Utilisateur:Gpesenti/Mort de Benito Mussolini

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Benito Mussolini est mort, abattu par arme à feu, le à Giulino, frazione de Tremezzina (it)province de Côme – , en compagnie de sa maitresse Claretta Petacci.


Le chef fasciste, également chef de l'État de la République sociale italienne est en état d'arrestation, suite à sa capture, la veille, par des partisans de la 52e Brigade Garibaldi "Luigi Clerici" commandée par Pier Luigi Bellini delle Stelle. Dans une série de cinq articles parus sur l'Unita en mars 1947, le commandant de la résistance Walter Audisio, dit Colonnello Valerio, a affirmé qu'il était l'unique tueur, dans le cadre d'une mission à laquelle les partisans Aldo Lampredi "Guido Conti" et Michele Moretti "Pietro Gatti", pour exécuter l'Ultimatum du 19 avril 1945 et l'article 5 du Décret pour l'Administration de la Justice, approuvé à Milan le 25 avril par le Comité de libération nationale.

La responsabilité de l'exécution a été revendiquée par le Comité de Libération Nationale de l'Italie du Nord par le Communiqué du 29 avril 1945.


La fuite de Milan à Dongo[modifier | modifier le code]

Milan[modifier | modifier le code]

Dans une tentative d'échapper à la défaite définitive de la République sociale italienne (RSI) et espèrant un ultime sursaut avec la possibilité de négocier un armistice, Mussolini abandonne le le siège isolé du Palazzo Feltrinelli (it) à Gargnano sur la rive ouest du lac de Garde, et se rend à Milan, où il arrive en soirée. A Milan, il réside dans les locaux de la préfecture. La veille il avait discuté, lors du dernier conseil des ministres, de la possible résistance du régime dans le réduit fortifié de la vallée de la Valteline.

Le 20 avril, une rencontre avec le journaliste Gian Gaetano Cabella, rédacteur en chef du journal Popolo di Alessandria, se tient dans les bureaux de la préfecture de Milan, où il s'est maintenant enfermé et, à la demande du journaliste qui vient lui poser des questions, il le surprend en lui répondant: « Entretien ou testament ? ». C'était la dernière interview de Mussolini, interview qu'il a relue, corrigée et signée du 22 avril.

Le 22 avril, dans la cour de la préfecture, il prononce son dernier discours devant une centaine d'officiers de la garde républicaine. Il a un visage fermé et fait cette déclaration : « Si la campagne est perdue, il est inutile de vivre ». Le soir, il rencontre Carlo Silvestri (it) et envoie une déclaration au Comité exécutif du Partito Socialista Italiano di Unità Proletaria (it) lui demandant que la RSI termine dans des mains républicaines, socialistes, non monarchiques et non bourgeoises.

Le 23 avril, les troupes alliées entrent dans Parme. Les communications téléphoniques deviennent alors impossible entre Milan et Crémone ou Mantoue. Le lendemain Gênes est libérée et le consul allemand Gerhard Wolf (de) insiste pour obtenir du ministre des finances italien, Domenico Pellegrini, un acompte de 10 millions de lires correspondant à la mensualité pour les dépenses de guerre du mois suivant. Le 25 avril, les ouvrier commencent à occuper les usines de Sesto San Giovanni à la périphérie de Milan[note 1].

Dans l'après-midi du 25 avril, avec la médiation du cardinal de Milan Ildefonso Schuster, une rencontre décisive a lieu entre d'une part la délégation fasciste composée de Mussolini lui-même, du sous-secrétaire Barracu (it), des ministres Zerbino et Graziani (l'industriel Gian Riccardo Cella et le préfet de Milan Mario Bassi n'ont pas participé directement aux pourparlers) et d'autre part une délégation du Comité de libération nationale (CLN) composée du général Cadorna (it), du Procureur démocrate-chrétien Marazza (it), du représentant du Parti d'action Riccardo Lombardi (it) et du libéral Giustino Arpesani (it). Sandro Pertini arrivera en retard à la réunion. La grève générale à Milan est en cours et l'ordre du soulèvement général est imminent. Mussolini a également appris lors de la réunion que les Allemands avaient déjà entamé des négociations séparées avec le CLN : la seule proposition qu'il reçoit de ses interlocuteurs est donc la «capitulation inconditionnelle». Un accord à ce moment semble possible, étant donné que des garanties sont accordées aux fascistes et aux membres de leur famille. Mais les républicains ne veulent pas apparaitre comme des traitres en étant les premiers à signer la capitulation. Ils réservent une réponse dans l'heure qui suit, en laissant l'archevêque et en se retirant dans la préfecture, mais ils ne reviendront pas.

Dans la soirée, vers 20 heures, alors que les dirigeants de la résistance, après avoir attendu en vain pour donner une réponse, donnent l'ordre du soulèvement général, Mussolini, salue ses derniers fidèles, quitte Milan et part en direction de Côme. Les fascistes, sont accompagnés du Lieutenant Bizier et de ses hommes, assignés par Hitler pour escorter Mussolini partout où il va[1],[2].

La fin du voyage[modifier | modifier le code]

Côme offre pour Mussolini plusieurs possibilités : d'abord, la région de Côme et la rive ouest du lac étaient considérées comme une zone marginale relativement protégée avec une présence minime de la Résistance italienne. Ici, il était possible de trouver un refuge sûr et sécurisé et de se cacher jusqu'à l'arrivée des Alliés. Une fois leur cache découverte par les Alliés, il serait toujours possible de se livrer avec des garanties. Selon le témoignage du préfet de Côme, Renato Celio, c'était le principal but de Mussolini [note 2] et un point de passage pour atteindre la Valtellina, où, pendant quelques semaines, Alessandro Pavolini cherchait à former un bastion de résistance extrême, la Redoute Alpine Républicaine (it), où stationnaient 3 000 hommes du général Oniri et 1 000 hommes du major Vanna. L'idée, cependant, a été combattue par les dirigeants militaires allemands ainsi que par le général Niccolò Nicchiarelli (it), le commandant de la Garde Nationale Républicaine et le Ministre de la Guerre, Rodolfo Graziani [note 3]. Il semblait en effet possible de former un bastion de défense extrême dans la ville de Larygia avec les forces résiduelles et de résister ainsi à l'extradition pour traiter «in extremis» avec les Alliés à leur arrivée [note 4]. En fait, à Côme, il y avait beaucoup de formations fascistes provenant des régions environnantes, menées par Alessandro Pavolini. L'affluence a duré toute la nuit et une partie de la matinée. Certaines sources parlent de 40 000 Fascistes, [note 5] tandis que Giorgio Bocca réduit le nombre de miliciens à seulement 6 000 à 7 000 hommes. Ceux-ci se sont dispersés au cours de la journée, après que le Duce ait décidé de les abandonner, en partant en secret avec ses ministres à 3 heures du matin [note 6].


Enfin, la proximité de la Suisse pourrait offrir une ultime issue de secours, même si Mussolini avait déjà refusé cette possibilité dans le passé. De plus, dès l'été 1944, les autorités suisses ont refusé aux hiérarques fascistes et à leurs familles, la demande d'entrée dans leur pays [note 4]. Le refus avait été confirmé récemment par le représentant suisse à Milan, Max Troendle [note 7]. En Suisse, il était possible de mener des négociations avec des diplomates américains, par l'intermédiaire du consul d'Espagne à Berne. La Suisse pouvait n'être qu'une destination temporaire pour ensuite rejoindre l'Espagne [24]. [note 8].



Les témoignages des survivants italiens de cette époque font unanimement référence au refus de Mussolini de s'expatrier, mais le lieutenant Birzer parle de la tentative d'évasion de Mussolini et de sa compagne[25].

Côme[modifier | modifier le code]

Menaggio et Grandola[modifier | modifier le code]

Dongo[modifier | modifier le code]

La capture et la détention[modifier | modifier le code]

Dongo[modifier | modifier le code]

Décision du CLNAI de Milan[modifier | modifier le code]

Germasino[modifier | modifier le code]

Bonzanigo[modifier | modifier le code]

Le décès[modifier | modifier le code]

La version historique[modifier | modifier le code]

La mission du colonel "Valerio"[modifier | modifier le code]

La prise en charge de Mussolini et son exécution[modifier | modifier le code]

Walter Audisio[modifier | modifier le code]

L'hypothèse anglaise[modifier | modifier le code]

Autres versions[modifier | modifier le code]

Hypothèse alternative sur l'identité de "Valerio"[modifier | modifier le code]

L'exécution de la hiérarchie[modifier | modifier le code]

Le cortège macabre[modifier | modifier le code]

Place Loreto[modifier | modifier le code]

L'autopsie de Mussolini[modifier | modifier le code]

La sépulture de Mussolini[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres projets[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Alessandro Zanella, L'ora di Dongo, Rusconi Libri, , 576 p. (ISBN 978-8818121131)
  • (it) Giorgio Cavalleri, Franco Giannantoni, Mario Josè Cereghino, La fine. : Gli ultimi giorni di Benito Mussolini nei documenti dei servizi segreti americani (1945-1946), Garzanti, , 273 p. (ISBN 978-8811740926)

Notes et Références[modifier | modifier le code]

Traduction[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ray Moseley, Mussolini: The Last 600 Days of Il Duce, 2004, p. 237
  2. (it) Urbano Lazzaro, Dongo: Mezzo secolo di menzogne, 1993, p. 35
  3. (it) Vittorio Roncacci, La calma apparente del lago di Como e il comasco tra guerra e guerra civile 1940-1945, p. 368
  4. a et b (it) Marino Viganò, Un'analisi accurata della presunta fuga in Svizzera, in Nuova Storia Contemporanea, n°3, 2001.
  5. (it) Alessandro Zanella, L'ora di Dongo, p. 220
  6. (it) Giorgio Bocca, La Repubblica di Mussolini, p. 334-335
  7. (it) Cavalleri, Giannantoni, Cereghino, La fine, p. 29
  8. (it) Wladimiro Settimelli, Mussolini in fuga verso la Spagna del camerata Franco in Patria Indipendente (it) del 26 settembre 2010, p. 7

Références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Il giorno in cui fu ucciso Mussolini », Il Post (it), (consulté le 13 septembre 2017)
  2. Auriane de Viry, « 28 avril 1945 : Benito Mussolini est exécuté », Revue des deux Mondes, (consulté le 13 septembre 2017)