Ushahidi

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Ushahidi
Région Monde Monde
Création 2008
Type Foundation (501c3)
Domaine crowdsourcing, cartographie, géomatique
Siège Nairobi
Drapeau du Kenya Kenya
Budget 1 800 000 $US[1]
Membres 50 volontaires
Effectifs 29 employés
Personnes clés Erik Hersman (en), Ory Okolloh, Juliana Rotich, David Kobia (en)
Site web http://www.ushahidi.com

Ushahidi, Inc. (« témoignage » en Swahili) est une organisation à but non lucratif (foundation 501(c)(3))[2] développant le site internet Ushahidi.com, fondé en 2008, ainsi que le logiciel open source du même nom.

Principe[modifier | modifier le code]

Ushahidi utilise le concept de crowdsourcing au service de la cartographie sociale. La plateforme collecte des témoignages envoyés par courrier électronique et SMS, et les place sur une carte accessible en ligne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant les violences postélectorales survenues dans son pays, l'activiste kenyane Ory Okolloh constate que les troubles sont peu couverts par la presse et lance l'idée d'un outil permettant aux populations habitant près des zones de conflit de visualiser les « lieux dangereux »[4],[5]. Elle lance le site Ushahidi en janvier 2008 avec le blogueur américain Erik Hersman et les informaticiens kényans David Kobia (en) et Juliana Rotich. En avril de la même année, ils fondent la société sans but lucratif du même nom[4].

Le logiciel open source développé pour le site est distribué à partir d'octobre 2008. En 2012, il est utilisé par 22 000 projets citoyens répartis dans 154 pays[4]. Il est utilisé par le ministère supervisant les élections législatives indiennes de 2009 pour permettre aux électeurs de signaler d'éventuelles irrégularités. Après le séisme de 2010 à Haïti, le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU l'utilise pour cartographier les zones touchées et faciliter l'aide aux sinistrés[6]. Cette réussite a décidé le département d'État des États-Unis à mettre cet outil en avant lors des TechCamps[7]. L'ONU fait appel à Ushahidi durant l'intervention militaire de 2011 en Libye afin de mieux coordonner l'aide humanitaire. Une carte publique et une seconde, réservée au personnel de l'ONU, sont mises en place[8].

Composants[modifier | modifier le code]

Ushahidi utilise SwiftRiver, une plateforme libre et open source, née du besoin de maîtriser l'afflux de données en temps de crise. Elle permet de filtrer et vérifier en temps réel des données provenant de canaux tels que l'outil de microblogage Twitter, le service de messagerie SMS, le courrier électronique et les flux RSS. Ce logiciel est destiné aux médias, aux organismes de secours et d'urgence et autres institutions devant trier des données en fonction de leur fiabilité.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Ushahidi fait partie des dix lauréats Netexplo de l'année 2009[4]. En 2011, Ushahidi fiigure dans la liste de « 50 Disruptive Companies » établie par le magazine américain MIT Technology Review[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Top50 Private Web Companies »
  2. (en) A non-profit charitable organization (un organisme de charité à but non lucratif)
  3. (en) Megha Bahree, « Citizen Voices », Forbes,‎
  4. a, b, c et d Laure Belot, « Ushahidi.com aide les peuples en difficulté », M, le magazine du Monde,‎
  5. (en) Josh Halliday, « Ushahidi: giving citizens the power to put news on the map », The Guardian,‎
  6. Julien Goetz, « Ushahidi ou la cartographie du message », OWNI,‎
  7. (en) E.B. Boyd, « State Department Is Trying To Make A Thousand Ushahidis Bloom », Fast Company,‎
  8. Joan Tilouine, « Ushahidi, les nouveaux cartographes de crise », Slate Afrique,‎
  9. (en) « 50 Disruptive Companies: Ushahidi », MIT Technology Review,‎

Lien externe[modifier | modifier le code]