Urschenheim

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Urschenheim
Route de Forschwihr, entrée ouest du village.
Route de Forschwihr, entrée ouest du village.
Blason de Urschenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Ensisheim
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Brisach
Maire
Mandat
Robert Kohler
2014-2020
Code postal 68320
Code commune 68345
Démographie
Population
municipale
714 hab. (2014)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 13″ nord, 7° 29′ 13″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 190 m
Superficie 6,42 km2
Localisation

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Urschenheim

Urschenheim [yʁʃənaɪm] est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d’Urschenheim est situé dans l'aire urbaine de Colmar entre le Ried et la Hardt sur l’ancienne voie romaine venant de Bâle et se dirigeant vers Strasbourg.

Commune du canton d’Andolsheim depuis 1802, sa superficie est de 642 hectares dont 110 hectares de forêts (103 hectares sont propriété de la commune, Hardtwald et Geisenlehnwald). Son territoire est très plat, avec une altitude de 189 m dans sa partie est et 185 à l'ouest. Elle est irriguée par la Rigole de Widensolen qui la traverse du sud au nord.

La commune d’Urschenheim est traversée par deux routes départementales :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Urschenheim
Muntzenheim Durrenentzen
Fortschwihr Urschenheim Kunheim
Widensolen Biesheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le village est très ancien dans la plaine d'Alsace, Urschenheim est cité pour la première fois en 817 sous le nom de Uratesheim. L'origine du nom serait germain et signifierait foyer d'Uro. Uro serait l'ancêtre des familles qui se sont fixées à cet endroit. L'appellation évoluera au gré du temps, d'abord Uresheim en 987, puis Ursheim en 1318 et Urszheim en 1639.

Cependant, la présence de tumulis sur le ban communal laisse penser que la présence humaine sur le site est plus ancienne et une voie romaine de Bâle (Basilea) à Strasbourg (Argentorate) traversait le territoire au début de notre ère. Un brassard d'archer trouvé sur le ban est conservé au musée de Strasbourg.

Le village est la propriété des Langraves de Werde (château à Matzenheim dans le Bas-Rhin). À partir de 1325, le village et ses terres sont vendus à l’évêché de Strasbourg, les évêques successifs en seront les seigneurs. De nombreux couvents possèdent des biens à Urschenheim : l'abbaye de Pairis, qui lève la Dîme depuis 1438, les couvents de d'Ebermunster, de Hohenburg, de Marienau, d'Unterliden, les Récollets de Vieux-Brisach, les dominicains, l'ordre de Saint-Jean, l'hôpital de Colmar

La Révolution bouleverse l'ordre établi, les terres sont redistribuées aux habitants, la forêt du Hardtwald et du Geisenlehn deviennent des biens communaux. À cette époque, Urschenheim compte 40 feux et 280 âmes.

Le village souffrira peu de la Première Guerre mondiale. Au début de la guerre 39-45, les habitants du village sont évacués vers Saint-Barthélemy-d'Agenais. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en janvier et février 1945, des combats très violents auront lieu dans la région pour la libération de la poche de Colmar. Le village verra quelques-unes de ses demeures détruites. Deux noms de rues rendent hommage à ceux qui ont combattu dans la zone lors de cet épisode douloureux : rue de la 1re Armée Française et rue de la 5e division blindée.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Urschenheim

Les armes d'Urschenheim se blasonnent ainsi :
« D'argent au dragon de sinople langué de gueules. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie du village.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Georges Poncelet    
mars 2014 en cours Robert Kohler    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 714 habitants, en augmentation de 6,25 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270 290 376 416 481 472 448 433 421
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
408 410 421 417 392 397 360 333 363
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 364 353 323 315 290 273 246 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
271 301 336 551 569 639 674 709 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal avec les communes de Durennentzen et Widensolen. Les enfants sont répartis par niveau dans les écoles des trois villages. Pour les professeurs des écoles, cette solution permet de n'avoir qu'un seul niveau par classe. Un ramassage scolaire par bus assure le transport, 4 fois par jour, des élèves entre ces trois écoles et leurs villages respectifs. Urschenheim reçoit les enfants des cours préparatoire, CE1 et CE2[6]. À partir de la 6e, les enfants poursuivent leur scolarité au collège de Fortschwihr, puis au lycée de Colmar.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune est le siège de plusieurs associations[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Village essentiellement agricole, le tissu économique est très succinct et se résume à un magasin multi-service, un horticulteur et quelques artisans.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, la population d'Urschenheim se répartissait à 55,1 % d'actifs, ce qui est supérieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 13,1 % de retraités, un chiffre inférieur au 18,2 % national. On dénombrait également 25 % de jeunes scolarisés et 6,7 % d'autres personnes sans activité.

Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans d'Urschenheim était de 88 %, avec un taux de chômage de 5,4 %, donc bien inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.

Cette population active travaille essentiellement dans les usines situées le long du Rhin, ou dans le pôle urbain de Colmar[6].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Urschenheim 3,3 % 3,3 % 10,9 % 16,3 % 27,2 % 39,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[8]

Selon l'enquête de l'Insee en 1999[8], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 18 584 euros par an, alors que la moyenne nationale est de 15 027 euros par an. Par contre, aucun foyer n'est soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune.


La commune possède son propre corps de pompier, comptant une vingtaine de sapeur pompier volontaires qui effectuent de nombreuses interventions et manœuvres au cours de l'année afin de garantir au mieux la sécurité des citoyens.

Monuments laïcs[modifier | modifier le code]

Château d'eau dans la rue.

Le monument aux morts est assez sobre. Il est installé sur la façade est de l'église, à droite de l'entrée.

Une plaque commémorative en l'honneur des libérateurs du village, de février 1945, est installée au croisement de la rue de la 1re Armée Française et de la rue de la 5e Division Blindée.

La salle polyvalente.

Bâtiments et équipement publiques[modifier | modifier le code]

En 2006, la commune s'est dotée d'une salle polyvalente pour les manifestations publiques et privées. Elle est située sur la plateau sportif au sud de l'agglomération ; équipement de grande qualité, elle est très utilisée pour les événements familiaux.

Sur ce même plateau, est également installée une aire de jeu pour les enfants.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Grand'Rue et clocher classé.

L’église Saint-Georges est un chef-d’œuvre de l’art sacré. De la petite chapelle construite vers la fin du XIIe siècle, il ne reste que la tour dont le rez-de-chaussée servait de chœur. L’église que nous connaissons est construite en 1836.

Le clocher se trouve classé aux monuments historiques depuis 1895. Il est orné de peintures murales qui remontent au Moyen Âge. Le bâtiment a subi des dégradations à la suite de remontées d'eau. Des travaux sont en cours pour remédier à ces désordres et les peintures murales de la chapelle sont en cours de restauration.

En 1951, l’abbé Vetter fit appel à Léon Zack, artiste moderniste, pour la restauration de l’église consécutive aux dommages de guerre. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans tous les ouvrages d’art sacré et font l’objet de nombreuses visites.

Toile l'Ascension de Léon Zack.

On peut admirer une toile abstraite dans le chœur sur le thème de l'Ascension, des stèles en grès dans la nef représentant Sainte Odile et Saint Arbogast, l'Antependium de l’autel et les vitraux qui rayonnent une symphonie de lumière dans l'église.


Le symbole du village est le dragon que Saint Georges a tué, d'où le nom de l'église. Georges de Lydda (vers 275/280 - 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, est un martyr du ive siècle, saint patron de la chevalerie de toute la chrétienté (ordre du Temple, ordre Teutonique, ordre de la Jarretière, ordre de Saint-Michel et Saint-Georges…), il est principalement représenté en chevalier qui terrasse un dragon : allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le Démon (du bien sur le mal). Son nom vient de Georgos (« qui cultive la terre », en grec). Il est honoré le 23 avril, le 3 novembre (translation des reliques et dédicace de l'église de Lydda (Israël), au IVe siècle) et le 23 novembre en Géorgie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales du Haut-Rhin
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a et b La population, sur urschenheim.fr
  7. [1], sur urschenheim.fr
  8. a et b Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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