Utilisateur:Didumos/Nanshoku

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Nanshoku est un terme générique qui servait à désigner l'amour d'un homme pour une personne de son propre sexe, généralement un garçon plutôt qu'un homme adulte. Au fil des siècles et en fonction des milieux dans lesquels il était pratiqué, le nanshoku put revêtir différentes formes. Il fut éradiqué durant l'Ère Meiji.

Il convient de garder à l'esprit que les catégories modernes occidentales d'orientation sexuelle, d'homosexualité ou d'hétérosexualité s'appliquent mal à la sexualité telle qu'elle était vécue et pratiquée dans le Japon féodal.

Structurées le plus souvent en terme de différence d'âge et de position sociale, certaines formes du nanshoku présentent de nombreuses similitudes avec la pédérastie en Grèce antique. La pratique du nanshoku, d'abord l'apanage des moines, de l'aristocratie et des samouraïs, se généralisa au fil des siècles à toutes les classes de la population.

Aucune source ne nous renseigne sur l'existence éventuelle de pratiques homosexuelles dans le Japon de l'Antiquité. Entre la fin du XIe siècle et la première moitié du XIVe siècle, si sont bien relatées les amours de quelques empereurs avec de beaux garçons, celles-ci n'ont donné naissance au Japon à aucune tradition homosexuelle, à la différence de ce qui avait pu avoir lieu en Chine, dès l'Antiquité.


Les monastères[modifier | modifier le code]

Les origines de l'homosexualité masculine sont associées dans l'esprit des Japonais à l'institution bouddhique. Le bonze Kûkai (774-835), fondateur d'une communauté monastique, passe pour celui qui aurait introduit l'homosexualité au Japon, à son retour de Chine en 806 — réputation que certains considèrent comme induite ou amplifiée par les missionnaires du jésuite François Xavier.

Des autres doctrines et courants qui se développent parallèlement dans l'archipel nippon, ni le confucianisme ni le taoïsme ne rejettent les pratiques homosexuelles, ce qui explique peut-être qu'aux yeux du bouddhisme japonais naissant, l'homosexualité apparaisse pour les moines comme préférable aux relations hétérosexuelles.

Les communautés monastiques se développent dès le IXe siècle. À la fin du XVIe siècle, le Japon en compte environ quatre-vingt-dix mille. Quelques-unes abritent jusqu'à un millier d'hommes et de garçons, et la plus vaste jusqu'à trois mille. Les moines peuvent garder auprès d'eux des novices ou chigo, garçons souvent très jeunes issus des grandes familles, venus simplement s'initier à la liturgie ou bien préparer une carrière monastique.

Les relations sexuelles entre moine et chigo sont fréquentes. Elles incluent les rapports anaux. Chaque partenaire porte un nom et tient un rôle précis : l'aîné (nenja ou anibun) et le cadet (nyake ou otôtobun) contractent un lien fraternel (kyôdai chigiri) et se jurent loyauté mutuelle. En 1419 et 1436, interdiction sera faite aux moines, non pas d'entretenir des relations sexuelles avec leur(s) novice(s), mais de les travestir en jeunes filles. On attendait bien toutefois de ces garçons qu'ils devinssent des hommes et ce goût pour le travestissement, purement esthétique et érotique, ne visait nullement à les féminiser dans leur comportement.

Les samouraïs[modifier | modifier le code]

De nombreux samouraïs avaient d'abord été novices dans un monastère. Il est certain que les mœurs monacales servirent de modèle aux amours masculines qui eurent bientôt cours chez ces guerriers. La structure féodale de la société japonaise contribua de même à structurer ces relations.

Les points communs avec la pédérastie grecque sont nombreux. Les relations homosexuelles s'inscrivent dans le cadre d'une éducation élitiste. Elles sont structurées selon une différence d'âge et de statut. L'homme seul est sexuellement actif. En général, les rapports sexuels cessent une fois le cadet devenu adulte. Pas plus qu'en Grèce, ces relations de type pédérastique n'excluent les liaisons hétérosexuelles ou le mariage.

Comme entre un moine et un novice, la relation entre deux samouraïs débute par des serments fraternels, éventuellement écrits, qui constituent alors un véritable contrat. Plusieurs de ces serments contractuels ont été conservés, dont celui unissant Shingen Takeda (surtout connu en Occident comme protagoniste central du film Kagemusha de Kurosawa) et son amant Kasuga Dansuke, alors âgés de vingt-deux et de seize ans. Le jeune samouraï sert son aîné lors des campagnes militaires. En temps de paix, il joue souvent le rôle de page, à l'allure efféminée.

Homosexuality, or same-gender romantic love or sexual desire, has been recorded from ancient times in Japan; indeed, at some times in Japanese history love between men was viewed as the purest form of love.

While homosexuality had never been viewed as a sin in Japanese society and religion and was restricted by no specific legal prohibition, exposure to Western religious thought and the desire to appear "civilized" have influenced the way that homosexuality is viewed by both the Japanese government and by the population at large since the end of the nineteenth century.

Suzuki Harunobu Shunga.jpg

TRADUCTION À PARTIR D'EN.WIKIPEDIA[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Les sources disponibles concernant les pratiques homosexuelles dans le Japon de l'Antiquité, tout comme en Chine ancienne, sont généralement de type littéraire. Bien que le Japon ait été un État unifié depuis le IVe siècle environ, les premières annales n'apparaissent vraiment qu'avec le Kojiki (古事記), ou Annales des Questions Passées[1], compilé au début du VIIe siècle. Alors que les écrits chinois du du VIe siècle avant Jésus Christ contiennent déjà des références à des pratiques homosexuelles, de telles mentions ne commencent à apparaître au Japon que vers le Xe siècle. Au moins au début, celles-ci paraissent suivre l'exemple chinois.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Nanshoku (男色) était le terme le plus répandu pour désigner l'amour homosexuel masculin. Il s'agit de la lecture japonaise des mêmes caractères en chinois, signifiant littéralement couleurs viriles. Aujourd'hui encore, aussi bien en Chine qu'au Japon, 色 désigne aussi le plaisir sexuel.

D'après Gary Leupp, les Japonais associaient le nanshoku à la Chine, pays auquel ils empruntèrent nombre d'idées et de pratiques qui devinrent le socle d'une large part de la culture japonaise la plus raffinée, à commencer par leur système d'écriture (les kanji ou sinogrammes). La tradition japonaise du nanshoku s'est d'abord appuyée sur celle de la Chine ainsi que celle de la Corée, dans une moindre mesure.

Diverses sources de l'époque contiennent toute une série de références littéraires obscures possibles aux amours homosexuelles, néanmoins trop subtiles pour pouvoir être considérées comme sûres ; les déclarations d'affection mutuelle entre amis de même sexe étaient par ailleurs communes.

Néanmoins existent des références, dont le nombre augmente au cours de l'ère Heian, vers le XIe siècle. Dans Genji Monogatari (源氏物語, Le Dit du Genji), rédigé au début du XIe siècle, il est fréquent que des hommes s'émeuvent de la beauté de certains garçons. Au cours d'un épisode, le héros qui a vu ses avances repoussées par une femme couche avec le frère de celle-ci :

Genji pulled the boy down beside him . . . Genji, for his part, or so
one is informed, found the boy more attractive than his chilly
sister.

Le Dit du Genji est un roman (souvent tenu pour le premier roman moderne de la littérature mondiale), mais les annales de l'ère Heian sont plusieurs à présenter des références à des pratiques homosexuelles, notamment s'agissant des liaisons d'empereurs avec de beaux garçons.

Male couple on a futon
Early 1680's; One of the very first examples of hand-colored ukiyo-e prints in the shunga (erotic) style.
Moronobu Hishikawa (1618-1694); Ôban format, 10.25" x 15"; Sumi ink and color on paper; Private collection.

D'autres textes littéraires présentent par exemple l'histoire d'un jeune homme qui s'éprend d'une fille, en réalité un garçon travesti.

Monastic same-sex love[modifier | modifier le code]

Buddhist monasteries appear to have been early centers of homosexual activity in ancient Japan. It was popularly said that Kukai, the founder of the Shingon Buddhist sect, introduced nanshoku into Japan after returning from Tang China in the 9th century. However he does not discuss this theme in any of his major works. It should also be noted that any sexual activity was expressly forbidden by the Vinaya or code of monastic discipline for Buddhist monks, and Kukai was an enthusiastic upholder of the Vinaya. At the same time, Mount Koya, the seat of Kukai's monastery, became a by-word for same-sex love.

However neither Shinto nor the Japanese interpretation of Confucianism contained any prohibitions. Enough monks seem to have felt their vows of chastity did not apply to same-sex relations so that stories of affairs between monks and young acolytes, known as Chigo Monogatari were quite popular, and such affairs were lightly joked about, when the passions did not rise to the level of violence, which was not uncommon. Jesuits reported aghast on the 'sodomy' that occurred among Buddhist clergy.

Military same-sex love[modifier | modifier le code]

From religious circles, same-sex love spread to the warrior class, where it was customary for a young samurai to apprentice to an older and more experienced man. The young samurai would be his lover for many years. The practice was known as shudo, the way of the young, and was held in high esteem by the warrior class.

Tryst between a samurai and a kabuki actor
In the Edo period (1600-1868) kabuki actors often doubled as sex workers off stage. This was especially true of those kabuki actors who played female roles, known as onnagata.) Kagema were male prostitutes who worked at specialist brothels called kagemajaya (kagema tea houses). Both kagema and kabuki actors were much sought after by the sophisticates of the day, who often practiced nanshoku, or male love.
Miyagawa Isshô, ca. 1750; Panel from a series of ten on a shunga-style painted hand scroll (kakemono-e); sumi, color and gofun on silk. Private collection.

Middle class same-sex love[modifier | modifier le code]

As Japanese society became pacified, the middle classes adopted many of the practices of the warrior class, in the case of shudo giving it a more mercantile interpretation. Young kabuki actors, known as kagema, became the rage, they were celebrated in much the same way as modern media stars are today, and were much sought after by wealthy patrons, who would vie with each other to purchase their favors[2].

Art of same-sex love[modifier | modifier le code]

These activities were the subject of countless literary works, most of which remain to be translated. Likewise, many of the greatest artists of the period, such as Hokusai and Hiroshige, prided themselves in documenting such loves in their prints, known as ukiyo-e, pictures of the floating world, and where they had an erotic tone, shunga, or pictures of spring[3].