Université fédérale de Rio de Janeiro
| Fondation |
(université) (plus ancien établissement précurseur revendiqué) |
|---|
| Type |
Université publique fédérale de recherche |
|---|---|
| Nom officiel |
Universidade Federal do Rio de Janeiro |
| Régime linguistique | |
| Recteur |
Roberto de Andrade Medronho[1] |
| Devise |
A Universidade do Brasil |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
environ 67 020 (2025)[2] |
|---|---|
| Effectif |
9 376 () |
| Enseignants |
4 652 (2025)[2] |
| Budget |
| Pays | |
|---|---|
| Campus |
Cidade Universitária, Praia Vermelha, Duque de Caxias et Macaé[4] |
| Ville |
L'université fédérale de Rio de Janeiro (en Universidade Federal do Rio de Janeiro, UFRJ) est une université publique fédérale de recherche brésilienne dont le siège est situé à Rio de Janeiro. Créée juridiquement le sous le nom d'Universidade do Rio de Janeiro, elle réunit alors plusieurs écoles supérieures déjà anciennes. L'université rattache son histoire institutionnelle à des établissements antérieurs, en particulier à la Real Academia de Artilharia, Fortificação e Desenho, créée en 1792 et considérée comme l'un des ancêtres de l'actuelle École polytechnique, ainsi qu'à l'enseignement médical organisé à Rio de Janeiro à partir de 1808[5].
L'UFRJ est une autarcie fédérale rattachée au ministère de l'Éducation, dotée d'une autonomie didactique et scientifique, administrative et patrimoniale dans les limites fixées par le droit brésilien. Elle est implantée sur quatre campi principaux — la Cidade Universitária, Praia Vermelha, Duque de Caxias et Macaé — et conserve en outre plusieurs unités historiques ou spécialisées dans le centre et dans d'autres quartiers de Rio de Janeiro[4].
Selon les données institutionnelles mises à jour le 21 août 2025, l'université compte 50 935 étudiants de premier cycle actifs ou temporairement inscrits et environ 16 085 étudiants de spécialisation, résidence, maîtrise et doctorat, ainsi que 4 652 enseignants et 8 829 techniciens et personnels administratifs. Elle recense 1 486 laboratoires, 44 bibliothèques, 19 entités muséales, neuf unités de santé et 1 863 projets, activités ou cours d'extension universitaire. L'offre de formation comprend 171 cursus de premier cycle en présentiel, quatre à distance, environ 339 formations de spécialisation et 136 programmes de troisième cycle stricto sensu[2].
L'établissement comprend notamment le musée national du Brésil, la faculté nationale de droit, l'École polytechnique, la faculté de médecine, l'École des beaux-arts, l'École de musique et l'Institut Alberto Luiz Coimbra d'études doctorales et de recherche en ingénierie (COPPE). L'université gère également un vaste complexe hospitalier, un parc technologique et de nombreuses infrastructures de recherche, dont le LabOceano, le Laboratoire brésilien de contrôle du dopage et le supercalculateur Lobo Carneiro[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines de l'enseignement supérieur à Rio de Janeiro
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L'histoire institutionnelle de l'UFRJ est antérieure à la création de l'université en 1920. L'un de ses principaux lignages remonte à la Real Academia de Artilharia, Fortificação e Desenho, fondée le 17 décembre 1792 sous le règne de Marie Ire de Portugal. Cette école répond aux besoins de formation en artillerie, fortification, dessin technique et ingénierie militaire de la colonie. Elle est réorganisée en 1810 sous le nom d'Academia Real Militar après l'installation de la cour portugaise à Rio de Janeiro et évolue ensuite par une succession d'institutions militaires et civiles qui conduisent à l'École centrale puis à l'École polytechnique[6].
L'enseignement de la médecine à Rio de Janeiro commence officiellement en 1808, lorsque le prince régent Jean de Bragance autorise la création d'une école anatomique, chirurgicale et médicale. Celle-ci connaît plusieurs changements de nom et de statut pendant l'Empire et devient l'une des principales composantes de la future faculté nationale de médecine[7].
La future faculté nationale de droit provient quant à elle de la fusion de deux établissements juridiques créés à Rio de Janeiro à la fin du XIXe siècle, la Faculdade Livre de Direito et la Faculdade de Ciências Jurídicas e Sociais, reconnues par les pouvoirs publics en 1891. D'autres écoles supérieures spécialisées apparaissent à la même époque ou au début du XXe siècle, notamment dans les beaux-arts, la musique et les sciences[5].
Ces institutions restent longtemps administrativement séparées. Au début du XXe siècle, les débats sur la création d'une université nationale prennent de l'ampleur dans les milieux intellectuels et politiques, tandis que l'enseignement supérieur brésilien demeure principalement organisé autour d'écoles professionnelles isolées[8].
Création de l'université de Rio de Janeiro en 1920
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Le , le décret no 14 343, promulgué sous la présidence d'Epitácio Pessoa, crée l'Universidade do Rio de Janeiro. La nouvelle université fédère principalement l'École polytechnique, la faculté de médecine et la faculté de droit, tout en laissant à ces établissements une large autonomie académique. Cette solution institutionnelle reste davantage fédérative qu'intégrée ; les écoles conservent une large autonomie, une caractéristique soulignée par les travaux sur l'histoire de l'enseignement supérieur brésilien[8],[9].
Le médecin, bibliothécaire, philologue et membre de l'Académie brésilienne des lettres Benjamin Franklin Ramiz Galvão devient le premier recteur. Les premières années sont marquées par la coordination progressive des anciennes écoles et par l'intégration de nouvelles unités, mais l'université demeure géographiquement dispersée dans la ville. Plusieurs facultés occupent encore leurs bâtiments historiques[10].
Au cours des années 1920 et 1930, d'autres établissements sont incorporés ou rapprochés de l'université. Les réformes éducatives centralisatrices engagées après 1930 redéfinissent le rôle attribué à l'université fédérale dans le système national d'enseignement supérieur[8].
Universidade do Brasil et réorganisation de 1937
[modifier | modifier le code]La loi no 452 du 5 juillet 1937 réorganise l'établissement et le rebaptise Universidade do Brasil. La réorganisation lui attribue, dans la politique universitaire fédérale de l'époque, une fonction de modèle pour l'enseignement supérieur national[8]. L'université est élargie par l'intégration de nouvelles écoles et instituts et reçoit une structure plus systématique couvrant les sciences, les lettres, les arts et les professions réglementées[11].
La réforme est souvent analysée comme l'expression d'une conception fortement étatique et professionnalisante de l'université, influencée par le modèle français, en contraste avec le modèle de recherche plus directement inspiré des universités allemandes qui marque, par exemple, la création de l'université de São Paulo en 1934[12].
Dans les années 1940 et 1950, la recherche scientifique s'institutionnalise davantage. Des instituts spécialisés sont créés, l'emploi à temps plein des enseignants progresse et les liens avec des agences publiques de financement se développent. Le Musée national, fondé en 1818, est incorporé à l'Universidade do Brasil en 1946[13].
Palais universitaire et recherche d'un campus unifié
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L'ancien Hospice Pedro II, inauguré au milieu du XIXe siècle dans le quartier de Praia Vermelha, est transféré à l'université au milieu du XXe siècle et devient le Palais universitaire. Le complexe conserve une architecture néoclassique, la chapelle São Pedro de Alcântara, des salons historiques et des jardins ; il devient l'un des principaux ensembles patrimoniaux du campus de Praia Vermelha[14].
Dès les années 1930, plusieurs projets tentent de réunir les unités dispersées. Après de longues discussions sur l'emplacement d'une cité universitaire, le gouvernement choisit l'Ilha do Fundão, formée par le remblaiement et la réunion de plusieurs petites îles dans la Baie de Guanabara. L'aménagement du site aboutit à la Cidade Universitária, conçue pour accueillir de grands complexes d'enseignement, de recherche, de santé et d'administration[15].
Expansion scientifique et réformes des années 1950-1970
[modifier | modifier le code]Les années 1950 marquent une accélération de la professionnalisation scientifique. De nouveaux instituts et programmes de recherche sont créés, et l'université entretient des relations plus étroites avec le CNPq, la CAPES et d'autres agences de financement. En 1963 est fondée la Coordenação dos Programas de Pós-Graduação em Engenharia, devenue plus tard l'COPPE, qui développe des programmes de troisième cycle et de recherche en ingénierie et participe à l'expansion de ce modèle de formation au Brésil[16],[17].
Le mouvement pour une réforme universitaire se renforce à la fin des années 1950. Enseignants et étudiants discutent notamment de l'organisation interne, de la participation académique et de l'usage des ressources publiques. Ces débats s'inscrivent dans un contexte national qui conduit à la réforme universitaire de 1968, laquelle modifie la structure des départements, les cursus de troisième cycle et la gouvernance des universités brésiliennes[8].
La loi no 4 831 du 5 novembre 1965 adopte officiellement le nom Universidade Federal do Rio de Janeiro. Le changement s'inscrit dans la normalisation de la dénomination des universités fédérales par référence à leur État ou région. La dénomination Universidade do Brasil, portée officiellement de 1937 à 1965, reste cependant associée à l'histoire de l'établissement. En 2000, une décision de la justice fédérale reconnaît à l'université le droit de réutiliser ce nom historique sans supprimer sa dénomination légale courante ; les formes Universidade Federal do Rio de Janeiro et Universidade do Brasil peuvent ainsi être employées concomitamment dans les usages institutionnels autorisés[18].
Dictature militaire et mouvement étudiant
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Sous la dictature militaire instaurée en 1964, l'UFRJ est soumise aux politiques de réorganisation de l'État et devient l'un des lieux de mobilisation étudiante de Rio de Janeiro. Des étudiants et enseignants participent aux manifestations contre la répression politique et aux débats sur l'organisation de l'enseignement supérieur[19].
En 1968, année de forte mobilisation étudiante au Brésil, des affrontements se produisent à plusieurs reprises. Le campus de Praia Vermelha est notamment envahi par les forces de sécurité lors d'une assemblée étudiante en septembre, épisode resté dans la mémoire institutionnelle sous le nom de « massacre de Praia Vermelha ». Des membres de la communauté universitaire participent également à la Marche des Cent Mille du 26 juin 1968 à Rio de Janeiro. L'adoption de l'Acte institutionnel no 5 en décembre accentue les poursuites, exclusions, arrestations et restrictions imposées aux mouvements étudiants et à certains enseignants[20].

Parallèlement, la Cidade Universitária continue de se développer. Le transfert de plusieurs unités vers l'Ilha do Fundão s'intensifie dans les années 1960 et 1970, conformément au projet de concentration progressive des activités universitaires sur le nouveau campus[14] ; Praia Vermelha et les bâtiments du centre de Rio conservent cependant plusieurs unités de sciences humaines, sociales, juridiques et artistiques.
Redémocratisation, expansion et décentralisation
[modifier | modifier le code]À partir des années 1980, la redémocratisation du Brésil modifie la vie institutionnelle. La participation de la communauté universitaire aux consultations internes et les organisations syndicales et étudiantes se renforcent. Des membres de l'UFRJ participent également aux débats sur l'autonomie universitaire pendant l'Assemblée constituante de 1987-1988[10]. L'université poursuit parallèlement le développement du troisième cycle, de l'extension et des coopérations de recherche.
En 1983 est créé le Sistema de Bibliotecas e Informação (SiBI), chargé de coordonner la politique documentaire et les bibliothèques de l'université. En 1986 est fondée l'Editora UFRJ, maison d'édition universitaire qui publie des ouvrages scientifiques, académiques et culturels et dont plusieurs titres ont reçu des distinctions nationales[21].

Dans les années 2000, l'expansion des universités fédérales et le programme REUNI favorisent l'ouverture de nouveaux cursus, l'augmentation du nombre de places et la consolidation d'implantations hors de la capitale. L'UFRJ développe particulièrement ses activités à Macaé, dans le nord de l'État, et à Duque de Caxias, dans la Baixada Fluminense. Le pôle de Xerém, créé en 2008, devient progressivement le campus de Duque de Caxias, orienté notamment vers la biotechnologie, la biophysique et les nanosciences[4].
La décision judiciaire de 2000 réintroduisant la possibilité d'employer le nom Universidade do Brasil intervient également dans cette période de redéfinition de l'identité institutionnelle, tout en maintenant Universidade Federal do Rio de Janeiro comme dénomination légale courante[18].
XXIe siècle : infrastructures, crise patrimoniale et contraintes budgétaires
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Le début du XXIe siècle est marqué par l'essor du Parc technologique de l'UFRJ, inauguré en 2003, par la multiplication des laboratoires liés à l'énergie, aux technologies offshore, aux biotechnologies et à la mobilité, ainsi que par de nouvelles infrastructures de transport et de recherche. La Ponte do Saber améliore l'accès routier au campus de Fundão et devient l'un des symboles architecturaux contemporains de l'université.
Le 2 septembre 2018, un incendie détruit une grande partie du Paço de São Cristóvão, bâtiment principal du musée national du Brésil. Le sinistre provoque la perte ou la détérioration d'une proportion majeure des collections et déclenche l'un des plus grands chantiers de reconstruction patrimoniale du pays. Les activités scientifiques du musée se poursuivent dans d'autres bâtiments, tandis qu'un programme associant l'UFRJ, l'UNESCO, des institutions publiques et des partenaires privés finance la restauration du palais et la reconstitution des collections[22].
En 2025 et 2026, le Paço accueille de nouveau ponctuellement des visiteurs dans des espaces restaurés. En juin 2026, deux expositions temporaires, Bastidores da Ciência et Rescaldo das Memórias, sont installées dans six salles, présentant à la fois les pratiques scientifiques du musée et une réflexion artistique à partir de vestiges de l'incendie[23].
La période récente est également caractérisée par des difficultés de financement. L'administration estime que les ressources de fonctionnement ont diminué en termes réels au cours des années 2010 et du début des années 2020, alors que le nombre d'étudiants et les besoins d'assistance ont progressé. En juin 2026, une nouvelle restriction de trésorerie imposée aux universités fédérales conduit l'UFRJ à utiliser temporairement des ressources propres placées auprès de la Fondation Coppetec afin de garantir le paiement de contrats externalisés et de services essentiels[24].
Organisation et gouvernance
[modifier | modifier le code]Statut juridique
[modifier | modifier le code]L'UFRJ est une autarcie fédérale relevant du ministère de l'Éducation. Son autonomie comprend les domaines didactique et scientifique, administratif, disciplinaire et patrimonial, tout en restant soumise aux règles budgétaires, comptables et de contrôle applicables aux organismes publics fédéraux. Le statut de l'université organise la participation de différentes catégories de la communauté universitaire dans ses conseils et organes collégiaux[25].
Rectorat et conseils supérieurs
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Le recteur est le principal responsable exécutif de l'université. Depuis 2023, la fonction est exercée par le médecin et professeur Roberto de Andrade Medronho, assisté par la vice-rectrice Cássia Curan Turci, professeure de chimie[1]. Les recteurs des universités fédérales brésiliennes sont formellement nommés par le président de la République selon les procédures prévues par la législation fédérale, après consultation et délibération internes.
Le Conselho Universitário (Consuni) constitue l'un des principaux organes délibératifs. Il intervient notamment sur le statut, la politique générale, les créations et transformations d'unités et les questions institutionnelles majeures. Le système collégial comprend également le Conseil des curateurs, le Conseil de l'enseignement de premier cycle, le Conseil de l'enseignement pour diplômés et de la recherche, le Conseil supérieur de coordination exécutive et le Conseil de l'extension universitaire[25].
L'exécution administrative est répartie entre sept vice-rectorats ou Pró-Reitorias[25] :
- PR-1 — Graduação : premier cycle, cursus, inscription et politiques de formation initiale ;
- PR-2 — Pós-Graduação e Pesquisa : troisième cycle, recherche et politique scientifique ;
- PR-3 — Planejamento, Desenvolvimento e Finanças : planification, développement institutionnel et finances ;
- PR-4 — Pessoal : gestion des ressources humaines ;
- PR-5 — Extensão : extension universitaire et relations avec la société ;
- PR-6 — Gestão e Governança : achats, contrats, patrimoine et gouvernance administrative ;
- PR-7 — Políticas Estudantis : assistance, permanences et politiques destinées aux étudiants[26].
La structure centrale comprend aussi la Superintendência-Geral de Relações Internacionais, la Superintendência-Geral de Comunicação Social, la Superintendência-Geral de Tecnologia da Informação e Comunicação, le Bureau technique de l'université (ETU), la Prefeitura Universitária chargée d'une partie de la gestion matérielle des campi, l'audit interne, le service des archives et plusieurs coordinations transversales[25].
Recteurs notables
[modifier | modifier le code]Plusieurs personnalités de la médecine, des lettres, de l'économie et de la vie publique brésilienne ont dirigé l'université. Parmi elles figurent [27]:
- Benjamin Franklin Ramiz Galvão, premier recteur (1920-1925), médecin, philologue, bibliothécaire et membre de l'Académie brésilienne des lettres ;
- Raul Leitão da Cunha, médecin et ancien ministre de l'Éducation et de la Santé ;
- Pedro Calmon, historien, juriste, écrivain et ancien ministre ;
- Deolindo Couto, neurologue et membre de l'Académie brésilienne des lettres ;
- Raymundo Moniz de Aragão, médecin et ancien ministre de l'Éducation ;
- Carlos Lessa, économiste et ancien président de la BNDES ;
- Denise Pires de Carvalho, biochimiste, première femme à devenir rectrice de l'UFRJ en 2019[28].
Financement
[modifier | modifier le code]Comme les autres universités fédérales, l'UFRJ reçoit l'essentiel de son financement du budget fédéral. Les dépenses totales comprennent les rémunérations, pensions et charges obligatoires ainsi que les crédits discrétionnaires servant à payer l'entretien, l'énergie, l'eau, la sécurité, le nettoyage, l'assistance étudiante, les consommables et certains investissements. Cette distinction explique que le budget total apparaissant dans les bases fédérales soit très supérieur aux sommes directement disponibles pour les dépenses quotidiennes de fonctionnement[3].
Le budget total exécuté ou autorisé est de l'ordre de plusieurs milliards de réaux, tandis que les crédits discrétionnaires sont beaucoup plus restreints. L'administration universitaire souligne régulièrement la diminution en termes réels de ces derniers et l'accumulation de besoins de maintenance. En 2025, la direction indique que les ressources disponibles ne permettent pas de retrouver le niveau réel du début des années 2010, malgré l'augmentation du nombre de places et de bénéficiaires des politiques d'action affirmative[29].
Structure académique
[modifier | modifier le code]Centres universitaires
[modifier | modifier le code]La structure académique de l'UFRJ a longtemps été décrite autour de six grands centres disciplinaires. L'organisation institutionnelle actuelle y ajoute le Centro Multidisciplinar UFRJ-Macaé, de sorte que la « structure moyenne » de l'université comprend sept centres, auxquels s'ajoutent le campus avancé de Duque de Caxias, le Complexo de Formação de Professores, le Complexo Hospitalar e da Saúde et le Fórum de Ciência e Cultura[25]. Chaque centre coordonne des unités universitaires — facultés, écoles et instituts — ainsi que des organes complémentaires ou interdisciplinaires.
| Centre | Principaux domaines | Unités universitaires et organes associés |
|---|---|---|
| Centro de Ciências da Saúde (CCS) | Médecine, sciences biomédicales, pharmacie, odontologie, soins infirmiers, nutrition, santé publique, sport | Escola de Educação Física e Desportos, Escola de Enfermagem Anna Nery, Faculdade de Farmácia, Faculdade de Odontologia, Faculdade de Medicina, Instituto de Biologia, Instituto de Ciências Biomédicas, Instituto de Estudos em Saúde Coletiva, Instituto de Microbiologia Paulo de Góes, Instituto de Nutrição Josué de Castro ; instituts cliniques, CENABIO, HUCFF, HESFA, IBCCF, IBqM, NUTES, IPPN, Maternidade-Escola, NUPEM et autres organes spécialisés. |
| Centro de Tecnologia (CT) | Ingénierie, technologie, chimie industrielle, recherche appliquée | Escola Politécnica, Escola de Química, Instituto Alberto Luiz Coimbra de Pós-Graduação e Pesquisa de Engenharia (COPPE), Instituto de Macromoléculas Professora Eloisa Mano et Núcleo Interdisciplinar para o Desenvolvimento Social. |
| Centro de Ciências Matemáticas e da Natureza (CCMN) | Mathématiques, physique, chimie, informatique, géosciences, astronomie | Instituto de Computação, Instituto de Matemática, Instituto de Física, Instituto de Química, Instituto de Geociências, Observatório do Valongo et Instituto Tércio Pacitti de Aplicações e Pesquisas Computacionais (NCE). |
| Centro de Ciências Jurídicas e Econômicas (CCJE) | Droit, économie, administration, comptabilité, urbanisme, relations internationales | Faculdade de Administração e Ciências Contábeis, Faculdade Nacional de Direito, Instituto de Economia, Instituto de Pesquisa e Planejamento Urbano e Regional (IPPUR), Instituto COPPEAD de Administração et Instituto de Relações Internacionais e Defesa (IRID). |
| Centro de Filosofia e Ciências Humanas (CFCH) | Philosophie, histoire, sciences sociales, psychologie, éducation, communication, service social | Escola de Comunicação, Faculdade de Educação, Escola de Serviço Social, Instituto de Filosofia e Ciências Sociais, Instituto de História, Instituto de Psicologia, Colégio de Aplicação, Escola de Educação Infantil et NEPP-DH. |
| Centro de Letras e Artes (CLA) | Lettres, architecture, urbanisme, beaux-arts, musique et design | Faculdade de Arquitetura e Urbanismo, Escola de Belas Artes, Escola de Música, Faculdade de Letras et Núcleo de Pesquisa Habitacional. |
| Centro Multidisciplinar UFRJ-Macaé | Santé, alimentation, pharmacie, médecine, soins infirmiers, chimie et ingénieries | Instituto de Alimentação e Nutrição, Instituto de Ciências Farmacêuticas, Instituto de Ciências Médicas, Instituto de Enfermagem, Instituto Multidisciplinar de Química et Instituto Politécnico. |
Le Centro de Ciências da Saúde est le plus vaste ensemble biomédical. La page institutionnelle de structure recense 26 unités et organes supplémentaires liés au centre. Ses activités sont distribuées entre la Cidade Universitária, Praia Vermelha, le centre de Rio et d'autres implantations. À côté des facultés professionnelles, il comprend des instituts de recherche fondamentale et clinique, le Centro Nacional de Biologia Estrutural e Bioimagem (CENABIO), l'Instituto de Biofísica Carlos Chagas Filho, l'Instituto de Bioquímica Médica Leopoldo de Meis, l'Instituto de Pesquisa de Produtos Naturais Walter Mors et plusieurs structures hospitalières[25].
Le Centro de Tecnologia concentre une part importante de l'ingénierie et de la recherche technologique. L'École polytechnique et l'École de chimie y côtoient la COPPE, créée en 1963 et devenue l'un des principaux pôles brésiliens de troisième cycle en ingénierie, ainsi que l'Institut de macromolécules et le NIDES. Le complexe est étroitement lié au Parc technologique, aux incubateurs et à de nombreux laboratoires travaillant avec des entreprises publiques et privées[25],[16].

Le Centro de Ciências Matemáticas e da Natureza rassemble les sciences exactes et naturelles. Il abrite notamment l'Institut de computation, l'Institut de mathématiques, l'Institut de physique, l'Institut de chimie et l'Institut de géosciences. L'Observatoire de Valongo, situé sur le Morro da Conceição dans le centre historique, relève également du CCMN et assure la formation et la recherche en astronomie. Le NCE, aujourd'hui Instituto Tércio Pacitti, constitue son principal organe complémentaire consacré à l'informatique appliquée et aux technologies numériques[25].

Le Centro de Ciências Jurídicas e Econômicas est réparti entre la Cidade Universitária, Praia Vermelha et le centre de Rio. La Faculté nationale de droit occupe l'ancien Palais du comte des Arcos ; l'Institut d'économie et la Faculté d'administration et sciences comptables sont liés au campus de Praia Vermelha, tandis que l'IPPUR et le COPPEAD ont des installations sur Fundão. L'IRID développe l'enseignement et la recherche en relations internationales, défense et études stratégiques[25].
Le Centro de Filosofia e Ciências Humanas regroupe la philosophie, les sciences sociales, l'histoire, la psychologie, l'éducation, la communication et le service social. Une partie de ses unités est située à Praia Vermelha ; l'Institut de philosophie et sciences sociales et l'Institut d'histoire occupent des bâtiments historiques du Largo de São Francisco de Paula. Le Colégio de Aplicação et l'Escola de Educação Infantil assurent en outre des fonctions de formation pédagogique et d'enseignement d'application[25].
Le Centro de Letras e Artes rassemble l'École des beaux-arts, l'École de musique, la Faculté d'architecture et d'urbanisme et la Faculté de lettres. Les beaux-arts, l'architecture et les lettres sont largement présents sur Fundão, tandis que l'École de musique conserve une implantation dans le centre de Rio[25].
Le Centro Multidisciplinar UFRJ-Macaé formalise l'expansion de l'université dans le nord de l'État. Il est organisé en six instituts couvrant alimentation et nutrition, pharmacie, médecine, soins infirmiers, chimie et ingénierie. La structure actuelle distingue ce centre du NUPEM, institut de biodiversité et durabilité lié au CCS, également installé à Macaé[25].
Répertoire des unités et organes spécialisés
[modifier | modifier le code]Pour rendre compte de la diversité institutionnelle de l'UFRJ sans confondre centres, unités universitaires et organes complémentaires, le tableau suivant reprend les principales entités telles qu'elles apparaissent dans l'organisation officielle actuelle[25] :
| Ensemble | Unités et organes |
|---|---|
| CCJE | Faculdade de Administração e Ciências Contábeis (FACC) ; Faculdade Nacional de Direito (FND) ; Instituto de Economia (IE) ; Instituto de Pesquisa e Planejamento Urbano e Regional (IPPUR) ; Instituto COPPEAD de Administração ; Instituto de Relações Internacionais e Defesa (IRID). |
| CCMN | Instituto de Computação (IC) ; Instituto de Matemática (IM) ; Instituto de Física (IF) ; Instituto de Química (IQ) ; Instituto de Geociências (IGEO) ; Observatório do Valongo (OV) ; Instituto Tércio Pacitti de Aplicações e Pesquisas Computacionais (NCE). |
| CCS — unités universitaires | Escola de Educação Física e Desportos (EEFD) ; Escola de Enfermagem Anna Nery (EEAN) ; Faculdade de Farmácia (FF) ; Faculdade de Odontologia (FO) ; Faculdade de Medicina (FM) ; Instituto de Biologia (IB) ; Instituto de Ciências Biomédicas (ICB) ; Instituto de Estudos em Saúde Coletiva (IESC) ; Instituto de Microbiologia Paulo de Góes (IMPG) ; Instituto de Nutrição Josué de Castro (INJC). |
| CCS — instituts cliniques et organes complémentaires | Instituto do Coração Edson Abdala Saad (ICES) ; Instituto de Doenças do Tórax (IDT) ; Instituto de Ginecologia (IG) ; Instituto de Neurologia Deolindo Couto (INDC) ; Instituto de Psiquiatria (IPUB) ; Instituto de Puericultura e Pediatria Martagão Gesteira (IPPMG) ; Centro Nacional de Biologia Estrutural e Bioimagem (CENABIO) ; Hospital Universitário Clementino Fraga Filho (HUCFF) ; Instituto de Atenção à Saúde São Francisco de Assis (HESFA) ; Instituto de Biodiversidade e Sustentabilidade (NUPEM) ; Instituto de Biofísica Carlos Chagas Filho (IBCCF) ; Instituto de Bioquímica Médica Leopoldo de Meis (IBqM) ; Instituto NUTES de Educação em Ciências e Saúde ; Instituto de Pesquisa de Produtos Naturais Walter Mors (IPPN) ; Maternidade-Escola ; Núcleo de Bioética e Ética Aplicada (NUBEA). |
| CFCH | Escola de Comunicação (ECO) ; Faculdade de Educação (FE) ; Escola de Serviço Social (ESS) ; Instituto de Filosofia e Ciências Sociais (IFCS) ; Instituto de História (IH) ; Instituto de Psicologia (IP) ; Colégio de Aplicação (CAp) ; Escola de Educação Infantil (EEI) ; Núcleo de Estudos de Políticas Públicas em Direitos Humanos Suely Souza de Almeida (NEPP-DH). |
| CLA | Faculdade de Arquitetura e Urbanismo (FAU) ; Escola de Belas Artes (EBA) ; Escola de Música (EM) ; Faculdade de Letras (FL) ; Núcleo de Pesquisa Habitacional. |
| CT | Escola Politécnica (Poli) ; Escola de Química (EQ) ; COPPE ; Instituto de Macromoléculas Professora Eloisa Mano (IMA) ; Núcleo Interdisciplinar para o Desenvolvimento Social (NIDES). |
| Macaé | Instituto de Alimentação e Nutrição (IAN) ; Instituto de Ciências Farmacêuticas (ICF) ; Instituto de Ciências Médicas (ICM) ; Instituto de Enfermagem (IENF) ; Instituto Multidisciplinar de Química (IMQ) ; Instituto Politécnico (IPOLI). |
Forum de science et culture
[modifier | modifier le code]Le Fórum de Ciência e Cultura (FCC) favorise les échanges entre les disciplines, les institutions culturelles et la société. Il comprend notamment la Casa da Ciência, le Colégio Brasileiro de Altos Estudos, l'Editora UFRJ, le Museu Nacional, le Núcleo de Rádio e TV, le Sistema de Bibliotecas e Informação et l'Universidade da Cidadania. Le Sistema de Museus, Acervos e Patrimônio Cultural (Simap) articule les musées, collections et politiques patrimoniales de l'université[25].
Unités et organes complémentaires
[modifier | modifier le code]La terminologie institutionnelle distingue les unités universitaires — écoles, facultés et instituts chargés de formations, départements et activités de recherche — des organes complémentaires, noyaux et complexes spécialisés, davantage orientés vers la recherche, les services, la culture, la santé ou la coordination de champs interdisciplinaires. La frontière est fonctionnelle plutôt qu'absolue : plusieurs organes complémentaires assurent eux-mêmes enseignement, encadrement de troisième cycle et activités professionnelles[25].
À la structure des centres s'ajoutent notamment le Campus UFRJ Duque de Caxias – Professor Geraldo Cidade, le Complexo de Formação de Professores, le Complexo Hospitalar e da Saúde et le FCC. L'administration centrale comprend également la Prefeitura Universitária, l'Escritório Técnico da Universidade, l'Auditoria Interna, le Sistema de Arquivos, la Ouvidoria-Geral et diverses superintendances transversales[25].
Enseignement
[modifier | modifier le code]Premier cycle
[modifier | modifier le code]L'UFRJ propose une offre de premier cycle couvrant les sciences de la vie et de la santé, les sciences exactes, l'ingénierie, les sciences humaines et sociales, les arts, les lettres, le droit, l'économie, l'administration et les professions de la création. En août 2025, l'université comptabilise 171 cursus présentiels et quatre cursus à distance ; quarante formations sont proposées entièrement ou partiellement en soirée, afin d'élargir l'accès aux étudiants qui travaillent[2].
Une publication d'orientation de l'UFRJ préparée pour l'accès 2026 précise que ces 175 cursus/habilitations correspondent à 143 bacharelados (formations de type bachelor/professionnel) et 32 licenciaturas (formations préparant notamment à l'enseignement). Leur répartition institutionnelle est la suivante[30] :
| Ensemble académique | Nombre de cursus | Répartition indiquée |
|---|---|---|
| CCJE | 10 | 10 bacharelados présentiels |
| CCMN | 22 | 18 bacharelados et 4 licenciaturas présentiels |
| CCS | 27 | 22 bacharelados et 5 licenciaturas présentiels |
| CFCH | 14 | 10 bacharelados et 4 licenciaturas présentiels |
| CLA | 67 | 51 bacharelados et 16 licenciaturas présentiels |
| CT | 17 | 17 bacharelados présentiels |
| Macaé | 9 | 9 bacharelados présentiels |
| Duque de Caxias | 3 | 3 bacharelados présentiels |
| Formations multi-unités | 2 | 2 bacharelados présentiels |
| CEDERJ / enseignement à distance | 4 | 1 bacharelado à distance et 3 licenciaturas semi-présentielles |
| Total | 175 | 171 présentiels et 4 à distance/semi-présentiels |
Cette répartition explique pourquoi le nombre de « cours » peut différer dans des documents plus anciens : certaines sources comptaient séparément les habilitations, les horaires ou les parcours d'une même formation, tandis que les données institutionnelles récentes distinguent les 171 cursus présentiels et les quatre cursus à distance[2],[30].
L'organisation des cursus peut associer plusieurs unités. Le cursus de nanotechnologie, par exemple, est historiquement interdisciplinaire et mobilise des enseignants et des laboratoires de l'École polytechnique, de l'Institut de biophysique Carlos Chagas Filho, de l'Institut de physique et de l'Institut des macromolécules. D'autres formations sont liées à une faculté ou une école unique tout en utilisant des disciplines provenant de plusieurs centres[30].
Principaux domaines et formations de premier cycle (liste détaillée inspirée du catalogue académique ; les intitulés et habilitations peuvent évoluer)[30]
| Domaine | Formations et spécialisations représentatives |
|---|---|
| Sciences de la vie et santé | Biophysique (bio-informatique, biologie des systèmes, biologie structurale, biotechnologie), biomédecine, biotechnologie, sciences biologiques (écologie, génétique, zoologie, biologie végétale et marine), éducation physique, soins infirmiers, pharmacie, physiothérapie, orthophonie, gastronomie, médecine, microbiologie et immunologie, nutrition, odontologie, santé collective et ergothérapie. |
| Sciences exactes et de la Terre | Astronomie (astrophysique, astronomie computationnelle et instrumentale), informatique, sciences mathématiques et de la Terre, statistique, physique, physique médicale, géologie, géographie physique, mathématiques, mathématiques appliquées, météorologie, chimie, chimie industrielle et chimie à orientation technologique. |
| Ingénieries | Génie civil, environnemental, alimentaire, des bioprocédés, informatique et information, contrôle et automatisation, matériaux, pétrole, production, électrique, électronique et informatique, mécanique, métallurgique, naval et océanique, nucléaire et chimique. Le génie civil comporte notamment des parcours liés aux structures, aux transports, à la géotechnique, aux bâtiments et aux ressources hydriques ; le génie mécanique comprend des domaines tels que l'acoustique, la conception mécanique, la fabrication et les sciences thermiques. |
| Technologies interdisciplinaires | Nanotechnologie, avec des parcours en bionanotechnologie, physique et matériaux ; sciences de la décision, systèmes d'information, télédétection et géoinformation ; formations interdisciplinaires liées à l'environnement et à la gestion des territoires. |
| Sciences économiques, juridiques et sociales | Administration, sciences comptables, sciences économiques, droit, relations internationales, défense et gestion stratégique internationale, gestion publique, urbanisme et planification, service social, sciences sociales, philosophie, histoire et psychologie. |
| Communication et information | Communication sociale, journalisme, publicité, production éditoriale, radio et télévision, bibliothéconomie, conservation et restauration, communication visuelle et domaines numériques associés. |
| Architecture, design et arts visuels | Architecture et urbanisme, design industriel, communication visuelle, scénographie, composition d'intérieurs, paysage, peinture, sculpture, gravure, conservation-restauration, arts de la scène, danse et théorie de la danse. |
| Lettres et langues | Langue et littérature portugaises et formations en allemand, arabe, espagnol, français, grec ancien, hébreu, anglais, italien, japonais, latin et russe, ainsi que différents parcours de littérature et de traduction. |
| Musique | Chant, composition, direction, piano, orgue, clavecin, guitare, violon, alto, violoncelle, contrebasse, harpe, flûte, hautbois, clarinette, basson, saxophone, trompette, trombone, tuba et percussions, selon les habilitations ouvertes par l'École de musique. |
| Formation des enseignants | Licences et parcours pédagogiques en lettres, sciences, mathématiques, histoire, géographie, arts et autres disciplines ; pédagogie et formations articulées avec le Colégio de Aplicação et le Complexo de Formação de Professores. |
Admission
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L'accès au premier cycle passe principalement par le Sistema de Seleção Unificada (SiSU), qui utilise les résultats de l'Exame Nacional do Ensino Médio (ENEM). Pour l'année universitaire 2026, l'UFRJ a ouvert 9 281 places réparties entre les deux semestres ; le règlement autorise l'utilisation des notes des éditions 2023, 2024 ou 2025 de l'ENEM. Les formations exigeant des compétences artistiques ou techniques spécifiques peuvent ajouter un Teste de Habilidade Específica (THE), notamment dans certaines filières de musique, arts ou architecture[31].
La politique d'admission applique la loi fédérale sur les quotas dans les établissements fédéraux d'enseignement. Les places réservées concernent les candidats ayant accompli l'intégralité du secondaire dans l'enseignement public ou dans certaines écoles communautaires rurales conventionnées, avec des sous-catégories tenant compte du revenu, de l'appartenance raciale ou ethnique déclarée, du statut quilombola et du handicap. Depuis la réforme législative de 2023, le seuil de la sous-catégorie de revenu est fixé à un salaire minimum brut par personne du foyer[32].
Pour 2026, l'UFRJ ajoute à la politique fédérale une action affirmative propre réservant 233 places à des personnes trans — travestis, personnes transgenres et transsexuelles — ayant effectué le secondaire dans les catégories d'établissements publics prévues par le règlement[33].
Évolution historique de la sélection
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Pendant une grande partie du XXe siècle, l'admission s'effectue par le vestibular, concours d'entrée propre aux universités brésiliennes. Jusqu'à la fin des années 1980, une partie du processus est administrée de manière unifiée par la Fundação Cesgranrio. L'UFRJ rompt ensuite avec ce modèle et organise son propre Concurso de Acesso aos Cursos de Graduação, dont les épreuves accordent une place importante aux réponses rédigées plutôt qu'aux seuls questionnaires à choix multiples[34].
Au début des années 2010, l'université intègre progressivement l'ENEM puis le SiSU à son système d'admission. À partir de 2012, l'utilisation de l'examen national devient le principal mécanisme d'accès à la majorité des formations, tandis que les tests d'aptitude spécifiques sont maintenus pour les cursus qui exigent des compétences artistiques ou techniques particulières. L'évolution du système accompagne la mise en œuvre des politiques fédérales de quotas et l'expansion du nombre de places consécutive au REUNI[35].
Outre le concours général, des procédures spécifiques existent pour le transfert externe, le changement interne de cursus ou de campus, la réintégration d'anciens étudiants, les titulaires d'un diplôme et certains accords internationaux. Les conditions varient selon les unités et les places disponibles[36].

Troisième cycle et spécialisation
[modifier | modifier le code]La formation de troisième cycle constitue historiquement l'un des principaux axes de l'UFRJ. En 2025, l'établissement indique environ 339 cursus de spécialisation lato sensu et 136 programmes stricto sensu conduisant à la maîtrise et au doctorat, auxquels s'ajoutent des activités postdoctorales organisées par les programmes et instituts[2]. Les programmes sont évalués au niveau national par la CAPES et reçoivent des financements provenant de cette agence, du CNPq, de la Fundação de Amparo à Pesquisa do Estado do Rio de Janeiro (FAPERJ), d'autres organismes publics et de projets contractuels.
La COPPE, créée en 1963, a contribué à l'expansion du troisième cycle en ingénierie au Brésil[16]. D'autres ensembles de forte activité doctorale existent en sciences biomédicales, chimie, physique, mathématiques, géosciences, économie, anthropologie, sociologie, histoire, lettres, architecture, droit, administration et santé publique.
COPPEAD Graduate School of Business
[modifier | modifier le code]L'Instituto COPPEAD de Administração, rattaché au Centro de Ciências Jurídicas e Econômicas, constitue l'école de management de l'UFRJ. Il propose des formations de maîtrise, de doctorat, des programmes destinés aux cadres et un programme de gestion à temps plein présenté à l'international comme un Full-Time MBA[37].
Le programme à temps plein a figuré à onze reprises parmi les cent programmes du Global MBA Ranking du Financial Times, selon l'école[38]. Dans l'édition 2010 du classement, le COPPEAD apparaît au 65e rang mondial[39]. En 2014, son programme à temps plein est classé 79e et constitue alors le seul programme brésilien figurant dans le Top 100 du classement[40]. La même année, l'Executive MBA du COPPEAD entre également dans le classement spécialisé du Financial Times, faisant de l'établissement, selon l'UFRJ, la seule école latino-américaine présente simultanément dans les classements Global MBA et Executive MBA de cette édition[41].

Diplômes de dignité académique
[modifier | modifier le code]L'UFRJ attribue aux diplômés de premier cycle ayant obtenu des résultats particulièrement élevés des Diplomas de Dignidade Acadêmica. La distinction est organisée par la Pró-Reitoria de Graduação et comporte traditionnellement trois degrés : Cum Laude, Magna Cum Laude et Summa Cum Laude. Les seuils de coefficient de rendement académique utilisés dans le règlement sont respectivement de 8,0, 9,0 et 9,5, sous réserve du respect des autres conditions académiques fixées par l'université[42].
Recherche, ingénierie et innovation
[modifier | modifier le code]Organisation de la recherche
[modifier | modifier le code]La recherche est conduite dans les instituts, départements, laboratoires, centres interdisciplinaires, hôpitaux, musées et unités de troisième cycle. Les données institutionnelles de 2025 recensent 1 486 laboratoires à l'UFRJ[2]. Les activités couvrent la recherche fondamentale en mathématiques, physique, chimie, sciences de la vie et sciences humaines, ainsi que des recherches appliquées en ingénierie, santé, énergie, environnement, informatique, politiques publiques, arts et technologies numériques.
Les étudiants de premier cycle peuvent participer à des programmes d'initiation scientifique, tandis que les groupes de recherche accueillent des étudiants de maîtrise, de doctorat et des chercheurs postdoctoraux. La CAPES, le CNPq, la FAPERJ, la Finep et d'autres organismes publics financent une partie des travaux ; des fondations d'appui, notamment la Fundação Coppetec, assurent la gestion de nombreux projets et conventions avec des organismes publics et privés[43].
COPPE et recherche en ingénierie
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Fondée en 1963 par l'ingénieur et professeur Alberto Luiz Coimbra, la COPPE — Instituto Alberto Luiz Coimbra de Pós-Graduação e Pesquisa de Engenharia est l'un des principaux ensembles de recherche et de troisième cycle de l'UFRJ. Sa création introduit au Brésil un modèle de formation en ingénierie fondé sur des enseignants-chercheurs à temps plein, des programmes structurés de maîtrise et doctorat et des laboratoires associés aux problèmes industriels et aux politiques publiques[16],[44].
La COPPE regroupe des programmes dans les domaines du génie biomédical, civil, électrique, mécanique, métallurgique et des matériaux, nucléaire, océanique, de production, chimique, des transports et de la planification énergétique, entre autres. Son complexe comprend plus d'une centaine d'installations de recherche selon l'institut, allant de laboratoires de calcul et de robotique à des infrastructures expérimentales de grande échelle[45].
À partir de 1977, un accord de coopération de longue durée avec Petrobras structure une part importante des recherches en structures offshore, hydrodynamique, matériaux, énergie et technologies sous-marines. La COPPE indique que cette coopération a produit plus de 3 000 projets de recherche jusqu'en 2022 ; elle accompagne notamment l'avancée de l'industrie brésilienne vers l'exploitation des hydrocarbures en eaux profondes et ultraprofundes[46]. Les travaux historiques sur la COPPE soulignent également son rôle dans la diffusion de la formation doctorale en ingénierie au Brésil[16].
Ingénierie offshore et technologies pour les eaux profondes
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L'ingénierie offshore constitue l'un des domaines dans lesquels la COPPE a entretenu les coopérations industrielles les plus durables. Les équipes de génie civil et océanique ont développé ou adapté des méthodes de calcul structural, de simulation hydrodynamique, d'ancrage, d'installation sous-marine et de qualification d'équipements destinés aux champs pétroliers de la marge brésilienne. Des travaux menés avec Petrobras ont notamment contribué à l'utilisation de câbles de polyester pour les lignes d'ancrage en eaux profondes et à la conception ou à l'analyse de risers, structures flottantes et systèmes de production offshore[47].
En 2007, un projet associant Petrobras, COPPE et FMC Technologies met au point une méthode dite pendulaire pour l'installation de lourds équipements sous-marins. Le procédé est appliqué à un manifold de 280 tonnes installé dans le champ de Roncador à 1 853 m de profondeur ; selon la COPPE, l'objectif était de réduire les coûts et les contraintes logistiques des opérations en grande profondeur[48].
Une autre technologie étudiée par des chercheurs de la COPPE est le « duto sanduíche » : un conduit constitué de deux tubes d'acier séparés par une couche de matériau isolant, conçu pour supporter les pressions externes et limiter les pertes thermiques lors du transport de pétrole et de gaz en eaux profondes. Des prototypes à l'échelle réelle ont été étudiés avec des partenaires industriels dans le contexte du développement du Pré-sal[49].
Laboratoire de technologie sous-marine (LTS)
[modifier | modifier le code]Le Laboratório de Tecnologia Submarina (LTS), rattaché au programme d'ingénierie océanique de la COPPE, mène des recherches sur les conduites et risers sous-marins, les systèmes de production, l'intégrité des structures et équipements, la garantie d'écoulement, l'inspection et la réparation ainsi que les énergies marines. Ses moyens expérimentaux comprennent notamment des chambres hyperbares permettant de reproduire les pressions rencontrées à grande profondeur, une chambre thermo-hyperbare, des bancs de fatigue et de flexion pour des conduites à l'échelle réelle et des circuits d'essai de débit et de détection de fuites ou d'obstructions[50].
En 2019, le LTS reçoit le Global Pipeline Award, distinction décernée par la division Pipeline Systems de l'American Society of Mechanical Engineers à l'occasion de la Rio Pipeline Conference, en reconnaissance de ses travaux dans le domaine des conduites et des technologies offshore[51].
LabOceano
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Le Laboratório de Tecnologia Oceânica (LabOceano), inauguré en 2003, dispose d'un bassin principal de 40 m sur 30 m, profond de 15 m et prolongé par un puits central de 10 m. Il contient plus de vingt millions de litres d'eau et possède des générateurs de vagues et de vent, un fond mobile, des fenêtres d'observation et, depuis 2018, un système de courant permettant de reproduire des profils de courant variables avec la profondeur[52].
Le laboratoire sert aux essais de modèles de plateformes, navires, systèmes d'ancrage, lignes sous-marines et équipements de production. Des innovations destinées aux eaux profondes y ont été testées, dont des procédures de lancement de manifolds, des concepts de plateformes à jambes tendues et des essais de stabilité de « pieux-torpilles » (estacas-torpedo) pour lignes d'ancrage[53].
LAMCE, visualisation scientifique et supercalculateur Lobo Carneiro
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Le Laboratório de Métodos Computacionais em Engenharia (LAMCE) développe des méthodes numériques et des outils de mécanique computationnelle, géosciences, télédétection, modélisation environnementale, science des données, intelligence artificielle et visualisation scientifique. Installé dans le Parc technologique, il dispose d'environ 2 000 m2 d'espaces de recherche et d'un centre de visualisation comprenant notamment une CAVE, un dôme de projection et des systèmes holographiques et de réalité virtuelle[54].
Le LAMCE abrite le supercalculateur Lobo Carneiro, nommé en hommage au professeur Fernando Lobo Carneiro. Le système est utilisé pour des simulations et traitements de données en ingénierie, géosciences, environnement et autres domaines. Sa configuration annoncée comprend 6 048 cœurs de calcul, 16 téraoctets de mémoire distribuée et une capacité théorique de 226 téraflops[55]. Les espaces immersifs du laboratoire sont utilisés pour visualiser des modèles géologiques, des réservoirs pétroliers, des phénomènes atmosphériques et océaniques et de grands ensembles de données.
Mobilité, énergie et robotique
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La COPPE a développé plusieurs démonstrateurs dans les domaines de la mobilité et de l'énergie. Le H2+2 est un autobus expérimental à traction électrique alimenté par batteries et par une pile à combustible à hydrogène ; un prototype est présenté au public pendant la conférence Rio+20 en 2012[56]. Le Maglev-Cobra est un système de transport urbain utilisant la lévitation magnétique supraconductrice. Une voie expérimentale est construite sur la Cidade Universitária pour tester les systèmes de propulsion, de contrôle et de sustentation et pour des démonstrations publiques[57].

Des équipes liées à l'ingénierie océanique et au Laboratório de Tecnologia Submarina ont également développé un démonstrateur de conversion de l'énergie des vagues en électricité, testé au port de Pecém, au Ceará. Le dispositif associe le mouvement de flotteurs à un circuit hydraulique, une turbine et un générateur et dérive de recherches sur les systèmes soumis à de fortes pressions marines[58].
La recherche en robotique comprend des systèmes mobiles, sous-marins et d'inspection. Parmi les plateformes développées figurent Luma, destiné à l'inspection subaquatique et aux environnements difficiles, Doris, conçu pour des opérations d'inspection sur des plateformes pétrolières, et Rosa, destiné à assister certaines interventions de maintenance dans les centrales hydroélectriques[59].
Environnement nucléaire de Fundão : IEN et réacteur Argonauta
[modifier | modifier le code]L'Instituto de Engenharia Nuclear (IEN) est implanté sur la Colina da Sapucaia, dans la Cidade Universitária. Il ne constitue pas une unité de l'UFRJ : il relève de la Comissão Nacional de Energia Nuclear (CNEN). Sa présence sur l'île est toutefois historiquement liée à l'université. L'institut est créé en 1962 à partir d'un accord entre la CNEN et l'ancienne Universidade do Brasil, qui prévoit l'installation d'un institut nucléaire et d'un réacteur de recherche sur le campus[60],[61].

Le réacteur Argonauta atteint sa première criticité le 20 février 1965. Inspiré d'un projet de l'Argonne National Laboratory, il est adapté, construit et monté avec la participation d'ingénieurs et d'entreprises brésiliennes. Il s'agit d'un réacteur de faible puissance destiné à l'enseignement, à la formation de spécialistes, à la physique des réacteurs, à l'analyse par activation neutronique et à d'autres applications de la science nucléaire ; la CNEN le décrit comme le seul réacteur nucléaire de recherche en fonctionnement dans la ville de Rio de Janeiro[62].
L'IEN possède par ailleurs des cyclotrons, des laboratoires de radio-isotopes et de radiopharmacie, des circuits thermo-hydrauliques, des installations d'instrumentation et de contrôle, un laboratoire d'interaction humain-système et des infrastructures de calcul parallèle[63].
Autres infrastructures scientifiques
[modifier | modifier le code]Laboratoire brésilien de contrôle du dopage
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Le Laboratório Brasileiro de Controle de Dopagem (LBCD), intégré au LADETEC de l'Institut de chimie, est accrédité par l'Agence mondiale antidopage. Il a réalisé les analyses antidopage des Jeux olympiques et paralympiques de Rio en 2016. Le laboratoire associe analyses réglementaires, développement méthodologique et formation en chimie analytique et domaines connexes[64].
Santé, biomédecine et bio-imagerie
[modifier | modifier le code]La recherche biomédicale s'appuie sur les instituts du Centre de sciences de la santé, les unités hospitalières et des infrastructures de microscopie, imagerie, biophysique, biochimie, microbiologie et neurosciences. L'Instituto de Biofísica Carlos Chagas Filho, l'Instituto de Bioquímica Médica Leopoldo de Meis, l'Instituto de Microbiologia Paulo de Góes et le Centro Nacional de Biologia Estrutural e Bioimagem (CENABIO) figurent parmi les structures associées à la recherche expérimentale. Les hôpitaux universitaires accueillent également des recherches cliniques et épidémiologiques[65],[25].

Sciences naturelles, biodiversité et environnement
[modifier | modifier le code]À Macaé, l'Instituto de Biodiversidade e Sustentabilidade (NUPEM) mène des recherches sur la biodiversité, les écosystèmes côtiers et marins, la conservation et les interactions entre développement économique et environnement. Les géosciences de Fundão et le Museu Nacional complètent ces travaux par des recherches en géologie, paléontologie, zoologie, botanique, anthropologie biologique et archéologie[66].
Parc technologique, transfert et entrepreneuriat
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Le Parque Tecnológico da UFRJ, inauguré en 2003 sur la Cidade Universitária, occupe environ 350 000 m2 et accueille des entreprises, centres de recherche, laboratoires, programmes d'innovation ouverte et jeunes entreprises technologiques. Son implantation à proximité du Centre de technologie, de la COPPE et d'autres instituts favorise des projets communs dans l'énergie, le pétrole et le gaz, les technologies numériques, la santé, les matériaux et l'environnement[67].
Le parc a accueilli ou entretenu des partenariats avec des entreprises telles que Petrobras, Halliburton, TechnipFMC, Baker Hughes, Tenaris, Siemens, Ambev et d'autres groupes, dont la composition varie au fil du temps. L'Incubadora de Empresas da COPPE et d'autres dispositifs d'entrepreneuriat soutiennent la création d'entreprises issues de recherches universitaires, tandis que des programmes plus récents comme InovAÇÃO UFRJ et InovaSeed cherchent à rapprocher étudiants, chercheurs, investisseurs, entreprises et collectivités[67].
Implantations
[modifier | modifier le code]Cidade Universitária
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La Cidade Universitária est le principal campus de l'UFRJ. Elle occupe l'Ilha do Fundão, dans la baie de Guanabara, au nord du centre de Rio de Janeiro. Le site a été aménagé au milieu du XXe siècle par la réunion et le remblaiement de plusieurs îles et îlots, afin de créer une vaste cité universitaire susceptible de regrouper des facultés auparavant dispersées.

Le campus accueille les grands ensembles du Centre de technologie, du Centre de sciences de la santé, du Centre de sciences mathématiques et naturelles, une partie du Centre de lettres et arts et plusieurs unités du CCJE. Il comprend également le Hospital Universitário Clementino Fraga Filho, des résidences et restaurants universitaires, des équipements sportifs, des bibliothèques, le Parc technologique, des incubateurs d'entreprises et de nombreux laboratoires[68].
Avant la pandémie de Covid-19, l'UFRJ estimait qu'environ 100 000 personnes circulaient quotidiennement dans la Cidade Universitária[2]. La taille du site, la faible mixité fonctionnelle de certains secteurs et sa dépendance historique vis-à-vis des transports motorisés ont fait de la mobilité interne et de la connexion avec le reste de la métropole des questions récurrentes de planification.
La Ponte do Saber, pont à haubans reliant Fundão à la Linha Vermelha, a été construite pour offrir une nouvelle liaison avec le réseau routier métropolitain. Le campus est également desservi par des lignes d'autobus et des navettes universitaires[69].
Praia Vermelha
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Le campus de Praia Vermelha, dans le quartier d'Urca, est l'une des implantations historiques de l'université. Il s'organise autour du Palais universitaire et de bâtiments plus récents. Il accueille notamment des activités du Forum de science et culture et des unités relevant des sciences humaines, sociales, économiques et de la psychologie[4].
Le Palais universitaire correspond à l'ancien Hospice Pedro II, premier grand établissement psychiatrique de l'empire du Brésil. Le complexe conserve la chapelle São Pedro de Alcântara, le Salão Dourado et plusieurs espaces classés ou protégés. Le campus constitue ainsi un site à la fois académique, architectural et culturel[14],[70].

Centre de Rio et unités isolées
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L'UFRJ conserve plusieurs institutions en dehors de ses quatre grands campi. Dans le centre historique se trouvent notamment la Faculté nationale de droit, l'Institut de philosophie et sciences sociales, l'Institut d'histoire, l'École de musique et l'Observatoire du Valongo. D'autres unités de santé ou de formation sont implantées dans différents quartiers de la ville, comme l'École de soins infirmiers Anna Nery, la Maternidade-Escola et certaines structures du complexe hospitalier[4],[25].
L'École de musique occupe depuis 1913 un édifice de la rue do Passeio dont l'histoire remonte au XIXe siècle et qui avait auparavant accueilli la Bibliothèque nationale. Des transformations réalisées au début du XXe siècle lui donnent notamment sa façade d'inspiration italienne et le Salão Leopoldo Miguez, salle de concert dotée d'un grand orgue Tamburini[71].
Cette dispersion résulte en grande partie de l'histoire fédérative de l'université : plusieurs écoles existaient longtemps avant 1920 et ont conservé des bâtiments étroitement associés à leur identité professionnelle. Le maintien de ces implantations contribue également à l'inscription de l'UFRJ dans le tissu historique du centre de Rio[10].
Duque de Caxias
[modifier | modifier le code]Le campus de Duque de Caxias, issu de l'ancien pôle avancé de Xerém, est situé dans la Baixada Fluminense. Son origine remonte à 2008, dans le contexte du programme REUNI et d'une coopération associant l'UFRJ, l'Inmetro, l'État de Rio de Janeiro et la municipalité. Il développe des activités dans les biotechnologies, la biophysique, les nanotechnologies et la formation scientifique[72].
Les installations ont progressivement été agrandies et le site a acquis le statut de campus. Sa localisation dans la périphérie métropolitaine correspond à la politique d'extension territoriale de l'université et à la volonté de renforcer l'accès à l'enseignement supérieur public dans la Baixada Fluminense[4].
Macaé
[modifier | modifier le code]Le Centro Multidisciplinar UFRJ-Macaé Professor Aloísio Teixeira constitue le principal campus de l'UFRJ dans le nord de l'État. Les activités universitaires à Macaé se développent dans le contexte de la croissance économique de la région, fortement liée à l'industrie pétrolière offshore, puis se diversifient vers la santé, les sciences biologiques, l'environnement, la chimie et l'ingénierie[4],[25].
Le campus propose notamment des formations en médecine, soins infirmiers, pharmacie, nutrition, chimie et ingénieries. Le NUPEM, dans la même municipalité, forme un pôle de recherche sur la biodiversité et la durabilité et participe aux activités de premier et troisième cycles[4].
Éducation à distance et autres pôles
[modifier | modifier le code]L'UFRJ a également participé à des réseaux d'éducation à distance et à des pôles territoriaux, notamment par l'intermédiaire du consortium CEDERJ et de programmes fédéraux. Les lieux d'offre ont varié selon les périodes et les cursus. Cette présence complète les quatre campi physiques sans leur être équivalente sur le plan administratif[30].

Bibliothèques, musées et patrimoine
[modifier | modifier le code]Système de bibliothèques
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Le Sistema de Bibliotecas e Informação (SiBI) coordonne le réseau documentaire de l'UFRJ depuis 1983. Les données institutionnelles de 2025 dénombrent 44 bibliothèques[2]. Elles sont réparties entre les centres, facultés, instituts, hôpitaux et unités extérieures ; certaines sont spécialisées dans des domaines particuliers, comme la musique, le droit, l'architecture, les sciences de la santé ou les ouvrages rares.
Parmi les bibliothèques figurent la Biblioteca Central do Centro de Tecnologia, la Biblioteca Central do Centro de Ciências da Saúde, la Biblioteca Central do CCMN, la Biblioteca Carvalho de Mendonça de la Faculté nationale de droit, la Biblioteca Alberto Nepomuceno de l'École de musique, la Biblioteca de Obras Raras de l'École des beaux-arts et la bibliothèque du NUPEM à Macaé[73].
Le catalogue collectif est consultable à travers la Base Minerva. Le SiBI participe aussi à la gestion du dépôt institutionnel Pantheon et à la préservation des collections bibliographiques rares, des mémoires, thèses, archives et productions universitaires[74].
Musées et collections
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L'UFRJ coordonne un ensemble de musées, collections et espaces culturels reliés au Sistema de Museus, Acervos e Patrimônio Cultural (Simap). Les données centrales de 2025 mentionnent 19 « entités muséales », tandis que le Forum de science et culture décrit un réseau d'environ dix-huit institutions et espaces actifs selon son inventaire courant[2],[75].
Parmi les principales institutions figure le Museu Nacional, fondé en 1818 par Jean VI de Portugal comme Museu Real. Installé depuis 1892 dans le Paço de São Cristóvão, ancienne résidence de la famille impériale, il possède des collections en zoologie, botanique, géologie, paléontologie, anthropologie, archéologie et ethnologie. Avant l'incendie de 2018, ses fonds comptaient environ vingt millions d'objets et spécimens. Parmi les pièces emblématiques se trouvaient le météorite de Bendegó, des momies égyptiennes, des fossiles, des collections ethnographiques amérindiennes et le crâne de Luzia, dont une partie a été récupérée après l'incendie[13].
La reconstruction du Musée national comporte la restauration du palais, la création de nouvelles infrastructures, la reconstitution des collections et la conception de nouvelles expositions permanentes. Le projet associe notamment l'UFRJ, l'UNESCO et des partenaires publics et privés ; en 2025, l'initiative « Entre Gigantes » permet au public d'accéder temporairement à plusieurs espaces intérieurs du palais pendant les travaux[76]. En 2026, des expositions temporaires sont ouvertes dans six salles restaurées du Paço de São Cristóvão entre juin et août[23].
D'autres espaces muséaux de l'UFRJ concernent l'histoire naturelle, la géodiversité, l'anatomie, les sciences, les beaux-arts, l'astronomie et la mémoire institutionnelle. La Casa da Ciência, ouverte à Botafogo en 1995, fonctionne comme centre culturel consacré à la diffusion scientifique, combinant expositions, théâtre, cinéma, conférences, musique et activités éducatives.

Patrimoine architectural
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Les données de 2025 recensent quarante bâtiments protégés ou classés liés à l'UFRJ[2]. Ce patrimoine couvre plusieurs périodes de l'histoire urbaine et architecturale de Rio de Janeiro, depuis des édifices impériaux et néoclassiques jusqu'aux constructions modernistes de la Cidade Universitária.
Le Palais universitaire de Praia Vermelha, la chapelle São Pedro de Alcântara et plusieurs bâtiments du complexe sont protégés pour leur valeur historique. La Faculté nationale de droit occupe l'ancien Palais du comte des Arcos, lié à l'histoire du Sénat brésilien ; le Museu Nacional occupe l'ancien palais impérial de São Cristóvão ; l'Observatoire du Valongo s'inscrit dans le paysage historique du Morro da Conceição[70].
À Fundão, plusieurs bâtiments du plan de la Cidade Universitária relèvent de l'architecture moderne brésilienne. L'ensemble, étudié pour sa valeur historique, architecturale et urbanistique, comprend notamment l'édifice aujourd'hui appelé Edifício Jorge Machado Moreira[14].
Complexe hospitalier et santé
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L'UFRJ dispose d'un Complexo Hospitalar e da Saúde regroupant neuf unités de santé. Celles-ci remplissent simultanément des fonctions de soins, d'enseignement, de résidence professionnelle, de recherche clinique et d'extension. Elles sont intégrées au Sistema Único de Saúde (SUS) et constituent des terrains de formation pour les étudiants de médecine, soins infirmiers, pharmacie, nutrition, physiothérapie, psychologie et autres professions de santé[78].
Les neuf unités sont :
- Hospital Universitário Clementino Fraga Filho (HUCFF) : principal hôpital général universitaire, situé sur Fundão. L'UFRJ indique qu'il assure des consultations dans 42 spécialités et 23 programmes de haute complexité, avec des activités de transplantation, des milliers de consultations mensuelles, des interventions chirurgicales et des hospitalisations[78] ;
- Instituto de Atenção à Saúde São Francisco de Assis (HESFA) : orienté vers les soins primaires et secondaires, la santé communautaire et l'enseignement ;
- Instituto do Coração Edson Saad (ICES) : cardiologie et chirurgie cardiaque, issu de la réorganisation de services universitaires spécialisés ;
- Instituto de Doenças do Tórax (IDT) : maladies respiratoires, formation clinique et recherche en pneumologie ;
- Instituto de Ginecologia (IG) : gynécologie, oncologie, reproduction et fertilité ;
- Instituto de Neurologia Deolindo Couto (INDC) : neurologie, neurochirurgie et recherche sur les maladies neuromusculaires et neurodégénératives ;
- Instituto de Psiquiatria (IPUB) : soins, formation et recherche en psychiatrie et santé mentale ;
- Instituto de Puericultura e Pediatria Martagão Gesteira (IPPMG) : hôpital pédiatrique universitaire et centre de recherche materno-infantile ;
- Maternidade-Escola (ME) : établissement fondé en 1904, spécialisé dans l'obstétrique, les grossesses à risque, la médecine fœtale, la néonatologie et l'allaitement[78].
En juin 2024, l'UFRJ signe un contrat avec l'Empresa Brasileira de Serviços Hospitalares (Ebserh), entreprise publique fédérale spécialisée dans la gestion des hôpitaux universitaires. L'accord porte initialement sur l'administration et le soutien technique et financier du HUCFF, de l'IPPMG et de la Maternidade-Escola, avec la perspective d'une intégration progressive d'autres unités[79].
Relations internationales
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La coopération internationale est coordonnée par la Superintendência-Geral de Relações Internacionais (SGRI). L'UFRJ maintient des accords avec plusieurs centaines d'établissements étrangers. Selon l'université, ces conventions peuvent prévoir des échanges d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs, la reconnaissance de crédits, des recherches conjointes, des cotutelles et, dans certains cas, des parcours de double diplôme[80].
Une partie des accords prévoit que les étudiants en échange continuent d'être inscrits dans leur université d'origine et ne paient pas de droits académiques supplémentaires dans l'institution partenaire, selon les conditions propres à chaque convention. L'UFRJ reçoit également des étudiants étrangers de premier et troisième cycles et participe à des réseaux multilatéraux de coopération universitaire[80].
Les partenariats historiques comprennent des institutions françaises et européennes, notamment dans les domaines de l'ingénierie, de la mobilité et des doubles diplômes. Des accords ont été conclus avec des écoles du réseau ParisTech et d'autres établissements d'enseignement supérieur français. La coopération avec l'Amérique latine, l'Amérique du Nord, l'Afrique et l'Asie occupe également une place importante[80].
En novembre 2024, l'UFRJ et l'Université Tsinghua signent un protocole de coopération de cinq ans portant sur l'échange d'étudiants, enseignants et chercheurs, les recherches conjointes, les séminaires et l'échange de publications et de matériel académique[81]. La même année, un accord est conclu avec la China University of Petroleum de Pékin pour la coopération dans l'ingénierie pétrolière et énergétique[82].
Communication, édition et vie culturelle
[modifier | modifier le code]L'UFRJ dispose d'une structure de communication institutionnelle coordonnée par la Superintendência-Geral de Comunicação Social (SGCOM). Elle produit des contenus journalistiques, photographiques, audiovisuels et numériques destinés à la communauté universitaire et au public extérieur. L'actuel Conexão UFRJ est le site d'actualités de l'université et publie des reportages sur l'enseignement, la recherche, l'extension, la culture, la santé, l'environnement, les technologies et la vie institutionnelle[83].
Le portail s'inscrit dans une histoire plus ancienne de presse universitaire. Le Jornal da UFRJ, lancé en 2004 comme publication mensuelle, avait pour objectif de relier les différents secteurs de la communauté académique et de diffuser recherches, activités culturelles, décisions des conseils et débats universitaires[84]. Après plusieurs transformations des supports institutionnels, Conexão UFRJ devient en 2020 le site central de nouvelles et de reportages de l'établissement[85].
La communication universitaire comprend également des productions audiovisuelles, des réseaux sociaux, un portail d'événements et Rádio UFRJ. Le Núcleo de Rádio e TV, rattaché au Fórum de Ciência e Cultura, participe aux activités de mémoire, d'enregistrement et de diffusion culturelle[83].
L'Escola de Comunicação (ECO) constitue une unité académique distincte de la communication administrative. Elle assure des formations et des recherches en journalisme, publicité, production éditoriale, radio, télévision et médias numériques. Cette distinction sépare les activités institutionnelles de communication de l'enseignement et de la recherche sur les médias[86].
Editora UFRJ
[modifier | modifier le code]Fondée en 1986, l'Editora UFRJ est la maison d'édition universitaire de l'établissement. Elle publie des ouvrages scientifiques, académiques, littéraires et artistiques et participe à la diffusion de recherches produites à l'UFRJ et dans d'autres institutions. Son catalogue a obtenu des distinctions nationales, notamment au Prix Jabuti[21]. L'activité éditoriale complète les bibliothèques, les musées, la Casa da Ciência et les institutions artistiques de l'université dans la diffusion de la production académique et culturelle.
Musique, concerts et diffusion artistique
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L'École de musique constitue l'un des principaux pôles de production et de diffusion artistiques de l'UFRJ. Issue de la tradition du Conservatoire de musique créé au XIXe siècle, elle assure des formations en interprétation, composition, direction, musicologie et enseignement musical et entretient des ensembles permanents, dont l'Orchestre symphonique de l'UFRJ, l'Orchestre à vent, des chœurs et plusieurs ensembles instrumentaux[87].
Le Salão Leopoldo Miguez accueille concerts, récitals, cérémonies et activités académiques. Avec la Casa da Ciência, les musées, les espaces du Fórum de Ciência e Cultura, les productions audiovisuelles et l'Editora UFRJ, ces activités contribuent à la présence culturelle de l'université dans la ville[71].
Vie étudiante
[modifier | modifier le code]Effectifs et origine géographique
[modifier | modifier le code]En 2025/2, l'UFRJ enregistre 50 935 étudiants de premier cycle actifs ou temporairement inscrits. Parmi eux, 16 814, soit environ 33 %, déclarent une adresse située hors de la ville de Rio de Janeiro et 1 925, soit 3,7 %, hors de l'État. À ces effectifs s'ajoutent environ 16 085 étudiants de spécialisation, résidence, maîtrise et doctorat[2].
L'établissement estime qu'environ 30 % des étudiants appartiennent à des familles dont le revenu est inférieur ou égal à une fois et demie le salaire minimum par personne, indicateur socio-économique utilisé dans ses statistiques générales de 2025. Ce chiffre ne doit pas être confondu avec le seuil légal actuel des quotas d'admission, fixé à un salaire minimum par personne depuis la réforme fédérale de 2023[2].
Assistance étudiante
[modifier | modifier le code]La Pró-Reitoria de Políticas Estudantis (PR-7) coordonne des programmes d'aide destinés à favoriser la permanence des étudiants. Les dispositifs comprennent notamment l'alimentation, le logement, des aides financières, l'accompagnement social et pédagogique et des politiques d'accessibilité[88].
La Residência Estudantil de Fundão possède 504 chambres individuelles réparties entre deux blocs. L'attribution des places est réalisée sur critères socio-économiques et prend en considération la distance entre le domicile familial et l'université[89]. Les données de 2025 indiquent que 245 étudiants y résidaient alors, ce qui reflète notamment des périodes d'indisponibilité ou de rénovation de certaines places[2].
Les Restaurantes Universitários (RU) servent des repas subventionnés ou gratuits selon les catégories d'étudiants et les politiques d'assistance. Des restaurants ou points de restauration existent à Fundão, Praia Vermelha, dans le centre de Rio, à Duque de Caxias et à Macaé[90].
Organisations étudiantes
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Les étudiants sont représentés par des centres académiques propres aux facultés et instituts, des associations, des collectifs, des organisations sportives et par le Diretório Central dos Estudantes Mário Prata (DCE). Les centres académiques organisent des débats, activités culturelles, actions politiques, événements d'accueil et projets de formation complémentaires[91].
Le DCE centralise la représentation étudiante à l'échelle de l'université et porte le nom de Mário de Souza Prata, ancien dirigeant étudiant associé à la résistance au régime militaire. Les facultés et écoles disposent parallèlement de centres ou directoires académiques propres, parmi lesquels le Centro Acadêmico Cândido de Oliveira de la Faculté nationale de droit, le Centro Acadêmico Carlos Chagas de médecine et des organisations représentatives de l'École polytechnique, de physique, de chimie et des autres unités. Leur poids et leur organisation varient selon les périodes et les cursus[92].
Les associations sportives universitaires, souvent appelées atléticas, organisent des entraînements et compétitions interuniversitaires dans plusieurs disciplines. Les étudiants participent également à des entreprises juniors, clubs scientifiques, groupes de robotique, équipes de compétition d'ingénierie, ensembles musicaux, groupes de théâtre et initiatives de volontariat[93].
Mouvement étudiant
[modifier | modifier le code]Le mouvement étudiant de l'UFRJ a joué un rôle important dans la vie politique de l'établissement. Les archives universitaires documentent des mobilisations depuis au moins les années 1940, notamment contre l'Estado Novo, puis pour la gratuité de l'enseignement, l'autonomie universitaire et contre la dictature militaire[94].
Le 23 septembre 1968, les forces de sécurité envahissent l'ancienne Faculté nationale de médecine à Praia Vermelha et répriment violemment des étudiants qui y étaient réunis, épisode connu comme le massacre da Praia Vermelha. En juin 1968, des centaines d'étudiants occupant le rectorat sont arrêtés et conduits au terrain de Botafogo ; quelques jours plus tard, de nombreux membres de la communauté universitaire participent à la Marche des Cent Mille[95].
Après la redémocratisation, les mobilisations portent notamment sur les élections de recteurs, le financement des universités, les politiques d'assistance et les réformes nationales de l'éducation. Des occupations du rectorat et de bâtiments universitaires ont lieu à différentes périodes, notamment en 1998 et 2016. En 2019, des étudiants de l'UFRJ participent aux manifestations nationales contre les réductions budgétaires de l'enseignement supérieur. En 2024 et 2025, de nouvelles mobilisations étudiantes et syndicales accompagnent les débats sur le budget, les conditions de travail et la continuité de certains services universitaires[96],[97],[98],[99].
Extension universitaire et relations avec la société
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L'extension universitaire constitue, avec l'enseignement et la recherche, l'un des trois piliers formels de l'université publique brésilienne. Elle regroupe des programmes et projets qui mettent les connaissances universitaires en relation avec la population, les écoles, les collectivités, les services publics, les mouvements sociaux et les organisations culturelles. En 2025, l'UFRJ comptabilise 1 863 projets pédagogiques, activités artistiques et cours destinés à la population[2].
Les actions couvrent notamment la santé communautaire, l'assistance juridique, la diffusion scientifique, la formation des enseignants, la culture, les arts, les langues, l'environnement, les politiques urbaines, le sport, l'ingénierie et l'entrepreneuriat social. Les hôpitaux universitaires constituent un point majeur de contact avec la population ; la Casa da Ciência, les musées, le Forum de science et culture et les unités académiques organisent parallèlement des activités éducatives et culturelles[2].
UFRJ Mar
[modifier | modifier le code]UFRJ Mar est un programme interdisciplinaire consacré aux problématiques marines et côtières. Il articule des activités d'enseignement, d'extension et de vulgarisation faisant intervenir l'ingénierie, les géosciences, la biologie, l'environnement, l'éducation physique et d'autres domaines. Les activités sont organisées sur le littoral et dans des communes partenaires autour de thèmes comme la connaissance du milieu marin, l'éducation environnementale et les usages sociaux de la côte[100].
Orientation et ouverture au public
[modifier | modifier le code]L'université organise périodiquement des événements destinés aux élèves du secondaire afin de présenter les cursus, métiers, laboratoires, bibliothèques et espaces culturels. Le programme connu sous le nom de « Conhecendo a UFRJ » a notamment réuni pendant plusieurs éditions des lycéens sur la Cidade Universitária pour des conférences, démonstrations scientifiques et visites guidées. Les musées, la Casa da Ciência, l'Observatoire du Valongo et différentes unités universitaires développent également des activités régulières de médiation scientifique et culturelle[101].
Symboles et identité institutionnelle
[modifier | modifier le code]Minerve
[modifier | modifier le code]La déesse romaine Minerve, associée à la sagesse, aux arts et aux savoirs, est l'un des symboles les plus anciens et reconnaissables de l'université. Des sculptures de Minerve se trouvent à l'entrée de plusieurs bâtiments, notamment au Centre de technologie. Elle figure également dans les identités visuelles employées par différentes unités et dans des objets cérémoniels[102].
Le choix de Minerve relie l'université à une tradition symbolique largement diffusée dans l'enseignement occidental. À l'UFRJ, la figure est devenue progressivement un marqueur identitaire dépassant le seul usage héraldique[102].
Nom historique Universidade do Brasil
[modifier | modifier le code]La dénomination Universidade do Brasil (« Université du Brésil ») est le nom officiel porté par l'établissement de 1937 à 1965. Elle correspond à une période durant laquelle l'université fédérale de Rio de Janeiro est organisée par l'État comme institution de référence pour le système universitaire national[8].
Après l'adoption du nom Universidade Federal do Rio de Janeiro en 1965, Universidade do Brasil demeure un nom historique associé à l'identité de l'établissement. En 2000, la justice fédérale reconnaît à l'UFRJ le droit d'employer à nouveau cette dénomination sans supprimer son nom légal courant. L'université peut dès lors faire usage des deux noms de manière concomitante dans les conditions reconnues par cette décision[18]. L'expression A Universidade do Brasil est également employée comme formule institutionnelle et figure dans des éléments de communication et de mémoire de l'UFRJ.
Classements et évaluation
[modifier | modifier le code]Les positions de l'UFRJ varient selon les méthodologies internationales. Les systèmes de classement pondèrent différemment la réputation académique, les citations, la production scientifique, l'internationalisation, les prix, l'employabilité et les enquêtes auprès des employeurs ; leurs résultats ne sont donc pas directement comparables[103],[104],[105],[106].
| Classement | Édition | Position mondiale | Position nationale indiquée par la source |
|---|---|---|---|
| QS World University Rankings | 2027 | =367e[103] | 3e au Brésil[107] |
| Times Higher Education World University Rankings | 2026 | 601–800[104] | — |
| Center for World University Rankings (CWUR) | 2026 | 346e[105] | 2e au Brésil |
| Academic Ranking of World Universities (Shanghai) | 2026 | 501–600[106] | — |
Dans le QS, l'UFRJ est passée de la 304e position mondiale dans l'édition 2025 à la 317e en 2026, puis à la =367e en 2027[103]. Dans cette dernière édition, elle est la troisième université brésilienne, derrière l'Université de São Paulo et l'Université d'État de Campinas[107]. Le classement CWUR 2026 la situe au 346e rang mondial, au troisième rang en Amérique latine et dans les Caraïbes et au deuxième rang au Brésil[105].
Le classement de Shanghai 2026 la place dans le groupe 501-600 au niveau mondial. Dans l'édition thématique 2025 de ShanghaiRanking, l'université apparaît dans plusieurs domaines, avec des positions variables selon les disciplines et les indicateurs bibliométriques. Les classements disciplinaires tendent notamment à refléter la forte production de l'établissement en santé, sciences naturelles, physique, ingénierie et domaines liés aux ressources et à l'environnement[106].
Les classements nationaux et internationaux constituent un indicateur parmi d'autres de l'activité universitaire. Les résultats peuvent varier fortement selon la place accordée aux citations, à la réputation, aux publications en anglais, à l'internationalisation, au nombre de prix internationaux ou aux enquêtes auprès des employeurs ; ils ne constituent donc pas une mesure unique de la qualité de l'enseignement ou de la recherche[103],[104],[105],[106].
Rayonnement scientifique et culturel
[modifier | modifier le code]Les contributions de l'UFRJ se répartissent entre des domaines très différents. En mathématiques, l'ancien étudiant Artur Ávila reçoit la médaille Fields en 2014 pour ses travaux sur les systèmes dynamiques. En sciences biomédicales, plusieurs instituts de l'université sont associés à l'histoire de la biophysique, des neurosciences, de la microbiologie et de la santé collective au Brésil ; l'Instituto de Biofísica porte le nom de Carlos Chagas Filho, qui participa à l'institutionnalisation de la recherche biomédicale dans l'université[65].
Les écoles de beaux-arts, musique, architecture, lettres, droit et communication ont formé des artistes, architectes, écrivains, juristes et professionnels de la culture. Les collections du Museu Nacional, de l'École des beaux-arts, de l'École de musique, de l'Observatoire du Valongo et des bibliothèques spécialisées constituent également une partie du patrimoine scientifique et culturel administré par l'université[10].
Le Palais universitaire de Praia Vermelha a accueilli des événements culturels associés à la vie artistique de Rio de Janeiro. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, des spectacles auxquels participent des musiciens liés à la formation de la bossa nova y sont organisés, notamment avec Antônio Carlos Jobim, João Gilberto, Baden Powell, Carlos Lyra et Roberto Menescal[108].
Représentations dans la culture et les médias
[modifier | modifier le code]La Cidade Universitária et d'autres bâtiments de l'UFRJ sont régulièrement utilisés comme lieux de tournage en raison de la diversité de leurs architectures modernes, espaces ouverts, laboratoires et paysages de la baie. Les productions n'identifient pas toujours explicitement le campus comme l'UFRJ, certaines utilisant simplement les bâtiments comme décors[109].
Des scènes de films brésiliens tels que O Homem do Futuro et Qualquer Gato Vira-Lata, ainsi que de la série O Mecanismo, ont été tournées sur Fundão ou dans des installations universitaires[109].
Personnalités liées à l'université
[modifier | modifier le code]Anciens étudiants
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Les écoles qui composent aujourd'hui l'UFRJ ont formé des personnalités des sciences, des arts, de la littérature, de l'ingénierie, de la médecine, du droit, de l'économie et de la vie publique. Les exemples ci-dessous regroupent des anciens étudiants de l'UFRJ ou d'établissements incorporés à celle-ci ; les périodes de formation peuvent donc être antérieures à la création formelle de l'université en 1920. Une liste institutionnelle de l'UFRJ cite notamment des personnalités de ces différents domaines[110].
Sciences, médecine et ingénierie
[modifier | modifier le code]- Artur Ávila, mathématicien, lauréat de la médaille Fields en 2014, premier Latino-Américain à recevoir cette distinction ;
- Jacob Palis, mathématicien spécialiste des systèmes dynamiques, ancien président de l'Académie brésilienne des sciences ;
- Elon Lages Lima, mathématicien et auteur de référence dans l'enseignement supérieur ;
- Leopoldo Nachbin, mathématicien, l'un des organisateurs de la recherche mathématique moderne au Brésil ;
- André Nachbin, mathématicien et chercheur en mathématiques appliquées ;
- José Leite Lopes, physicien, diplômé en physique de la Faculdade Nacional de Filosofia en 1942 et l'un des fondateurs du Centro Brasileiro de Pesquisas Físicas[111] ;
- Marcelo Gleiser, physicien et cosmologiste[110] ;
- Otto Gottlieb, chimiste spécialiste des produits naturels, diplômé en chimie industrielle en 1945[111] ;
- Carlos Chagas, médecin et chercheur, associé à la description de la maladie de Chagas ;
- Carlos Chagas Filho, médecin et biophysicien, fondateur de l'Institut de biophysique qui porte aujourd'hui son nom[110] ;
- Oswaldo Cruz, médecin et bactériologiste, acteur de l'organisation de la santé publique brésilienne au début du XXe siècle ;
- Vital Brazil, médecin et immunologiste, spécialiste des sérums antivenimeux ;
- Maurício Rocha e Silva, médecin et pharmacologue, associé à la découverte de la bradykinine ;
- Amilcar Tanuri, médecin et virologue ;
- Suzana Herculano-Houzel, neuroscientifique[110] ;
- Stevens Rehen, neuroscientifique et chercheur en cellules souches ;
- André Rebouças, ingénieur et militant abolitionniste ;
- Benjamin Constant, ingénieur, militaire et homme politique ;
- Francisco Pereira Passos, ingénieur et maire de Rio de Janeiro au début du XXe siècle ;
- Paulo de Frontin, ingénieur, professeur et homme politique ;
- Alberto Luiz Galvão Coimbra, ingénieur chimiste et fondateur de la COPPE ;
- Fernando Lobo Carneiro, ingénieur et chercheur en structures, dont le nom a été donné au supercalculateur de la COPPE ;
- Luiz Pinguelli Rosa, physicien et chercheur dans le domaine de l'énergie ;
- Graça Foster, ingénieure chimiste et ancienne présidente de Petrobras[110].
Architecture, arts et culture
[modifier | modifier le code]- Oscar Niemeyer, architecte associé au mouvement moderne ;
- Roberto Burle Marx, paysagiste, artiste et architecte de jardins ;
- Cândido Portinari, peintre[110] ;
- Vinícius de Moraes, poète, diplomate et auteur-compositeur ;
- Ary Barroso, compositeur et pianiste ;
- Mário Lago, écrivain, acteur et compositeur ;
- Miguel Falabella, acteur, réalisateur et dramaturge[110] ;
- Augusto Boal, metteur en scène, dramaturge et théoricien du Théâtre de l'opprimé[110] ;
- Noel Rosa, compositeur et chanteur, ancien étudiant de médecine[110] ;
- Glória Perez, scénariste et auteure de télévision[110].
Littérature et sciences humaines
[modifier | modifier le code]- Clarice Lispector, romancière et nouvelliste, diplômée en droit ;
- Jorge Amado, écrivain, diplômé de l'ancienne Faculté nationale de droit ;
- Sérgio Buarque de Holanda, historien et essayiste ;
- Anísio Teixeira, éducateur et théoricien de l'éducation ;
- Roberto Mangabeira Unger, philosophe, théoricien social, juriste et homme politique ;
- Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue ;
- Gilberto Velho, anthropologue ;
- Ana Maria Machado, écrivaine et membre de l'Académie brésilienne des lettres[110] ;
- Conceição Evaristo, écrivaine et chercheuse en littérature[110] ;
- Rubem Fonseca, écrivain et ancien étudiant de droit ;
- Olavo Bilac, poète et journaliste, ancien étudiant des établissements supérieurs qui précèdent l'UFRJ[110].
Économie, administration et entreprises
[modifier | modifier le code]- Mário Henrique Simonsen, économiste et ancien ministre ;
- Joaquim Levy, ingénieur naval, économiste et ancien ministre des Finances[110] ;
- Nelson Barbosa, économiste et ancien ministre des Finances[110] ;
- Carlos Lessa, économiste, ancien recteur et ancien président de la BNDES ;
- Celso Furtado, économiste et ancien ministre de la Planification[110] ;
- José Scheinkman, économiste et professeur d'université[110] ;
- Marcos Lisboa, économiste et ancien secrétaire de politique économique ;
- André Esteves, banquier et entrepreneur[110] ;
- Marcel Herrmann Telles, homme d'affaires ;
- Carlos Alberto Sicupira, homme d'affaires[110].
Droit, magistrature, diplomatie et vie publique
[modifier | modifier le code]La Faculté nationale de droit et les écoles juridiques qui l'ont précédée comptent parmi leurs anciens étudiants plusieurs juristes, magistrats, ministres et responsables publics[112]. Parmi eux figurent notamment :
- Evandro Lins e Silva, avocat, juriste et ancien ministre du Tribunal suprême fédéral, diplômé de la Faculté de droit de Rio de Janeiro en 1932[113] ;
- Victor Nunes Leal, juriste et ancien ministre du Tribunal suprême fédéral, diplômé de la Faculté nationale de droit en 1936[114] ;
- Marco Aurélio Mello, juriste et ancien ministre du Tribunal suprême fédéral[110] ;
- Herman Benjamin, juriste et ministre du Tribunal supérieur de justice, diplômé en droit de l'UFRJ en 1980[115] ;
- Luis Felipe Salomão, magistrat et ministre du Tribunal supérieur de justice, diplômé en droit de l'UFRJ[116] ;
- Pedro Calmon, historien, juriste, ministre et recteur ;
- Oswaldo Aranha, diplomate et homme d'État, président de l'Assemblée générale des Nations unies en 1947 ;
- Carlos Lacerda, journaliste, homme politique et ancien étudiant de droit[110] ;
- Hélio Beltrão, juriste, administrateur public et ancien ministre.
Journalisme, médias et communication
[modifier | modifier le code]- Fátima Bernardes, journaliste et présentatrice de télévision[110] ;
- Ali Kamel, journaliste et dirigeant de médias[110] ;
- Marcelo Madureira, humoriste et scénariste[110] ;
- Hélio de la Peña, humoriste et scénariste ;
- Bussunda, humoriste et ancien étudiant de communication ;
- Villas-Bôas Corrêa, journaliste et analyste politique.
L'appartenance à cette liste ne signifie pas nécessairement que chaque personnalité ait obtenu son diplôme après 1965 sous le nom actuel de l'université : plusieurs ont étudié dans les écoles professionnelles, facultés ou instituts qui ont précédé l'UFRJ et qui ont ensuite été intégrés à l'établissement[5].
- Quelques anciens étudiants et personnalités formées dans les établissements qui composent l'UFRJ
- Jorge Amado, écrivain et diplômé en droit
- Oswaldo Aranha, diplomate et homme d'État
- Artur Ávila, mathématicien, médaille Fields
- Vital Brazil, médecin et immunologiste
- Carlos Chagas, médecin et chercheur
- Oswaldo Cruz, médecin et bactériologiste
- Joaquim Levy, ingénieur naval, économiste et ancien ministre
- Carlos Chagas Filho, médecin et biophysicien
- Statue de Clarice Lispector, écrivaine diplômée en droit
- Jacob Palis, mathématicien et professeur
- Vinícius de Moraes, poète, diplomate et auteur-compositeur
Professeurs et chercheurs
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L'université a accueilli des enseignants et chercheurs dans de nombreux domaines. Certaines personnalités ont été à la fois étudiantes, professeures et administratrices de l'établissement. Plusieurs instituts scientifiques portent le nom d'anciens chercheurs, comme Carlos Chagas Filho, Paulo de Góes, Josué de Castro, Deolindo Couto, Martagão Gesteira, Tércio Pacitti et Eloisa Mano[25].
Parmi les chercheurs associés à l'UFRJ figure le physicien Moysés Nussenzveig, professeur émérite de l'Institut de physique et auteur de travaux en optique, diffusion et physique mathématique. Son parcours est principalement lié à l'UFRJ comme enseignant et chercheur, raison pour laquelle il est distingué ici des anciens étudiants[117]. L'histoire scientifique de l'université est également associée à des enseignants comme José Leite Lopes, Alberto Luiz Coimbra, Carlos Chagas Filho, Eloisa Mano et Luiz Pinguelli Rosa, qui ont participé à la création ou à la consolidation d'instituts et de programmes de recherche.
Docteurs honoris causa et distinctions
[modifier | modifier le code]L'UFRJ attribue le titre de docteur honoris causa selon les procédures de ses conseils universitaires. Cette distinction a été remise à des personnalités de la science, de la culture, de la vie publique et des arts[118].
Données synthétiques
[modifier | modifier le code]| Indicateur | Valeur | Année / référence |
|---|---|---|
| Étudiants de premier cycle | 50 935 | 2025/2[2] |
| Étudiants de troisième cycle et spécialisation | environ 16 085 | 2025[2] |
| Enseignants | 4 652 | 2025[2] |
| Personnel technique et administratif | 8 829 | 2025[2] |
| Cursus présentiels de premier cycle | 171 | 2025[2] |
| Cursus à distance de premier cycle | 4 | 2025[2] |
| Programmes stricto sensu | 136 | 2025[2] |
| Formations de spécialisation | environ 339 | 2025[2] |
| Laboratoires | 1 486 | 2025[2] |
| Bibliothèques | 44 | 2025[2] |
| Entités muséales | 19 | 2025[2] |
| Unités de santé | 9 | 2025[2] |
| Bâtiments protégés | 40 | 2025[2] |
| Projets et activités d'extension | 1 863 | 2025[2] |
| Surface du Parc technologique | 350 000 m2 | données institutionnelles[67] |
| Places ouvertes au premier cycle | 9 281 | accès 2026[31] |

Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (pt) Maria de Lourdes de Albuquerque Fávero, « A universidade no Brasil: das origens à Reforma Universitária de 1968 », Educar em Revista, no 28, , p. 17-36 (DOI 10.1590/S0104-40602006000200003)
- (pt) Maria de Fátima Costa de Paula, « USP e UFRJ: a influência das concepções alemã e francesa em suas fundações », Tempo Social, vol. 14, no 2, , p. 147-161 (DOI 10.1590/S0103-20702002000200008)
- (pt) Patricia Cavalcante Cordeiro, A cidade universitária da Universidade Federal do Rio de Janeiro: preservação da arquitetura moderna (mémoire de master), Faculdade de Arquitetura e Urbanismo, Universidade de São Paulo, (lire en ligne)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Universidade Federal do Rio de Janeiro » (voir la liste des auteurs).
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Federal University of Rio de Janeiro » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 (pt) « Reitoria », sur Universidade Federal do Rio de Janeiro (consulté le )
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- 1 2 (pt) « Universidade Federal do Rio de Janeiro – UFRJ », sur Portal da Transparência (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (pt) « Campi », sur Universidade Federal do Rio de Janeiro (consulté le )
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- ↑ (pt) « Lei nº 452, de 5 de julho de 1937 », sur Presidência da República (consulté le )
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Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
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Liens externes
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