Urou-et-Crennes

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Urou-et-Crennes
L’église Notre-Dame-de-la-Nativité (Urou).
L’église Notre-Dame-de-la-Nativité (Urou).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Argentan-2
Intercommunalité Pays du Haras du Pin
Statut Commune déléguée
Maire délégué Laurent Renaudin
2017-2020
Code postal 61200
Code commune 61496
Démographie
Gentilé Urocrennois
Population 753 hab. (2014)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 50″ nord, 0° 00′ 51″ est
Altitude Min. 155 m – Max. 225 m
Superficie 7,03 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Gouffern en Auge
Localisation

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Urou-et-Crennes est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 753 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en plaine d'Argentan, aux portes du pays d'Auge ornais. Urou et Crennes sont, en réalité, deux îlots urbains nettement éclatés. Urou est situé le long de l'ancienne route royale menant à Paris, dans un espace relativement plat et proche de la ville d'Argentan. Crennes, à l'inverse, s'étend sur les contreforts de la forêt de Bonménil, et donc en hauteur par rapport à Argentan. Ils sont situés l'un et l'autre à l'est de la ville, de part et d'autre de la route départementale 926, ancienne RN 26 et RN 24bis. Le bourg d'Urou est à 4 km du centre-ville argentanais[1].

Communes limitrophes d’Urou-et-Crennes[2]
Sévigny Silly-en-Gouffern Silly-en-Gouffern
Sévigny,
Argentan
Urou-et-Crennes[2] Silly-en-Gouffern
Argentan Sai Sai

Toponymie[modifier | modifier le code]

Urou est dérivé de Ure, rivière bordant le bourg, et du suffixe gaulois -avo évoquant la présence[3]. René Lepelley présente deux pistes pour l'origine de Crennes : le gaulois crenn, « arbre », ou le bas latin crena, « entaille », ce dernier se référant à un relief accidenté[3].

Le gentilé est Urocrennois.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Les deux bourgs existent depuis fort longtemps, visiblement depuis le Moyen Âge.

La commune naissante d'Urou a absorbé la paroisse de Crennes entre 1790 et 1794. Urou est doté de sa propre église et sa mairie. Le bourg est articulé autour des haras qui le bordent. Il peut être considéré comme l'une des banlieues d'Argentan. Son activité a toujours été à dominante agricole, mais aussi d'élevage hippique. Le bourg s'est développé de par sa proximité d'Argentan, ainsi que de la route nationale. Entre le 15 et 19 août 1944, le bourg sera pris et repris sans cesse (pas moins de huit fois selon certaines mémoires locales). Les combats seront furieux entre les Américains (selon toute vraisemblance des soldats de la 80e division d'infanterie américaine) et des blindés allemands (9e, 2e et 116e Panzerdivision du groupe d'armée blindée Eberbach) qui se tapissent le jour sous les vergers longeant la route et contre-attaquent à la nuit tombée.

Crennes semble à l'origine de taille plus modeste. Une vierge incrustée dans la façade d'un bâtiment laisse supposer que le bourg est d'origine bien ancienne. Le bourg était autrefois plus spécialisé dans les travaux du bois et de coupe des ligneux que les activités agricoles et même d'élevage, même si ces dernières subsistent seules aujourd'hui. La ville est juchée sur les versants sud des monts qui bordent Argentan. En 1944, une part importante de l'armée allemande en déroute se cacha dans la forêt bordant Crennes. Ce massif boisé fut longtemps interdit tant il avait été truffé de mines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1992 mars 2008 Josiane Guillain-Porchet SE Clerc de notaire
mars 2008[4] en cours Laurent Renaudin[5] SE Acheteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 753 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Urou-et-Crennes[7]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Urou-et-Crennes a compté jusqu'à 240 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
412 407 397 240 413 405 410 408 400
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
447 389 347 335 347 317 319 322 331
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
285 276 283 304 299 295 508 365 353
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
353 448 659 799 662 667 775 753 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distance routière les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 261
  4. « Laurent Renaudin enlève la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 septembre 2014)
  5. Réélection 2014 : « Laurent Renaudin a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 avril 2014)
  6. « Urou-et-Crennes (61200) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 septembre 2014)
  7. Date du prochain recensement à Urou-et-Crennes, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Tabernacle, retable, portes de la sacristie, tableau : L'Assomption de la Vierge », notice no PM61000749, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Statue : Saint Nicolas », notice no PM61000748, base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM61000747, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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