Urne électorale

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Urne en plastique transparent

Une urne électorale, parfois aussi appelée boîte de scrutin au Canada [1],[2] est un récipient utilisé lors des élections pour recevoir des bulletins de vote secrets.

À l'époque de la Grèce antique, les urnes étaient des amphores opaques, emplies de jetons.

Description[modifier | modifier le code]

Si elle est destinée à recevoir des bulletins de vote papier ; sa conception permet que le bulletin ne puisse entrer dans l'urne qu’après validation à l'aide d'une manette généralement. Elle peut prendre différentes formes :

  • Elle peut être construite en plastique transparent ce qui permet aux assesseurs de constater qu'elle est bien vide au début du scrutin.
  • Les modèles les plus récents peuvent être équipés d'un compteur qui permet de compter chaque bulletin ou chaque enveloppe acceptée.

Par analogie, on appelle également urne l'équipement électronique qui permet de recevoir et comptabiliser des bulletins de vote dématérialisés.

Utilisation[modifier | modifier le code]

L'urne se trouve généralement dans le bureau de vote, mais dans certains pays, notamment en Irlande et en Russie, elle peut être transportée au domicile des électeurs qui sont dans l'incapacité de se déplacer pour aller voter.

Au terme du scrutin, et selon les pays, l'urne est soit transportée dans un centre unique où tous les bulletins de votes sont collectés pour être décomptés ensemble, soit inventoriée sur place. Dans ce cas chaque bureau proclame un résultat qui devra être additionné à celui des autres bureaux de vote avant la proclamation du résultat final.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jetons de vote utilisés par les jurés de l'Héliée, Musée de l'Agora antique d'Athènes

Dans la mythologie grecque, Oreste fut sauvé grâce au vote d'Athéna, d'après le vase Corsini trouvé à Antium, Athéna aurait déposé son vote dans une urne. Dans la Grèce Antique et à Athènes, les urnes servaient également à décider des jugements de justice. Pour cela, deux amphores étaient utilisées: l'une servait à déposer le jeton du vote, l'autre le jeton complémentaire. Cela permettait d'avoir une vérification de cohérence, en comparant les résultats de chacune des deux amphores[3].

D'après un document disponible au musée du Louvre, il existerait, au musée de Dijon, une coupe grecque attribuée au Peintre du Stieglitz, présentant une scène de vote (Numéro d’envoi Campana 66 et numéro d’inv. du musée CA 1301)[4].

Au cours de la période moderne, le premier vote à bulletin secret utilisant une urne a eu lieu à Pontefract[5] en 1872.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Iliana Auverana, Bureau de la Traduction, Lexique des élections / Elections Glossary, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, coll. « Bulletin de terminologie / Terminology Bulletin » (no 256), , 3e éd. (lire en ligne), p. 11, 162, 297.
  2. La dénomination « boîte de scrutin » était aussi en usage en France dans la première moitié du XIXe siècle (Ihl 1993, p. 31, note 3)
  3. Rapport avec le sujet?, sur education.fr, consulté le 9 janvier 2016.
  4. page 97, note 12, sur louvre.fr
  5. Non trouvé le 9 janvier 2017, sur wakefield.gov.uk

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Ihl, « L'urne électorale : formes et usages d'une technique de vote », Revue française de science politique, vol. 43, no 1 « L'acte du vote »,‎ , p. 30-60 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]