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La forêt nationale de Shoshone (en anglais Shoshone National Forest) est une forêt nationale américaine s'étendant sur près de 10 000 km² dans l'État du Wyoming. Elle fut la première forêt des États-Unis protégée par l'État fédéral . À l'origine partie intégrante de la réserve de Yellowstone Timberland, la forêt fut délimitée suite à une résolution votée par le congrès américain et ratifiée en 1891 par le président Benjamin Harrison[1]. Un total de quatre zones vierges et non exploitables se situent dans la forêt, protégeant ainsi plus de la moitié du territoire du développement humain. La forêt nationale de Shoshone possède une riche biodiversité rarement égalée dans les autres zones protégées ; elle abrite de nombreuses plaines de sagebrush (sorte d'arbrisseau de genre armoise typique en Amérique du Nord), des forêts d'épicéas et de sapins et des zones montagneuses s'achevant en pics escarpés.

La forêt comprend trois importantes chaînes de montagnes : la cordillère d'Absaroka, les montagnes de Beartooth et la cordillère de Wind River. Le parc national de Yellowstone forme une partie de la frontière Ouest, l'autre partie est occupée par la forêt nationale de Bridger-Teton séparée du parc de Yellowstone par la Continental Divide. La frontière Est comprend des propriétés privées, des territoires gérés par le Bureau of Land Management et la réserve indienne de Wind River dépendant des tribus Shoshones et Arapahos. La forêt nationale de Custer, qui longe le Montana, correspond à la frontière nord. La piste de l'Oregon, importante route de migration du XIXème siècle, passe au sud de la forêt où le South Pass permettait jadis aux migrants d'éviter les montagnes trop escarpées. Toute la forêt est partie intégrante du Greater Yellowstone Ecosystem, une étendue ininterrompue de terres protégée par l'État fédéral et couvrant à peu près 20 millions d'acres, soit 80 937 km².

Forêt nationale de Shoshone localisée en vert fluo.

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

La forêt nationale de Shoshone tire son nom de la tribu indienne des Shoshones, qui, avec d'autres groupes amérindiens tels les Lakotas, Crows et Cheyennes du Nord, furent les principales tribus rencontrées par les premiers explorateurs blancs s'aventurant dans la région. Des indices archéologiques démontrent que la présence des tribus indiennes dans la région remonte à au moins 8000 ans[2]. La forêt abonde en gibier, en bois et abris durant les mois d'hiver, des hautes plaines jusqu'à l'Est. Les zones les plus montagneuses étaient fréquentées par les Shoshones et les Lakotas qui y pratiquaient des guérisons spirituelles et des quêtes de la vision. En 1840, Washakie devînt chef de la tribu Shoshone se situant la plus à l'est . En 1868, il négocia avec le gouvernement américain un espace de 8903 km² (2,2 millions d'acres) qu'il souhaitait préserver comme terres indiennes, ce territoire est aujourd'hui connu sous le nom de réserve indienne de Wind River[3]. Avant la création de la réserve, la cavalerie des États-Unis construisit une place forte appelée Fort Brown, qui fut plus tard renommée Fort Washakie. À la fin des années 1800, le fort fut occupé par des soldats afro-américains appartenant à la cavalerie, également connu sous le nom de Buffalo Soldiers. Le chef Washakie et Sacagawea, deux Shoshones qui fournirent une aide inestimable à Meriwether Lewis et William Clark durant l'expédition Lewis et Clark, sont enterrés au fort, qui est situé à la frontière Est de la forêt.

Puit d'une mine d'or abandonnée.

Au début des années 1800, des hommes des montagnes et des explorateurs, tels John Colter et Jim Bridger, parcoururent la forêt. Colter fut le premier homme blanc connu à avoir visité la région du Yellowstone et la forêt dans la période allant de 1806 à 1808[4]. Étant un des premiers membres de l'expédition Lewis et Clark, Colter demanda la permission à Meriwether Lewis de quitter l'expédition après qu'elle ait franchi les Rocheuses lors de son retour de l'océan Pacifique. Colter s'entoura de deux explorateurs indépendants rencontrés au gré de l'expédition. Ensemble ils décidèrent de s'aventurer dans les territoires du sud. Commençant par traverser la région nord, qui correspond aujourd'hui au parc national de Yellowstone, Colter explora ensuite la cordillère d'Absaroka, traversa le col de Togwotee et entra dans la vallée connue aujourd’hui sous le nom de Jackson Hole. Colter survécut à une attaque de grizzly ainsi qu'à une poursuite engagée par un groupe de Pikuni qui prit son cheval. Plus tard, Colter fournit à William Clark, son ancien commandant lors de l'expédition Lewis et Clark, toutes les informations récoltées sur les espaces qu'il explora. William Clark les publia en 1814[5]

Shoshones dans un camp, vers 1890

Entre 1807 et 1840, des trappeurs spécialisés dans la fourrure et des explorateurs, comme Manuel Lisa et Jim Bridger, traversèrent à plusieurs reprises la forêt et en achevèrent l'exploration. Suite au déclin de la traite des fourrures vers la fin des années 1840 et la disparition croissante des castors due à la sur chasse, peu d'explorateurs blancs s'aventurèrent dans la forêt. Les explorations conduites par Ferdinand Vandeveer Hayden en 1871 furent les premières financées et appuyées par l'État fédéral. Hayden s'intéressait tout particulièrement à la documentation de la région ouest de la forêt, son expédition établit également que la forêt était une ressource primordiale qu'il fallait protéger. Les promenades forestières, dans les années 1880, du président américain Theodore Roosevelt, qui était également un fervent avocat du mouvement de conservation de la nature, fournirent l'impulsion qui déboucha sur la création de la réserve Yellowstone Timberland en 1891, créant ainsi la première forêt nationale des États-Unis. En 1902, le président Roosevelt commença par élargir drastiquement la superficie de la réserve puis la divisa en quatre zones distinctes, la forêt de Shoshone étant la plus vaste. Après la création du United States Forest Service en 1905, la réserve reçut le statut de forêt nationale, mais l'appelation courante et le titre officiel ne furent attribués que quarante ans plus tard, en 1945. La station Wapiti Ranger située à l'ouest de Cody constitue un vestige des premières années de gestion de la forêt. Elle fut construite en 1903, c'est aujourd'hui la plus ancienne station de gardes forestiers conservée de toutes les forêts nationales américaines, elle est par ailleurs listée sur le registre américain des lieux historiques.

Durant les années 1890, des minerais, principalement de l'or, furent extraits du sol mais sans grand succès. La dernière mine fut abandonnée en 1907, mais l'orpaillage est toujours autorisé dans certaines parties de la forêt, et dans la plupart des cas aucun permis n'est requis. Après la fin de l'ère minière, le Civilian Conservation Corps établit de nombreux camps pour aider à combattre le chômage pendant la Grande Dépression des années 1930. Les travailleurs étaient payés par le gouvernement fédéral pour construire des routes, des chemins de randonnée et des terrains de camping pour les futurs voyageurs de la région de Yellowstone. Le tourisme s'est rapidement développé vers la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce à la construction de meilleurs réseaux routiers et d'une meilleure accessibilité de la région.

Gestion de la forêt[modifier | modifier le code]

La forêt nationale de Shoshone est gérée par le United States Forest Service, une agence au sein du United States Department of Agriculture. La forêt est divisée en 5 districts regroupant 145 employés. Le budget annuel d'exploitation s'élève à 15 millions de dollars, une grande partie des fonds provenant de subventions. Le bureau principal et un centre pour visiteurs se situent à Cody, un centre d'information plus petit se situe à Lander.

De même que pour l'ensemble des forêts nationales américaines, la forêt de Shoshone applique un programme de conservation des ressources, ce qui assure une exploitation viable des matières brutes de la forêt, transformées en bois de construction et la pâte à papier. En outre, des missions d'extraction minière, de recherches de pétrole et de gaz naturel sont également conduites, bien que ces activités aient sensiblement décru suite à un consensus visant à protéger la nature primitive de la région. Plus communément, des options de bail de terrains sont offertes aux éleveurs locaux les autorisant à venir faire paître leur bétail. Les services forestiers établissent des normes environnementales afin d'éviter la surexploitation des ressources et de garantir la disponibilité des matières premières pour les générations futures. Cependant, des groupes partisans de l'écologie de conservation ont exprimé leurs inquiétudes vis à vis de la gestion du programme de bail qui entraîne des problèmes de surpâturage liés à la présence des bovins.

Les efforts des environnementalistes combinés à une demande du public conduirent à la création en 1964 de zones naturelles (wilderness aeras) sur les terres gouvernementale répondant à ce critère. La désignation zone naturelle fournit un niveau beaucoup plus important de protection de l'habitat et interdit toute interaction de l'homme avec le milieu naturel. Dans la forêt de Shoshone, moins de 10% de la surface est utilisée pour les programmes de prêts de terres, d'exploitation forestière et d'extraction de minéraux. Les 90% de l'espace restant sont, soit désignés zone naturelle donc consacrés à la protection de l'habitat naturel, de la faune et de la flore, soit réservés à la détente des visiteurs. Cependant, le surpâturage du bétail dans des zones ripicoles et sur des terres ne faisant pas parties du programme de bail est continuellement un sujet de discorde. Des groupes de pression en faveur des explorations gazière et pétrolifère font également du lobbying afin d'explorer des régions sur lesquelles l'impact de l'activité humaine pourrait affecter la faune[6]. Des projets de construction de routes en dehors des zones naturelles, afin de faciliter l'évacuation du bois, ont été déboutés car non conformes à la législation récente qui interdit toute construction risquant de perturber le milieu naturel[7]. La circulation des véhicules tout terrain et des autoneiges en dehors des routes balisées continue à être un problème, surtout dans les zones naturelles. Enfin, le programme de protection des espèces menacées comme le grizzly et le loup se trouve parfois en opposition avec les intérêts des éleveurs locaux.

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Bosquet de trembles et de pins tordus au printemps.

Flore[modifier | modifier le code]

À ce jour, 1300 espèces distinctes d'arbres et de plantes ont été répertoriées dans la forêt de Shoshone, et de nouvelles découvertes sont faites chaque année. Les plaines, situées au niveau le plus bas, hébergent principalement des sagebrush et des prairies alors que les niveaux situés au dessus de la bordée d'arbres accueillent des zones forestières comprenant notamment des sapins subalpins, des épinettes d'Engelmann, des pins à écorce blanche et des pins flexible. L'espèce d'arbre la plus exploitée est le pin tordu avec le genévrier des Rocheuses, le sapin de Douglas et le tremble qui poussent à une altitude minimum de 2700 mètres. Le long des ruisseaux et des cours d'eau poussent des peupliers de Virginie mais uniquement à basse altitude. De nombreuses espèces de plantes sont endémiques et ne sont présentes nulle part ailleurs dans le monde. Parmi ces espèces se trouvent les herbes de whitlow, le fremont bladderpod, la shoshonea et les north fork easter daisy qui produisent des fleurs éclatantes blanches et jaunes durant le printemps et l'été[8].

Les espèces exotiques sont généralement introduites accidentellement dans la forêt par les véhicules traversant de longues distances loin de leur milieu d'origine. Dans la plupart des cas, ce type de plantes se retrouve près des routes ou des terrains de camping. Les services forestiers ont adopté un programme d'identification des espèces nuisibles, ce qui leur permet d'essayer de contenir leur diffusion[9]. Les coléoptères de pins de montagne sont une espèce autochtone d'insecte connue pour infester les bosquets, ils sont particulièrement communs dans les zones comprenant de nombreux pins tordus et sapins[10]. En cas de forte infestation, les coléoptères peuvent anéantir d'énormes zones de forêt, augmentant ainsi potentiellement le risque de départ de feu et réduisant l'habitat et la longévité de la forêt.

Faune[modifier | modifier le code]

Femelle grizzly et son petit.

Le loup, considéré comme une espèce menacée, a migré dans la forêt nationale de Shoshone après sa réintroduction dans le parc national de Yellowstone à la fin des années 1990. L'ensemble des 50 espèces de mammifères qui habitait la forêt avant l'arrivée des premiers explorateurs blancs existe encore aujourd'hui.

Le nombre de grizzlys se déplaçant dans la forêt de Shoshone, les deux forêts nationales adjacentes et le parc national de Yellowstone est estimé à 125. Le United States Fish and Wildlife Service a listé le grizzly comme espèce menacée dans les 48 autres États américains métropolitains ; la forêt de Shoshone est un des derniers bastions de l'espèce. Les ours posant problèmes sont capturés à l'aide de pièges non-mortels et réimplantés dans des zones reculées loin de toute activité humaine. Concernant les grizzlys, chaque ours capturé est tranquillisé et son oreille tatouée d'un numéro d'identification. Si un ours tatoué continue de retourner dans des zones où il constitue une menace directe pour l'homme il est abattu. Cette situation se produit moins fréquemment avec l'ours noir, une espèce plus petite et moins agressive ; leur population dans la forêt est estimée à 500 individus. Un programme de gestion, en coopération avec les autres forêts nationales et parcs nationaux du Greater Yellowstone Ecosystem, assure la sécurité humaine et protège l'habitat des deux espèces. Les visiteurs sont priés de conserver leur nourriture dans leurs véhicules ou dans des containaires en fer disponibles sur les terrains de camping. Des poubelles conçues pour résister aux assauts des ours sont situées aussi bien dans les plaines que dans la forêt. Dans l'arrière-pays la nourriture doit être entreposée à une certaine distance des terrains de camping ; d'autres précautions semblables sont mises en œuvres afin de prévenir toute mauvaise rencontre[11].

Le puma est avec le loup, l'une des deux principales espèces carnivores de la forêt. Animal nocturne, le puma est difficilement observable. Leur population n'est pas connue mais des preuves de leur passage, comme des traces de pattes, suggèrent qu'ils sont assez répandus. Le loup se trouve en plus petit nombre mais sa population croît progressivement. La forêt compte d'autres mammifères omnivores tels les carcajous, coyotes, lynx roux, belettes, martes et furets mais aussi des castors, marmottes, pikas, procyons et blaireaux.

Les herbivores autochtones comme l'élan forment de petits groupes près des cours d'eau, exclusivement à basse altitude. Les wapitis, cerfs hémiones et pronghorns sont les mammifères les plus observés ; il existe également de petites populations de bisons. Les mouflons canadiens et les chèvres de montagne résident sur les terrains rocheux et les plus hauts sommets. Durant l'hiver, le plus grand rassemblement sur le sol américain de mouflons canadiens a lieu dans la région de Dubois. Cependant leur population a grandement diminué depuis 1990 à cause de diverses maladies et de la prédation des coyotes[12].

Les espèces d'oiseaux résidant dans la forêt au moins une partie de l'année sont estimées à 300. Les pygargues à tête blanche et aigles royaux, deux espèces menacées, sont plus fréquents aujourd'hui qu'ils ne l'étaient au cours des dernières décennies ; ils occupent généralement les zones près des cours d'eau. Le faucon pèlerin, le faucon émerillon, les accipiters et le grand-duc d'Amérique sont d'autres oiseaux de proie aujourd'hui assez répandus. Dans la famille des corvidés, la pie à bec noir d'Amérique et le cassenoix d'Amérique sont relativement fréquents près des terrains de camping et des lacs. Le cygne trompette est assez rare, en principe présent sur ou près des lacs et autres zones fluviales. D'autres oiseaux aquatiques comme les grands hérons, pélicans blancs, bernaches du Canada et de nombreuses espèces de canards sont facilement observables. Les populations de faisans de Colchide, tétras des armoises et dindes sauvages sont disséminées sur les plaines et autres terrains ouverts.

Les cours d'eau traversant la forêt hébergent huit espèces et sous-espèces de truites. Parmi elles la truite à gorge coupée qui est la seule espèce autochtone de truite du Wyoming ; l'une des ses quatre sous-espèces est la truite à gorge coupée de Yellowstone qui se rencontre uniquement dans la forêt de Shoshone et les parcs adjacents. D'autres espèces pêchables comprennent l'ombre de l'Arctique, le ménomini de montagnes et l'esturgeon à museau plat[13].

Plusieurs espèces de reptiles habitent la forêt, cependant la majorité des serpents, dont le vénéneux crotale, préfère résider sur les niveaux inférieurs à la bordée d'arbre, tout comme les tortues peintes et tortues boîtes. Des amphibiens tels les grenouilles maculées de Columbia, les salamandres tigres et les crapauds de l'Ouest sont relativement communs dans la forêt. Du côté des insectes, les moustiques et les mouches noires prolifèrent au printemps et en été, ils sont réputés être très gênants en haute altitude.

Zone naturelle[modifier | modifier le code]

La forêt comporte quatre zones naturelles primitives ("wilderness areas" en anglais) qui en grande partie ont été épargnées par l'activité humaine, que ce soit l'exploitation forestière et minière ou la construction de routes et de bâtiments. Les quatre régions concernées sont : la North Absaroka Wilderness, la Washakie Wilderness, la Fitzpatrick Wilderness et la Popo Agie Wilderness. Elles couvrent une surface totale de 6000 km² (1,5 million d'acres). En outre, une petite portion de l'Absaroka-Beartooth Wilderness, située dans le Montana, déborde sur la partie nord-ouest de la forêt.

La ratification en 1964 du Wilderness Act renforça le statut de protection des terres lointaines et/ou non développées déjà administrées et protégées par l'État fédéral. Cette loi assura qu'aucune activité humaine ne prendrait place en plus de celles déjà existantes. Ce statut spécial permit de protéger les zones naturelles en interdisant la construction de routes et de bâtiments, la prospection ou l'extraction minière et pétrolière, l'exploitation forestière et l'utilisation de moyens de transports motorisés, y compris les vélos. Les visiteurs ne peuvent pénétrer dans les zones naturelles que s'ils sont à pied ou à cheval. La chasse et la pêche sont autorisées, comme dans l'ensemble de la forêt, à condition de posséder un permis[14].

Feu de forêt[modifier | modifier le code]

Feu de forêt dans la région de Dinwoody en 2001

La forêt nationale de Shoshone possède un programme de gestion des feux de forêt, ce dernier reconnait l'utilité de certains feux naturels considérés comme partie intégrante de l'écosystème, cependant ce ne fut pas toujours le cas. Autrefois la lutte contre les incendies s'orientait uniquement sur l'extinction rapide de tous les feux, ce qui créa d'énormes sources de combustible sous forme d'arbres morts ou demi-morts. Après les feux catastrophiques de 1988 dans la région de Yellowstone, un effort fut fournit pour identifier les zones potentielles d'incendie similaire. Travaillant en coopération avec le National Interagency Fire Center et les propriétaires terriens locaux, la forêt de Shoshone développa un programme visant à réduire les risques d'un nouvel embrasement général. Parmi les mesures adoptées figurent un plan de gestion du combustible et un plan de feu contrôlé.

La foudre, à l'origine de 70% des feux de forêt, est issue d'orages emmagasinant beaucoup d'énergie mais peu d'humidité, une circonstance habituelle durant le milieu de l'été. Les 30 % de feux restants sont le résultat de négligences humaines, comme des feux de camps non surveillés ou mal éteints. Concernant les feux non naturels, la forêt prône une politique d'annihilation totale, excepté dans les cas de feux prescrits par le programme de gestion des feux de forêt. Chaque année une moyenne de 25 feux est enregistrée, les feux de plus de 4 km² (1000 acres) arrivent a peu près tous les trois ans. En 2003 sur plus de 50 feux répertoriés, cinq excédaient les 4 km².

Durant l'été, la forêt maintient à temps complet une unité de lutte contre les feux composée d'une douzaine d'employés. Leur travail consiste en de nombreux exercices et procédures : une vérification quotidienne des équipements, une observation minutieuse des conditions météorologiques et du taux d'humidité dans l'air, une surveillance des zones à risques, une disponibilité permanente permettant de répondre en temps réel aux alertes reçues et la préparation journalière des rapports sur les risques d'incendie. Ces rapports sont utilisés pour informer les visiteurs et les employés. En outre, la forêt a à sa disposition cinq véhicules tout terrain anti-incendies, des pompes, divers outils et de nombreux kilomètres de tuyau. En cas d'urgence un hélicoptère peut rapidement se rendre sur les lieux. Les services anti-incendies peuvent également contacter une base régionale ayant à sa disposition une équipe de smokejumpers et plusieurs avions pouvant procéder à des lâchés d'eau. En cas de feu généralisé, la National Interagency Fire Command peut déployer d'importants moyens en l'espace de quelques jours voire quelques heures[15].

Géographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le Pic Gannett est la plus haute montagne de la forêt et du Wyoming.

L'altitude dans la forêt de Shoshone varie de 1402 mètres près de Cody à 4207 mètres au sommet du Pic Gannett, ce qui représente un dénivelé d'environ 2800 mètres. La forêt comprend trois chaînes de montagnes se distinguant toutes géologiquement les unes des autres. Elles sont partie intégrante des montagnes Rocheuses et se situent à un point de transition entre les Rocheuses du centre et du nord. La cordillère d'Absaroka tire son nom de la tribu amérindienne des Crows, bien que cette dernière habitait essentiellement la partie la plus au nord de la cordillère. Les montagnes formant la cordillère d'Absaroka se situent majoritairement dans la forêt, leur plus haut sommet est le pic Francs qui culmine à 4009 mètres. Cette chaîne de montagne s'étend sur plus de 160 km du nord au sud à travers les régions nord et est de la forêt, de la frontière du Montana jusqu'au sud de Dubois.

Les deux plus importants cols de montagne de la cordillère d'Absaroka sont le col de Sylvan, qui mène à l'entrée Est du parc national de Yellowstone, et le col de Togwotee, qui donne accès au Jackson Hole et au parc national du Grand Teton. Les pics rocheux sont d'origine basaltique et sont le résultat d'une activité volcanique s'étant déroulée il y a 50 millions d'années durant l'Éocène[16]. La roche elle-même est d'aspect relativement sombre et consiste en rhyolite, andésite et brèche. Dues à l'érosion produite par les glaciers et l'eau, et la relative souplesse de la roche, la cordillère d'Absaroka est d'apparence assez escarpée. De l'or fut extrait des versants du Pic Francs jusqu'en 1907 et la petite ville fantôme de Kirwin sert aujourd'hui de lieu touristique. La cordillère abrite également plusieurs lacs y compris les sources des deux rivières Bighorn et Yellowstone.

Les montagnes de Beartooth, situées dans la portion la plus au nord de la forêt, sont d'origines granitiques et métamorphiques. Certaines des roches formant les montagnes datent d'approximativement 3,96 milliards d'années, leur formation remontant au précambrien, ce qui en fait quelqu'unes des roches les plus anciennes de la Terre[17]. Bien que souvent considérées comme partie de la cordillère d'Absaroka, les montagnes de Beartooth se distinguent de part leur apparition et leur histoire géologique. Leur formation remonte approximativement à 70 millions d'années durant l'orogénie laramienne. Elles consistent en de vastes plateaux balayés par les vents et des pics escarpés surplombant parfois de hautes falaises abruptes. Les roches granitiques, gneissiques et micaschistes sont riches en minéraux comme le chrome et le platine. Les minéraux de type biotite, amphibole et pyroxène contiennent entre autre du fer et du magnésium. Le quartz et le feldspath sont également assez communs. Les géologues pensent que durant leur histoire, les montagnes de Beartooth culminèrent au moins une fois aux alentours des 6000 mètres d'altitude. Mais l'érosion qui suivit pendant des dizaines de millions d'années réduisit leur altitude à environ 12000 pieds (3657 mètres) pour les plus hauts sommets. Le nombre de lacs présents dans les montagnes de Beartooth et situés sur le territoire de la forêt de Shoshone est estimé à 300. Une partie de ces lacs naquit suite au recul des glaciers après le dernier maximum glaciaire, également connu sous le nom de glaciation de Würm, qui s'acheva brutalement il y a 10000 ans. L'autoroute de Beartooth (U.S. Route 212) traverse le col de Beartooth à une altitude de 3345 mètres et redesecent ensuite vers l'entrée nord-est du parc national de Yellowstone.

La cordillère de Wind River s'étend sur la partie sud de la forêt et se compose principalement de roches granitiques, gneissique et micaschistes. Le pic Gannett est le plus haut sommet du Wyoming, seuls 7 autres pics excèdent les 4115 mètres. À une certaine époque le pic Fremont était considéré comme le plus haut sommet des montagnes Rocheuses, à cause de l'importance qu'il donnait lorsqu'il était observé depuis la piste de l'Oregon. Au total, plus de 230 montagnes s'élèvent au dessus des 3600 mètres. La cordillère de Wind River est très célèbre chez les alpinistes du monde entier grâce à sa roche solide et aux nombreuses voies d'escalade. Le Cirque of the Towers, situé dans la Popo Agie Wilderness, est une des destinations préférées des grimpeurs et des randonneurs. Les couloirs d'escalades entourant le cirque sont estimés à 200. Cette zone héberge également des centaines de lacs y compris les sources de la wind river.

Au total, la forêt de Shoshone comprend plus de 500 lacs et plus de 4000 km de rivières et cours d'eau. La Clarks Fork Yellowstone river reçoit le titre de National Wild and Scenic River sur un parcours de 35 km à travers la forêt. Elle est parfois surmontée de falaises imposantes dépassant les 610 mètres, notamment lorsqu'elle traverse des gorges. Les versants Est de la Continental Divide sont recouverts de forêt, et toutes les rivières s'écoulant en dehors de ces forêts se déversent au final dans l'Océan Atlantique[18].

Glaciologie[modifier | modifier le code]

Selon le United States Forest Service, la forêt nationale de Shoshone possède le plus grand nombre de glaciers individuels de toutes les forêts nationales américaines. Dans le guide touristique, 16 glaciers possèdent un nom propre et 140 ne sont pas nommés, tous font partie de la cordillère de Wind River. 44 de ces glaciers se trouvent dans le Fitzpatrick Wilderness, concentrés sur les crêtes des montagnes les plus élevées[19]. Cependant, le state water board du Wyoming ne répertorie que 63 glaciers sur l'ensemble de la cordillère de Wind River, englobant également des zones en dehors des frontières de la forêt[20]. Tandis qu'il y a un léger doute sur le nombre officiel de glaciers, il n'y a aucune controverse sur le fait tous les glaciers de la forêt reculent irrémédiablement.

Renversant la tendance de glaciation qui eut lieu lors du petit âge glaciaire (1350-1850), un recul de près de 50% de l'ensemble des glaciers de la planète s'est opéré depuis 1850. Ce recul a été bien documenté grâce à de nombreuses preuves photographiques et d'autres types de données. L'accélération de la fonte des glaciers depuis les années 1970 semble être directement lié au réchauffement climatique[21].

Les glaciers de la forêt de Shoshone évoluent de façon similaire. La zone couverte par les glaciers a diminuée de 50% durant le siècle qui a suivi leur première photographie à la fin des années 1890. Les recherches opérées entre 1950 et 1999 ont démontrées que les glaciers ont perdu plus d'un tiers de leur surface pendant cette période. Les recherches ont également montré que le recul glaciaire était proportionnellement plus important dans les années 1990 que dans toute autre décennie des cent dernières années[22]. Le Glacier de Gannett, situé sur la pente nord-est du pic de Gannett, qui est le plus important glacier des montagnes Rocheuses américaines, a perdu plus de 50% de son volume depuis 1920 dont 25% de cette perte depuis 1980[23].

Les glaciers de petite taille situées dans la forêt sont beaucoup moins résistants à la fonte que les grandes calottes glaciaires du Groenland et d'Antarctique, qui elles aussi montrent d'inquiétantes preuves de rétrécissement. Une fois le recul amorcé, le glacier peut tomber en déséquilibre et ne plus jamais retrouver sa masse glaciaire, ceci peut importe la taille. Sans changement climatique favorable, les glaciers continueront de reculer jusqu'à leur disparition complète[24]. Les glaciologistes pensent que si la tendance actuelle se poursuit, vers le milieu du XXIe siècle, tous les glaciers de la forêt auront disparus. La fonte glaciaire a déjà entamé la réserve de glace qui, en été, alimentait en eau les ruisseaux, rivières et lacs et fournissait une source d'eau froide vitale a certaines espèces de poissons et de plantes. Le recul des glaciers pourrait avoir un impact significatif à long terme sur tout l'écosystème de la forêt.

Climat[modifier | modifier le code]

Avec une moyenne de moins de 25 cm de précipitation annuelle, le climat du Wyoming est généralement considéré comme désertique. Cependant la forêt nationale de Shoshone englobe certaines des plus importantes chaînes de montagne de l'État, ce qui lui assure un approvisionnement d'eau continue toute l'année, y compris durant les mois les plus secs de l'été, grâce aux glaciers et aux ceintures de neiges présentes sur les sommets. La température moyenne en basse altitude est de 22,2 °C durant l'été et - 6.7 °C durant l'hiver ; sur les versants les plus élevés la température moyenne chute de 6.7 °C par rapport aux niveaux les plus bas. La plus haute température relevée est de 40.6 °C, la plus basse - 47 °C enregistrée en 1993. La majorité des précipitations tombe en hiver et au début du printemps tandis que l'été est ponctué de grands orages se déclenchant souvent dans l'après-midi et en soirée. L'automne est généralement frais et sec. Dues à l'altitude et à la sécheresse de l'atmosphère, des rafraichissements soudains peuvent se produire et les variations de température de 10 °C sur une journée sont fréquentes. En conséquence, les nuits peuvent être très fraiches en été jusqu'à extrêmement froides en hiver, par conséquent les promeneurs doivent toujours penser à emporter avec eux au moins un blouson, même durant l'été[25].

Recreation[modifier | modifier le code]

Over half a million visitors will spend at least one night in the forest in an average year, and the majority of tourists visit between June and September.[26] Two visitor centers provide orientation, books, maps, and interpretive displays and are staffed by either forest service interpreters or volunteers. The Wapiti Wayside is located on the Buffalo Bill Cody Scenic Byway, west of Cody, Wyoming adjacent to the historic Wapiti Ranger Station. Another visitor center is located to the south in Lander, Wyoming. There are 30 vehicle access campgrounds in the forest with up to 27 individual sites each. Approximately half of these campgrounds provide running water and restroom facilities and also provide for handicapped accessibility. Referred to as "front country" campgrounds, they also permit recreational vehicle access in most cases. All of the campgrounds are on a first come, first served basis except for the Rex Hale campground, which is on the National Recreation Reservation Service; a phone and web-based system that permits campsite reservation months ahead of time. Due to the presence of Grizzly Bears, some of the campgrounds require what is referred to as "hard-sided" camping only, and tent camping is not permitted.

Horseback riding in Greybull Ranger District

For some visitors the greater solitude of the "backcountry" requires accessing hiking trails and then backpacking or horseback riding into more remote destinations. There are dozens of trails which total over 1,500 miles (2,400 km) spread throughout the forest. The Continental Divide Trail weaves its way through the forest, though it follows alternatively named trails for some of the distance.[27] There is also the Nez Perce National Historic Trail and the Beartooth Loop National Recreation Trail, both of which are in the northern regions of the forest. Some remote areas can be accessed by horseback. Trailheads usually provide enough room for horse and pack animal trailers plus personal vehicles. Along forest access roads, all terrain vehicles are allowed, however there are plans to limit their use in most of the forest.

Hunting and fishing are popular recreational activities permitted throughout the forest, provided that proper permits are obtained and the applicable rules and regulations are followed. Hunting regulations are altered each year to ensure certain species are protected from overhunting and to maximize personal safety. Many of the streams and rivers are considered to be "Blue Ribbon Trout Streams". 1,700 miles (2,735 km) of streams and 500 lakes that can be legally fished from, provide plenty of elbow room during even the most crowded of fishing seasons. Hunting and fishing licenses are sponsored by the state of Wyoming and are available through the state department of fish and game[28].

The southern section of the forest in the Wind River Range is the primary destination for mountain climbers. Twenty-nine of the highest 30 peaks in Wyoming are located here, and the mountains are primarily of granitic rock with countless cliffs and sheer rock walls. The Cirque of the Towers is particularly popular as it has numerous peaks within a relatively short distance of each other.

Winter activities include cross-country skiing and snowmobiling. The Continental Divide Snowmobile Trail is a popular maintained snowmobile route that can be accessed from Togwotee Pass. With up to 40 feet (12.2 m) of snow annually in the higher elevations, the snowmobile season extends usually from the beginning of December to the middle of April. Lander, Cody and the area near Togwotee Pass are the hubs of snowmobile activity in the forest. Numerous outfitters rent snowmobiles on a daily basis and can provide guided trips for those less experienced, and a number of motels also remain open during the winter to provide food and lodging. Snowmobile activity has increased in the forest with increased restrictions on their use within Yellowstone National Park.

Scenic roads[modifier | modifier le code]

Sunlight Bridge on the Chief Joseph Scenic Byway

As a gateway to two entrances leading into Yellowstone National Park from the east, the forest has a number of scenic roadways. A federally designated All-American Road, the Beartooth Highway (U.S. Highway 212), weaves through the forest and serves as the northeastern entranceway to Yellowstone National Park. Immediately south of the Beartooth Highway, the Chief Joseph Scenic Byway (Wyoming route 296) follows the old trail in which Chief Joseph and the Nez Perce tribe attempted to flee the U.S. Cavalry in 1877. South of there, Buffalo Bill Cody Scenic Byway (US 14/16/20) heads west from Cody, Wyoming and crosses Sylvan Pass as it enters Yellowstone. Lastly, the Wyoming Centennial Scenic Byway (US 26/287) heads west from Dubois, Wyoming, over Togwotee Pass and enters Jackson Hole and Grand Teton National Park. The Chief Joseph, Buffalo Bill Cody and Wyoming Centennial byways have all been designated by the U.S. Government as National Scenic Byways[29].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Shoshone National Forest.
  2. (en) PBS. Native Peoples. Yellowstone, America's Sacred Wilderness.
  3. (en) Wind River Country, Wyoming. The History of the Eastern Shoshone Tribe Eastern Shoshone Tribe, Wind River Indian Reservation.
  4. (en) Robert Marshall M. Utley (2004). After Lewis and Clark: Mountain Men and the Paths to the Pacific. Bison Books, University of Nebraska Press. Lincoln, NE 2004, (ISBN 1-55750-771-6)
  5. (en) PBS, Ken Burns. Private John Colter. Lewis and Clark, The Journey of the Corps of Discovery.
  6. (en) Wyoming Outdoor Council. Shoshone National Forest Pulls Timber Sale.
  7. (en) Wyoming Outdoor Council. Setbacks on the Shoshone National Forest.
  8. (en) U.S. Geological Survey, Northern Prairie Wildlife Research Center. Rare Plants of Shoshone National Forest. Wyoming Rare Plant Field Guide, US Forest Service Rare Plant List.
  9. (en) Shoshone National Forest Planning Staff. Draft, Forest Plan Comprehensive Evaluation Report.
  10. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Forest Works to Counter Carter Mountain Threats.
  11. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Shoshone National Forest Bear Information.
  12. (en) National Bighorn Sheep Interpretive Center. Estimated Whiskey Mountain Bighorn Sheep Population.
  13. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Shoshone National Forest Fishing.
  14. (en) Wilderness.net. The National Wilderness Preservation System.
  15. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Wildland Fire Management.
  16. (en) U.S. Geological Survey, U.S. Department of the Interior. Absaroka Mountains. America's Volcanic Past.
  17. (en) Yellowstone-Bighorn Research Association. Absaroka Mountains. Local Geology.
  18. (en) U.S. Forest Service, U.S. Department of Agriculture. Shoshone National Forest, Lakes and Reservoirs. Shoshone National Forest Fishing.
  19. (en) U.S. Forest Service, USDA (2003). Shoshone National Forest Recreation Guide. U.S. Government Printing Office. 2003-574-341.
  20. (en) Harold J Hutson. Wyoming State Water Plan.
  21. (en) Wyoming Outdoor Council. Vanishing Glaciers in the Wind River Range.
  22. (en) Larry Pochop, Richard Marston, Greg Kerr, David Veryzer, Marjorie Varuska and Robert Jacobel. Glacial Icemelt in the Wind River Range, Wyoming. Water Resources Data System Library.
  23. (en) Urbigkit, Cat. Glaciers shrinking. Sublette Examiner
  24. (en) Mauri S. Pelto (Nichols College). The Disequilbrium of North Cascade, Washington Glaciers 1984-2004.
  25. (en) Wyoming Official State Travel Website. Wyoming's Weather & Climate.
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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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