Univers primordial

En cosmologie, l'Univers primordial comprend les époques anciennes de l'histoire de l'univers observable, avant la recombinaison, pendant l'ère des photons.
La branche de la cosmologie étudiant cette période est la cosmologie primordiale.
Nature
[modifier | modifier le code]Le terme « Univers primordial » englobe les époques denses et chaudes de l'histoire de l'Univers depuis le Big Bang, celle du plasma primordial. Elles incluent en particulier les époques de la nucléosynthèse primordiale et celles, plus anciennes, où les énergies en jeu étaient supérieures à celles accessibles en laboratoire dans les accélérateurs de particules, comme lors de l'éventuelle phase d'inflation cosmique et de la baryogenèse (voir Frise chronologique du Big Bang).Selon les auteurs[Qui ?], la phase dite d'univers primordial se termine peu après la nucléosynthèse. Selon d'autres[Qui ?], elle se continue jusqu'à la recombinaison, c'est-à-dire jusqu'à l'époque d'émission du fond diffus cosmologique. Selon la première définition, l'univers primordial correspond à peu près aux époques où la cosmologie est principalement dominée par la physique des particules, selon la seconde, elle correspond aux époques où aucune structure astrophysique (étoiles, galaxies, amas de galaxies) n'est encore formée.Les densités de la matière et du rayonnement excédent toutes deux la valeur de 2 e–21 g.cm–3 ; la température (commune à la matière et au rayonnement) dépasse 5 000 K. Matière et rayonnement sont répartis de manière extrêmement homogène[1][réf. non conforme].
L'Univers primordial est décrit par Misner comme étant dans un chaos total[2].
Recherches
[modifier | modifier le code]George Gamow démontre dans les années 1950 que l’Univers primordial a dû être non seulement très petit et très dense, mais aussi très chaud et très énergétique[3][réf. non conforme].
Les recherches sur l'Univers primordial sont notamment réalisées grâce au télescope spatial James Webb[4].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ https://stm.cairn.info/initiation-a-la-cosmologie--9782100814381-page-77?lang=fr
- ↑ « Revue d'éthique et de théologie morale : le Supplément », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ https://shs.cairn.info/revue-champ-lacanien-2011-2-page-181?lang=fr
- ↑ Benoit Famaey, Nicolas Laporte et Sean Bailly, « Galaxies primordiales : le modèle standard de la cosmologie est-il en difficulté ? », Pour la science, vol. 570, no 4, (ISSN 0153-4092, DOI 10.3917/pls.570.0038).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Encyclopædia Universalis, « PLANCK, mission », sur Encyclopædia Universalis (consulté le ).
- Centre d'études et de recherches marxistes (Paris) Auteur du, « La Pensée : revue du rationalisme moderne », sur Gallica, (consulté le ).
- Jonathan Rocher, « Contraintes cosmologiques sur la physique de l'univers primordial », hal.sorbonne-universite.fr, Université Paris Sud - Paris XI, (HAL tel-00011226).
- Alain Riazuelo, « Signature de divers modèles d'univers primordial dans les anisotropies du rayonnement fossile », theses.hal.science, Université Paris Sud - Paris XI, (lire en ligne, consulté le ).
- « Preview », sur repository.cern (consulté le ).
- Catherine Rossi, « L’imaginaire de l’eau dans l’oeuvre de Harry Martinson : essai d’interprétation bachelardienne », Cahiers Gaston Bachelard, vol. 11, no 1, , p. 209–228 (DOI 10.3406/cgbac.2010.1100).
- Henri Andrillat, « L’univers né du vide », Études théologiques et religieuses, vol. 64, no 1, , p. 71–82 (DOI 10.3406/ether.1989.3043).
- Jean-Paul Thomas, « Igor Novikov et Alexander Sharov, Hubble, l'inventeur du Big Bang, 1995 », Raison présente, vol. 123, no 1, , p. 149–151 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
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