Utilisateur:Jean-Luc W/Chopin

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Paris (1831 - 1838)[modifier | modifier le code]

Intégration[modifier | modifier le code]

Paris, capitale du monde des arts et des lettres à cette époque, sied mieux au musicien que Vienne. Il s'installe dans le quartier bohème et artiste, au 27 du boulevard Poissonnière en automne 1831[1]. Au lendemain de la bataille d'Hernani, les romantiques sont jeunes et actifs dans tous les domaines. Victor Hugo n'a pas trente ans et Balzac écrit ses oeuvres majeures, tandis que Delacroix innove et traduit le romantisme en peinture. En musique, Berlioz est le chef de file des romantiques. Dans ce domaine, la première place est néanmoins tenue par l'art lyrique, avec pour vedette Rossini. Le piano n'est pas non plus dédaigné et les plus grands virtuoses, Liszt et Kalkbrenner habitent la capitale. Avec d'autres brillants interprètes comme Hiller, Herz ou Pleyel, ils font de Paris la capitale du monde pianistique.

Chopin y est, dans un premier temps, un auditeur infatigable. Il découvre le barbier de Séville, l'italienne à Alger, Fra Diavolo ou encore Robert le Diable, qui le laisse bouleversé : « Je doute qu'on ait atteint jamais au théâtre, le degré de magnificence auquel est parvenu Robert le Diable »[2]. Le musicien n'est pas uniquement un auditeur anonyme, il rencontre rapidement Kalkbrenner et son admiration n'a pas de mesure : « Tu ne saurais croire comme j'étais curieux de Herz, de Liszt, de Hiller, etc. Ce sont tous des zéros en comparaison de Kalkbrenner »[3]. Cette rencontre lui permet de donner plus rapidement qu'à Vienne son premier concert, le . Il ne fait pas salle comble et elle est surtout remplie par des polonais mais la critique n'est pas mauvaise. Fétis écrit, dans la Revue Musicale : Son « Concerto a causé autant d'étonnement que de plaisir à son auditoire, [...] Trop de luxe dans les modulations, du désordre dans l'enchaînement des phrases,... »[4]. Malgré un échec auprès du comité de la Société des concerts du Concervatoire, il se produit le 20 et le 26 mai et la critique devient plus élogieuse : « Monsieur Chopin est un très jeune pianiste qui, à mon avis, deviendra très célèbre avec le temps, surtout comme compositeur »[5]. Cette période est riche en concerts donnés par le musicien. Si, en 1833 le compositeur-pianiste est encore un soliste étranger dans la capitale[6], l'année 1834 est celle de la transition et à son concert du 25 décembre, il est devenu, pour la critique spécialisée, l'égal des plus grands[7].

Le contexte politique parisien, surtout à gauche, est favorable à la cause polonaise, si chère au compositeur. De nombreux émigrés ont rejoint cette capitale pour former une communauté que fréquente le musicien qui participe à la Société littéraire polonaise, fréquente des émigrés compatriotes[8] et donnera même un concert de bienfaisance au profit des réfugiés en 1835. Il n'est néanmoins guère militant et le tapage des manifestations le dérange : « Je ne puis te dire la désagréable impression que m'ont produite les voix horribles de ces émeutiers et de cette cohue mécontente »[9]. Ce sont les polonais qui le lancent dans la capitale. Il donne des leçons de piano à la comtesse Potocka, et grâce à son aide et à celle de Valentin Radziwill, il devient le professeur de piano "élégant" de l'aristocratie polonaise en exil et des milieux parisiens les plus fermés. Dès mars 1832, il peut déménager dans la petite cité Bergère, plus calme et plus adaptée[10]. Cette activité, à laquelle il consacre le quart de son existence[11], est fort bien rémunérée à vingt francs or de l'heure, et lui assure une aisance matérielle. Elle lui ouvre aussi la porte d'un monde aristocratique qui l'accueille comme un ami et où il se sent bien : « Je fais partie de la plus haute société, j'ai ma place marquée au mileu d'ambassadeurs, de princes, de ministre, [...] Et cependant c'est là aujourd'hui une condition presque indispensable de mon existence ; car c'est d'en haut que nous vient le bon goût »[12]. En 1836, il déménage au 38 rue de la Chaussée d'Antin « la vitrine du nouveau régime où l'aristocratie de l'argent remplaçait celle des titres »[13].

Amitiés[modifier | modifier le code]

Dans son livre Soixante ans de souvenirs, Ernest Legouvé indique : « Je ne puis mieux définir Chopin, en disant que c'était une trinité charmante. Il y avait entre sa personne, son jeu et ses ouvrages un tel accord ... »[14]. Chacune des composantes de cette trinité est un sésame qui ouvre au musicien la porte à des amitiés solides, qu'il gardera parfois toute sa vie.

Delfina Potocka

Depuis son plus jeune age, le polonais fréquente l'aristocratie. Il a intériorisé ses règles, sa politesse et son savoir vivre : « le soin et la recherche de sa toilette faisaient comprendre l'élégance toute mondaine de certaines parties de ses oeuvres ; il me faisait l'effet d'un fils naturel de Weber et d'une duchesse ... »[15]. L'amitié entre la comtesse Delphine Potocka, réputée très belle riche et protectrice[16], et le musicien est fondée sur un sentiment de respect et d'estime mutuel. Une correspondance fictive a été écrite pour démontrer l'existence d'une liaison entre le musicien et la comtesse. Cette hypothèse est maintenant réfutée[17]. Cette affinité entre le musicien et le milieu aristocratique favorise une expression de la dimension artistique de Chopin dans les salons : « Sans qu'on puisse étiqueter Chopin comme compositeur de salon [...], c'est pourtant le salon parisien dans ce qu'il a de meilleur sous Louis-Philippe qui représente par excellence le lieu et les milieux où il a rencontré la plus vive adhésion »[18]. Cette élégance de sa personne, qui reflète à la fois son jeu et ses compositions ne séduit pas uniquement la comtesse, le marquis de Custine est sous le charme : « Je lui avais donné pour thème le ranz des vaches et la Marseillaise. Vous dire le parti qu'il a tiré de cette épopée musicale, est impossible. On voyait le peuple de pasteurs fuir devant le peuple conquérant. C'était sublime »[19]. Les relations mondaines de ce professeur de piano, enseignant souvent à des jeunes femmes, sont à l'origine d'une incompréhension et d'un stéréotype : le poète décadent des chloroses et des névroses ou encore l'incarnation du rubato, favori des jeunes filles de pensionnats[20]. Le public des salons n'est néanmoins pas toujours victime de cette interprétation facile. Le marquis de Custine comprend parfaitement la dimension du personnage : « Quand je vous écoute, je me crois toujours seul avec vous, et peut-être avec mieux que vous encore ! ou du moins avec ce qu’il y a de mieux en vous »[21].

Franz Liszt

Cet homme du monde est indissociable du virtuose. Le quasi autodidacte a développé dans son enfance une technique propre dont la concentration auditive et la décontraction musculaire sont les postulats[22]. Cette virtuosité, si différente des puissantes interprétations d'un Liszt, subjugue l'univers pianistique parisien et en premier lieu Kalkbrenner : « Il s'était rendu compte sur-le-champ que Chopin dépassait en tous points ses meilleurs élèves »[23]. Liszt et Hiller arrivent au même constat et tombent rapidement sous le charme du pianiste : « Personne n'a jamais mû de la sorte les touches d'un piano ; personne n'a su en tirer les mêmes sonorités, nuancées à l'infini »[24]. Ce touché unique est à l'origine d'une amitié profonde avec Camille Pleyel. Ses pianos sont idéaux pour le virtuose qui précise : « Quand je suis mal disposé [...], je joue sur un piano d'Erard et j'y trouve facilement un son tout fait ; mais, quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel »[25]. L'amitié est forte et Pleyel ne se remettra jamais totalement de la mort de son ami[26].

Eugène Delacroix photographié par Nadar

Si Hiller et Liszt sont séduits par l'homme, le pianiste est pour eux indissociable du compositeur : « Liszt s'enthousiasma avant tout pour les oeuvres de Chopin : mieux que quiconque, il comprit leur nouveauté et leur originalité, et devint aussitôt un de ses fervents admirateurs »[27]. Durant cette époque, où la guerre entre les classiques et les romantiques est ouverte, Chopin est déjà de pleins pieds dans la modernité, alors dans ce domaine et en musique la France est en retard. Berlioz, qui comprend sa musique, alors que Chopin ne comprend pas la sienne[28], se lie d'amitié avec le poète sarmate. Avec Liszt, Mendelssohn et Hiller, ils forment la tête de pont du romantisme musical parisien. Ils se rencontrent fréquemment dans une ambiance informelle, comme le montre ce petit mot de Berlioz « Chopinetto mio, si fa una villegiatura da noi, a Montmartre rue St. Denis ; spero che Hiller, Liszt e de Vigny seront accompagnés de Chopin. Énorme bêtise, tant pis. HB »[29]. D'autres artistes, de passage à Paris, se lient d'amitié avec le Sarmate. Schumann lui voue une admiration sans limite et « On sait que Bellini et Chopin, écrivait Schumann, étaient amis et que, se communiquant souvent leurs compositions, ils ne sont pas demeurés sans influence artistique l'un sur l'autre »[30].

Si les amitiés de Chopin se cantonnent au camp des modernes, elles dépassent le cadre de la musique. Delacroix devient l'un de ses plus proches amis. A l'image de Berlioz, Delacroix comprend l'artiste Chopin : « J’ai des tête-à-tête à perte de vue avec Chopin, que j’aime beaucoup, et qui est un homme d’une distinction rare : c’est le plus vrai artiste que j’aie rencontré. Il est de ceux, en petit nombre, qu’on peut admirer et estimer »[31]. Cependant la réciproque n'est pas vraie et le musicien lui préfère Ingres. Balzac est à la fois un proche du sarmate et un admirateur : « Il trouva des thèmes sublimes sur lesquels il broda des caprices exécutés tantôt avec la douleur et la perfection raphaélesque de Chopin, tantôt avec la fougue et le grandiose dantesque de Liszt, les deux organisations musicales qui se rapprochent le plus de celle de Paganini. L'exécution, arrivée à ce degré de perfection, met en apparence l'exécutant à la hauteur du poète, il est au compositeur ce que l'acteur est à l'auteur, un divin traducteur des choses divines »[32].

Maria Wodzińska[modifier | modifier le code]

Maria Wodzińska

Cette période est traversée par un épisode sentimental, qui n'est pas sans rappeler celui avec Constance Gladkowska. Il est, pour Boucourechliev, bien moins important que les amitiés nouées à cette époque[33].

Entre 1831 et 1835 Chopin est, aux yeux de la loi française, un polonais résidant à Paris ayant un permis de séjour précisant qu'il a quitté la Pologne avant l'insurrection et qu'il est de père français[34]. A partir de 1835, il obtient la nationalité française à part entière, et est déclaré de père et de mère française[35]. A la différence des polonais, le musicien n'a plus besoin d'entrer en communication avec l'administration russe pour voyager ailleurs qu'en Pologne. Il en profite pour aller à Karlsbad voir sa famille « Notre joie est indescriptible ! Nous nous embrassons et nous nous embrassons. Que pourrait-on faire de mieux ? »[36] écrit le compositeur. A la suite de ces retrouvailles polonaises, Chopin rejoint à Dresde la famille Wodziński, dont les fils étaient ses camarades de jeux à la pension de ses parents. Le musicien tombe rapidement amoureux de leur jeune soeur de seize ans : Marie.« Elle n'était point une beauté »[37] mais, malgré son jeune âge, elle a déjà séduit le poète Juliusz Słowacki, ainsi que le comte de Montigny[38]. Après une semaine, Chopin quitte les Wodziński et un amour inavoué et épistolaire, que Boucourechliev qualifie d'imaginaire[37], se développe. L'année suivante, Chopin retrouve Marie à Marienbad. La veille de son départ, Chopin finit par demander sa main. Si Marie accepte, elle se soumet à la décision de sa mère qui ne s'oppose pas, mais exige le secret. Pour Boucourechliev : « Le reste est hypocrisie épistolaire de la mère, acceptation passive de ses atermoiements par sa fille » qui se termine par une rupture en mars 1837. Il conclut par « on ne peut s'empêcher de la comparer à une autre fille, sensiblement du même âge, qui vivait non loin, à Leipzig, et qui se sera battue de toutes ses forces pour s'unir à l'homme qu'elle aimait : Clara Wieck, bientôt l'épouse de Schumann »[39].

Cette période de son existence est finalement la plus sereine[40] du maître polonais. Il apprécie une vie mondaine qui n'est pas sans conséquence sur sa composition. Marie ne lui inspire « rien q'une petite valse, écrite à la va-vite en des temps plutôt heureux »[41], celle en la bémol majeur op. 69. Pour le reste, il termine son cahier d' Etudes op. 25, quelques Nocturnes, la première Ballade, une vingtaine de Mazurkas, deux Polonaises et cinq Valses : un travail léger et brillant, coloré d'insouciance[42].

Références[modifier | modifier le code]

  1. La date exacte de l'installation reste inconnue : André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 61 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  2. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 327 (ISBN 978-2213593524)
  3. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 329 (ISBN 978-2213593524)
  4. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 65 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  5. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 346 (ISBN 978-2213593524)
  6. Jean-Jacques Eigeldinger l'univers musical de Chopin Fayard (2000) p 205 (ISBN 978-2213607511)
  7. Jean-Jacques Eigeldinger l'univers musical de Chopin Fayard (2000) p 212 (ISBN 978-2213607511)
  8. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 362 {{ISBN|978-2213593524}
  9. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 61 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  10. Marie-Paule Rambeau Chopin l'Enchanteur Autoritaire Harmattan (2005) p. 269 (ISBN 978-2747587884)
  11. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 91 (ISBN 978-2213617312)
  12. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 67 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  13. Marie-Paule Rambeau Chopin l'Enchanteur Autoritaire Harmattan (2005) p. 307 (ISBN 978-2747587884)
  14. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 25 (ISBN 978-2213617312)
  15. Cette référence est encore d'Ernest Legouvé : Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 25 (ISBN 978-2213617312)
  16. Potocka Delfina z Komarów," Encyklopedia Polski, p. 534.
  17. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 807 (ISBN 978-2213593524)
  18. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 28 (ISBN 978-2213617312)
  19. Extrait d'une lettre du marquis à Sophie Gay de juin 1837 : Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 38 (ISBN 978-2213617312)
  20. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 8 (ISBN 978-2213617312)
  21. Guy de Pourtalès, Chopin ou le poète, ed. Gallimard, Paris, 1926 coll. livre de poche, n°979 édition 1940, p. 68
  22. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 33 (ISBN 978-2213617312)
  23. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 330 (ISBN 978-2213593524)
  24. Jean-Jacques Eigeldinger Frédéric Chopin Fayard (2003) p 31 (ISBN 978-2213617312)
  25. Jean-Jacques Eigeldinger Chopin et Pleyel Fayard (2010) p. 169 (ISBN 978-2213619224)
  26. Jean-Jacques Eigeldinger Chopin et Pleyel Fayard (2010) p. 4 (ISBN 978-2213619224)
  27. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 337 (ISBN 978-2213593524)
  28. Voir à ce sujet le chapitre Berlioz dans : Jean-Jacques Eigeldinger l'univers musical de Chopin Fayard (2000) (ISBN 978-2213607511)
  29. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 61 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  30. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 69 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  31. Guy de Pourtalès, Chopin ou le poète, ed. Gallimard, Paris, 1926 coll. livre de poche, n°979 édition 1940, p. 56
  32. Jean-Jacques Eigeldinger, Chopin vu par ses élèves Fayard (2006) p. 363 (ISBN 978-2213629162)
  33. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 68 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  34. Pascale Fautrier Chopin (2010) p. 213 (ISBN 978-2070399284)
  35. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Szulc
  36. Pascale Fautrier Chopin (2010) p. 247 (ISBN 978-2070399284)
  37. a et b André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 73 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  38. Tadeusz A. Zielinski Frédéric Chopin Fayard (1995) p. 437 (ISBN 978-2213593524)
  39. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 74 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  40. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 67 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  41. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 74 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])
  42. André Boucourechliev Regard sur Chopin Fayard (1996) p 68 (ISBN 978-782213597294[à vérifier : ISBN invalide])