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Église Saint-Ferdinand-des-Ternes
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Présentation
Nom local Église Saint-Ferdinand
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1937
Fin des travaux 1957
Style dominant Néo-byzantin
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 45″ nord, 2° 17′ 27″ est

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Ferdinand-des-Ternes

L'église Saint-Ferdinand-des-Ternes est une église du 17e arrondissement de Paris de Paris.

Construite à partir de 1938, à l'emplacement de l'ancienne église devenue trop petite, elle constitue le lieu de culte de la paroisse catholique Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus.

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Monument des francs-tireurs des Ternes,  ;
en arrière-plan l'ancienne église Saint-Ferdinand.

La chapelle utilisée par les habitants du quartier étant devenue trop petite compte tenu de l'accroissement de la population, la commune de Neuilly[Note 1] achète un terrain à la famille d'Armaillé[Note 2] qui y avait construit un « manoir » au XVIIIe siècle[1].

Le plan de la nouvelle église est confié à l'architecte protestant, Paul-Eugène Lequeux (1806-1873), auteur des plans d'agrandissement à partir de 1839 de l'église Sainte-Marie des Batignolles et de l’ancienne mairie des Batignolles en 1847-1849, aujourd'hui démolie.

L'ancienne église[modifier | modifier le code]

L'église est construite entre 1842 et 1847 et nommée « Saint-Ferdinand » en souvenir du prénom du prince royal Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, qui mourut accidentellement le , près de la porte Maillot, toute proche et dont le saint patron était saint Ferdinand III} de Castille (1199-1252) qui fut roi de Castille de 1217 à 1230, et roi de Castille et de León de 1230 à 1252. C'est à l'emplacement de cet accident qu'est construite en 1843 la chapelle Saint-Ferdinand ; en 1974, cette chapelle est déplacée d'une centaine de mètres et prend le nom d'église Notre-Dame-de-Compassion de Paris le .

L’église est bénie le par Mgr Denys Affre, archevêque de Paris. Mais elle se révèle rapidement trop petite[2]. Dès 1849, le manoir de la famille d'Armaillé est détruit, sur son emplacement des rues sont tracées, puis le la municipalité de Neuilly, pour agrandir l’église, achète à la famille d'Armaillé, un grand terrain situé aux Ternes « ayant une contenance superficielle de 2 249 m2, moyennant un prix principal de 53 000 F. »[3]. L'église — agrandie — est alors de nouveau bénie et inaugurée en 1878 par le cardinal Joseph Hippolyte Guibert, archevêque de Paris.

La nouvelle église[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Le , commence la construction de l'église actuelle, sur les plans des architectes Paul Thédon, Frédéric Bertrand et Pierre Durand, l'ancienne église est démolie à mesure que la construction de la nouvelle progresse, en 1940 le chœur et la première travée sont bâtis. Il faut attendre la fin de la guerre pour que les travaux reprennent. L'édifice est achevé en 1957[4].

Le , l'église basse ou « crypte » consacrée à sainte Thérèse de Lisieux est bénie par Mgr Emmanuel Suhard, archevêque de Paris. Cette église basse prend le nom de « sainte Thérèse de l'Enfant Jésus », elle est — encore en 2016 — la seule église parisienne consacrée à cette sainte.

Le , la nouvelle église de style néo-byzantin, avec une nef surmontée de trois coupoles. est bénie par bénédiction par Mgr Maurice Feltin, archevêque de Paris.

Une importante rénovation (mise aux normes électriques, accessibilité…), cofinancée par l'archidiocèse de Paris ainsi que par la ville de Paris, a été effectuée de 2011 à 2015.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade est couverte de trois œuvres dues au sculpteur Georges Muget (1903-1988) représentant saint Ferdinand, le Christ et sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus[5].

Au-dessus de la façade, le clocher contient les trois cloches « Désirée, Fernande et Rosalie » bénies en par le cardinal François-Nicolas-Madeleine Morlot, archevêque de Paris, déplacées dans le clocher lors de la construction de cette nouvelle église.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Orgue de tribune.

En 1898, l'église est dotée d'un orgue Cavaillé-Coll qui est électrifié par la maison Beuchet-Debierre en 1963. Cet orgue est remplacé en 1995 par un orgue neuf du facteur Pascal Quoirin[5]. Ce nouvel instrument aux transmissions mécaniques, comporte 34 jeux, 3 claviers de 56 notes et un pédalier de 32 notes[6].

Dans le chœur, à l'abside, les œuvres du peintre Pierre Dionisi illustrent la Cène (partie inférieure), la Trinité (partie supérieure), la sortie du purgatoire (à gauche), l'Église avec le pape, les évêques et les fidèles (à droite)[5].

Les murs intérieurs de l'église ont été en partie décorés par le peintre Maurice Guy-Loë, notamment dans la chapelle absidiale Saint-Jean-Marie-Vianney, une peinture murale évoque deux des missions du curé d'Ars : la prédication et la confession[5].

Le chemin de croix, en mosaïque de pierre, a été réalisé par Cécile Bouvarel, peintre mosaïste, de 1991 à 1993. Les 14 stations sont chacune constituée d'un de 33 centimètres de côté surmonté d’un demi-cercle qui évoque les coupoles de la nef. « Cécile Bouvarel s’inscrit ainsi dans une tradition qu’elle renouvelle par la modestie de son approche, par sa conception très intérieure de la Passion, enfin par son style synthétique et décoratif »[5].

Le transept gauche contient un grand Christ en croix, en bronze, œuvre du sculpteur Auguste Préault et une peinture murale en style naïf due à Pauline Peugniez ; cette peinture illustre l'ordination, le mariage et l'onction des malades[5].

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Argentine.

La paroisse Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus[modifier | modifier le code]

Outre l'église Saint-Ferdinand située 27, rue d’Armaillé, la paroisse comprend le presbytère situé 21bis, rue d’Armaillé et la maison de quartier « Espace 16 » située 16, rue Roger-Bacon. Cette dernière est portée par une association loi 1901 fondée et soutenue par la paroisse[7].

La paroisse s'est distinguée pour l'enseignement du catéchisme utilisant une méthode type Montessori[8].

Dix-neuf curés se sont succédé depuis le premier, Hyacinthe-Casimir de Gonet, nommé en 1847. Le curé actuel est Matthieu Rougé, nommé en qui fut secrétaire du cardinal Jean-Marie Lustiger puis recteur de la basilique Sainte-Clotilde et directeur du service pastoral d'études politiques[9], [10].

Parmi les curés et vicaires de la paroisse, ont été nommés évêques :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'emplacement de l'église est situé sur le territoire de la commune de Neuilly. Le nouveau quartier des Ternes n'est alors pas encore relié à Paris.
  2. La famille d'Armaillé était une famille noble de robe angevine, alliée avec la vieille noblesse d’épée du royaume.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Église, Éducation, Lumières... : Histoires culturelles de la France (1500-1830), en l'honneur de Jean Quéniart, p. 430.
  2. « Histoire de l'église », sur le site de la paroisse Saint-Ferdinand-des-Ternes (consulté le 31 mars 2016).
  3. « Paris mon village : avenue des Ternes », sur le site apophtegme.com, (consulté le 31 mars 2016).
  4. « Église Saint-Ferdinand-et-Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus », sur la base de données internationale du patrimoine du génie civil (consulté le 31 mars 2016).
  5. a, b, c, d, e et f « PARIS - Église Saint-Ferdinand des Ternes - Orgue : 3 claviers , pédalier - 34 jeux », sur le site de l'atelier Quoirin (consulté le 31 mars 2016). Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « P.26H » est défini plusieurs fois avec des contenus différents Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « P.26H » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  6. Yves Masson, « Paris, église Saint Ferdinand-des-Ternes », sur un site consacré aux orgues en France, (consulté le 31 mars 2016).
  7. « Page d'accueil », sur le site de la maison de quartier « Espace 16 » (consulté le 31 mars 2016).
  8. « À Saint-Ferdinand-des-Ternes, à Paris - La méthode Montessori appliquée au catéchisme », sur le site du magazine Famillee chrétienne, (consulté le 31 mars 2016).
  9. Louis de Raguenel, « Père Matthieu Rougé : "Trop de catholiques sont prisonniers d’une vision franco-française !" », sur le site du magazine Valeurs actuelles, (consulté le 31 mars 2016).
  10. Mathieu Deslandes, « On a confessé l’aumônier des hommes politiques », sur le site du magazine Le Nouvel Observateur, (consulté le 31 mars 2016).