

L’emplacement, mais aussi les modalités de construction et d’exploitation font l’objet d’une convention signée le 8 janvier 1887 entre Édouard Lockroy, ministre du Commerce, agissant au nom de l’État français, Eugène Poubelle, préfet de la Seine, agissant ici au nom de la Ville de Paris et Gustave Eiffel, agissant en son nom propre et non pour son entreprise. Cet acte officiel précise notamment le coût prévisionnel de la construction, soit 6,5 millions de francs de l’époque, payé à hauteur de 1,5 millions de francs par des subventions (article 7) et pour le reste par une société anonyme ayant pour objet spécifique l’exploitation de la tour Eiffel, crée par Gustave Eiffel et financée par l’ingénieur et un consortium de trois banques. L’écrit précise aussi le prix des entrées qui devra être pratiqué durant l’Exposition universelle (article 7), que 300 places par mois (au plus) devront être gratuites, qu’à chaque étage, une salle spéciale, devra être réservée pour mener des expériences scientifiques et/ou militaires, restant gratuitement à disposition pour les personnes désignées par le Commissaire général (article 8) etc. Enfin, l’article 11 stipule qu’ :

« Après l’Exposition et dès la remise du parc du Champ de Mars, la ville deviendra propriétaire de la tour, avec tous les avantages et charges y afférents ; mais M. Eiffel, comme complément du prix des travaux, en conservera la jouissance jusqu’à l’expiration des vingt années qui compteront à compter du 1er janvier 1890, délai au bout duquel cette jouissance fera retour à la Ville de Paris. La remise de la tour sera faite après ces vingt années, en bon état d’usage et d’entretien, sans qu’il puisse être exigé de M. Eiffel de réfections spéciales. »

Initialement, Gustave Eiffel avait prévu douze mois de travaux, en réalité, il faudra compter le double. La phase de construction qui débutera le 28 janvier 1887, s’achèvera finalement en mars 1889, jute avant l’ouverture officielle de l’Exposition universelle.

Sur le chantier, le nombre d’ouvriers ne dépassera jamais les 250. C’est qu’en fait, une grande partie du travail est fait en amont, dans les usines des entreprises Eiffel à Levallois-Perret. Ainsi, sur les 2 500 000 rivets que compte la tour, seulement 1 050 846 furent posées sur le chantier, soit 42% du total. La plupart des éléments sont assemblés dans les ateliers de Levallois-Perret, au sol, par tronçons de cinq mètres, avec des boulons provisoires, et ce n’est qu’après, sur le chantier, qu’ils sont définitivement remplacés par des rivets posés à chaud.

La construction des pièces et leur assemblage n’est pas le fruit du hasard. 50 ingénieurs exécutèrent pendant deux ans 5 300 dessins d’ensemble ou de détails, et chacune des 18 038 pièces en fer possédait son schéma descriptif.

Sur le chantier, dans un premier temps, les ouvriers s’attaquent à la maçonnerie en réalisant notamment d’énormes socles en béton soutenant les quatre piliers de l’édifice. Cela permet de réduire au minimum la pression au sol de l’ensemble qui n'exerce qu'une très faible poussée de 4,5 kg/cm2 au niveau de ses fondations.

Le montage de la partie métallique proprement dite, commence le 1er juillet 1887. Jusqu’à 30 mètres de hauteur, les pièces sont montées à l’aide de grues pivotantes fixées sur le chemin des ascenseurs. Entre 30 et 45 mètres de hauteur, 12 échafaudages en bois sont construits. Une fois passés les 45 mètres de hauteur, il a fallu édifier de nouveaux échafaudages, adaptés aux poutres de 70 tonnes qui furent utilisées pour le premier étage. Est ensuite venue l’heure de la jonction de ces énormes poutres avec les quatre arêtes , au niveau du premier étage. Cette jonction qui a été réalisée sans encombre le 7 décembre 1887 a rendu inutile les échafaudages temporaires, remplacés dans un premier temps par la première plate-forme (57 mètres), puis, à partir d’en août 1888, par la seconde plate-forme (115 mètres).

En septembre 1888, alors que le chantier est déjà bien avancé et le deuxième étage construit, les ouvriers se mettent en grève. Ils contestent les horaires de travail (9 heures en hiver et 12 heures l’été), ainsi que leur salaire considéré comme maigre eu égard aux risques pris. Gustave Eiffel argue du fait que le risque n’est pas différent qu’ils travaillent à 200 mètres d’altitude ou à 50, et bien que les ouvriers soient déjà mieux rémunérés que la moyenne de ce qui se pratiquait dans ce secteur à l’époque, il leur concède une augmentation de salaire, mais en refusant de l’indexer sur le facteur « risque variable selon la hauteur » (ce qui était demandé par les ouvriers). Trois mois plus tard, une nouvelle grève éclate, mais cette fois-ci, il tiendra tête et refusera toute négociation.

Un des ascenseurs Roux, Combaluzier et Lepape qui occupaient les piliers est et ouest.

En mars 1889, le monument est achevé à temps et ne comptera qu’un seul décès parmi les ouvriers. Il aura coûter 1,5 millions de francs de plus que prévus et aura pris le double de temps à être construit que ce qui était initialement prévu dans la Convention de janvier 1887.

L’édifice achevé ou presque, il restait à prévoir un moyen pour que le public se rende à la troisième plate-forme. Les ascenseurs Backmann, qui étaient initialement prévus dans le projet présenté au concours de mai 1886, ayant été rejetés par le jury, Gustave Eiffel appel à trois nouveaux fournisseurs : Roux-Combaluzier et Lepape (devenus Schindler), la société américaine Otis et enfin Léon Edoux (qui a fait ses études dans la même promotion que Gustave Eiffel).

Le 6 mai 1889, l’Exposition universelle ouvre ses portes au public qui peut grimper sur la tour Eiffel à partir du 15 mai. Alors qu’elle avait été décriée pendant sa construction, notamment en février 1887 par certains des artistes les plus célèbres de cette époque, elle connaît pendant l’Exposition un succès populaire immédiat, remportant l’adhésion des visiteurs. Dès la première semaine, alors que les ascenseurs ne sont même pas encore en service, ce sont 28 922 personnes qui grimpent à pieds en haut de l’édifice. Au final, sur les 32 millions d’entrées comptabilisés pour l’Exposition, ce sont environ 2 millions de curieux qui s’y presseront.

La tour Eiffel est le plus haut monument du monde de 1889 à 1930, année de l'inauguration du Chrysler Building à New York) qui lui prend son titre.

Le monument qui est alors le plus haut du monde (jusqu’en 1930 et l’édification du Chrysler Building à New York) attire aussi quelques personnalités, dont la plus connue ou en tout cas celle qui toucha le plus Gustave Eiffel, est son confrère américain Thomas Edison . La tour Eiffel n’est pas le seul monument qui attire les foules, l’immense Galerie des machines (440 mètres de long pour 110 mètres de large) de Ferdinand Dutert et Victor Contamin ou encore le Dôme central de Joseph Bouvard impressionnent tout autant. Mais la véritable nouveauté consiste en la généralisation de l’électricité, qui permet des jeux de lumière de toute beauté.

Mais une fois l’Exposition finie, la curiosité retombe vite et le nombre de visiteurs avec. En 1899,seules 149 580 entrées sont comptabilisées. Afin de relancer l’exploitation commerciale de sa tour, Gustave Eiffel baisse le prix des billets d’entrée, sans que l’impact n’en soit significatif pour autant. Il faudra attendre l’Exposition universelle de 1900, une nouvelle fois ayant lieu à Paris, pour que remonte le nombre de curieux. A cette occasion, plus d’un million de tickets seront vendus, ce qui est largement supérieur aux dix années précédentes, mais bien inférieur à ce qui aurait pu être permis. En effet, non seulement les entrées sont deux fois moins nombreuses qu’en 1889, mais en part absolue, la baisse est encore plus forte compte tenue du fait que les visiteurs de l’Exposition universelle de 1900 étaient encore plus nombreux qu’en 1889.

La chute du nombre d’entées reprend dès 1901, de sorte que l’avenir de la tour n’est pas assuré passé le 31 décembre 1909, fin de la concession d’origine. Certains avancent même l’idée qu’elle puisse être détruite.

Conscient de ce danger, Gustave Eiffel, qui avait dès le départ imaginé que la tour puisse servir d’un point de vue scientifique, multiplie les expériences menées depuis le monument. L’ingénieur définitivement retiré des affaires depuis 1893, suite à son implication dans le scandale du canal de Panamá, finance même une partie de ces expériences.

Gustave Ferrié (1868-1932), général et savant français, pionnier de la radiodiffusion qui perfectionna la télégraphie sans fil (TSF) notamment en installant une antenne au sommet de la Tour Eiffel.

En 1889, Eleuthère Mascart, le (premier) directeur du Bureau Central Météorologique de France crée en 1878 (ancêtre de Météo-France), fait installer, avec l’autorisation de Gustave Eiffel, une petite station d’observation en haut de la tour Eiffel. En octobre 1898, Eugène Ducretet établit la première liaison téléphonique hertzienne entre la tour Eiffel et le Panthéon, distant de 4 kilomètres. En 1903, le capitaine Gustave Ferrié, militaire de son état, cherche à établir un réseau télégraphique sans fil, sans le financement de l’Armée qui ne le soutient pas dans la mesure où elle privilégie à cette époque les signaux optiques et les pigeons voyageurs, jugés plus fiables. Malgré ce contexte et alors que la T.S.F. n’en est qu’à ses balbutiements, Gustave Eiffel soutient à ses frais le projet du capitaine en acceptant qu’il installe une antenne au sommet de sa tour. L’expérience se révèlera un succès et on sait maintenant à quel point il s’agissait d’une technologie d’avenir. En 1909, est construite une petite soufflerie au pied de la tour Eiffel, qui sera remplacée dès 1912 par une soufflerie beaucoup plus vaste, installée cette fois-ci rue Boileau, dans le XVIe arrondissement. Le réseau de T.S.F. à usage strictement militaire dont fait parti l’émetteur de la tour Eiffel va basculer vers un usage civil à partir des années 1920. A partir de 1921, des programmes radio sont régulièrement diffusés depuis la tour Eiffel et Radio Tour-Eiffel, bien connue des parisiens, sera officiellement inaugurée le 6 février 1922. En 1925, la tour Eiffel sert de cadre aux débuts de la télévision en France. La technique s’améliore et des émissions encore expérimentales sont proposées entre 1935 et 1939. Puis la télévision se généralise dans les foyers, d’abord en noir et blanc, puis en couleur. En 1959, l’installation d’un nouveau mât de télédiffusion fait culminer la tour Eiffel à 320,75 mètres et arrose 10 millions de personnes. Enfin, en 2005, un émetteur pour la Télévision numérique terrestre est installé.

La tour Eiffel a donc bien un potentiel scientifique qui mérite d’être exploité, ce dont se rendent compte les autorités, qui décident donc en 1910 de prolonger la concession et l’exploitation pour soixante-dix années supplémentaires. La tour apparaît d’autant plus utile qu’il s’agit du point le plus élevé de la région parisienne et que son émetteur de TSF aura été stratégique pendant la Première Guerre mondiale. Grâce à la tour Eiffel, seront captés plusieurs messages décisifs dont le « radiogramme de la victoire », qui permettra de déjouer l’attaque allemande sur la Marne, ou encore ceux qui permettront d’arrêter Mata Hari.

Fichier:Adolf Hitler in Paris.jpg
En 1940, la Wehrmacht prend possession de la tour Eiffel. En juin 1940, Adolf Hitler visite la tour à pied-les ascenseurs ayant été sabotés- puis pose sur l'esplanade du Trocadéro avec Albert Speer (à gauche) et Arno Breker (à droite).

En 1944, la tour échappe à l’incendie prémédité par les autorités allemandes et est réquisitionnée pour communiquer avec les troupes, d’abord par la Wehrmacht, puis à la Libération, par les Alliés.

A partir des années 1960, le tourisme international de masse commence à se développer, ce qui a des conséquences directes sur le nombre de visiteurs de la tour, qui monte en flèche pour atteindre progressivement le cap des 6 millions d’entrées annuelles (cap passé pour la première fois en 1998). S’étalant jusqu’en 1985, le chantier s’articule autour de trois axes :

-L' allégement de la structure de l'édifice
-La reconstruction totale des ascenseurs et escaliers.
-La création de moyens de sécurité adaptés au succès populaire de la tour.

Ainsi, la tour Eiffel sera allégée de 1 340 tonnes superflues, sera repeinte et traitée contre la corrosion, verra les ascenseurs se la troisième plate-forme remplacés, verra l’ouverture du restaurant gastronomique Le Jules Verne ou encore mis en place un dispositif d’éclairage composé de 352 projecteurs au sodium.

Depuis les années 1970, la tour Eiffel a encore gagné en popularité et est devenu dans l’esprit collectif mondial, un des plus puissants symboles de la France.

Le 26 décembre 1978, Thierry Sabine lance le premier Paris-Dakar du Trocadéro, aux pieds de la tour Eiffel. Plusieurs concerts géants y ont lieu : Jean-Michel Jarre en 1994 ou Johnny Hallyday en 2000. Enfin, un grand nombre de films, notamment américains, exploitent l’inconscient collectif pour représenter en un seul plan, une seule séquence, Paris ou la France.

En 2002, le cap des 200 millions d’entrées cumulées est dépassé et en 2004, elle est le 5e monument le plus visité d'Île-de-France.

Le 1er janvier 2006, s’ouvre une nouvelle période d’exploitation de 10 ans, le concessionnaire étant la société d'économie mixte SETE (Société d'exploitation de la Tour Eiffel), dont le capital est détenu à 60% par la Ville de Paris.

Flag of France.svg
Textes officiels déclarant le choix de l'exploitant de la tour Eiffel (de 1889 à nos jours)
Convention du 8 janvier 1887, signée entre Gustave Eiffel, Édouard Lockroy et Eugène Poubelle, autorisant l'exploitation de la tour par l'ingénieur, jusqu'au 31 décembre 1909.
Prolongation de l'autorisation de gestion et d'exploitation de la tour Eiffel donnée à Gustave Eiffel pour une période de 70 ans, à compter du 1er janvier 1910.
(texte non disponible).
Délibération du Conseil de Paris du 17 février 1981,
« portant sur la concession de la tour Eiffel » pour une période de vingt-cinq ans, soit jusqu'au 31 décembre 2005.
Attribution de la délégation de service public à la SNTE (Société Nouvelle d’Exploitation de la Tour Eiffel), Société d'économie mixte détenue à 70% par la SAGI (Société anonyme de gestion immobilière) et à 30% par la Ville de Paris
(texte non disponible).
Délibération du Conseil de Paris du 13 décembre 2005 (2005 DF 92).
Attribution de la délégation de service public pour la gestion et l’exploitation de la Tour Eiffel (7e). Mme X, rapporteure.
Attribution de la délégation de service public à la SETE (Société d'Exploitation de la Tour Eiffel), Société d'économie mixte détenue à 60% à la Ville et pour 40% à des partenaires privés (BTP Eiffage, Unibail, LVMH, Dexia Crédit local et EDF)..

Approche thématique[modifier | modifier le code]

La tour vue par les artistes[modifier | modifier le code]
La « lettre de prostestation des artistes contre la Tour Eiffel » (reconstitution) avec de haut en bas et de gauche à droite : Guy de Maupassant, Charles Gounod, Victorien Sardou, Charles Garnier, François Coppée, Sully Prudhomme, William Bouguereau et Leconte de Lisle.

Alors qu’en février 1887, avant même son achèvement, la tour Eiffel est critiquée par de nombreux artistes de l’époque (Alexandre Dumas fils, Guy de Maupassant, Charles Gounod, Leconte de Lisle, Victorien Sardou, Charles Garnier, François Coppée, Sully Prudhomme, William Bouguereau ou encore Ernest Meissonier s’associent dans une lettre restée célèbre, pour fustiger « l'inutile et monstrueuse tour Eiffel » [1], une frange des auteurs modernes la considère comme un puissant symbole en particulier et de l’avant-garde en général.

Peinture :

Ainsi, avant même la fin de sa construction, Georges Seurat ou encore Paul-Louis Delance peignent la tour Eiffel. En 1889, le peintre Roux la représente à la Fête de nuit à l’Exposition universelle de 1889 et Jean Béraud la fait apparaître en arrière-plan de son Entrée de l’Exposition de 1889.

Puis plusieurs peintres viendront directement s'en inspirer pour réaliser des représentations répondant à des courants artistiques divers : le Douanier Rousseau, Paul Signac, Pierre Bonnard, Maurice Utrillo, Marcel Gromaire, Édouard Vuillard, Albert Marquet, Raoul Dufy, Marc Chagall, ou encore Henri Rivière [13].

Mais le peintre le plus prolixe et inspiré vis-à-vis de la tour Eiffel reste Robert Delaunay, qui en fait le sujet central d'une trentaine de toiles, réalisées entre 1910 et 1925 [25].

Musique :

La tour Eiffel a également attiré de nombreux chanteurs, le lieu offrant pour le spectacle, des possibilités exceptionnelles, que ce soit pour l’artiste comme pour le public, acquis d’avance ou simplement curieux. Ainsi, le 25 septembre 1962, pour le lancement du film Le jour le plus long, le producteur Darryl F. Zanuck organise un spectacle grandiose à Paris. A cette occasion, Édith Piaf, accompagnée d'un feu d'artifice de 1500 fusées, chante depuis le premier étage de la tour Eiffel devant 25 000 parisiens [26]. En 1966, pour le lancement de la campagne mondiale contre la faim, Charles Aznavour et Georges Brassens y chantent. Le 14 juillet 1995, c’est au tour de Jean-Michel Jarre de donner un concert au pied de la tour Eiffel pour célébrer les 50 ans de l'UNESCO, devant plus d'un million de spectateurs [27]. Enfin, le 10 juin 2000, Johnny Hallyday y donne un concert et un spectacle pyrotechnique, devant 600 000 personnes, dont il tirera un disque: 100% Johnny - Live à la Tour Eiffel [28].

Photographie :

En photographie, presque tous les plus grands artistes connus ont réalisé au moins un cliché la représentant en toile de fond ou comme sujet central.

Littérature :

En littérature, la tour Eiffel a été abordée plus d’une fois par les écrivains. Sujet central d’un livre ou simple décor, elle a émaillée la création littéraire du XIXe siècle à nos jours. L’effet de nouveauté et de mode se dissipant au fur et à mesure, le monument apparaît moins fréquemment dans la littérature contemporaine que dans celle de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Il est également à noter que les auteurs ayant traité de l'édifice, sont en majorité français, ou du moins, francophones.

Au moment de son édification et au tout début de son exploitation, le monument a, avant toutes choses, fait l’objet d’analyses critiques personnelles, le plus publiées dans des journaux de l'époque et le plus souvent négatives, les artistes abordant les thèmes récurrents du défi technique, industriel et commercial que la tour représentait à l’époque, de son influence sur le rayonnement de la France à l’étranger, l’ aspect esthétique ou au contraire inesthétique de la tour ou encore de son intérêt scientifique potentiel ou au contraire de son inutilité.

Par la suite, devant le succès populaire qu’elle a remporté auprès du grand public, un grand nombre d’écrivain a revu ses considérations sur le monument, balayant leurs dernières réserves.

Sans doute est-ce Roland Barthes qui décrit le mieux ce sentiment d'attrait/répulsion des artistes vis-à-vis de la tour Eiffel dans son livre La tour Eiffel, paru en 1964 :

Regard, objet, symbole, la Tour est tout ce que l’homme met en elle, et ce tout est infini. Spectacle regardé et regardant, édifice inutile et irremplaçable, monde familier et symbole héroïque, témoin d’un siècle et monument toujours neuf, objet inimitable et sans cesse reproduit [...].

1ère page de La Vie errante (Lassitude) de Guy de Maupassant, paru en 1890. L'écrivain se montre critique envers la tour Eiffel. Dès les premières lignes, le ton est doné : «J'ai quitté Paris et même la France, parce que la tour Eiffel finissait par m'ennuyer trop. [...]».

Elle a ainsi été abordée dans des romans : Léon-Paul Fargue revient sur l’analyse critique de ses pairs, sur la tour à ses débuts (Le piéton de Paris, 1932-1939), de même que Pierre Mac Orlan, qui tout en rappelant qu’au départ, pour les artistes, « vitupérer contre la tour [...] était un brevet de sensibilité littéraire et artistique », souligne l’intérêt scientifique et militaire qui a ensuite été reconnu à la tour (La Tour, Javel et les Bélandres, Villes, in Œuvres complètes), enfin dernièrement, Pascal Lainé aborde l’histoire de la conception, de la construction et des premières années d’exploitation de la tour à travers une narration romancée (Le mystère de la tour Eiffel, 2005). En cela, il se rapproche de Dino Buzzati, qui dans Le K., mettait en scène un ouvrier fictif qui aurait travaillé sur le chantier de la tour en 1887-1889. Néanmoins, Buzatti procède différemment de Lainé, son texte étant un nouvelle, pas un roman, et le ton utilisé étant fantastique et non réaliste comme pour Pascal Lainé.

En poésie, Guillaume Apollinaire en a fait un calligramme nationaliste (Calligrammes, 1918) et un texte que René Étiemble considère, dans Essais de littérature (vraiment) générale, comme un exemple d’ haïku occidental réussi (« Bergère ô tour Eiffel/ Le troupeau des ponts/ Bêle ce matin »). En juillet 1888, François Coppée, fustige la tour Eiffel qu’il traite de « mât de fer aux durs agrès/ Inachevé, confus, difforme », de « symbole de force inutile »,d’ « œuvre monstrueuse et manquée » ou encore de « mât ridicule » (Sur la tour Eiffel, deuxième plateau, Poésies). En mai 1889, par poésie interposée, Raoul Bonnery lui répond : « Tu mis la fleur de ta science/ A m'appeler « Monstre hideux »Un peu plus de reconnaissance/ T'eût convenu peut-être mieux. », ou encore « Quel sang dans tes veines circule/Pour t'écrier avec mépris,/ Que je suis un mât ridicule/Sur le navire de Paris./ Un mât? J'accepte l'épithète,/ Mais un mât fier, audacieux,/ Qui saura, portant haut la tête, / Parler de progrès jusqu'aux cieux. » (La tour Eiffel à François Coppée, le jour de ses 300 mètres, in Le Franc journal). Au contraire des exemples précédents, Vicente Huidobro, Blaise Cendrars et Louis Aragon lui rendent hommage (respectivement dans Nord-Sud, n°6-7, 1917, La tour en 1910 in Dix-neuf poèmes élastiques, 1913 et La tour parle in La tour Eiffel de Robert Delaunay).

Au théâtre, la tour Eiffel a fait l’objet des pièces Une visite à l'exposition de 1889, vaudeville en 3 actes et en 10 tableaux (Henri Rousseau) et Les mariés de la tour Eiffel (Jean Cocteau, 1921).

Le monument du Champ-de-Mars a également été traité sous des formes particulières : journal (Jules de Goncourt et Edmond de Goncourt, Journal, tome VIII, 6 mai et 2 juillet 1889), récit de voyage (Guy de Maupassant, La vie errante, 1890), où l’écrivain dit son dégoût de la tour Eiffel, étude sémiologique (Roland Barthes, La Tour Eiffel, 1964), mais aussi préface de livres, discours à une conférence, article dans une revue etc.

Cinéma-Télévision :

Dès que l'ingénierie cinématographique commença à se développer, la tour Eiffel fut filmée par les cinéastes les plus illustres, mais dans un premier temps, uniquemment sous la forme du documentaire (Panorama pendant l'ascension de la Tour Eiffel, Louis Lumière, 1897, Images de l'exposition 1900, Georges Méliès, 1900).

La première fiction ayant la tour Eiffel comme décor principal est un moyen métrage français, Paris qui dort (René Clair, 1923). Dans ce court film (35 minutes), un scientifique plonge Paris dans le sommeil. Une poignée d'hommes et de femmes, qui se réfugient dans les hauteurs de la tour Eiffel, échappent au sort réservé aux autres habitants de la capitale.

En 1930, avec La fin du monde, Abel Gance réalise le premier long métrage (1h 45min) et pousse les recherches pour mettre en valeur l'esthétisme des structures de la tour.

Dans les années 1940, l'imagerie véhiculée par la tour Eiffel commence à s'intégrer dans des films américains. Ainsi, Ninotchka, un des plus grands succès du réalisateur d'origine allemande émigra aux États-Unis Ernst Lubitsch, utilise l'image de la tour Eiffel d'une manière symbolique.

En 1949, Burgess Meredith réalise L'homme de la Tour Eiffel (The man on the Eiffel Tower), la première adaptation au cinéma d'un roman de Georges Simenon. Charles Laughton qui incarne le commissaire Maigret, doit résoudre un meurtre commis à la tour Eiffel, ce qui le pousse à revenir plusieurs fois sur les lieux à la recherche d'indices.

Le 4 juin 1966, est diffusé le premier téléfilm important ayant un rapport avec la tour Eiffel, La Rose de fer, 39e épisode de la première série (1958-1973) des Cinq Dernières Minutes.

A partir des années 1980, la tour Eiffel apparaîtra dans plusieurs grands films américains. En 1985, Dangereusement vôtre (A View to a Kill), le quatorzième James Bond produit au cinéma par EON Productions et le dernier des sept films tourné par Roger Moore dans ce rôle, met en scène la tour Eiffel dans un film d'action grand public (budget de 30 000 000 de $, 42.9 millions d'entrées dans le monde et 152 400 000 de $ de recette au total pour l'exploitation au cinéma.

Puis le cinéma américain sera de plus en plus friand d'apparitions de la tour, notamment pour son effet pratique et symbolique. Elle permet, en effet, de signifier en un seul plan ou une seule séquence, même courte, que l'action se situe en France, ou à Paris. Ainsi, dès 1953, Byron Haskin la montre détruite dans son adaptation de La Guerre des mondes.

Ce genre d'images (la tour Eiffel détruite) sera par la suite souvent utilisée dans des films américains pour signifier un danger planétaire immédiat et grave, comme en 1996 dans Independence Day et Mars Attacks! ou encore Armageddon en 1998.

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Patchwork d'affiches de cinéma ayant des scènes en rapport avec la tour Eiffel
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Affiches de haut en bas et de gauche à droite :
Un indien dans la ville -version anglophone- (Hervé Palud, 1994), Les Razmoket à Paris, le film (Rugrats in Paris: The Movie - Rugrats II, Stig Bergqvist, Paul Demeyer, 2000), Le Loup-Garou de Paris (An American Werewolf in Paris, Anthony Waller, 1997), Condorman (Charles Jarrott, 1981), Dangereusement vôtre (A View to a Kill, John Glen, 1985), L'homme de la Tour Eiffel (The Man on the Eiffel Tower, Burgess Meredith, 1949), Zazie dans le métro (Louis Malle, 1960), Les Aristochats (The Aristocats, Wolfgang Reitherman, 1970), Les Uns et les Autres (Claude Lelouch, 1981) et Un monde sans pitié (Éric Rochant, 1989).

Autres formes artistiques :

En plus d'un siècle d'existe, l'image du célèbre monument parisien a été utilisée maintes fois, sous de très nombreuses formes (monnaies, billet de banque, timbres, logotypes etc), mais citons à titre d'exemple les domaines suivants :

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Capture d'écran de Command and Conquer : Alerte rouge (1996). Quatre ans plus tard, la suite inclut des scènes avec la tour Eiffel.

Jeux vidéos :

Dans le jeu de stratégie en temps réel Command and Conquer (1995), la tour Eiffel est un des objectifs de mission possible du GDI (en français, Groupement de Défense Internationale ou en version originale Global Defense Initiative). Cinq ans plus tard, elle apparaît de nouveau dans Command and Conquer : Alerte rouge 2 (2000) Dans le jeu pour Playstation Twisted Metal 2 (1996), la tour Eiffel apparaît dans un des 11 niveaux (le niveau « Monumental Disaster » qui se passe à Paris). La tour apparaît aussi de manière plus ou moins importante dans Onimusha 3: Demon Siege (2004), Evil Genius (2005) et dernièrement dans Blazing Angels: Squadrons of WWII (2006).

Bandes dessinées :

Une des bande dessinnée la plus connue pour son utilisation de la tour Eiffel, est peut-être Adèle Blanc-Sec, T2 : Le démon de la Tour Eiffel de Jacques Tardi [29].

La tour Eiffel apparaît sur la couverture d'un album de Blake et Mortimer dessiné par Edgar P. Jacobs, S.O.S. Météores (tome 8), sans toutefois jouer le moindre rôle dans l'histoire [30].

Sans être à proprement parler une bande dessinée, André Juillard a réalisé 36 vues de la tour Eiffel, a la manière d'Hokusai avec ses Trente-Six Vues du mont Fuji (estampes, 1831) et Henri Rivière avec ses 36 vues de la tour Eiffel (littographies, 1902) [31].

Les illuminations de la tour[modifier | modifier le code]
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La tour Eiffel de nuit, avec son illumination actuelle.

Depuis ses débuts, la tour Eiffel a toujours su mettre en valeur sa structure particulière par des jeux de lumière, que ce sont par le biais des feux d’artifice, du gaz, de l’électricité, des néons ou encore du sodium à haute pression [32].

Ainsi, dès 1888, avant même son achèvement, des feux d’artifices étaient tirés depuis le deuxième étage, et encore maintenant, il est le lieu de rendez-vous des parisiens tous les 14 juillet.

En 1889, et dans un premier temps, les éclairages de la tour se font à l'aide de 10 000 becs de gaz, mais dès 1900, dans le cadre de l’Exposition universelle qui se tient à Paris, ils se font à l’électricité.

En 1925, André Citroën fait installer une énorme publicité lumineuse pour sa marque, s’étendant en hauteur. Les illuminations figurent le nom Citroën avec un lettrage stylisé version Art déco.

En 1937, pour l’Exposition Internationale des Arts Appliqués, André Granet conçoit un nouvel éclairage mettant en valeur la structure en dentelle de la tour les fontaines lumineuses s’harmonisent avec celles des jardins du Trocadéro.

En 1985, la SNTE (Société nouvelle d'exploitation de la Tour Eiffel), le nouvel exploitant depuis le 1er janvier 1980, fait installer un éclairage jaune orangé placé à l'intérieur des structures de la tour, composé d’un dispositif de 352 projecteurs au sodium.

Puis la tour s’est symboliquement équipée à la manière d’un phare, à la manière d’un repère universel. Deux faisceaux lumineux balayent le ciel parisien jusqu’à une distance de 80 kilomètres. Ce "phare" est composé de quatre projecteurs motorisés de type "marine" munis de lampes au xénon de 6000 W d’une longévité de 1200 heures environ, pilotés par micro-ordinateur et synchronisés pour former un double faisceau en croix pivotant à 360°.

Pour le passage de l’an 2000, la tour Eiffel a été, en plus de son éclairage habituel, équipée de 20 000 flashes. Ces 20 000 ampoules à baïonnettes crépitaient tous les jours pendant 10 minutes à midi, et de la tombée de la nuit à 1 heure du matin, en plus de l’éclairage doré habituel, elles s’illuminaient pendant 5 minutes à chaque nouveau passage d’heure. Enfin, à 1 heure du matin, pour clore le spectacle, les ampoules brillaient pendant 10 minutes, mais cette fois-ci seules, c’est à dire sans l’éclairage habituel de la tour.

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Dispositif des 20 000 flashes pour le passage à l’an 2000 :
→ 20 alpinistes pendant 3 mois toutes les nuits, pour installer le dispositif .
→ 20 000 ampoules à baïonnettes, pesant en tout 8 tonnes.
→ 800 guirlandes électriques de 25 kilos chacune en moyenne, pour une longueur de 18 km en tout.
→ 60 000 colliers souples pour fixer les câbles, 20 000 attaches, 3 kilomètres de cornières.
→ 230 armoires électriques et 30 kilomètres de câbles d'alimentation.
→ 400 Kw de puissance (autant que l'illumination).

En juin 2003, la tour Eiffel remet en place le dispositif scintillant de l’an 2000, mais avec une nouvelle technologie. De la tombée de la nuit à 1 heure du matin l’hiver ou 2 heures du matin l’été, au passage de chaque heure, vient se superposer à l’éclairage habituel qu’arbore la tour depuis 1986. Composé de 20 000 flashes, le scintillement a lieu pendant 10 minutes et pour finir, soit à 1 heure du matin l’hiver et 2 heures du matin l’été, il se fait seul, l’éclairage doré étant éteint.

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Dispositif des 20 000 flashes mis en place en juin 2003 :
→ Un dispositif conçu pour durer 10 ans.
→ 25 alpinistes pendant 5 mois.
→ 20 000 lampes à éclats (5000 par face) fixées à la main une par une.
→ 40 kilomètres de guirlandes lumineuses et câbles d’alimentation.
→ 40 000 attaches et 80 000 pièces métalliques diverses, soit 60 tonnes de serrureries et pièces métalliques.
→ 230 armoires et coffrets d’alimentation sont nécessaires.
→ 10 000 m2 de filets de sécurité.
→ Une puissance de120 kilowatts.
→ Budget total de 4,55 millions d’euros HT.

Le 24 janvier 2004, un dispositif exceptionnel est mis en place pour célébrer le nouvel an chinois à Paris, qui en réalité, avait officiellement lieu cette année-là le 22 janvier au niveau mondial. Mis en place avec le partenariat d’EDF (intervenant via le Groupe Citelum), ce système fut lancé le samedi 24 janvier 2004 à la suite d’un défilé organisé sur le Champs-Élysées célébrant le nouvel an chinois à Paris. Il fut inauguré par Jean-Jacques Aillagon, le ministre français de la Culture et de la Communication, par Sun Jiazheng, son homologue, ministre chinois de la Culture et des maires de Paris, Bertrand Delanoë et Pékin, Wang Qishan.

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Dispositif de l’éclairage du nouvel an chinois du 24 au 29 janvier 2004 :
→ Un dispositif exceptionnel conçu pour durer 5 jours, réalisé par le Groupe Citelum sur commande d’EDF et pour le compte de la société exploitante de la tour Eiffel.
→ 280 projecteurs, répartis au sol pour 88 d’entres eux et sur l’ouvrage lui-même pour les 192 restants, d’une puissance total d’environ 1500 kw.
→ Pour le montage qui a eu lieu du 12 au 24 janvier 2004 inclus, intervention de 30 techniciens, dont la moitié travaillait de jour et l’autre moitié de nuit.
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Les illuminations de la tour Eiffel à travers le temps
Exploits sportifs[modifier | modifier le code]
Quelques premières d'exploits sportifs ayant pour cadre la tour Eiffel
De gauche à droite : 1) Le dirigeable numéro 6 d'Alberto Santos-Dumont (1901). 2) Forestier, vainqueur du «championnat de l'escalier» (1905).
3) Franz Reichelt (1912). 4) Saut en parachute avec vue sur le Trocadéro.
Saut dans le vide :
Le 4 février 1912 à 8h30, Franz Reichelt, artisan tailleur d'origine autrichienne, saute dans le vide avec un «parachute» de son invention et s'écrase au sol.
Le 25 juin 1987 Le Néo-Zélandais A.J. Hackett réalise un saut à l'élastique (non autorisé) depuis la 2e étage de la tour Eiffel.
Montée/descente des marches :
Le 9 septembre 1891 : Un boulanger Landais, Sylvain Doinon, monte sur des échasses les marches qui mènent au premier étage.
Le 26 novembre 1905 : Le quotidien Le Sport organise le «championnat de l'escalier» regroupant 227 concurrents. Le vainqueur atteint le deuxième étage en 3 minutes 12 secondes.
En 1921 : Première descente en rappel.
Le 2 juin 1923, Pierre Labric dévale en vélo les marches depuis le premier étage de la tour Eiffel.
Aviation :
Le 19 octobre 1901 : Alberto Santos-Dumont approche la tour Eiffel avec son dirigeable numéro 6.
Le 18 octobre 1909, à 17 heures : Le Comte de Lambert survole la Tour Eiffel aux commandes d'un Wright.
Équilibre acrobatique :
Le 6 juin 1952 : la trapéziste Rose Gold effectue une démonstration sans filet à 118 mètres au-dessus du sol.
En août 1989 : L'équilibriste Philippe Petit rallie l'esplanade du Trocadéro depuis le deuxième étage de la tour Eiffel sur un fil d'une longueur de 760 mètres.
Le 31 décembre 1996 : Le grimpeur urbain français Alain Robert monte à mains nues et sans protection la tour Eiffel. Parti de la base à 23h15, il escalade la face Ouest par moins dix degrés et atteint le sommet vers minuit.

Le tableau ci-dessus résume brièvement les principales premières d’exploits sportifs en rapport avec la tour Eiffel. Toutefois, certaines précisions méritent d’être apportées.

Sur une vue satellite en fausses couleurs de Paris, tracé de l'épreuve imaginée en 1900 par Henry Deutsch (aller-retour Saint-Cloudtour Eiffel en moins d'une demie heure), remportée par Alberto Santos-Dumont le 19 octobre 1901.

En avril 1900, Henry Deutsch de la Meurthe offre un prix de 100 000 francs (environ 320 000 €) à la première machine volante capable de parcourir le trajet aller-retour de Saint-Cloud à la tour Eiffel en moins de 30 minutes, ceci avant octobre 1904. Le 19 octobre 1901, Alberto Santos-Dumont réalise l'exploit en 30 minutes 42 s, avec son ballon dirigeable n°6 et gagne le prix qu'il partagera avec ses collaborateurs [33].

Le 4 février 1912, Franz Reichelt, homme d’origine autrichienne et tailleur de son état, décide de sauter du premier étage de la tour Eiffel, muni d’une voilure de son invention [34]. Son saut fut filmé et le document de quelques dizaines de secondes existe toujours. Dans ce document, l’homme commence par tourner sur lui-même, face à la caméra, fier de montrer son « parachute », qui n’est qu’en fait, une sorte de pardessus amélioré. Ensuite, on le voit sur le rebord du premier étage, pris de longues hésitations avant le saut. Il saute. La chute est très rapide. Il s’écrase et bien vite, la foule des curieux amassés au pied de la tour Eiffel, observent son corps et le trou qu’il a laissé dans le sol du Champ-de-Mars. L’autopsie a montré que Reichelt était mort d’une crise cardiaque, avant même d’avoir touché le sol.

Par son acte, cet homme-oiseau fut le précurseur d’une longue série de personnes réalisant des sauts depuis la tour. Certaines ont réussi, d’autres y ont laissé leur vie.

C’est que, si la tour Eiffel n’avait connu qu’un seul mort durant sa construction, les statistiques furent différentes après. Ainsi, il y aurait eu au total, 366 morts depuis les débuts de la tour Eiffel, tous motifs confondus : défis sportifs ratés, accidents, suicides etc [35]. Depuis plusieurs décennies, la société exploitant le monument a mis en place un système de filets de sécurité empêchant les accidents et dissuadant les aventuriers. Malgré cela, certains arrivent encore à passer outre et braver le danger. Par exemple, il en fut ainsi le 17 mai 2005, lorsqu’un norvégien de 31 ans, accompagné de deux amis, tous adeptes du base jump, s'est tué vers 22 heures en voulant sauter en parachute du deuxième étage de la tour Eiffel. Malgré les protections, il avait réussi à s'élancer de la tour mais s'était encastré peu après sur les structures du premier étage, mourant sur le coup [36].

Victor Lustig: « l'homme qui vendit la tour Eiffel »[modifier | modifier le code]
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Affiche cinéma du film à sketches Les plus belles escroqueries du Monde (1964), dont un des segments intitulé L'homme qui vendit la tour Eiffel, réalisé par Claude Chabrol, traite de l'hitoire de Victor Lustig.

Un des exploits les plus marquants, bien que sans valeur sportive, reste sans doute celui de l'escroc Victor Lustig, qui réussit en 1925 à vendre la tour Eiffel en pièces détachées à un ferrailleur [37]. Lustig, aidé de Dan Collins, surnommé « Dapper Dan », un acolyte rencontré à New York, avait lu comme tout le monde dans la presse la possibilité évoquée de démolir la tour Eiffel. Il en profita pour faire de faux documents du ministère des Postes et Télégraphes, organisme reponsable de la tour, séléctionna les cinq plus importantes compagnies récupératrices de métaux ferreux qu'il convoqua à l'hôtel de Crillon, place de la Concorde, à Paris, soit disant pour effectuer la transaction en toute discrétion. Seuls étaient censés être dans la confidence le Président de la République, le Ministre, le sous-ministre (incarné par Victor Lustig) et son chef de cabinet (incarné par Dapper Dan, son complice). Il leur annonça : « Messieurs, le gouvernement devra démolir la Tour Eiffel ! Et vous êtes ici pour soumissionner ! », les conduit à la tour Eiffel en limousine qu'il leur fit visiter, puis séléctionna le ferrailleur le plus crédule, en lui annonçant qu'il avait gagné le marché. Celui-ci accepta de faire un gros chèque, représentant soit-disant la moitié de la moitié de la soumission, augmentée en plus d'un pot-de-vin !

Après avoir encaissé le chèque, les deux escrocs s'enfuirent pour l'Autriche. Quelques temps plus tard, ils revenèrent à Paris pour retenter leur chance avec de nouveaux ferrailleurs, mais la police fut sur le coup et les deux compères s'échappèrent en bateau à New York.

Cet exploit fut repris dans le livre L'homme qui vendit la tour Eiffel (The Man Who Sold the Eiffel Tower) de James F. Johnson et Floyd Miller. Édition Doubleday, 1961 pour la version originale et Calmann-levy, 1963 pour la traduction française [38]. De plus, en 1964, Claude Chabrol en a fait un court-métrage intitulé L'homme qui vendit la tour Eiffel (il s'agit d'un des segments d'un film à sketches narrant l'escroquerie vue par cinq cinéastes de renom, Les plus belles escroqueries du Monde, qui comprend aussi les réalisations La Rivière de Diamants de Roman Polanski, Les Cinq Bienfaiteurs de Fumiko d'Hiromichi Horikawa, La Feuille de Route d'Ugo Gregoretti et Le Grand escroc de Jean-Luc Godard) [39].

Données chiffrées[modifier | modifier le code]

Une tour de très grande hauteur[modifier | modifier le code]

Diagramme montrant quelques gratte-ciel parmi les plus hauts du monde : Sears Tower, Taipei 101, Petronas Towers et Empire State Building.

Plus haut bâtiment de tout les temps à son inauguration en mars 1889, la tour Eiffel a depuis, été largement dépassée dans la course à la hauteur.

Actuellement, le gratte-ciel le plus haut est Taipei 101 (508 mètres), si on ne prend en compte que le bâtiment seul, c'est à dire la distance sol-toit de l'édifice, mais si on prend aussi en compte l'antenne, il s'agit cette fois de la tour Sears (529 mètres, pour 442 mètres sans antenne). Si maintenant, au-delà des immeubles habités ou abritant des bureaux, on élargit à tous types de structures, les records sont en fait détenus par des tours de télétransmission. Ainsi, l'édifice le plus haut ayant jamais été bâti par l'homme est la tour de transmission de Radio Varsovie avec 646 mètres. Ce mât s'étant effondré le 8 août 1991, l'actuel record est en fait détenu par le mât de télédiffusion de la station KVLY (Dakota du Nord) avec 629 mètres.

Mais depuis quelques mois ont commencés à Dubaï les travaux d'un chantier et d'un projet gigantesque : l'édification d'un immeuble dont la hauteur totale estimée serait de l'ordre de 810 mètres. Burj Dubaï devrait ainsi voir le jour en 2008 et devenir - de loin- le plus haut monument du monde. Au 1er mai 2006, la hauteur de cette tour serait équivalente à 42 étages sur les 161 prévus au final.

En moins de 120 ans, le record de hauteur de la tour Eiffel serait donc multiplié par 2,7 (de 300 mètres pour la tour Eiffel à l'origine à 810 mètres pour Burj Dubaï).

Il n'en reste pas moins que l'édifice de Gustave Eiffel a battu à son époque plusieurs records. Tout d'abord record du monde de hauteur, certes largement battu depuis, ensuite record (relatif) de longévité en restant 41 ans le plus haut bâtiment du monde (la grande pyramide de Gizeh a tenu cette même place pendant une durée 100 fois plus longue) et enfin, à l'inauguration en 1889, en augmentant d'un seul coup de 130 mètres le record qui était détenu à l'époque par l'obélisque de Washington (300 mètres pour la tour Eiffel contre 169 mètres pour l'obélisque).

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Les plus haut bâtiments du monde en 1829, 1889, 1949 et 2009

Au XIXe siècle, bâtir un monument de très grande hauteur était ambivalent. Bien que critiquée par certains, cette idée était néanmoins dans l'air du temps. Comme le dira Eugène-Melchior de Vogüé à propos du projet de la tour Eiffel, édifier une tour de grande hauteur est un rêve et un défi qui « remuait obscurément depuis quelques années dans le cerveau des ingénieurs ».

Édifiés sur de longues périodes et avec de nombreux ouvriers, les édifices religieux ont été les premiers à prouver que construire des structures de grande hauteur pouvait être techniquement possible. Ainsi en est-il de la Cathédrale de Rouen, qui après un incendie en 1822, se voit coiffée en 1837 d’une flèche en fonte de 40 mètres de hauteur, ce qui portera sa hauteur à 150 mètres et en fera le plus haut édifice du monde de 1876 à 1880, soit 9 ans seulement avant l'inauguration de la tour Eiffel qui fera...le double de hauteur.

Esquisse de l'obélisque de Washington proposée vers 1836 par l'architecte Robert Mills.

La pierre seule permet certes d'atteindre de grandes hauteurs, mais elle a toutefois ses limites. L'obélisque de Washington en est la preuve. Les premiers plans de la colonne sont dessinés en 1838, les travaux débutèrent en 1848 et il était prévu à l'origine que le monument, fait de marbre, de grés et de granit, atteigne 180 mètres de hauteur. Le chantier durera 37 ans, sans pourtant jamais atteindre l'objectif initial. Achevé le 6 décembre 1884, inauguré le 20 février 1885, le Washington Monument sera officiellement ouvert au public le 9 octobre 1888, affichant 169 mètres, soit 10 de moins que prévus. De 1884 à 1889, il sera la plus haute structure du monde, avant que la tour Eiffel ne vienne le détrôner avec ses 300 mètres.

Mais en réalité, les ingénieurs du XIXe siècle savent que seule la maîtrise de la technique du fer peut leur permettre d’envisager sérieusement d'édifier une structure très haute. Que ce soit en Angleterre, en France ou aux États-Unis, les projets vont se multiplier pour atteindre l'objectif de 300 mètres. En 1833, Richard Trevithick, expert britannique des machines à vapeur, est le premier à proposer un projet de colonne en fonte ajourée, haute de 1 000 pieds (≈300 mètres).

En France, dans les années 1880, le principal concurrent de Gustave Eiffel est Jules Bourdais, qui est loin d'être un inconnu puisqu'il a imaginé et construit, avec Gabriel Davioud, le palais du Trocadéro, dans le cadre de l'exposition universelle de 1878. Bourdais va d'abord imaginer une tour de 300 mètres en granit, mais le projet ne prenant pas assez en compte le problème de la résistance des matériaux, ce matériau sera finalement remplacé par le fer en 1886, lors du concours qui l'oppose à Gustave Eiffel pour construire une tour de 300 mètres pour l'Exposition universelle de 1889. Si Jules Bourdais est resté connu comme un concurrent sérieux d'Eiffel, c'est qu'il a su promouvoir, comme son adversaire, son projet de tour auprès des hommes politiques, des médias et du grand public. Mais les autres ingénieurs ne sont pas en reste. Le nombre élevés de projets déposés en mai 1886, 107 exactement, en témoignent. Même s'ils ne semblent pas tous réalistes, cela prouve que Gustave Eiffel est loin d'être le seul ingénieur a avoir planché sur ce projet de tour très haute.

De leur côté, les ingénieurs-architectes savent donc que le métal peut leur permettre de construire des structures toujours plus élevées. Mais encore leur faut-il ne pas trop sous-estimer l'aspect esthétique ou utilitaire.

Dès la conception, Stephen Sauvestre avait donné un vernis esthétique à la tour Eiffel et Gustave Eiffel avait souligné son futur intérêt scientifique. Et pourtant cela n'empêcha pas les artistes de son époque de dénigrer violemment son projet. Alors que les fondations de l'édifice n'avaient commencées que quelques jours plus tôt, le 28 janvier 1887 exactement, une lettre de protestation d'artistes paraissait dans le journal Le Temps le 17 février 1887. Signée de grands noms de l'époque (Alexandre Dumas fils, Guy de Maupassant, Charles Gounod, Leconte de Lisle, Charles Garnier, Sully Prudhomme etc), elle se montrait très virulente à l'égard de la hauteur de la tour qui viendrait, selon eux, défigurer Paris :

       II suffit d'ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu'une noire et gigantesque cheminée d'usine, écrasant de sa masse barbare : Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l'Arc de triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et pendant vingt ans, nous verrons s'allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, comme une tache d'encre, l'ombre odieuse de l'odieuse colonne de tôle boulonnée.

Collectif d'artistes, «Les artistes contre la Tour Eiffel», Le Temps, 14 février 1887.

Ce à quoi fut répondu, dans le cadre d'un débat houleux mêlant des personnalités de l'époque, des responsables politiques, des journalistes, des ingénieurs :

       La plupart des architectes qui ont concouru pour le plan de l’Exposition, ont été gênés, nous dit-on par cette immense pyramide qui écrase de sa masse tous les monuments d’alentour et particulièrement les bâtiments prévus pour l’Exposition : on lui reproche de manquer de cachet artistique : on la considère dans l’ordre architectural comme une création sans goût, sans art, sans élégance, une œuvre barbare, un monstre enfin.
       Il est certain que l’œil, accoutumé à envisager les monuments dans le cadre étroit des constructions de pierre, ne saurait s’habituer tout d’un coup aux proportions gigantesques de la Tour Eiffel et que sa comparaison immédiate avec nos palais étonné et choque ; mais c’est là certainement un rayon d’optique, une éducation de l’œil à faire.
       N’est-ce pas de l’art que l’application de la Science acquise par l’homme et de la puissance dont il dispose à la réalisation d’une conception quelconque ? Et dès lors quelle œuvre plus artistique que la Tour Eiffel dont les lignes ont été arrêtées par le calcul c’est-à-dire par la loi de progression géométrique ?
       En fait d’architecture, l’art est la caractéristique d’une époque, d’un mouvement ou d’une génération dans l’esprit humain ; il marque les étapes et les évolutions successives de l’humanité ; procédant des grossiers tumulus en terre, il passe aux dolmens, aux pyramides, aux obélisques, pour arriver au Parthénon, au Colisée, puis à la Renaissance et à nos constructions modernes.
       Or, qui sait si les prodigieux remueurs de pierres, qui ont élevé les pyramides, n’auraient pas souri de pitié à la vue des projets du Parthénon d’Athènes ? Si les artistes incomparables qui ont conçu cette merveille des merveilles, n’auraient pas à leur tour critiqué l’art Gothique ? Si le cerveau puissant et inconnu dans lequel a germé Notre-Dame de Paris, n’aurait pas traité de fou l’architecte de la colonnade du Louvre ?
       Qui peut nier aujourd’hui qu’une révolution s’opère dans les procédés de bâtir ?
       La pierre et la brique, seuls éléments des constructions de l’Antiquité, cèdent de plus en plus le pas au métal. Le fer fondu ou forgé, épousant toutes les formes, offrant la plus grande résistance sous le moindre volume, tend à se substituer aux anciens matériaux de construction.
       Est-il étonnant, dès lors, que les ingénieurs, qui assistent à cette révolution et qui la propagent, éprouvent le besoin d’élever un monument impérissable qui atteste cette transformation, qui en reste comme le témoin indestructible ; n’obéissent-ils pas plutôt à ce sentiment inné de l’art qui a donné naissance aux Pyramides , au Parthénon, à Notre-Dame de Paris, à Saint-Pierre de Rome, à la colonnade du Louvre ?

L'Exposition de 1889 et la tour Eiffel, d'après les documents officiels. Gombault et Singier. Exposition internationale (1889 ; Paris). Éditeur scientifique.208 p. : ill. ; in-18.

Avec le temps, la course à la hauteur est devenue plus courante, s'est développée dans de nombreux pays, notamment dans le but d' affirmer sa supériorité technologique et économique.

La tour Eiffel, quant à elle, a attiré les foules depuis son inauguration, faisant taire les réticences petit à petit. Par exemple, deux ans après avoir signé la « protestation des artistes », Sully Prudhomme dira :

Sully Prudhomme.jpg
J'ai signé une protestation d'artistes et d'écrivains contre le gigantesque édifice [...].
Je n'avais, heureusement, jugé et condamné que par défaut, et devant l'œuvre accomplie et victorieuse, je me sens aujourd'hui plus à l'aise que d'autres pour en appeler de ma propre sentence. L'idée que je me fais de mon art me rend sans doute la conversion plus facile qu'à mes confrères, plus facile surtout qu'aux artistes dont les œuvres s'adressent aux yeux. La poésie, en effet, me semble être, comme la musique, un art où la forme, empruntant le moins possible à la matière, n'est plus, pour ainsi dire, que le frisson même de l'âme. Aussi le poète, à mon avis, peut-il regretter que la tour Eiffel ne caresse pas les yeux sans perdre pour cela le droit ni faillir au devoir d'y saluer une audace magnifique dont la majesté suffit amplement à la satisfaire. Ce colosse rigide et froid peut dès lors lui apparaître comme un témoin de fer dressé par l'homme vers l'azur pour attester son immuable résolution d'y atteindre et de s'y établir.
Voilà le point de vue qui a réconcilié mon regard avec ce monstre, conquérant du ciel. Et quand même, en face de sa grandeur impérieuse, je ne me sentirais pas converti, assurément je me sentirais consolé par la joie fière, qui nous est commune à tous, d'y voir le drapeau français flotter plus haut que tous les autres drapeaux du monde, sinon comme un insigne belliqueux, du moins comme un emblème des aspirations invincibles de la patrie.

Sully Prudhomme, Discours prononcé au 13e banquet de la conférence "Scientia" offert à M. Eiffel le 13 avril 1889, La revue scientifique, 20 avril 1889.

La place de la tour Eiffel parmi les plus hauts bâtiments de 1889[modifier | modifier le code]

En 1889, avant que la tour Eiffel ne soit officiellement achevée, seuls trois monument au monde dépassaient 150 mètres, soit la moitié de la taille du monument parisien, la Cathédrale de Rouen (150 mètres), la Cathédrale de Cologne (169 mètres) et l'Obélisque de Washington (170 mètres). Avec ses 300 mètres, la tour Eiffel dépasse donc largement tous les autres grands bâtiments du monde existants à l'époque [24].

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Liste des plus hauts bâtiments du monde en 1889 et comparaison avec la tour Eiffel
Axe des abscisses :
1/ Cathédrale de Paris (66 mètres) 2/ Panthéon (79 mètres) 3/ Invalides (105 mètres) 4/ Basilique Saint-Pierre (132 mètres)
5/ Cathédrale de Vienne (138 mètres) 6/ Cathédrale de Strasbourg (142 mètres) 7/ Grande pyramide de Gizeh (146 mètres)
8/ Cathédrale de Rouen (150 mètres) 9/ Cathédrale de Cologne (169 mètres) 10/ Obélisque de Washington (170 mètres)
11/ Tour Eiffel (300 mètres)
Axe des ordonnées :
Hauteur des monuments exprimée en mètres

La place de la tour Eiffel parmi les plus hauts bâtiments du monde[modifier | modifier le code]

Le graphique ci-dessous montre l'évolution dans le temps et en hauteur des plus hautes structures du monde depuis 1300. Si la tour Eiffel n'établit pas un record absolu en la matière, elle y figure néanmoins en bonne place [40].

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Chronologie des plus hautes structures du monde du XIVe siècle à nos jours
Notes :
  • 1/ Pendant presque 4 000 ans, la plus haute structure du monde était la grande pyramide de Gizeh, avant que la Cathédrale de Lincoln ne prenne cette place vers 1 300.
  • 2/ En 1549, sa flèche centrale fut détruite par une tempête ce qui donna la première place à l'Église St. Olav située à Tallinn, malgré sa hauteur inférieure d'un mètre.
  • 3/ A son tour, celle-ci fut frappée par la foudre en 1625, sa flèche s'écroula, faisant de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg le plus haut bâtiment du monde, et ce pendant plus de 220 ans.
  • 4/ En 1963, le mât de télédiffusion de la station KVLY dans le Dakota du Nord devient la plus haute structure du monde avant d'être remplacé dans cette position, par la tour de transmission de Radio Varsovie en 1974. Lorsque celle-ci s'écroule en 1991, bien qu'ayant 17 mètres de moins, le mât de télédiffusion de la station KVLY reprend à nouveau la première place qu'il a gardé depuis.

En restant pendant 41 ans le plus haut bâtiment du monde, la tour Eiffel n'a pas établi un record, mais sa « performance » reste remarquable, puisque depuis des millénaires, seules quatre autres structures bâties par l'homme ont fait mieux :

Circle sign 1.svg La grande pyramide de Gizeh, plus haut monument du monde pendant presque 4 000 ans.
Circle sign 2.svg La Cathédrale de Lincoln, plus haut monument du monde pendant environ 250 ans.
Circle sign 3.svg La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, plus haut monument du monde pendant 222 ans.
Circle sign 4.svg L'Église St. Olav à Tallinn, plus haut monument du monde pendant 76 ans.

Au niveau de la longévité, la tour Eiffel arrive donc à 5e place, mais avec la manière, puisque elle augmente de plus de 130 mètres le précédent record de l'obélisque de Washington, performance inégalée dans l'histoire.

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La progression dans le temps du record de hauteur des bâtiments du monde les plus élevés de 1847 à nos jours
Ce graphique représente la progression en hauteur et dans le temps des structures les plus élevées depuis 1847 (se reporter à la chronologie au-dessus pour plus de détails). En 1889, la tour Eiffel (en bleu foncé), augmente de 131 mètres le précédent record de l'obélisque de Washington. Les autres progressions en hauteur, importantes et représentées sur ce schéma, sont : en 1956, Griffin Television Tower Oklahoma → KOBR-TV Tower (+100 mètres), en 1963, WIMZ-FM-Tower → KVLY-TV mast (+95 mètres) et en 1931, Chrysler Building → Empire State Building (+62 mètres).

Popularité de la tour Eiffel[modifier | modifier le code]

Après le succès populaire pendant l’Exposition universelle de 1889 et le demi-succès de l’Exposition universelle de 1900, le nombre de visiteurs ne décollera qu’une fois la Seconde Guerre mondiale terminée.

Ainsi, entre 1901 et 1914, entre 120 000 et 260 000 personnes en font l’ascension chaque année, de 1915 à 1918 inclus, elle est fermée du fait de la Première Guerre mondiale, de 1919 à 1939, la tour Eiffel attire en moyenne 480 000 visiteurs par an avec des pics à 800 000 entrées pendant l’Exposition coloniale de 1931 et l’Exposition internationale de 1937, de 1940 à 1945 inclus, elle est de nouveau fermée pour cause de Seconde Guerre mondiale.

Une fois cette période passée, le nombre de visiteurs annuels ne cessera d’augmenter : 1 300 000 en moyenne de 1946 à 1962 et ce n’est véritablement qu’à partir de 1963 que les entrées se développent, notamment grâce à l’essor du tourisme international. En effet, en 1963, la tour Eiffel repasse pour la première fois le cap des 2 millions de visiteurs, soit le même que pour son année d’inaugurale soixante-quatorze ans plus tôt, à la différence majeure que cette fois-ci, ce cap symbolique de 2 millions d’entrées sera amélioré chaque année. En 1972 le cap des 3 millions d’entrées est dépassé, en 1984 c’est celui des 4 millions, en 1989 celui des 5 millions, et enfin en 1998 celui des 6 millions.

A l’heure actuelle, ce sont donc plus de 220 millions de visiteurs qui ont foulés de leur pieds la tour Eiffel. Au rythme actuel, cela signifie que le cap des 300 millions de visiteurs serait franchi vers 2017 et en réalité, probablement avant cela, la progression du nombre d’entrées étant exponentielle.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Un des monuments payants les plus visités en France et au monde[modifier | modifier le code]

Pour prendre la mesure de la popularité de la tour Eiffel, il convient de savoir que la tour Eiffel est un des monuments les plus visités d'Île-de-France[41], une des régions les plus touristiques de France, le pays étant lui-même la première destination mondiale [42].

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Les 10 pays les plus visités au monde
Pays les plus visités 2004.JPG
En 2004
Classement Pays Nombre de touristes

(en millions)

1er Drapeau de la France France 75,1
2e Drapeau de l'Espagne Espagne 53,6
3e Drapeau des États-Unis États-Unis 46,1
4e Drapeau de la République populaire de Chine Chine 41,8
5e Drapeau de l'Italie Italie 37,1
6e Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 27,7
7e Drapeau de Hong Kong Hong Kong 21,8
8e Drapeau du Mexique Mexique 20,6
9e Drapeau de l'Allemagne Allemagne 20,1
10e Drapeau de l'Autriche Autriche 19,4
Île-de-France flag.svg
Les 10 principales attractions touristiques d'Île-de-France
En 2004
Classement Pays Nombre de touristes

(en millions)

1er Cathédrale Notre-Dame de Paris 12 800 000
2e Disneyland Paris 12 400 000
3e Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre 8 000 000
4e Musée du Louvre 6 600 398
5e Tour Eiffel 6 229 993
6e Centre Georges-Pompidou [43] 5 368 548
7e Château de Versailles 3 300 200
8e Cité des Sciences et de l'Industrie du Parc de la Villette [44] 2 795 000
9e Musée d'Orsay 2 590 316
10e Muséum national d'histoire naturelle [45] 1 444 744
La fréquentation depuis 1889[modifier | modifier le code]

Le premier tableau montre la fréquentation annuelle de la tour Eiffel depuis 1889, avec deux périodes de fermeture au public (1915-1918 et 1940-1945), tandis que le deuxième tableau indique, pour chaque année, la fréquentation cumulée depuis 1889 [2].

Fréquentation annuelle (en visiteurs uniques)[modifier | modifier le code]
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Nombre de visiteurs annuels, de 1889 à nos jours (au 31/12/2005)
Fréquentation Tour Eiffel.JPG
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
1889 1 968 287 1909 181 574 1929 577 624 1949 1 143 046 1969 2 561 157 1989 5 580 363
1890 393 414 1910 203 803 1930 580 075 1950 1 026 631 1970 2 757 768 1990 5 698 613
1891 335 829 1911 204 168 1931 822 550 1951 1 129 637 1971 2 899 070 1991 5 442 346
1892 277 276 1912 258 950 1932 339 242 1952 1 250 094 1972 3 003 659 1992 5 747 357
1893 265 894 1913 261 337 1933 363 720 1953 1 204 371 1973 2 914 814 1993 5 537 155
1894 210 836 1914 152 725 1934 322 969 1954 1 301 152 1974 3 018 455 1994 5 419 462
1895 218 974 1915 Fermée 1935 288 643 1955 1 435 192 1975 3 045 573 1995 5 212 677
1896 226 654 1916 Fermée 1936 264 145 1956 1 476 400 1976 3 050 606 1996 5 530 279
1897 199 827 1917 Fermée 1937 809 978 1957 1 632 647 1977 3 298 844 1997 5 719 773
1898 183 391 1918 Fermée 1938 258 306 1958 1 591 005 1978 3 430 886 1998 6 051 603
1899 149 580 1919 311 714 1939 252 495 1959 1 668 558 1979 3 429 571 1999 6 368 534
1900 1 024 887 1920 417 869 1940 Fermée 1960 1 735 230 1980 3 594 190 2000 6 315 324
1901 131 724 1921 426 635 1941 Fermée 1961 1 763 448 1981 3 393 208 2001 6 103 987
1902 121 144 1922 422 172 1942 Fermée 1962 1 735 796 1982 3 399 683 2002 6 157 042
1903 122 979 1923 551 444 1943 Fermée 1963 2 013 594 1983 3 701 558 2003 5 864 969
1904 156 918 1924 585 730 1944 Fermée 1964 2 143 173 1984 4 183 857 2004 6 230 050
1905 169 770 1925 631 758 1945 Fermée 1965 2 295 193 1985 4 368 573 2005 6 428 441
1906 182 399 1926 657 004 1946 603 349 [46] 1966 2 405 554 1986 4 386 291 2006 Inconnu
1907 190 026 1927 555 087 1947 1 009 161 1967 2 416 502 1987 4 293 187 2007 Inconnu
1908 189 338 1928 634 819 1948 958 386 1968 2 070 417 1988 4 668 468 2008 Inconnu
Fréquentation annuelle (en visiteurs cumulés)[modifier | modifier le code]
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Nombre de visiteurs cumulés, de 1889 à nos jours (au 31/12/2005)
La fréquentation cumulée de la tour Eiffel de 1889 à 2005.
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
1889 1 968 287 1909 6 900 721 1929 13 753 560 1949 21 769 625 1969 56 625 376 1989 129 044 000
1890 2 361 701 1910 7 104 524 1930 14 333 635 1950 22 796 256 1970 59 383 144 1990 134 742 613
1891 2 697 530 1911 7 308 692 1931 15 156 185 1951 23 925 893 1971 62 282 214 1991 140 184 959
1892 2 974 806 1912 7 567 642 1932 15 495 427 1952 25 175 987 1972 65 285 873 1992 145 932 316
1893 3 240 700 1913 7 828 979 1933 15 859 147 1953 26 380 358 1973 68 200 687 1993 151 469 471
1894 3 451 536 1914 7 981 704 1934 16 182 116 1954 27 681 510 1974 71 219 142 1994 156 888 933
1895 3 670 510 1915 7 981 704 1935 16 470 759 1955 29 116 702 1975 74 264 715 1995 162 101 610
1896 3 897 164 1916 7 981 704 1936 16 734 904 1956 30 593 102 1976 77 315 321 1996 167 631 889
1897 4 096 991 1917 7 981 704 1937 17 544 882 1957 32 225 749 1977 80 614 165 1997 173 351 662
1898 4 280 382 1918 7 981 704 1938 17 803 188 1958 33 816 754 1978 84 045 051 1998 179 403 265
1899 4 429 962 1919 8 293 418 1939 18 055 683 1959 35 485 312 1979 87 474 622 1999 185 771 799
1900 5 454 849 1920 8 711 287 1940 18 055 683 1960 37 220 542 1980 91 068 812 2000 192 087 123
1901 5 586 573 1921 9 137 922 1941 18 055 683 1961 38 983 990 1981 94 462 020 2001 198 191 110
1902 5 707 717 1922 9 560 094 1942 18 055 683 1962 40 719 786 1982 97 861 703 2002 204 348 152
1903 5 830 696 1923 10 111 538 1943 18 055 683 1963 42 733 380 1983 101 563 261 2003 210 213 121
1904 5 987 614 1924 10 697 268 1944 18 055 683 1964 44 876 553 1984 105 747 118 2004 216 443 171
1905 6 157 384 1925 11 329 026 1945 18 055 683 1965 47 171 746 1985 110 115 691 2005 222 871 612
1906 6 339 783 1926 11 986 030 1946 18 659 032 1966 49 577 300 1986 114 501 982 2006 Inconnu
1907 6 529 809 1927 12 541 117 1947 19 668 193 1967 51 993 802 1987 118 795 169 2007 Inconnu
1908 6 719 147 1928 13 175 936 1948 20 626 579 1968 54 064 219 1988 123 463 637 2008 Inconnu

Profils des visiteurs[modifier | modifier le code]

Les graphiques suivants indiquent les origines, activités et âges des visiteurs de la tour Eiffel. Ces éléments permettant d'établlir un « profil type » des touristes qui ascensionnent l'édifice [47].

Nationalité d'origine des visiteurs de la tour Eiffel (à l'échelle mondiale).
Nationalité d'origine des visiteurs de la tour Eiffel (à l'échelle européenne).
Activité professionnelle des visiteurs de la tour Eiffel.
Âge des visiteurs de la tour Eiffel, selon qu'ils viennent de France ou de l'étranger. Des différences existent selon les régions géographiques dont les plus significatives sont:

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Les répliques de la tour Eiffel[modifier | modifier le code]

Reproduction de la tour Eiffel (165m) devant l'hôtel-casino Paris Las Vegas.

La tour Eiffel ne fut pas le premier projet d'une tour de grande hauteur, puisque par exemple, l'anglais Richard Trevithick imagine une colonne en fonte ajourée de 1 000 pieds (304,80 mètres) en 1833, l'américain James Bogardus imagine de surmonter le palais de l'Exposition universelle de New York d'une tour-observatoire de 90 mètres en 1853, les ingénieurs américains Clarke et Reeves imaginent pour l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876 une tour de 1 000 pieds célèbrant le centenaire de l'indépendance américaine, ou encore Jules Bourdais imagine avec Sébillot une tour de 300 mètres en granit au début des années 1880.

Par contre, la tour Eiffel fut le premier projet crédible d'une tour de grande hauteur et il fut le premier a être réalisé.

La tour Eiffel attira vite toutes les admirations ou toutes les jalousies d'autres pays, voire de certains ingénieurs. Ainsi, dès 1890, la Grande-Bretagne, fierté nationale oblige, lance un concours pour réaliser une tour de 1 200 pieds, soit environ 360 mètres. Soixante-dix projets seront présentés, mais leurs ressemblances avec la tour Eiffel est souvent tellement flagrante que le jury apparaît désappointé.

Les travaux commenceront finalement en 1893, mais le chantier ne sera jamais poursuivi au-delà de 50 mètres de hauteur.

Depuis, de nombreuses répliques ou imitations sont apparues à travers le monde (aux États-Unis, Japon, Angleterre etc) [48]

Une exploitation commerciale rentable[modifier | modifier le code]

Propriété de l'État français pendant l'Exposition universelle de 1889, la tour Eiffel est ensuite devenue propriété de la Ville de Paris (article 11 de la convention du 8 janvier 1887).

Selon ce même article, Gustave Eiffel devient (en son nom propre), l'exploitant de la tour Eiffel. Dans un premier temps, il en possède la jouissance commerciale pour une durée de vingt ans, du 1er janvier 1890 au 31 mars 1909, après quoi, l'édifice est susceptible d'être détruit.

Devant l'intérêt scientifique reconnu au monument, Gustave Eiffel obtient une prolongation de son autorisation d'exploiter commercialement la tour Eiffel, à partir du 1er janvier 1910 et pour une période de 70 ans supllémentaires.

Par délibération du conseil municipal de Paris, ville propriétaire de la tour, la gestion du monument a ensuite été confiée, de 1980 à 2005, à la Société Nouvelle d'Exploitation de la Tour Eiffel (SNTE), société d'économie mixte détenue à 30% par la ville de Paris et à 70% par la SAGI (Société Anonyme de Gestion Immobilière), elle-même détenue à hauteur de 60% par Perexia , une filiale du Crédit Foncier de France (Groupe Caisse d'épargne) et à 40% par la Ville de Paris.

Par délibération du conseil municipal de Paris en date du 13 décembre 2005, une nouvelle société, la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), détenue à hauteur de 60% par la ville de Paris et à 40% par des partenaires privés (BTP Eiffage, Unibail, LVMH, Dexia Crédit local et EDF), a été désignée à la suite d'un appel d'offres lancé par la ville de Paris, dans le cadre d'une délégation de service public, pour prendre le relais de la SNTE dans la gestion du monument [49].

L'exploitation de la Tour Eiffel donne du travail à quelques 500 personnes : 250 salariés (personnel d'accueil, technique et administratif) directement employés par la SETE et 250 par les différents concessionnaires (restaurants, boutiques) et institutionnels (la Poste, TDF, police) installés sur le monument [3].

Pour indication, dans le tableau ci-dessous apparaît la fiche d'identité commerciale de la SNTE [50] et de la SETE [51].

Vista-kate.png
Fiche d'identité des sociétés exploitantes de la tour Eiffel
Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE)
(exploitant pour la période allant du 01-01-2006 au 31-12-2015)
RCS Paris B 482 622 529
Siège social 5 Avenue Anatole France

75007 PARIS 07

SIRET 48262252900022
Forme juridique Société anonyme d'économie mixte à conseil d'administration
Capital social 1 000 000 €
Code activité 925C - Gestion du patrimoine culturel
Immatriculation 07-06-2005
Société Nouvelle d'Exploitation de la Tour Eiffel (SNTE)
(exploitant pour la période allant du 01-01-1980 au 31-12-2005)
RCS Paris B 482 622 529
Siège social Parc du Champ de Mars

75007 PARIS 07

SIRET 31747980600018
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Capital social 1 200 000 €
Code activité 925C - Gestion du patrimoine culturel
Immatriculation 13-12-1979

Dès 1889, la tour Eiffel fait l'objet de très nombreuses reproductions, on la retrouve par exemple sur des bouteilles, des bougies, des chromos, des pieds de lampe etc.

Gustave Eiffel envisage alors d'exploiter commercialement l'image de sa tour. Jules Jaluzot, directeur du Printemps, lui propose même de lui racheter les droits exclusifs de reproduction pour fabriquer des copies en série et les vendre dans son magasin. Mais l'initiative provoque un tollé de nombreux artisans et Gustave Eiffel renonce à son idée initiale en abandonnant ses droits d'auteur dans le domaine public.

Ainsi, il est évident que Gustave Eiffel s'est privé d'une source de revenus très importante. Pour avoir un ordre d'idée du manque à gagner, il suffit d'imaginer ce qu'aurait pu rapporter l'exploitation commerciale de l'image sur les cartes postales représentant la tour Eiffel. Avec plus de 5 milliards d'unités, en cumulé depuis 1889, les cartes postales figurant le monument sont les plus vendues au monde [35].

Mais peu importe, Gustave Eiffel n'a pas besoin de cela financièrement, sa fortune personnelle étant élevée, et la seule exploitation commerciale des entrées sont suffisantes.

Ainsi, la tour Eiffel avait coûté au final 7 800 000 de francs or. 1 500 000 de francs avait été versés sous forme de subventions par l'État français et une société anonyme avait été spécialement crée à l'occasion de l'édification de la tour, avec un capital de 5 100 000 de francs, dont une partie était détenue par Gustave Eiffel lui-même et une autre par un consortium de trois banques. Or les seuls bénéfices à l'issue de l'Exposition universelle de 1889 avaient permis de rembourser intégralement le capital aux actionnaires.

De nos jours, la tour Eiffel est un des monuments payants les plus visités au monde et par conséquent, son exploitation est rentable. Ainsi, l'édifice est un des rares sinon le seul monument français à avoir une réalité économique puisqu'elle ne fait appel à aucune subvention.

A titre d'exemple est reproduit ci-dessous une partie des résultats financiers au titre des années 2003 et 2004 [3].

Euro symbol.svg
Résultats financiers de la Société Nouvelle d'Exploitation de la Tour Eiffel (SNTE), en 2003/2004
2004 2003
Produits (TTC)
Entrées 47,4 44,1
Sous-concessionnaires 6,8 6,5
Autres (location de salles, droits d'image) 1,1 1,3
Produits financiers 1,1 1,2
TOTAL DES PRODUITS 56,3 53,1
Charges
Frais de personnel 18,5 19,6
Autres frais de gestion 7,8 7
Frais d'animation 1 0,6
Impôts et taxes 4,6 4,3
Entretien 19,7 18,6
TOTAL DES CHARGES 51,6 47,7
Solde bénéficiaire
Versé à la Ville de Paris 4,7 5,7
Société 0,3 0,4

Les principaux travaux effectués[modifier | modifier le code]

Ce tableau recense, étage par étage, les grandes phases de travaux effectuées [52].

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Liste des principaux travaux de rénovation de la tour Eiffel
1er étage
1981 à 1983 (grands travaux) : Démolition de l'ensemble des planchers, de toutes les constructions édifiées sur la plate-forme et au-dessous. Renforcement des structures primaires et buton actif. Réfection du plancher. Construction de 3 pavillons.
2e étage
1900 (Exposition universelle) : Construction du 2e étage supérieur. Elargissement de 2 mètres de la plate-forme du pourtour du 2e étage inférieur.
1981 à 1983 (grands travaux) : Construction du restaurant panoramique Le Jules Verne. Réaménagement du 2e étage supérieur et plancher du noyau central. Réaménagement du 2e étage inférieur et plancher du noyau central.
Sommet
1957 : suite à un incendie, le sommet est reconstruit en y ajoutant d'autres niveaux et des supports d'antenne.
1981 à 1983 (grands travaux) : Construction du 6e étage (T.D.F.). Construction du 5e étage (machineries ascenseurs).
Flèche
1902 : Renforcement des arbalétriers situés au-dessus du 2e étage.
1976 : Caissonnage des arbalétriers déjà consolidés en 1902.
1981 à 1983 (grands travaux) : Construction du 5e étage (machineries ascenseurs). Construction du 6e étage (T.D.F.).

Les 72 savants[modifier | modifier le code]

Lors de la construction de la tour Eiffel, soixante-douze noms de scientifiques (mathématiciens, astronomes, physiciens, ingénieurs, chmistes...) ont été gravés par Gustave Eiffel en reconnaissance de leurs contributions. Ces noms s'étalent en lettres d'or sur la périphérie du premier étage. Ils furent recouverts de peinture au début du siècle avant d'être restaurés entre 1986 et 1987 par la Société nouvelle d'exploitation de la tour Eiffel (SNTE). Sur l'édifice, seul le nom de famille apparait [53].

Nuvola apps edu science.svg
Nuvola apps kig.png
Nuvola apps kmplot.svg
Liste des noms des « 72 savants »
Face Nord Face Grenelle Face École Militaire Face Paris
1 Seguin 19 Jamin 37 Cauchy 55 Petiet
2 Lalande 20 Gay-Lussac 38 Belgrand 56 Daguerre
3 Tresca 21 Fizeau 39 Regnault 57 Wurtz
4 Poncelet 22 Schneider 40 Fresnel 58 Le Verrier
5 Bresse 23 Le Chatelier 41 De Prony 59 Perdonnet
6 Lagrange 24 Berthier 42 Vicat 60 Delambre
7 Belanger 25 Barral 43 Ebelmen 61 Malus
8 Cuvier 26 De Dion 44 Coulomb 62 Breguet
9 Laplace 27 Goüin 45 Poinsot 63 Polonceau
10 Dulong 28 Jousselin 46 Foucault 64 Dumas
11 Chasles 29 Broca 47 Delaunay 65 Clapeyron
12 Lavoisier 30 Becquerel 48 Morin 66 Borda
13 Ampere 31 Coriolis 49 Haüy 67 Fourier
14 Chevreul 32 Cail 50 Combes 68 Bichat
15 Flachat 33 Triger 51 Thénard 69 Sauvage
16 Navier 34 Giffard 52 Arago 70 Pelouze
17 Legendre 35 Perrier 53 Poisson 71 Carnot
18 Chaptal 36 Sturm 54 Monge 72 Lamé

Le mot « tour Eiffel » dans le monde[modifier | modifier le code]

Ce tableau énumére, à titre d'exemple, quelques unes des dénominations de la tour Eiffel dans le monde [54].

Globo terraqueo 3.gif
Le mot « Tour Eiffel » dans d'autres langues
Allemand Eiffelturm Japonais エッフェル塔
Anglais Eiffel Tower Néerlandais Eiffeltoren
Arabe برج إيفل Norvégien Eiffeltårnet
Bulgare Айфелова кула Polonais Wieża Eiffla
Chinois 埃菲尔铁塔 Roumain Turnul Eiffel
Danois Eiffeltårnet Russe Эйфелева башня
Espagnol Torre Eiffel Serbe Ајфелова кула
Espéranto Eiffel-Turo Slovène Eifflov stolp
Finnois Eiffelin torni Suèdois Eiffeltornet
Hébreu מגדל אייפל Tamoul ஈபெல் கோபுரம்
Hongrois Eiffel-torony Thaï หอไอเฟล
Italien Torre Eiffel Tchèque Eiffelova věž

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Informations pratiques[modifier | modifier le code]

Sous réserve de modifications effectuées en cours d'année par la SETE, société exploitante de la tour Eiffel, les indications fournies ci-dessous sont à jour pour l'année 2006.

Généralités[modifier | modifier le code]

Crystal Clear app ktip.png
Informations pratiques utiles à la visite de la tour Eiffel
Adresse : Champ de Mars, 75007 Paris.

Dates d'ouverture : 365 jours sur 365.
Horaires d'ouverture : [6].
Tarifs en vigeur : [7].
Moyens d'ascension : [8].
Accès au site : [9].
Restaurants (Le Jules Verne et Altitude 95) : [10].
A voir une fois sur place : [11].
Contacts : [12].
Actualités de la tour Eiffel : 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006.

Nuvola apps important.svg Redirection vers le site internet officiel de la tour Eiffel : http://www.tour-eiffel.fr/

Moyen et plan d'accès[modifier | modifier le code]

Crystal 128 forward.png
Accès à la tour Eiffel
Métro : Stations Bir-Hakeim (6), Trocadéro (6)(9), École Militaire (8)
RER (ligne C) : Station Champ de Mars-Tour Eiffel
Bus : Lignes 42, 69, 72, 82, 87
Taxi : Station Quai Branly, Pilier Ouest
* * * * *
Plan d'accès détaillé disponible ici

Tarifs[modifier | modifier le code]

Tarifs individuels[modifier | modifier le code]
Entrée gratuite pour les enfants de moins de 3 ans, leurs accompagnateurs payant le tarif individuel adulte. TVA 5,5% incluse. Réglement sur place en chèques, espèces ou cartes de crédit. Les billets sont vendus pour une entrée immédiate.
Euro symbol.svg
Crystal Clear app kuser.png
Tarifs individuels 2006
Ascenseurs Plein tarif
(moins de 12 ans)
Tarif réduit
(de 3 à 11 ans)
1er étage 4 ,20 € 2,30 €
2e étage 7,70 € 4,20 €
Sommet 11 € 6 €
Escaliers Plein tarif
(moins de 25 ans)
Tarif réduit
(plus de 25 ans)
1e et 2e étages 11 € 6 €
Tarifs groupes[modifier | modifier le code]
Nuvola apps important.svg

Les tarifs groupes sont uniquement applicables uniquement sur le tarif de l'ascenseur

Entrée gratuite pour les enfants de moins de 3 ans, leurs accompagnateurs payant le tarif individuel adulte. TVA 5,5% incluse. Réglement sur place en chèques, espèces ou cartes de crédit. Les billets sont vendus pour une entrée immédiate. Les billets sont vendus pour une entrée immédiate sans réservation préalable. Achat à la caisse groupes, puis accès à l'ascenseur par la file dédiée aux groupes.
Euro symbol.svg
Crystal Clear app Login Manager.png
Tarifs groupes 2006
(et accompagnateurs)
Adultes Haute saison
(du 1er avril au 31 octobre)
Basse saison
(du 1er janvier au 31 mars
et du 1er novembre au 31 décembre)
1er étage 4 € 3,50 €
2e étage 7,30 € 6,60 €
Sommet 10,5 € 9,60 €
Nombre minimum 20 personnes 20 personnes (1)
Accompagnateurs 1 gratuit pour 20 payants 1 gratuit pour 20 payants
jeunes
(de 3 à 17 ans)
Haute saison
(du 1er avril au 31 octobre)
Basse saison
(du 1er janvier au 31 mars
et du 1er novembre au 31 décembre)
1er étage 2,30 € 2,30 €
2e étage 4,20 € 4,20 €
Sommet 6 € 6 €
Nombre minimum 20 personnes 10 personnes
Accompagnateurs 1 gratuit pour 10 payants 1 gratuit pour 10 payants
(1) En basse saison , les conditions groupes adultes peuvent être accordées à partir de 10 personnes (inscription préalable auprès du service commercial.
Tarifs personnes handicapées[modifier | modifier le code]
Euro symbol.svg
Nuvola apps accessibility-directory.svg
Tarifs personnes handicapées 2006
(et accompagnateurs)
1er étage 2,30 €
2e étage 4,20 €
3e étage 6 €

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Photographies tour Eiffel.JPG

Ressources documentaires[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Gustave Eiffel

  • Projet d'une tour colossale en fer de 300 mètres de hauteur. Paris, 1884 (description du projet initial).
  • Tour en fer de 300 mètres de hauteur destinée à l'Exposition de 1889. Paris, 1885 (première publication officielle du projet).
  • La Tour de 300 mètres. Paris : Lemercier, 1900 - 2 vol. T I : Texte TII : Planches.
  • La Tour Eiffel en 1900. Paris, Masson, 1902. - 354 p. : ill. (épuisé)
  • Recherches expérimentales sur la résistance de l'air exécutées à la tour Eiffel. Paris, 1907.
  • L'Architecture métallique. Paris : Maisonneuve et Larose, 1996. - 124 p : ill. (recueil d'articles et conférences rédigés par Gustave Eiffel). (ISBN 2-7068-1189-7).

Autres ouvrages sur la tour Eiffel

  • La tour Eiffel de 300 mètres. Gaston Tissandier. G. Masson, Paris, 1889.
  • Guide officiel de la Tour Eiffel. Jules Simon. Paris : Chaix, 1893, 64 p. : ill., couv. ill. ; in-8.
  • L'Exposition de 1889 et la tour Eiffel, d'après les documents officiels. Gombault et Singier. Exposition internationale (1889 ; Paris). Éditeur scientifique.208 p. : ill. ; in-18.
  • La Tour Eiffel. Publiée par SEP-Trésors IDF (Le Parisien et les Éditions Fabbri). Septembre 2005.
  • Paris mystérieux et insolite. Dominique Lesbros. Éditions De Borée. (ISBN 2-84494-340-3)
  • La Tour Eiffel, un phare universel. Catherine Orsenne. Éditions Massin. (ISBN 2-7072-0517-6)
  • Le roman de la Tour Eiffel. Robert Bressy. Éditions du Signe, 2004, 50 p
  • La Tour Eiffel. Winnie Denker. Éditions Mengès, 2004. (ISBN 2-85620-441-4)
  • 36 vues de la Tour Eiffel. Juillard. Christian Desbois, 2002. (ISBN 2-910150-18-6)
  • Tours et détours. Wojtek Korsak. Plastic, 2002.
  • Eiffel. Michel Carmona. Fayard, 2002, 635 p. (ISBN 2-213-61204-8)
  • Gustave Eiffel. Daniel Bermond. Perrin, 2002, 502 p. (ISBN 2-262-01515-5)
  • La Tour Eiffel. Marc Gaillard. Flammarion, 2002, 143 p. (ISBN 2-08-200800-2)
  • La Tour Eiffel, cent ans de sollicitude. Frédéric Seitz. Belin, 2001. (ISBN 2-7011-2579-0)
  • La Tour Eiffel. Roland Barthes et André Martin. Paris : CNP/Seuil, 1989, 79 p. (ISBN 2-86754-055-0)
  • La sentinelle de Paris. Winnie Denker et Françoise Sagan. Robert Laffont, 1988, 111 p. (épuisé)
  • Une tour nommée Eiffel. G. Guy. Presses de la Cité, Paris, 1957.
  • Histoire de la Tour Eiffel. Charles Braibant. Paris : Plon, 1964, 252 p. (épuisé)
  • La Tour de 300 mètres. Charles de Bures. Lausanne : André Delcour, 1988, 159 p : ill. (épuisé)
  • La Tour Eiffel présentée par Le Corbusier.... Charles Cordat. Paris : Éditions de Minuit, 1955, 191 p : ill. (épuisé)
  • La Tour Eiffel, un siècle d'audace et de génie. Jean Des Cars et Jean Paul Caracalla. Paris : Denoël, 1989, 127 p : ill., bibliogr. (ISBN 2-207-23563-7). (épuisé)
  • Quid de la Tour Eiffel. Dominique Frémy. Paris : Robert Laffont, 1989, 162 p. : ill., bibliogr. index. (ISBN 2-221-06488-7)
  • (en) The tallest tower : Eiffel and the Belle époque. Harriss. Washington : Regnery Gateway, 1989 - 256 p. : ill., bibliogr., index. (ISBN 0-89526-764-0). (épuisé)
  • La Naissance de la Tour Eiffel. Jean Olivier Hèron. Actes Sud Junior (Les Comtes des Métamorphoses)16 p.- : ill.couleurs
  • La Tour Eiffel. François Landon. Paris : Ramsay, 1981. - 159 p. : ill. (ISBN 2-85956-303-2). (épuisé)
  • La Tour Eiffel - Textes et documents rassemblés par Viviane Hamy. Armand Lanoux. Paris : La Différence, 1980. - 191 p : ill. (épuisé)
  • La Tour de Monsieur Eiffel. Bertrand Lemoine
    Paris : Gallimard, 1989. - 143 p. : ill.(Découvertes Architecture). (ISBN 2-07-053083-3)
  • Tour Eiffel, un voyage immobile. Jean-Paul Lubliner. Collectionneur. (photographies)
  • La Tour Eiffel. Bernard Marrey. Édition du Patrimoine, 2001, 65p.
  • Les rendez-vous de la Tour Eiffel. Carole MorganeLe Cherche-Midi, 367p. (Photographies de personnalités)
  • La Tour Eiffel de 300 mètres à l'Exposition universelle de 1889.... Max de Nansouty. Paris : Tignol, 1889, 113 p : ill. (épuisé)
  • La Tour. Lille : Université de Lille III. 1990. - 198 p. (Revue des Sciences humaines n° 218)
  • Le mystère de la Tour Eiffel (roman). Pascal Lainé. Albin Michel-Canal+ Éditions. 2005. - 250 p. (ISBN 2-226-16915-6). Roman adapté en téléfilm (La légende vraie de la tour Eiffel de Simon Brook, 2005).

Sites internet

Précisions sur l'article[modifier | modifier le code]

Glossaire[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous énumère les principaux termes techniques [55] des articles concernant la tour Eiffel [56], afin d'en apporter une explication simple, pour les non connaisseurs.

Nuvola apps kmessedwords.png
Lexique des principaux termes techniques utilisés dans cet article et ceux de la « série tour Eiffel »
Four puddlage.png
Arbalétriers : Constituant les plus importantes des structures primaires, ces gros tubes de fers assemblés de section carrée, portent l'ensemble de la Tour depuis le sol jusqu'au sommet. Leur section (90 cm de côté à la base) et leur nombre diminuent avec la hauteur.

Il y en a quatre par pile, donc, 4 x 4 = 16 en tout du sol au 2e étage. Au-dessus, dégressivement de 12 à 9.

Entretoises : Ce sont toutes les poutres creuses et légères que l'on aperçoit sur toutes les faces et qui compose, avec les arbalétriers, la structure primaire de la Tour en liaisonnant et raidissant ceux-ci.
Fer puddlé : Qualité de fer de structure fibreuse obtenue par brassage dans sa phase liquide. Cette technique permet de faire en sorte que le carbone et les impuretés que le métal contient ne soient pas associés à sa structure cristallographique.
Flèche : C'est la partie de structure (un pylône) située entre le 2e étage et le sommet.
Orientation : Les 4 arêtes de la Tour ainsi que les piles et piliers sont désignés par les points cardinaux. Les quatre faces sont désignées par les lieux marquants sur lesquels elles offrent la vue :

- Chaillot (la colline), - Paris (vers le centre historique), - Grenelle (le quartier), - Champ de Mars (le jardin).

Panneau : La structure de la Tour est divisée en 29 panneaux numérotés en partant du sol. Ils sont nettement affirmés en façade et soulignés dans les parties ajourées par les entretoises disposées en croix diagonales. Cette numérotation instituée dès la conception de la Tour, sert toujours comme repère pour l'exploitation et l'entretien du monument.
Pile : Désigne les "jambes" de la Tour, du sol jusqu'au 2e étage. Il y en a 4.
Pilier : Désigne les "pieds" de la Tour sur lesquels les piles sont posées. Désigne aussi l'ensemble des locaux et les équipements s'y trouvant. On les nomme d'après les 4 points cardinaux.
Poutres : Tout élément de construction de forme allongée en béton ou métallique.
Poutres de 4,90 m : Poutres de la structure primaire permettant de liaisonner les 16 arbalétriers entre eux et de supporter le plancher du 2e étage. Elles sont inclinées et leur hauteur est mesurée en rabattement, c'est-à-dire que leur dimension réelle est supérieure à 4,90 m. Leur plus grande longueur de franchissement est de 12,50 mètres environ.
Poutres de 7,00 m : Poutres de structure primaire permettant de liaisonner les 16 arbalétriers entre eux et de supporter le plancher du 1er étage. Elles sont inclinées et leur hauteur est mesurée en rabattement, c'est-à-dire que leur dimension réelle est supérieure à 7,00 m. Leur plus grande longueur de franchissement est de 38 mètres environ.
Grandes poutres diagonales : Ce sont les 2 principales poutres de contreventement disposées en croix et fixées au-dessus des 4 arbalétriers d'angles au niveau du sommet pour assurer la cohésion de celui-ci. Elles ont une hauteur de 4,50 m.
Rivet : Pièce d'assemblage en fer doux presque exclusive des éléments de la charpente d'origine. Le rivet avant la pose était constitué d'un corps cylindrique et d'une tête demi sphérique. Après l'avoir porté au rouge dans une forge mobile, on introduisait le corps du rivet dans des trous pratiqués auparavant dans les pièces à assembler que l'on maintenait accolées, on maintenait également la tête du rivet appliquée avec un outil spécial et on écrasait l'autre extrémité à chaud avec d'autres outils de façon à former une double tête. En refroidissant, le corps se rétractait et serrait fortement ensemble les pièces à assembler.
Tôle : Feuille de fer ou d'acier de différentes épaisseurs dans laquelle sont découpées des pièces de dimensions et de formes souhaitées pour façonner les charpentes. Les arbalétriers sont composés de tôles assemblées ainsi que les membrures des grandes poutres.
Treillis : Ils ont le même rôle que les laçages mais sont disposés en croisillons sur des largeurs plus importantes. Les pièces dont ils sont composés sont fixées sur les membrures et peuvent être fixés entre elles au niveau de leur croisement. Les poutres de 4,90 m. et de 7,00 m. comportent des treillis entre les membrures. Ils sont disposés en 2 nappes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Note : Texte de la « protestation des artistes » (section « lettre ouverte ») : http://membres.lycos.fr/crismatis/pistol.html.
  2. a et b Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/chiffres/page/frequentation.html.
  3. a b c et d Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/chiffres/page/entreprise.html.
  4. [image] Image:Décret instituant l'Exposition universelle de 1889.GIF.
  5. Note : Fiche d'identité de la société Eiffel & Cie : http://fr.structurae.de/firms/data/index.cfm?ID=f000034.
  6. [image] Image:Maurice koechlin pylone.jpg.
  7. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/dossiers/page/invention.html.
  8. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/dossiers/page/labo.html.
  9. [image] Image:Arrêté 1er mai 1886.GIF, Image:Arrêté 1er mai 1886 (2).GIF, Image:Arrêté 1er mai 1886 (3).GIF.
  10. [image] Image:Convention 8 janvier 1887.gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (2).gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (3).gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (4).gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (5).gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (6).gif, Image:Convention 8 janvier 1887 (7).gif.
  11. a et b Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/chiffres/page/identite.html.
  12. Source : (en) http://www.tms.org/pubs/journals/JOM/9511/Binczewski-9511.html.
  13. a et b Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/dossiers/page/artistes.html.
  14. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/pratique/acces/page/plan1.html?id=2_6.
  15. Sources : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/structure/page/chiffres.html et http://villemin.gerard.free.fr/CultureG/Gratciel.htm#Eiffel.
  16. Sources : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/pratique/faq/index.html, http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/chiffres/page/identite.html et http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/chiffres/page/usine.html.
  17. a b et c Source : (fr) La Tour Eiffel. Publiée par SEP-Trésors IDF (Le Parisien et les Éditions Fabbri). Septembre 2005 (notamment pour l’ensemble de la section « Histoire – Approche générale »).
  18. Source : (fr) Sa fiche sur structurae (http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d000646).
  19. Source : (fr) Sa fiche sur structurae (http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d000645).
  20. Source : (fr) Sa fiche sur structurae (http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d000286).
  21. Sources : (fr) Sa fiche sur structurae (http://fr.structurae.de/persons/data/index.cfm?ID=d000009) et La Tour Eiffel. Publiée par SEP-Trésors IDF (Le Parisien et les Éditions Fabbri). Septembre 2005.
  22. a et b Source : La Tour de Monsieur Eiffel. Bertrand Lemoine. Paris : Gallimard, 1989. - 143 p. : ill.(Découvertes Architecture). (ISBN 2-07-053083-3) Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « lemoine » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  23. Source : (fr) http://www.infrastructures.com/0999/empire.htm.
  24. a et b Source : (fr) L'Exposition de 1889 et la tour Eiffel, d'après les documents officiels. Gombault et Singier. Exposition internationale (1889 ; Paris). Éditeur scientifique.208 p. : ill. ; in-18. Disponible gratuitement à la BNF, sur Gallica : [PDF] http://gallica.bnf.fr/document?O=N061693. Biographies de Gustave Eiffel (pages 11 à 14), Maurice Koechlin (pages 17 et 18), Stephen Sauvestre (pages 19 et 20), Émile Nouguier (pages 15 et 16) et Édouard Lockroy (pages 67 à 70) et liste des plus hauts bâtiments en 1889 (page 53).
  25. Source : (fr) http://www.cnac-gp.fr/expositions/toureiffel/delaunay.htm.
  26. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/actualites/anecdot/page/anecdote_1962_69.html.
  27. Source : (fr) http://www.jeanmicheljarre.com/ (Section biographie)
  28. Source : (fr) http://jh-attitude.over-blog.com/article-774178-6.html
  29. Note : Éditions Casterman, 48 pages, 1976. (ISBN 2-203-30502-9) [image] [1]
  30. Note : Album cartonné , 63 pages couleurs, 1 x 24 x 31 cm, (ISBN 2-87097-015-3) [image] [2].
  31. Note : Edition Christian Desbois, 80 pages couleurs, 30 x 24 cm, novembre 2002, (ISBN 2-910150-18-6) [3]
  32. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/dossiers/page/illuminations.html.
  33. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/actualites/anecdot/page/anecdote_1901_22.html
  34. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/actualites/anecdot/page/anecdote_1912_34.html
  35. a et b Source : (fr) Quid 2006. Cartes postales les plus vendues au monde (page 580b) et morts depuis la tour Eiffel depuis son inauguration (page 130c).
  36. Sources : (fr) http://fr.news.yahoo.com/17052006/202/un-belge-saute-en-parachute-de-la-tour-eiffel-et.html et http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?referrerid=39159&t=213747
  37. Sources : (fr) http://www.sciencepresse.qc.ca/escrocs/TourEiffel.html et (en) http://www.vectorsite.net/tzcon.html.
  38. Version originale : [4] Traduction française : [5]
  39. Voir la fiche du film sur Allocine.com : (fr) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=43929.html ou sur Internet Movie Database : (en) http://imdb.com/title/tt0058480/
  40. Sources : (en) en:World's tallest structures#World's tallest structures.
  41. Source : (fr) Chiffres clés du tourisme 2004 en Île-de-France, page 6/8. ORTIF (Observatoire Régional du Tourisme d'Île-de-France), d'après CDT-OTCP, Musées et monuments, CMN, RMN, DMF. [PDF] http://www.ortif.info/documents/uploaded/CC2005.pdf.
  42. Voir: (en) en:World Tourism Rankings
  43. Note : Fréquentation générale du Centre.
  44. Note : Fréquentation de la Cité hors Géode.
  45. Note : Entrées pour la Galerie d'Anatomie et de Paléontologie, la Grande Galerie de l'Évolution, la Galerie de Minéralogie, les serres (fermées en 2004) et les ménageries.
  46. Note : Réouverture de la tour Eiffel au public en juin 1946.
  47. Note : Tous les résultats indiqués sous issus d'une enquête réalisée par l’institut TNS Sofres, à la demande de la SNTE (Société nouvelle d'exploitation de la Tour Eiffel, l'exploitant de l'édifice du 1er janvier 1980 au 31 décembre 2005). Elle a duré 1 an, de mai 2004 à avril 2005, auprès des visiteurs de 15 ans et plus, à raison de 500 à 600 interviews par mois, soit 6 000 personnes interrogées au total. Elle concernait aussi bien les visiteurs individuels que les groupes (la précédente enquête avait été réalisée en 1994/1995 auprès des seuls visiteurs individuels). 55 712 relevés de nationalités ont été faits dans les files d’attente au sol, et 7686 interviews ont été réalisées en face à face aux 1er et 2ème étages de la Tour à l’aide de questionnaire établis dans dix langues.
  48. Source : (en) en:Eiffel Tower#Imitations and reproductions (Wikipedia en anglais, article Eiffel Tower).
  49. Source : http://www.v2asp.paris.fr/BMO/DELIB/CMDELIB20051212/126.htm (site de la mairie de Paris - Consultation en ligne des débats et délibérations du Conseil de Paris)
  50. Source : (fr) http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=317479806.
  51. Source : (fr) http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=482622529.
  52. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/structure/page/chronologie.html
  53. [image] http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/dossiers/image/illus/savant_1.jpg
  54. Note : Liste basée sur les liens interwikis de l'article.
  55. Source : (fr) http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/structure/page/lexique.html
  56. Note : L'ensemble des articles de Wikipédia relatifs à la tour Eiffel est disponible ici.