Université populaire à Montréal

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L'Université populaire à Montréal (UPAM)[1] est une expérience d'éducation populaire gratuite dont la première expérience s'est tenue à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a été initiée par des bénévoles militants pendant la semaine du 12 au , lors de la participation à la grève étudiante québécoise de 2007 de 5 associations étudiantes facultaires de l'UQAM parmi 7 (l'AESS, l'AFEA, l'AFELLC, l'AFESH et l'AFESPED)[2]. L'initiative joignait le concept d'université populaire, tel que le pratiquent Michel Onfray et l'Université populaire de Caen[3], à celui du forum ouvert. Au sujet de l'UPAM, le journal La Presse a écrit qu'avec l'UPAM, les grévistes ont créé « une petite révolution dans le monde de la mobilisation estudiantine » [4].

Eve-Lyne Couturier, membre du comité organisateur de l'UPAM, a rapporté que la préparation de l'événement a été effectuée en trois semaines environ[3]. Un appel a été lancé peu de temps avant la tenue de l'événement pour les gens ayant le désir de présenter des cours, ou conférences. Étudiants, professeur, militants de tout acabit ont animé plus de 80 activités. Mentionnons parmi eux Amir Khadir, médecin et co-porte-parole du parti Québec solidaire (contre la privatisation du système de santé), Francis Dupuis-Déri (contre la guerre en Afghanistan) ainsi que le sculpteur Armand Vaillancourt (sur l'art engagé).

En collaboration avec un comité bouffe issue du conseil de grève, une collecte et une cuisine de nourriture a été mise en place afin de d'offrir à manger gratuitement aux participants. À la suite du succès de la première édition, un comité permanent a été mis en place. Préconisant une structure flexible et la mise en place de l'UPAM de façon ponctuelle pour répondre à un contexte de revendication socio-politique, les possibles de l'UPAM demeurent nombreux. Depuis, plusieurs événements organisés par l'UPAM ont eu lieu : pendant la grève d'hiver 2008 à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université de Montréal ainsi que lors du lancement du Centre social autogéré de Pointe Saint-Charles en [3].

En 2009, l'UPAM, en collaboration avec la [Nuit de la Philo] a accueilli une rencontre entre quatre universités populaires.

En 2011, l'éducateur et militant Denis Rancourt a fait une entrevue (en anglais) avec Anne Goldenberg à propos de la fin de l'UPAM [5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (archive en anglais) Site officiel de l'Université populaire à Montréal.
  2. L'Association étudiante du secteur des sciences (AESS), l'Association facultaire des étudiants en art (AFEA), l'Association facultaire étudiante des lettres, langues et communications (AFELLC), l'Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) et l'Association facultaire étudiante de science politique et de droit (AFESPED).
  3. a b et c Émission de radio internet A.G.I., CHOQ.fm, 19 novembre 2007.
  4. Violaine Ballivy, « Grève à l'UQAM: la classe s'installe dans la rue », La Presse,‎ (lire en ligne)
  5. La fin de l'UPAM "Tain"

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]