Usine textile et chimique de Saint-Maurice-de-Beynost

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Usine textile et chimique de
Saint-Maurice-de-Beynost
Usine textile et chimique de Saint-Maurice-de-Beynost.JPG
Vue de la partie sud de l'usine, en .
Fonctionnement
Opérateur
Toray Films Europe
1929 - 1934 : SLSA
1934 - 1957 : SLT
1957 - 1959 : CTA
1959 - 1966 : CIPSO
1966 - 1979 : La Cellophane
1979 - 1996 : Rhône-Poulenc
Effectif
(2011)
Date d'ouverture
1930
Production
Produits
Modèles

en 2009 :
Films Polyester > à 30 000 T

Films Polypropylène > à 15 000 T[1]
Production
172 millions € (2009)
Localisation
Situation
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
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Géolocalisation sur la carte : Saint-Maurice-de-Beynost

(Voir situation sur carte : Saint-Maurice-de-Beynost)
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L'usine textile et chimique de Saint-Maurice-de-Beynost est une usine fondée en 1929 à Saint-Maurice-de-Beynost. Elle constituait originellement la seconde usine de la Société lyonnaise de soie artificielle (SLSA), qui devient rapidement la Société lyonnaise de textiles (SLT) puis le Comptoir des textiles artificiels (CTA). En 1959, l'usine est reprise et reconvertie en production chimique (papier film) par La Cellophane. Cette dernière passe par la suite sous le contrôle de Rhône-Poulenc puis de Toray Films Europe, depuis 1996.

La construction puis la production effective de l'usine, à la fin des années 1920, a pour conséquence un fort afflux de main-d'œuvre à Saint-Maurice-de-Beynost ; la population quintuple en cinq ans passant d'environ 300 habitants en 1926 à plus de 1 500 en 1931. La présence de l'usine a eu une forte influence sur la ville, tant au niveau de l'habitat qu'au niveau de la vie sociale. Dans les années 2010, l'usine reste le principal employeur de Saint-Maurice-de-Beynost, avec près de 500 employés.

Voir aussi : carte des lieux relatifs à l'usine.

Histoire[modifier | modifier le code]

photo de l'actuelle cheminée de l'usine
Vue de l'actuelle cheminée de l'usine, depuis le boulevard Maurice-Cusin qui enjambe la ligne de chemin de fer, à Saint-Maurice-de-Beynost.

De la création à la fermeture de 1959[modifier | modifier le code]

Les années 1920 voient l'installation d'une ceinture de nouvelles usines textiles dans la région lyonnaise, en particulier à Saint-Maurice-de-Beynost[2]. En effet, Maurice Cusin recherche un emplacement en région lyonnaise pour établir la seconde usine de la Société lyonnaise de soie artificielle (SLSA), après celle de Décines créée en 1922[3]. En 1928, le conseil municipal de Saint-Maurice-de-Beynost émet un avis favorable à l'installation de cette usine sur le territoire communal[4],[5]. Localement, quelques réticences s'expriment (par crainte des nuisances dues à l'activité industrielle) mais malgré elles, Maurice Cusin achète 50 hectares situés dans Les Brotteaux, entre le canal de Miribel et la ligne de chemin de fer Lyon - Genève[6].

La construction de l'usine commence dès 1928 ; celle-ci se termine courant de l'année 1930. La production de soie artificielle est donc effective dès 1930. La cheminée de 110 mètres de haut est construite dès 1928 ; elle est détruite en 1972 par dynamitage[7]. Une autre cheminée à la taille plus modeste existait déjà ; elle fut conservée et est toujours visible.

En 1930, des ouvriers d'origine principalement arménienne et polonaise quittent la première usine de la SLSA (celle de Décines), pour venir travailler à Saint-Maurice-de-Beynost[8],[9]. La main-d'œuvre est essentiellement étrangère et vient principalement du Moyen-Orient, de Pologne, d'Espagne et du Portugal[8]. Dans les années 1960, une seconde vague d'immigration destinée à combler les besoins en main-d'œuvre, voit les nouveaux ouvriers de l'usine venir principalement d'Afrique du Nord[8].

En 1934, la SLSA devient la Société lyonnaise de textiles (SLT), toujours dirigée par Maurice Cusin. Comme de nombreuses usines en France, les mois de mai-juin 1936 sont des périodes de fortes grèves à l'usine ; celle-ci étant même occupée par les ouvriers, durant quelque temps[10].

À partir de 1956, l'activité de l'usine décline du fait notamment d'une concurrence accrue[11], ce qui aboutit à l'absorption en 1957 par le Comptoir des textiles artificiels (CTA) des deux usines de la SLS. L'usine de Décines compte alors 1 100 employés[11]. Enfin, le 2 février 1959, la fermeture des deux usines de Décines et de Saint-Maurice-de-Beynost est annoncée[11] pour le 1er avril de l'année[11]. Tous les employés (560 en 1959) sont licenciés[11]. En avril 1959, la production cesse et les ateliers sont effectivement fermés[12].

CIPSO puis La Cellophane[modifier | modifier le code]

En 1959, les actifs de l'usine sont vendus à la Compagnie industrielle de plastique semi-ouvrés de Paris (CIPSO)[13] : dix employés sont maintenus sur le site pour préparer les locaux pour le repreneur[13]. Une nouvelle activité pour le site est alors décidée ; celle-ci reprendra en 1960[14] : elle consiste en la production de Terphane, nom commercial du polytéréphtalate d'éthylène, c'est-à-dire de polyester saturé[13]. Dans l'intervalle entre la fin du CTA et la reprise de l'usine par le CIPSO, la plupart des ouvriers de l'usine ont été reclassés dans d'autres usines de la région, notamment à Vaise[13]. Au démarrage de l'activité du CIPSO, les anciens du CTA sont sollicités pour revenir travailler à Saint-Maurice-de-Beynost[Note 1].

En 1966, le CIPSO est absorbé par La Cellophane[15] ; l'usine y gagne localement son surnom dans le langage oral : « La Cellophane ». En 1967, l'activité est florissante : l'usine fait venir des travailleurs immigrés provenant essentiellement du Maroc et du Portugal[15].

Grèves de 1967 et 1968[modifier | modifier le code]

L'année 1967 est également marquée par une grande grève qui durera trois semaines à compter du 15 mars[15],[16] : les deux revendications principales sont relatives à la prime de rendement et à l'augmentation espérée du salaire de base[18]. Dès le 16 mars, des piquets de grève installés à chaque entrée de l'usine, conduisent à l'occupation de l'usine qui n'est alors plus accessible[19]. Le 17 mars, des élus — notamment le député de l'Ain Émile Dubuis et son successeur Guy de La Verpillière dans la 3e circonscription dès avril 1967 — se proposent comme médiateurs[19]. À partir du 19 mars, les grévistes s'organisent et reçoivent l'aide de la mairie qui distribue des bons d'achats aux familles[19] ; l'office HLM est également contacté pour réclamer que soit différée la date de paiement des loyers[19]. Jusqu'au 23 mars, des rencontres se succèdent entre le préfet de l'Ain Georges Dupoizat de Villemont, l'inspecteur du travail, le maire de Saint-Maurice-de-Beynost André Trichard et (successivement) les élus CGT et CFDT puis la direction de l'usine[19]. À partir du 23, la grève se durcit : le 30 mars, une grande manifestation est organisée à Bourg-en-Bresse. Deux jours plus tard, le 1er avril, une seconde manifestation est organisée à Saint-Maurice-de-Beynost[19]. Le 3 avril, les représentants des grévistes sont reçus par les dirigeants de La Cellophane, à Paris. Une réunion de conciliation est finalement organisée le 5 avril à 15 h à la mairie ; Michel Branciard écrit ces mots pour décrire le déroulement de cette réunion, du point de vue des grévistes :

« De 15 h à 22 h, le pessimisme règne, les négociations progressent peu, sauf la prime de productivité. À 22 h, suspension de séance et visite au piquet de grève où les hommes deviennent de plus en plus nerveux ; les délégués doivent les raisonner pour éviter des bavures[17]. »

— Michel Branciard, La CFDT dans l'Ain, évolution depuis 1920

Photo du bâtiment du centre Marcel-Cochet
Le centre Marcel-Cochet, l'un des acquis de la grève de mars-avril 1967.

Finalement un accord est obtenu à minuit passé[19] : celui-ci doit encore être soumis à l'assemblée générale des grévistes organisée dès le lendemain, le 6 avril[20] : le texte (incluant des augmentations de salaires, des améliorations relatives à la prime de rendement et un certain nombre de points relatifs aux œuvres sociales) est approuvé à l'issue de l'AG[20]. Parmi les points relatifs aux œuvres sociales, se trouvent la mise à disposition d'un local dédié qui sera le centre Marcel-Cochet[Note 2]. Celui-ci a existé jusqu'à l'été 2013 et sa fusion au sein du centre social Artémis.

En 1968, comme dans toutes les usines de France, une grève illimitée est votée à une large majorité des salariés[20] ; néanmoins, la « grande grève » de l'usine reste sans doute plutôt celle de mars-avril 1967.

Fin de La Cellophane[modifier | modifier le code]

À partir de 1973-1974, à cause du premier choc pétrolier et de la concurrence du polypropylène[21], l'activité périclite[20]. Un plan de licenciement est envisagé et annoncé au personnel, ce qui provoque une grande grève[20], du 13 au 25 février 1976[16]. En 1979, le siège parisien de La Cellophane est vendu, la direction s'installant alors à La Part-Dieu puis à Saint-Maurice-de-Beynost[20]. Malgré ces efforts, la société est absorbée par Rhône-Poulenc qui la divise en deux entités : Rhône-Poulenc Films et Rhône-Poulenc Systèmes[20].

Depuis 1979[modifier | modifier le code]

Photo de la Place d'Arménie, sur laquelle donne l'entrée de l'usine.
Vue de la Place d'Arménie, sur laquelle donne l'entrée de l'usine.

À partir de 1979, l'usine fonctionne sous l’égide de Rhône-Poulenc Films. Rhône-Poulenc cherchant activement un repreneur pour son activité Rhône-Poulenc Films ; après avoir un temps pressenti Du Pont de Nemours[22], l'activité « Films » est cédée à Toray en 1996[22]. Cet achat implique une baisse de 25 % des effectifs, les faisant passer de 600 à 450 employés[22]. Cette baisse du nombre d'employés a provoqué des grèves, parfois de plusieurs jours comme par exemple en février 2002, en raison du sous-effectif constaté par les syndicats[23]. En 2009, le chiffre d'affaires de l'usine est de 172 millions d'euros[1]. Fin 2011, 470 salariés travaillaient à l'usine de Saint-Maurice-de-Beynost[1].

L'arrêt Place d'Arménie du réseau de transport Colibri dessert l'usine, depuis début 2012.

Productions successives[modifier | modifier le code]

Soie artificielle[modifier | modifier le code]

Fileuse utilisée pour l’étape de filature (musée de la viscose à Échirolles).
Article détaillé : Viscose.

La matière première de la production est la cellulose[24], arrivant en général d'Europe du Nord[24], livrée à l'usine sous forme de plaques[24]. Le processus de fabrication de la soie artificielle est alors le suivant[24] : pressage des plaques de cellulose incluant un ajout de soude ; le résultat du pressage est alors broyé puis mélangé avec du sulfure de carbone. La pâte liquide ainsi obtenue est la viscose. Après quelques jours d’attente, cette viscose est prêt à être travaillé en atelier de filature.

Cette dernière étape consiste à créer des brins à l'aide d'une filière, qui sont ensuite enroulés sur des bobines[24]. Une fois enroulés, les brins sont lavés puis séchés ; le moulinage permet enfin de créer les fils de soie[24].

Film plastique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Film étirable.

À partir de 1960 et la reprise de l'usine par la CIPSO, la production de soie artificielle est abandonnée au profit de celle de dérivés plastiques. En effet, la CIPSO regroupe à Saint-Maurice-de-Beynost toutes ses productions de pellicules, profilés et plaques en matière plastique[21] : les productions de Bezons (Terphane) d'une part, et celles de Roussillon et Vénissieux (Rhodialite), d'autre part, sont transférées à l'usine[21] ; s'y ajoutent de nouvelles productions comme celle de tubes en polyéthylène[21]. La Cellophane oriente ensuite la production sur l'unique film plastique ; le choc pétrolier et la concurrence du polypropylène[21] induisent alors un tassement de l'activité, malgré le dépôt de quelques brevets obtenus à la suite de recherches effectuées à l'usine (par exemple : Composite polyester films and process for producing the same[25] en 1975). Néanmoins, les difficultés économiques encouragent la cession de l'usine à Rhône-Poulenc : en 1979, sous la dénomination Rhône-Poulenc Films, l'usine est la seule du groupe à produire de la pellicule polyester (film plastique)[21].

Installation et conséquences[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

Vue de la « cité de la soie » dans les années 1930 : grands immeubles et exemple de maisons ouvrières.
Vue de la « cité de la soie » dans les années 2010 ; photographie depuis l'angle de l'avenue Foch et du boulevard Chardonnet[Note 3].
Un panneau du Boulevard Maurice-Cusin.

L'afflux massif de population à Saint-Maurice-de-Beynost, dès 1929, pose rapidement la question du logement. À l'initiative de Maurice Cusin[26] et dans une optique quelque peu paternaliste[26], est construite la « cité de la soie » ou « cité Toray » sur près de 45 hectares[26]. Celle-ci comprend de grands immeubles et un ensemble de petites maisons mitoyennes disposant chacune d'un jardinet. On dénombre quatre ou cinq grands types de logements dans la cité de la Soie[27]. L'esprit de la construction de ce quartier peut être illustré par une plaquette éditée par l'usine en 1933 :

« Les ouvriers trouvent là un confort qu'ils n'avaient jamais connu auparavant. Chaque appartement est doté de l'électricité et de l'eau courante. Ils rivalisent de soins pour entretenir leur logement et leur jardin ; la plupart ont en outre une petite basse-cour. »

— Plaquette de présentation de l'usine, de 1933[29].

La présence de l'usine permet également une certaine amélioration des conditions de vie dans la cité : le pompage du Rhône étant assuré par la SLT (pour ses besoins industriels), l'eau courante potable est gratuite dans la cité[26] ; la perte de temps due à l'attente aux passages à niveaux, entraîne la construction du pont au-dessus de la ligne de chemin de fer, reliant ainsi la cité à Saint-Maurice Le-Haut[26]. Ce pont longtemps surnommé le « pont Cusin »[26] s'appelle aujourd'hui l'avenue Maurice-Cusin. Vers la fin des années 1960, deux bâtiments pour célibataires, d'une vingtaine de chambres au total, ont été construits pour loger le personnel.

La cité de la soie fait l'objet d'une monographie photographique des Monuments historiques, réalisée par l’architecte Francisque Chevallet[30].

Par la suite, les besoins en logement collectif de l'après-guerre conduisent à la création du quartier dit « Les Folliets » dans les années 1960, au lieu-dit « le pré Folliets »[31].

Les travaux commencent en 1962-1963 par la construction de deux immeubles de tente-deux et vingt-quatre logements chacun[31]. Entre 1965 et 1967, quatre autres immeubles sont construits[31]. Enfin, entre 1973 et 1977, trois autres immeubles sont construits[31], pour atteindre, en 1980, un total de 276 logements où logeait un tiers de la population municipale[31] (alors d'environ 3 700 habitants en 1980). Aujourd'hui, le quartier est le principal quartier d'habitat collectif de Saint-Maurice-de-Beynost, s’étendant sur une superficie de 5 ha[32].

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

La présence de l'usine sur le territoire communal implique un risque de type industriel[33] qui fait l'objet de différents plans de sauvegarde dont un plan communal de sauvegarde.

Historiquement, en termes de sécurité des personnes, la construction de l'usine a pour conséquence la présence d'une gendarmerie à Saint-Maurice-de-Beynost. En effet, le 23 novembre 1929, le conseil municipal, inquiet de l'arrivée d'une nouvelle population dans la commune, donne son aval à la création d'un poste fixe de gendarmerie[34] qui sera finalement situé Avenue des Îles[34]. En 1934, le constat de l'inutilité du poste est fait et est alors annoncée sa suppression[34], malgré l'opposition du conseil municipal conduit par le maire Amédée Bardet :

« Le maintien du poste de gendarmerie est justifié par le fait de l'existence d'une nombreuse population ouvrière, composée en majorité d'étrangers[34]. »

— Compte-rendu du conseil municipal de Saint-Maurice-de-Beynost du 28 avril 1934

Le poste de gendarmerie est néanmoins supprimé dès 1934.

Cultes[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-des-Bruyères de Saint-Maurice-de-Beynost.

L'église Saint-Maurice ne pouvant contenir qu'une centaine de personnes, une chapelle en bois fut rapidement construite en 1930, pour accueillir les ouvriers[35]. Elle fut détruite en 1972[35], soit deux ans après la construction de l’église Notre-Dame à Saint-Maurice Le-Bas. Dédiée à Notre-Dame-des-Bruyères[36], elle était localisée à l'emplacement actuel de la cantine de l’usine (45° 49′ 31″ N, 4° 58′ 58″ E).

L'installation de cette chapelle fut, semble-t-il, favorisée par Maurice Cusin : la concentration géographique de l'habitat, du lieu de culte et de l'ensemble des activités annexes autour de l'usine, correspondait à sa vision paternaliste[35]. Les arméniens de l'usine, de confession orthodoxe, ont parfois fréquenté la chapelle (catholique) même si la petite église arménienne Sainte-Marie de Décines fut utilisable dès 1932[37] contrairement à l'église arménienne Saint-Jacques de Lyon, qui fut consacrée tardivement, en 1963[38].

Sports[modifier | modifier le code]

Les jardins familiaux de Saint-Maurice-de-Beynost en février 2012 ; anciennement Stade Roland-Schmitt et anciennement encore Stade de la soie.
Article détaillé : Olympique Saint-Maurice.

Le club de football Olympique Saint-Maurice (OSM) est officiellement créé le 28 février 1944[39] ; sa création est largement financée et encouragée par Maurice Cusin : en 1947, son fils Marcel Cusin est même sollicité pour prendre la direction du club[39], sollicitation à laquelle il donne une suite positive. L'usine finance également la construction du Stade de la soie, inauguré le 27 septembre 1947 : une rencontre y est organisée opposant l'OSM et le Servette de Genève[39]. L'éclairage y est installé, chose assez exceptionnelle pour l’époque ; les professionnels de l’ASSE viennent d'ailleurs à Saint-Maurice-de-Beynost pour se familiariser avec cette nouveauté[39].

À la suite de la non-utilisation du stade consécutive à la fusion à laquelle participa l’OSM en 1999 pour donner naissance à Ain Sud Foot, le stade Roland-Schmitt ne fut plus utilisé (remplacé par le Stade du Forum). En 2010, le stade est reconverti en jardins familiaux[40].

Lieux relatifs[modifier | modifier le code]

  •      Périmètre de l'usine.
  •      Périmètre des maisons ouvrières de la cité de la soie.
  •      Périmètre des grands immeubles de la cité de la soie.
Géolocalisation de lieux relatifs à l'usine, évoqués dans l'article.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Quelques chiffres », sur toray.fr (consulté le 19 septembre 2012).
  2. André Latreille, Histoire de Lyon et du Lyonnais, , 511 p. (lire en ligne), p. 403.
  3. Schwartz 2000, p. 181.
  4. Schwartz 2000, p. 183.
  5. Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel 1995, p. 163.
  6. Schwartz 2000, p. 184.
  7. Schwartz 2000, p. 188-189.
  8. a, b et c Schwartz 2000, p. 194-195.
  9. [PDF] Stéphane Autran, « La communauté arménienne de Décines », sur Direction de la prospective et du dialogue public du Grand Lyon, (consulté le 19 septembre 2012) : « Dès 1928, une usine filiale de la SLSA est ouverte à Saint-Maurice-de-Beynost. Les ouvriers engagés sont des Arméniens de Décines. ».
  10. Schwartz 2000, p. 199-200.
  11. a, b, c, d et e Schwartz 2000, p. 205-206.
  12. 54 Usines textiles de viscose, liste publiée par la Société chimique de France, [lire en ligne].
  13. a, b, c et d Schwartz 2000, p. 210-211.
  14. Schwartz 2000, p. 212.
  15. a, b et c Schwartz 2000, p. 213-214.
  16. a et b Xavier Vigna, L'insubordination ouvrière dans les années 68 : essai d'histoire politique des usines, Presses universitaires de Rennes, , 378 p. (lire en ligne), p. 332-342.
  17. a et b Schwartz 2000, p. 214.
  18. Michel Branciard, La CFDT dans l'Ain, évolution depuis 1920, suppl. à Liaison CFDT-Ain, n° 167, avril 1986, chap. IV. mai 1968 et l'après-mai (1968-1974)[17].
  19. a, b, c, d, e, f et g Schwartz 2000, p. 214-215.
  20. a, b, c, d, e, f et g Schwartz 2000, p. 216-217.
  21. a, b, c, d, e et f [PDF] Jean-Marie Michel, « Application Films / Pellicules : La Cellophane (Contribution à l'histoire industrielle des polymères en France) », sur le site de la Société chimique de France (consulté le 13 septembre 2012).
  22. a, b et c Schwartz 2000, p. 218-219.
  23. L. B., « Grève contre le sous-effectif », L'Humanité,‎ (lire en ligne) :

    « Résultat : un sous-effectif criant qui se traduit par des refus de congés, des heures supplémentaires en hausse, des changements d'équipe en urgence, explique le syndicaliste. »

    .
  24. a, b, c, d, e et f Schwartz 2000, p. 187.
  25. (en) Robert Riboulet et Eugène Charvet, « Composite polyester films and process for producing the same (United States Patent 3900653) », sur le site freepatentsonline.com (consulté le 13 septembre 2012).
  26. a, b, c, d, e et f Schwartz 2000, p. 224-226.
  27. Benoît Prieur, « Cité Toray : un patrimoine à préserver », Le Journal de la Côtière, no 1145,‎ , p. 10.
  28. Schwartz 2000, p. 225.
  29. Plaquette de présentation de l'usine, 1933[28].
  30. Notice no 00050397, base Archidoc, ministère français de la Culture. Consulté le 30 mars 2013
  31. a, b, c, d et e Schwartz 2000, p. 233-237.
  32. « Les Folliets », sur le système d'information géographique du secrétariat général du Comité interministériel des villes (consulté le 11 septembre 2012).
  33. « Document d'information sur les risques majeurs à Saint-Maurice-de-Beynost (conformément au décret no 2004-554 du 9 juin 2004) », sur le site de la préfecture de l'Ain (consulté le 11 septembre 2012).
  34. a, b, c et d Schwartz 2000, p. 185-186.
  35. a, b et c Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel 1995, p. 170.
  36. Schwartz 2000, p. 56-58.
  37. « Église apostolique arménienne Sainte-Marie », sur le site de l'association culturelle arménienne de Marne-la-Vallée (ACAM) (consulté le 12 septembre 2012) .
  38. « Église-Cathédrale apostolique arménienne Sourp Hagop (Saint-Jacques) », sur le site de l'association culturelle arménienne de Marne-la-Vallée (ACAM) (consulté le 12 septembre 2012) .
  39. a, b, c et d Schwartz 2000, p. 310-312.
  40. Il y a un an… Les jardins familiaux sortaient de terre, in « Le journal de la Côtière », no 790, mai 2011, p. 8, [lire en ligne].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'autant que les ouvriers habitant la « Cité SLT » (ou « cité de la soie ») de Saint-Maurice-de-Beynost, ont pu conserver leurs logements.
  2. Marcel Cochet était un secrétaire du Comité d'Entreprise de l'usine.
  3. Hilaire de Chardonnet est l'inventeur du procédé de fabrication de la soie artificielle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Branciard, La CFDT dans l'Ain, évolution depuis 1920, suppl. à Liaison CFDT-Ain, n° 167, avril 1986, chap. IV. mai 1968 et l'après-mai (1968-1974) (OCLC 417087688) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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