Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou

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Université Mouloud Mammeri
Nom original جامعة مولود معمري - تيزي وزو
Informations
Fondation 1977
Type Université publique
Localisation
Coordonnées 36° 43′ 00″ Nord 4° 03′ 00″ Est / 36.71666718, 4.05000019
Ville Tizi Ouzou
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Chiffres clés
Étudiants 42 000 (en 2009)
Divers
Site web ummto.dz

L'université Mouloud Mammeri (U.M.M.T.O. en abrégé, en arabe : جامعة مولود معمري - تيزي وزو, en kabyle : Tasdawit Lmulud At Maemmar/ⵝⴰⵙⴷⴰⵓⵉⵝ ⵎⵓⵏⵓⴷ ⴰⵝⵎⴷⴰⵟⵙ) est une université algérienne située dans la ville de Tizi Ouzou en Kabylie, (Algérie). Elle porte le nom de Mouloud Mammeri, un écrivain, poète, anthropologue et linguiste algérien.

Entrée sud du campus Ihesnawen

Le centre universitaire de Tizi-Ouzou créé par décret no 77-90 du 20 juin 1977, n'a jamais été rattaché à l'Université d'Alger. Dès sa création, il a été doté de sa personnalité juridique et, partant, de son autonomie financière. Il est vrai que les quelques mois qui avaient précédé son ouverture, dans l'attente du rattachement des crédits budgétaires nécessaires à son fonctionnement et de l'agrément, par le ministère des finances d'un agent comptable chargé de gérer ces mêmes crédits, il a bénéficié d'une avance consentie par le Centre des Œuvres Universitaires et Scolaires (C.O.U.S) d'Alger.

Entrée du site Ihesnawen II

Elle est classée par le U.S. News & World Report au 97e rang du classement régional 2016 des universités arabes[1].

Création et développement[modifier | modifier le code]

L'université de Tizi-Ouzou est créée en 1977 (décret exécutif no 17-77 du 20 juin 1977) sous forme de Centre universitaire rattaché à l'université d'Alger. En 1989 le C.U.T.O devient une université à part entière (décret no 89-139 du ). Quelques 490 étudiants y firent leur entrée en 1977 mais ce nombre ne cesse de croitre année après année pour atteindre en 2009 quelques 42 000 étudiants.

En 1984, le Centre universitaire de Tizi-Ouzou éclate en 9 instituts :

  • INES des Sciences Juridiques et Administratives
  • INES d'Agronomie
  • INES de Biologie
  • INES des Lettres et littérature arabes
  • INES de Génie Civil
  • INES des Sciences Économiques
  • INES des Sciences Médicales
  • INES d'Électronique et Informatique

En 1989, cinq nouveaux départements y sont créés :

  • Département d'Architecture.
  • Département d'Électronique.
  • Départent des Langues Étrangères
  • Département des Sciences Exactes
  • Département de Génie Mécanique

En 1991, les quatre premiers départements cités deviennent des instituts. Quant au cinquième, il n'est érigé en institut qu'en 1995.

En 1990, le département des Langues et Culture Amazigh a vu le jour par arrêté ministériel no 11 du 24/01/1990.

L'université compte actuellement 9 facultés réparties sur plusieurs sites notamment Boukhalfa (faculté de Droit et Résidences), Hesnaoua, Bastos (Technologie + Résidences), Tamda (Sciences Humaines et Résidences)...

Le printemps berbère[modifier | modifier le code]

En 1980, l'université de Tizi Ouzou a été au cœur des événements connus sous l'appellation de printemps berbère. Une conférence de Mouloud Mammeri sur la poésie kabyle ancienne a été annulée sous l'ordre des autorités politiques et Mouloud Mammeri qui venait d'Alger a été arrêté à Draa-Ben-Khedda. Pour protester, les étudiants occupèrent le campus et la police les délogea avec force le 20 avril 1980[réf. souhaitée]. Le mouvement de protestation parti de l'université s'est élargi rapidement à toute la population, ce qui donna naissance au Mouvement Culturel Berbère (MCB)[réf. souhaitée], cheville ouvrière de la contestation qui a porté des années durant la revendication identitaire et la lutte pour la reconnaissance de la langue et de la culture berbères en Algérie.

Les études berbères[modifier | modifier le code]

La première thèse de doctorat en linguistique berbère a été soutenue à l'université de Tizi-Ouzou le 28 mai 2003[réf. souhaitée]. L'université de Tizi-Ouzou est la première université algérienne à être dotée d'un département de langue et culture berbères (DLCA) en janvier 1990[réf. souhaitée]. Suivi par un autre à l'université de Béjaïa et tout dernièrement par un nouveau à l'université de Bouira.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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