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BIBLIOLIB - Bibliothèque Libertaire en ligne

L'Autonomie à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lafargue, Au nom de l'autonomie et L'autonomie, 1881 :

« Il y a autant d'autonomies que d'omelettes et de morales : omelette aux confitures, morale religieuse ; omelette aux fines herbes, morale aristocratique ; omelette au lard, morale commerciale ; omelette soufflée, morale radicale ou indépendante, etc. L'Autonomie, pas plus que la Liberté, la Justice, n'est un principe éternel, toujours identique à lui-même ; mais un phénomène historique variable suivant les milieux où il se manifeste. Parler d'établir l'autonomie sans tenir compte du milieu économique où elle doit être établie, comme le fait certain personnage, régicide en chambre et docteur en ignorance, qui traite les collectivistes et les communistes de sectaires, c'est démontrer qu'on n'a pas volé son titre ignorantin. Pour dépêtrer le mouvement ouvrier des phrases creuses avec lesquelles on essaie de l'embourgeoiser, nous allons examiner trois formes historiques d'autonomie : autonomie communale, autonomie municipale, autonomie des organismes industriels. »

Le premier texte (Au nom de l'Autonomie) est une attaque en règle de la manie de l'autonomie des libertaires, tellement circonstanciel (et confusioniste) qu'il en est difficilement compréhensible. Le deuxièmre attaque en biais en dressant un tableau des différents autonomies politiques historiques pour insister sur l'autonomie nouvelle des organismes industriels et reprocher par la même occasion aux anarchistes l'impuissance de leur idéal et leur pratique d'autonomie face à la réalité des conditions de productions matérielles. Ce qu'il y a de convenu dans cette critique économiste, typique des marxistes de l'époque, n'enlève rien à la pertinence de certaines observations.

voir Autonomie (à synthétiser tout ça !) — Chez Déjacque

L'autonomie ouvrière[modifier | modifier le code]

Eclipse : avec Schiffre la plupart date la naissance de l'autonomie ouvrière des italiens des années 60 du siècle dernier mais la notion, au centre des débats avec les socialistes autoritaires, constitue un point de la doctrine du syndicalisme révolutionnaire sanctionné par la Charte d'Amiens votée en octobre 1906 la motion syndicaliste révolutionnaire rédigée par Victor Griffuelhes et Emile Pouget, connue à partir de 1912 sous le nom de Charte d'Amiens.

Les 4 et 5 mars, les Editions CNT-RP et la CNT-93 organise un colloque international à propos du congrès d'Amiens et de sa postérité jusqu'à nos jours, à la Bourse du travail de Saint-Denis (rue Bobby-Sands). (Programme ).

Et maintenant ?[modifier | modifier le code]

Cornelius Castoriadis père de l'autonomie ET de la communisation ? C'est un anard qui le dit : Et après ?. « La communisation n’est pas un programme qu’il faudrait appliquer, ni même quelque chose que l’on pourrait d’ores et déjà définir comme un but à atteindre, mais les voies qui y conduisent sont à explorer et cette exploration se doit d’être ... » (Meeting) et œcuménique ? Le nom de domaine est déjà pris.

Peut-être la première définition de la communisation (le Big Clash... dans l'Angle Mort) : « Pas par hasard... Communisation : Présentation du projet de revue ».
cela n'a pas échappé à des petits malins : autonomie et hétéronomie

Partocratie/Parti(to)cratie[modifier | modifier le code]

A noter l'utilisation inverse en Afrique : « Cette difficile émergence de la société civile fut troublée par ce que les Maliens nomment la « partocratie », c’est-à-dire le nombre pléthorique de partis politiques (entre 60 et 80 environ de nos jours) engagés dans la course au pouvoir. » dans Sébastien Le POTVIN, Figures et configurations de l'activité littéraire au Mali : la parole littéraire en quête de reconnaissance et d'autonomie » sur Clio en @frique.

Sonacotra & autres générosités planifiées[modifier | modifier le code]

On ne prête qu'aux riches[modifier | modifier le code]

Il y a Cambadélis aussi. Gonflé : [1]

Rappel des faits. Mais s'agissait-il bien de la Conasotra [2] ? — Et bien non : [3] et [4], ce qui n'excuse pas Cambadélis (et on ne prête qu'au riche : ce doit être la Sonaco qui a dû « traiter » les foyers de l'AFRP ?). L'AFRP ça avait l'air sympa : [5]

Pour revenir à la Sonaco : [6]

Plan de Constantine, banlieues & colonisations[modifier | modifier le code]

  • Certains n'ont pas oublié :
« Au moment du plan de Constantine de 1959, j’étais un gamin de 15 ans et je me souviens de l’émotion que faisait en nous vibrer cette exclamation, un peu pompeuse, du général De Gaulle, disant alors, car il s’agissait alors de concrétiser l’Algérie française : « Comme c’est grand, comme c’est généreux, la France ! »
Aujourd’hui, on prétend faire en quelque sorte un plan de Constantine aux dimensions de la métropole mais on ne peut plus dire la même chose. » Faut-il dire merci à M. Barroso.

Curieux de voir le rapprochement fait par un national-libéral nourri de frustration, mais au moins il sait de quoi il parle... Sauf pour la citation qui vient du discours d'Alger de juin (le fameux « Je vous ai compris » qui se termine ainsi : « Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux, la France ! » [7].

  • A noter la version très neutre de la wikipedia : « 3 octobre le plan de Constantine instaure une égalité entre les différentes communautés algériennes » (Guerre d'Algérie).
« C'est à Constantine, le 12 décembre 1943, que le gouvernement provisoire du général de Gaulle octroya la citoyenneté française à plusieurs dizaines de milliers (60.000) de musulmans et promit des réformes. Cependant, rien ne put stopper la progression dans le pays de l'idée d'une soustraction de l'Algérie à la souveraineté française. » Histoire de Constantine.
En fait deux discours : « Le 3 octobre 1958, le général de Gaulle a prononcé son discours de Constantine, dans lequel il a tracé les grandes lignes de sa politique en Algérie… » Présentation de la Liberté de l'esprit, un documentaire d'époque

L'Empire colonial français : matériaux.[modifier | modifier le code]

« Ah ! si l'on m'avait suivi au moment du discours de Constantine de 1943 les choses seraient plus faciles. Depuis cette époque nous avons perdu la face en Indochine, le Maroc et la Tunisie ont acquis leur indépendance malgré nous. Des Algériens servant dans nos forces en Indochine nous ont vus nous débattre dans notre impuissance. Enfin, je vais essayer… Mais j'ai dix ans de trop… que de temps a été perdu par ce régime insipide, qui n'a cessé de me combattre pour m'empêcher de revenir aux affaires. » (Plus d'extraits)

Technologie[modifier | modifier le code]

Tout par l'électricité

Priestley

Sucreries[modifier | modifier le code]

« Le sucre, il n’y a pas encore fort longtemps, était généralement considéré comme un condiment, une friandise. Cependant les prodigieux progrès de la physiologie et de la chimie expérimentale ont démontré d’une façon certaine que le sucre était dans une certaine mesure l’aliment idéal, en même temps qu’un incomparable générateur d’énergie. »

Une curiosité : « Sucre et alcool », éloge dithyrambique et scientiste du sucre en 1909 par un anarchiste.

A peine le dos tourné[modifier | modifier le code]

Depuis peu reconnecté, je n'avais pas encore regardé l'article, abandonné sans vigilance depuis des mois. Je recherchais la fameuse citation de Montesquieu, introuvable, quand je constate que c'est toute la section « Histoire » qui a disparue. Amputée. L'opération s'est déroulée en trois temps :

  1. Le 5 septembre 2006, On (i.d. une adresse I.P.) sucre la sous-section betterave, sous prétexte de la transférer dans l'article sur la plante : « Déplacement de l'histoire de la betterave à sucre dans l'article Betterave » ;
    1. Le lendemain, on toujours (une autre IP) effectue un « Déplacement de l'histoire se rapportant à la canne à sucre dans son propre article », la dite histoire de la canne n'ayant plus guère de sens dans l'article déjà mutilé : la section histoire se réduit alors à un moignon expurgé de toute référence à l'histoire économique, politique, scientifique... :
Le sucre est connu depuis l'antiquité sous deux formes : dans le miel et extrait de la canne à sucre. C'est la canne qui permet de produire les plus grandes quantités et sa culture s'est répandue dans le monde entier. L'histoire du sucre est donc fortement liée à l'histoire de la canne à sucre.
L'extraction de sucre à partir de la Betterave ne débute qu'à partir du XIXe siècle.
      1. Ne reste plus, à un autre on certainement, qu'à supprimer ce qui reste...

Et le tour est joué... Bon reste bien quelques traces dans les articles Betterave et Canne à sucre. Pour mémoire, l'ébauche au premier septembre 2006:

Domestication

La canne à sucre, une grande graminée dont la sève peut contenir à maturité 13 à 15 % de sucre est connue depuis la préhistoire (néolithique), et serait originaire de Nouvelle-Guinée ou d'Indochine. Sa culture s'est progressivement étendue aux îles avoisinantes, puis a gagné l'Inde et la Chine. L'extraction de sucre de canne est attestée en Chine environ six siècles avant Jésus-Christ. C'est l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'à l'Indus aux alentours de -325 qui la fit connaître la première fois aux Européens, à travers les écrits de Néarque. Sa culture se répand au Moyen-Orient par le développement du commerce, puis en Europe avec les croisades. Christophe Colomb introduit la canne à sucre en Amérique du sud en 1493. Au XVIIe siècle, la culture de la canne est généralisée dans les colonies françaises.

Dans l'Antiquité, et jusqu'au milieu du XVIIIe siècle le sucre est considéré comme un produit rare à l'instar des épices. La révolution industrielle permet ensuite de rendre sa consommation accessible à un plus grand nombre.

D'autres civilisations cultivent et sélectionnent des plantes riches en sucre (une sorte de betterave au Japon...).

Le sucre, la Canne et l'esclave

L'expansion
C'est au VIIIe siècle en Mésopotamie sous domination arabe que se développent les grandes plantations esclavagistes, mode de production qui sera pendant des siècles celui de la culture de la canne. L'occident va redécouvrir le sucre avec les Croisades : la première apparition du mot en français date du XIIe siècle, chez Chrétien de Troyes et il est emprunté à l'arabe.

Alors que dans les terres d'Islam conquises par les arabes, la culture du sucre se répand, ce produit reste dans un premier temps en Europe vendu par les apothicaires (d'où tire son nom latin la Canne à sucre), mais l'intensification du commerce à partir du XIIIe siècle, le goût du luxe ramenait des Croisades et l'ascension de la nouvelle classe bourgeoise dans les villes répand son usage.

Ce sont les villes marchandes italiennes, Venise et Gênes, en premier qui se livrent à ce fructueux commerce avec l'Orient. Le sucre y est acheté dans les comptoirs du Levant mais les commerçants italiens implantent aussi des colonies de plantation sur les bord de la mer noire et dans les îles méditerranéennes. Le régime y est celui de l'exploitation d'une main d'œuvre servile sur une grande échelle, les esclaves étant d'origines variées : Slaves achetés sur les rivages du Nord de la Mer noire, Noirs du Sud achetés aux marchands arabes, captifs musulmans etc...

« Le sucre serait trop cher... »
La prise de Constantinople par les Turcs donne un coup d'arrêt au commerce avec la Mer noire et les villes italiennes se tournent alors vers d'autres centres de production et d'approvisionnement en esclaves : la canne déjà cultivée dans les possessions méditerranéennes, Îles Baléares, Sud de l'Espagne et du Portugal est introduite dans les Nouvelles Îles atlantiques récemment découvertes (Canaries) puis dans les conquêtes des Indes occidentales, alors que les esclaves sont vite exclusivement fournis par la traite négrière africaine.

Le sucre et l'esclave sont les deux marchandises, avec la pacotille et la civilisation, du commerce triangulaire qui fera la fortune des ports de la façade Atlantique en France, Nantes et Bordeaux principalement. Si la traite des noirs suscite très vite de vifs débats et émeut l'opinion sensible, Montesquieu donne au siècle des Lumières en une formule lapidaire, la raison économique d'un tel système : « Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait cultiver la plante par des esclaves. »

Le sucre de betterave

La saga de la betterave sucrière débute au milieu du XVIIIe siècle en Allemagne. Dans son laboratoire berlinois, le chimiste Andreas Sigismund Marggraf découvre que la betterave fourragère - ancêtre de l'actuelle betterave sucrière - contient « non seulement un élément ressemblant au sucre », mais « du sucre véritable, parfaitement identique à celui que l'on connaît de la canne à sucre ». Son élève, le professeur Achard, met cette découverte au profit de l'Académie prussienne. Cette initiative débouche en mars 1802 sur la mise en service de la première fabrique de sucre de betteraves au monde à Kürnen-sur-Oder (Silésie). La production est artisanale : 70 kg de betteraves sont traités tous les jours.

Le 21 novembre 1806 constitue une date charnière pour l'économie sucrière européenne. Pour répondre au blocus imposé par les armées britanniques sur les ports français, Napoléon Ier instaure le blocus continental : toutes les marchandises britanniques sont dès lors prohibées sur le sol français. Pour compenser la soudaine pénurie de sucre de canne, l'empereur décide de soutenir activement la production de betteraves sucrières. En quelques années, de nombreuses usines de transformation sont créées.

Lorsque le blocus est levé, le sucre de canne des colonies inonde à nouveau le marché. Sous le poids de la concurrence, l'industrie naissante accuse le coup. Un grand nombre de sucreries ferment leurs portes après avoir subi d'importantes pertes. L'abolition de l'esclavage, en 1848, engendre une forte hausse du prix du sucre de canne et une diminution de sa production. Les betteraviers en profitent. D'autant que les sucreries améliorent progressivement leurs rendements grâce à la construction de grosses unités de production.

A explorer[modifier | modifier le code]

Autres outils[modifier | modifier le code]