Urtica urens
Ortie brûlante, Ortie grièche, Petite Ortie
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Classe | Magnoliopsida |
| Ordre | Urticales |
| Famille | Urticaceae |
| Genre | Urtica |
| Ordre | Rosales |
|---|---|
| Famille | Urticaceae |
Urtica urens, l’Ortie brûlante, Ortie grièche ou Petite Ortie, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Urticaceae. C'est une plante herbacée commune qui se distingue de la grande ortie par sa taille plus petite et par le fait qu’elle soit annuelle et à racine pivotante alors que la grande ortie est pérenne et à souche rampante. Elle est entièrement couverte de poils urticants et par endroits de poils plus courts, non urticants.
Urtica et urens ont la même racine latine uro, (ussi, ustum, urere) « brûler, embraser, consumer, échauffer, exciter, faire souffrir, tourmenter », par allusion aux piqures brûlantes occasionnées par les poils. En outre, le mot Urtica existait en latin et désignait l’ortie.
Cette plante était bien connue des Anciens. Ses usages ont été décrits en Grèce antique, par Dioscoride et Galien, en Inde ancienne par la médecine ayurvédique etc.
Description
[modifier | modifier le code]L’Ortie brûlante se reconnaît à sa petite taille qui en général se situe entre 20 et 60 cm.
Les feuilles sont opposées, ovales et ne dépassent pas 4–5 cm de long. Elles sont bordées de dents aiguës de 3–5 mm.
L’Ortie brûlante se distingue également de l’Ortie commune par ses fleurs unisexuées, mâles et femelles, sur la même grappe simple, non ramifiée. Les fleurs femelles, beaucoup plus nombreuses que les fleurs mâles, possèdent quatre tépales : deux petits extérieurs, deux grands intérieurs ornés d'un grand poil urticant. La fleur mâle comporte quatre tépales soudés, un ovaire vestigial et quatre étamines, repliées dans le bouton et se redressant brutalement à l'anthèse en éjectant au loin le pollen.
C’est une plante monoïque alors que l’Ortie commune est essentiellement dioïque.
La floraison s’étale de mars à octobre et la pollinisation se fait par le vent (par anémogamie).
Le fruit est un akène ovoïde, compressé, de moins de 1 mm, entouré des deux grands tépales accrescents.
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Feuilles
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Les deux types de poils.
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Fleur femelle fécondée (dessous) et fl. mâle avec deux filets déployés.
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Fleur mâle et fleur femelle fécondée.
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Fruit.
Répartition et habitat
[modifier | modifier le code]C’est une plante assez cosmopolite qui se rencontre partout en France, en abondance dans le nord et le sud du pays, et de façon plus disséminée dans la diagonale allant du Pays basque aux Vosges[1].
Elle est très largement répartie dans les régions tempérées et dans les hautes terres des régions tropicales (Europe, Asie, Afrique et Amérique septentrionales).
Elle se plaît dans les décombres, les friches et les lieux cultivés ayant reçu un excès de fumure. C'est une adventice des cultures maraîchères à fortes fumures et bien arrosées.
Propriétés
[modifier | modifier le code]L'ortie est riche en flavonoïdes, en fer, en calcium, en potassium, en magnésium ainsi qu'en vitamine A et C. Les racines contiennent des phytostérols[2].
Utilisations
[modifier | modifier le code]L’Ortie brûlante a, comme l’Ortie dioïque, de très nombreux usages traditionnels en alimentation, phytothérapie et agriculture.
Jadis utilisée pour nourrir les volailles, elle continue à être employée en alimentation humaine. Les jeunes pousses et les jeunes feuilles d'ortie peuvent être consommées en salade, en soupe, en purée et en légumes comme des épinards.
C’est aussi une plante médicinale reconnue[3] dont les parties aériennes sont utilisées :
- en usage interne (principalement sous forme de tisane) pour leurs effets diurétiques, galactagogues, antirhumatismaux dans le traitement de l’inflammation des voies urinaires, dans le traitement des calculs rénaux, des douleurs rhumatismales, et pour combattre les carences en fer ;
- en usage externe (par application de lotion) dans le traitement des douleurs arthritiques et rhumatismales, dans les soins cosmétiques (contre la chute des cheveux, contre les pellicules et les cheveux gras).
Les décoctions de racines d’ortie sont aussi utilisées dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Le purin d’ortie[4], obtenu par macération des feuilles hachées dans de l’eau, est utilisé en agriculture biologique pour tuer ou repousser les insectes et comme fertilisant.
Dénominations
[modifier | modifier le code]Ce taxon porte en français les noms vernaculaires ou normalisés suivants : Ortie[5], Ortie brûlante[5],[6], Ortie grièche[5],[6], Ortie piquante[6], Petite ortie[5],[6].
Systématique
[modifier | modifier le code]Le nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Urtica urens L.[5].
Urtica urens a pour synonymes[5] :
- Urtica atlantica Blume
- Urtica cubensis Klotzsch
- Urtica cubensis Klotzsch ex Herder
- Urtica minor Garsault
- Urtica minor Lam.
- Urtica minor Moench
- Urtica monoica Gilib.
- Urtica ovalifolia Stokes
- Urtica parvula Blume
- Urtica quadristipulata Dulac
- Urtica trianae Rusby
- Urtica urens f. major Zapal.
- Urtica urens f. microphylla Murr
- Urtica urens f. montana Zapal.
- Urtica urens var. lanceolata E.Nilsson
- Urtica urens var. podolica Zapal.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/128298/tab/carte
- ↑ Creapharma
- ↑ * Plants For A Future
* PasseportSanté.net
* European Medicines Agency - ↑ B. Bertrand, J-P. Collaert, E. Petiot, Purin d’ortie et compagnie, Terrain Eds De, 2007
- GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 28 septembre 2025.
- Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le 28 septembre 2025.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Animal Diversity Web : Urtica urens (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Urtica urens L. (consulté le )
- (en) Flora of North America : Urtica urens (consulté le )
- (en) Flora of China : Urtica urens (consulté le )
- (fr + en) EOL : Urtica urens L. (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Urtica urens L. (consulté le )
- (fr) INPN : Urtica urens L., 1753 (TAXREF)
- (en) IRMNG : Urtica urens L. (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Urtica urens L. (consulté le )
- (en) NCBI : Urtica urens (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Urtica urens Linnaeus (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Urtica urens (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Urtica urens L. (consulté le )
- (fr) Tela Botanica (France métro) : Urtica urens L. 1753 (consulté le )
- (en) Tropicos : Urtica urens L. (+ liste sous-taxons) (consulté le )
- (en) World Flora Online : Urtica urens L. (+WFO Plant List) (consulté le )