Utilisateur:Braveheidi/Brouillon

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Critiques de la communauté scientifique[modifier | modifier le code]

La communauté scientifique a largement réfuté les travaux de Gardner et le syndrome d'aliénation parentale est majoritairement considéré comme de la pseudo-science par cette dernière. Les critiques formulées à l'encontre de cette théorie sont de plusieurs ordres : manque de rigueur scientifique, faiblesse conceptuelle. hypothèses de bases infirmées par des études rigoureuses, non falsifiabilité.

Manque de rigueur scientifique[modifier | modifier le code]

Absence de fiabilité inter-juges[modifier | modifier le code]

Hypothèses de base infirmées[modifier | modifier le code]

Hypothèses sur lesquelles se fonde le SAP Études empiriques infirmant cette hypohèse
Les allégations d'abus sexuels qui sont faites lors d'une dispute au sujet de la garde de l'enfant sont généralement fausses. Thoennes & Tjaden (1990) (REF), Hlady & Gunter(1990) (REF) : la probabilité que les accusations d'abus sexuels soient valides est la même qu'il y ait ou non un conflit sur la garde de l'enfant.
Il est très fréquent que des allégations d'abus sexuels soient faites lorsque des parents se disputent la garde de l'enfant Thoennes & Tjaden (1990) (REF) : des accusations d'abus sexuels apparaissent dans moins de 2 % des cas judiciaires relatifs au conflit sur la garde de l'enfant.
La majorité des cas de fausses accusations sont le fait de femmes qui cherchent à se venger de leur mari par des accusations calcalomnieuses et lui retirer le droit de garde. Ayed (1999) (REF) : Dans son étude portant sur les accusations de maltraitance physique ou sexuelle, les juges estiment à un tiers les cas de maltraitance infantile où une des partie ment délibérément au tribunal. Les pères sont plus nombreux que les mères à émettre de fausses accusations.
Les parents maltraitants ou négligents se comportent de manière stéréotypée et sont de ce fait faciles à détecter Aucune étude scientifique n'a mis à jour un type de personnalité spécifique à un type de maltraitance infantile ou de négligence éducative.

Smiths & Saunders (1995) : il n'existe pas de profil de personnalité ou de spécifique aux pères incestueux. En ce qui concerne la pédophilie en général, ................... ETUDE

Si un enfant refuse de voir un de ses parents, l'autre parent en est responsable. lékfjaé


Le SAP tel que formulé par Gardner a été critiqué pour son manque de fondement scientifique[1],[2],[3], et en tant qu’hypothèse dont les adeptes n'auraient pas réussi à s'acquitter de la charge de la preuve pour justifier son acceptation[4],[1],[3]. Les premières publications sur le SAP ont été auto-publiées et n’ont pas été révisées par des pairs[5]. Bien que les articles suivants aient été publiés dans des revues évaluées par les pairs, la plupart étaient constitués de preuves anecdotiques sous forme d'études de cas[6],[7]. En outre, dans le peu de recherches effectuées sur le SAP, sa validité et sa réfutabilité n’ont pas été suffisamment prouvées[8],[9]. Le manque de recherches objectives, ainsi que de réplication, de falsifiabilité et de publication indépendante ont conduit à des critiques, qualifiant le SAP de pseudo-science ou de junk science (« science poubelle »)[10],[1],[2] par ses détracteurs. Les défenseurs du SAP admettent que la validité et la fiabilité du SAP doivent être confirmées par des études contrôlées et systématiques à une plus grande échelle[5],[11],[12], et que l’unique étude publiée en 2004 doit être complétée, ce qui suggère que les praticiens pourraient arriver à un consensus basé sur des rapports écrits[13].

Le fondement de la théorie du SAP a été décrit comme incomplet, simpliste et erroné du fait qu’il ignore de multiples facteurs (y compris les comportements de l'enfant, des parents et des autres membres de la famille) qui peuvent contribuer à l'aliénation parentale, au dysfonctionnement de la famille et à la rupture de l'attachement entre un parent et un enfant[5],[14],[15],[6],[16]. Selon ses détracteurs le SAP exagèrerait les effets néfastes de l'aliénation parentale sur les enfants[8],[13]. Cependant, selon ses défenseurs, il est très difficile de déterminer le nombre de fausses allégations d'abus sexuels sur enfant. Des inquiétudes ont été exprimées sur le fait que le SAP n'ait pas le soutien scientifique suffisant pour être qualifié de syndrome et que Gardner ait popularisé le SAP comme un syndrome en se basant sur une classification de comportements assez vague[5],[17].

Bien que le SAP ne soit pas accepté comme syndrome, l'aliénation parentale est une dynamique moins controversée présente dans la littérature juridique et de la santé mentale[18],[19]. Depuis que Gardner a proposé le SAP, d'autres chercheurs dans le domaine ont suggéré de se concentrer moins sur le diagnostic du syndrome et plus sur la définition de ‘’l’enfant aliéné’’ ainsi que sur la dynamique des situations qui ont contribué à l’aliénation[14],[19].


Statut clinique[modifier | modifier le code]

Le SAP a été critiqué pour rendre le travail clinique avec les enfants aliénés confus[5]. L'analyse de Gardner a été critiquée pour l'attribution inappropriée de toute responsabilité du comportement de l'enfant à un seul parent, alors que le comportement de l'enfant est souvent le résultat d'une dynamique plus complexe, dans laquelle les deux parents et l'enfant jouent un rôle[20],[16]. D'autres psychologues ont depuis centré leurs analyses sur le couple enfant-« parent aliénant » et la relation fusionnelle qui entrave l'espace de construction de l'enfant.

  1. a b et c (en) RE Emery, « Parental Alienation Syndrome: Proponents bear the burden of proof », Family Court Review, vol. 43, no 1,‎ , p. 8–13 (lire en ligne [PDF])
  2. a et b (en) Richard Bond, « The Lingering Debate Over the Parental Alienation Syndrome Phenomenon », Journal of Child Custody, vol. 4, no 1,‎ , p. 37–54
  3. a et b (en) David Martindale et Jonathan W. Gould, The Art and Science of Child Custody Evaluations, New York, The Guilford Press, (ISBN 1-59385-488-9)
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Hoult2006
  5. a b c d et e (en) RA Warshak, « Current controversies regarding parental alienation syndrome », American Journal of Forensic Psychology, vol. 19, no 3,‎ , p. 29–59 (lire en ligne [PDF])
  6. a et b (en) M. J. Ackerman, Clinician's guide to child custody evaluations, New York, John Wiley & Sons, (ISBN 0-471-39260-X), p. 73–82
  7. (en) E. R. Ragland et H. Fields, « Parental Alienation Syndrome: What Professionals Need to Know Part 1 of 2 Update », American Prosecutors Research Institute Newsletter, vol. 16, no 6,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bruch2001
  9. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Wood1994
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Faller1998
  11. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Baker2007
  12. (en) Richard A. Warshak, « Bringing sense to Parental Alienation: A Look at the Disputes and the Evidence », Family Law Quarterly, vol. 37, no 2,‎ , p. 273–301
  13. a et b (en) L Drozd, « Rejection in cases of abuse or alienation in divorcing families », dans R. M. Galatzer-Levy, L. Kraus et J.Galatzer-Levy, The Scientific Basis of Child Custody Decisions, 2nd Edition, John Wiley & Sons, (ISBN 9780470038581), p. 403–416.
  14. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Jaffe2002
  15. (en) S. N. Sparta et G. P. =Koocher, Forensic Mental Health Assessment of Children and Adolescents, Oxford University Press, (ISBN 9780195145847), p. 83, 219–221
  16. a et b (en) KH Waldron et D. E. Joanis, « Understanding and Collaboratively Treating Parental Alienation Syndrome », American Journal of Family Law, vol. 10,‎ , p. 121–133 (lire en ligne)
  17. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Caplan2004
  18. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bow2009
  19. a et b (en) Nicholas Bala, Barbara-Jo Fidler, Dan Goldberg et Claire Houston, « Alienated Children and Parental Separation: Legal Responses in Canada's Family Courts », Queen's Law Journal, vol. 33,‎ , p. 79–138 (lire en ligne)
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Johnston2004