Univers de Naruto

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Univers de Naruto

Univers de fiction
Genre(s)

Science fantasy

Auteur(s)

Masashi Kishimoto

Année de création

1999

Pays d’origine

Drapeau du Japon Japon

Langue d’origine

Japonais

Support d’origine

Manga

Thème(s)
Inspiration(s)
Autre(s) support(s)

L’univers de Naruto est un univers de fiction créé par Masashi Kishimoto dans lequel se déroule l’histoire du shōnen manga Naruto, et des anime associés.

Dans l’univers de Naruto, issu de nombreuses influences, les protagonistes principaux sont des ninjas animés d’une force spirituelle appelée chakra, qui leur permet d’utiliser toute une palette de techniques de combat (jutsu) fictives, variant selon l’utilisateur. En complément à cette originalité, l’apparence de ces ninjas est loin des stéréotypes habituels du Japon féodal auxquels la série emprunte cependant de nombreuses notions, les mélangeant avec certaines venues du shintoïsme, du bouddhisme, ou même du taoïsme et de l’hindouisme.

Les ninjas sont organisés en villages cachés, servant leur pays par des missions diverses et variées lorsqu’ils ne sont pas en guerre. Chaque village a sa propre organisation interne, et le chef, le plus puissant des ninjas du village, appelé kage, possède une certaine autonomie, même s’il est nommé par le daimyo, représentant le commandement civil du pays, et auquel il reste subordonné.

La hiérarchie suit les règles du shōnen, où les jeunes sont formés par leurs aînés.

Création et conception[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Afin de créer des personnages aussi originaux que possible, Masashi Kishimoto a observé les autres mangas shōnen[AB 1]. Il cite notamment comme influence le mangaka Akira Toriyama, créateur de Dragon Ball, dont le personnage débordant d’énergie et à la réflexion naïve, Son Gokû (qui représente pour lui « l’archétype d’un héros de shōnen »), a inspiré le héros Naruto[AB 1], ou les jeux de regards inspirés de ceux de Son Gokû et Freezer[AB 2]. Le « côté malfaisant » de Goku a également inspiré celui de Naruto (possédé par un démon, et à l’enfance malheureuse)[AB 1].

Kishimoto cite également l’influence de Toriyama pour ses dessins animaliers ; il pense qu’un bon dessinateur de mangas doit être également un bon dessinateur animalier, et c’est pourquoi le monde de Naruto possède une faune riche et variée[AB 3] (les animaux apparaissant sous forme d’invocations en sont de nombreux représentants) ; il précise qu’il aime particulièrement les chiens, et que c’est pourquoi ceux-ci jouent divers rôles importants dans le manga[AB 4].

Les armes qui composent l’arsenal très varié du monde de Naruto sont également souvent inspirées de celles vues dans d’autres mangas[AB 5].

L’auteur mentionne également des influences du monde du cinéma et de la télévision, comme celle du film Matrix qu’il dit adorer et qui lui a inspiré certains éléments de costumes, comme celui de Gaara qui lui remonte haut sur le cou lors de ses apparitions suivant l’examen chūnin[AB 2]. Il affirme aussi avoir vu de nombreux films de la série Jingi du réalisateur Kinji Fukasaku, aimant les modes et coutumes Japonaises représentées dans ces yakuza eiga (notamment les relations maître-élève)[AB 6], et beaucoup de séries dramatiques (tokusatsu) quand il était jeune (lui ayant notamment inspiré le concept des « équipes » de ninjas)[AB 7]. Le monde des jeux vidéo de rôles (RPG) lui a également inspiré des éléments de l’univers de Naruto, comme la disparité dans les équipes[AB 7], ou les signes exécutés pour créer des techniques, rappelant les incantations[A 1].

Pour ses paysages et costumes, le mangaka s’inspire parfois de la Chine, aimant dessiner des statues de dragons[AB 6], ou n’hésitant pas à représenter un crapaud dans un costume de moine guerrier Shaolin[AB 8],[AB 5] ; mais il est également influencé par le style japonais, pour certains dessins d’arbres ou de montagnes notamment[AB 9],[AB 10], et s’est inspiré des habits qu’il portait enfant (notamment pour concevoir le costume de Naruto), aimant les habits un peu démodés, mais gardant un côté « cool »[AB 1]. Les paysages de son enfance (dans un « village tranquille » de la préfecture d’Okayama[AB 11]) lui ont inspiré certains dessins de forêts et de rivières[AB 12],[AB 13]. Il déclare « visiter souvent les jardins japonais et assister à des séances de kabuki » pour trouver l’inspiration[AB 14].

Concernant la gastronomie, Kishimoto s’inspire tout autant de la nourriture traditionnelle Japonaise (ramen, dango, yakiniku…), que de la « junk food » des pays occidentaux (chips, sodas, friandises)[AB 15],[AB 16].

Création de l’univers du manga[modifier | modifier le code]

Représentation d’un renard à neuf queues
Illustration dans le Shanhaijing, représentant un renard à neuf queues (九尾の狐, Kyūbi no kitsune?).

Quand Kishimoto a pensé à la mise en scène du manga Naruto, il s’est tout d’abord concentré sur le design du village caché de Konoha. Kishimoto affirme que ce design a été créé « de manière assez spontanée et sans trop de réflexion », mais admet que le paysage s’inspire des alentours de sa maison d’enfance située dans la préfecture d’Okayama au Japon[AB 14].

Kishimoto a créé Konoha sans préciser de période historique (la supposant toutefois « proche de celle d’aujourd’hui ») ou d’emplacement géographique en rapport avec le monde réel, ajoutant que l’emplacement du village est simplement « un lieu sorti de [son] imagination ». Il note tout de même que s’il devait définir un climat et une topographie, ils seraient proches de ceux de la ville de Kyōto au Japon, cette information étant assez spéculative, du fait qu’il n’a jamais visité cette ville[AB 14].

Comme le monde de Naruto est un univers de fiction, Kishimoto précise qu’il a dû « créer certaines règles non négociables » (comme des restrictions dans l’utilisation des armes), et les appliquer de manière systématique, afin que l’action se déroule agréablement[AB 14].

Pour construire son univers, Kishimoto aime également effectuer ses propres recherches dans la culture japonaise qu’il apprécie beaucoup, pour ensuite y faire référence[AB 14] ; il voulait également puiser dans l’astrologie chinoise qui fut très présente au Japon[A 2]. On peut noter par exemple l’apparition dans la narration de certains monstres légendaires des rites shinto ou de la tradition japonaise, comme le renard à neuf queues (kitsune), le tanuki et le Bakeneko (trois entités polymorphes), ou le baku et Yamata-no-Orochi.

Certaines techniques portent également les noms de dieux majeurs du shintoïsme : Tsukuyomi, Amaterasu, Susanoo et Izanagi ; de même, on retrouve certains objets légendaires, comme les épées Kusanagi et Totsuka, et le miroir de Yata[note 1]. Le symbole du tomoe est également largement repris sous diverses formes tout au long du manga.

On peut également faire certains rapprochements avec des éléments tirés d’œuvres de la littérature asiatique, les Sannin ayant par exemple des noms similaires et des caractéristiques proches des personnages du conte Jiraiya Goketsu Monogatari… De même, le bâton utilisé par le 3e Hokage, issu d’une transformation du « Roi des Singes » Enma, peut changer de dimensions et est indestructible, telle l’arme utilisée par le singe Sun Wukong, personnage principal du Voyage en Occident de Wu Cheng'en qui avait déjà inspiré Son Gokû à Akira Toriyama.

Chakra[modifier | modifier le code]

Représentation du malaxage du chakra
Principe de malaxage du chakra

Le chakra (チャクラ?), du sanscrit « roue » ou « disque » (चक्र), est dans l’univers de Naruto un flux énergétique parcourant tout être vivant via les méridiens (経絡系, Keirakukei?)[1],[DB 1], réseau de minuscules canaux tels les vaisseaux sanguins. Le système circulatoire du chakra est présent non seulement au niveau macroscopique, entourant les organes internes décrits comme « produisant le chakra »[1], mais également au niveau cellulaire, reliant les noyaux les uns aux autres[2].

Comparable au ki (?) du taoïsme et servant à l’exécution de jutsu, il est généré par la combinaison de l’énergie corporelle (身体 エネルギー, shintai enerugī?), créée par la condition physique et l’entrainement du ninja, et de l’énergie spirituelle (精神 エネルギー, seishin enerugī?), créée par la volonté[3],[DB 2]. Des signes incantatoires peuvent aider à son malaxage et sa manipulation[DB 1].

Chaque ninja possède, lorsqu’il « malaxe » le chakra, un sens naturel de rotation autour de l’axe du corps ; ce sens peut être déterminé en observant la courbure des cheveux au sommet du crâne. Ressentir son sens de rotation du chakra demande un « sixième sens », mais permet à un ninja d’éviter des interruptions intempestives du flot du chakra lors de l’utilisation du ninjutsu[4].

Pour justifier l’utilisation de pouvoirs « spéciaux », Masashi Kishimoto explique qu’il a dû trouver une explication plausible. Il a donc inventé un concept de « force » (similaire au concept de Star Wars, de Ki dans Dragon Ball Z ou de « points magiques » dans les jeux de rôle), qu’il a nommé chakra sans pour autant avoir une affinité particulière avec le mysticisme est-indien[A 1].

Circulation du chakra[modifier | modifier le code]

Représentation des huit portes de circulation du chakra dans le corps humain
Les huit « portes » dans le corps humain.
Représentation des méridiens et cavités de chakra vus par le Byakugan
Les méridiens et les cavités de chakra (tenketsu) vus par le Byakugan.

La circulation du chakra est régulée à travers le corps par 361 cavités (点穴, tenketsu?, lit. « points vitaux »)[1] réparties le long des méridiens qui, par le biais de manipulations précises, peuvent augmenter ou stopper totalement le flux[note 2]. À cela s’ajoutent huit « portes », des concentrations de points vitaux le long du méridien principal qui agissent comme de véritables barrages à la force autodestructrice du flux[5].

  1. Porte initiale (開門, Kai Mon?)
  2. Porte de la guérison (休門, Kyū Mon?)
  3. Porte de la vie (生門, Sei Mon?)
  4. Porte de la blessure (傷門, Shō Mon?)
  5. Porte de la rétention (杜門, To Mon?)
  6. Porte de la contemplation (景門, Kei Mon?)
  7. Porte de l’extase (驚門, Kyō Mon?)
  8. Porte de la mort (死門, Shi Mon?)

Des techniques de concentration permettent de s’affranchir de telles limites et d’accomplir des kinjutsu (禁術, techniques interdites?) comme les Fleurs de Lotus. Une telle pratique permet naturellement de décupler sa force, mais comme beaucoup de techniques ultimes, elle est à double tranchant et les répercussions de l’ouverture de portes sont extrêmement sévères pour la condition physique de l’utilisateur. L’ouverture de la huitième porte est décrite comme l’accès à une force colossale, supérieure même à celle des ninjas les plus forts, mais aussi comme synonyme de mort[5].

Nature du chakra[modifier | modifier le code]

Godai Seishitsu Henka[modifier | modifier le code]

Diagramme des relations dominant-dominé entre éléments
Diagramme des relations dominant-dominé entre éléments.

Selon l’univers du manga, l’exécution des ninjutsu élémentaires nécessite la pratique du Godai Seishitsu Henka (五大性質変化, Transformation de nature des cinq éléments?)[6],[DB 3], consistant à changer la nature du chakra en l’un des cinq éléments de la tradition japonaise[note 3] :

  • le feu (, Hi?), qui permet l’utilisation des techniques Katon (火遁, L’art de manipuler le feu?) ;
  • le vent (, Kaze?), qui permet l’utilisation des techniques Fūton (風遁, L’art de manipuler le vent?) ;
  • la foudre (, Kaminari?), qui permet l’utilisation des techniques Raiton (雷遁, L’art de manipuler la foudre?) ;
  • la terre (, Tsuchi?), qui permet l’utilisation des techniques Doton (土遁, L’art de manipuler la terre?) ;
  • l’eau (, Mizu?), qui permet l’utilisation des techniques Suiton (水遁, L’art de manipuler l’eau?).

Ces éléments sont liés entre eux par une relation de type pierre-feuille-ciseaux[7],[DB 4] : le vent alimente le feu, qui est éteint par l’eau, qui est absorbée par la terre, qui est pulvérisée par la foudre, qui traverse le vent. Ce cercle de relations est assez important car pratiquer une technique liée à une affinité signifie, certes, avoir un point fort contre un second élément, mais aussi une faiblesse contre un troisième[7].

Affinité[modifier | modifier le code]

Représentation du papier à chakra permettant de tester les affinités
Papier à chakra.

Le chakra de chaque individu possède une affinité plus forte avec un des cinq éléments de base[note 4] : cette particularité facilitant la manipulation de l’élément en question, la connaissance de son affinité permet, en se spécialisant, de développer ses compétences. La détermination de l’élément de plus grande affinité nécessite l’utilisation d’un papier spécial[8],[DB 5],[note 5] :

  • si le papier brûle, le chakra possède une affinité de type feu ;
  • si le papier se coupe, le chakra possède une affinité de type vent ;
  • si le papier se froisse, le chakra possède une affinité de type foudre ;
  • si le papier se désagrège, le chakra possède une affinité de type terre ;
  • si le papier s’humidifie, le chakra possède une affinité de type eau.

Bien que cette pratique ne révèle que la principale affinité, connaître celle-ci reste tout de même très utile puisque cela signifie une consommation moindre de chakra et une plus grande facilité d’exécution.

L’utilisation de plusieurs éléments de manière simultanée est impossible[9]. Seuls certains kekkei genkai et le fait d’être un junchūriki d’un bijū élémentaire autorisent l’affranchissement d’une telle limite[DB 6].

Keitai Henka[modifier | modifier le code]

Représentation de l’orbe tourbillonnant
L’orbe tourbillonnant.

En plus de la manipulation de la nature du chakra, il existe une autre manipulation plus rare appelée Keitai Henka (形態変化, Manipulation de forme?)[DB 7]. Cette manipulation consiste à remodeler le chakra pour lui donner une forme spéciale et visible à l’œil nu. Réaliser à la fois une transformation de nature et de forme est présenté comme difficile car demandant de se concentrer sur deux choses opposées à la fois, comme de « regarder à gauche et à droite en même temps »[10],[11].

Deux exemples sont cités au cours du manga : la technique des « Mille oiseaux » – nommée ainsi en raison du son caractéristique proche du pépiement qu’elle produit – qui fut créée par Kakashi Hatake et qui consiste à donner au chakra une forme d’éclair bleu en plus de changer la nature en foudre ; et l’« Orbe tourbillonnant » créée par Minato Namikaze qui prend la forme d’un orbe de chakra tourbillonnant au creux de la main sans changement de nature. Cette dernière est décrite comme le keitai henka parfait par Kakashi Hatake[10].

La seconde technique est transmise au héros par Jiraya, et la première est enseignée à Sasuke, la némésis de Naruto, par Kakashi qui a créé cette technique en se basant sur la seconde[12].

Yin et yang[modifier | modifier le code]

Les symboles du yin et du yang
Symbole du yin et du yang.

Le yin et le yang est un concept taoïste représentant une vision philosophique où chaque chose et son contraire se retrouvent dans tous les aspects de la vie et de l’univers au sein d’une relation symbiotique et complémentaire. Le yin (, en japonais in?) représente entre autres les aspects négatifs de toute chose alors que le yang (, en japonais ?) en représente les aspects positifs. Ils peuvent aussi représenter respectivement le corps et l’esprit.

Dans l’univers de Naruto, des techniques ou des disciplines telles que la « manipulation des ombres », le « décuplement », la médecine ninja ou le genjutsu sont implicitement décrites comme étant liées à l’équilibre entre le yin et le yang du chakra[9], ou encore entre l’énergie physique et l’énergie spirituelle de celui-ci[13]. Selon les préceptes du taoïsme, le yin ne peut aller sans le yang et inversement ; cependant, des techniques comme les spectres de chakra spirituel de Tayuya qui exploitent un déséquilibre volontaire du chakra rendent celui-ci instable, lui permettant par exemple de dévorer l’énergie qui lui manque[13].

Cet équilibre est également présent chez les réservoirs à chakra que sont les démons à queues, Minato Namikaze n’ayant scellé, selon Jiraya, que la partie yang du Kyûbi dans le corps de son fils[14],[trad 1].

Chakra d'ermite[modifier | modifier le code]

Représentation du malaxage du chakra d’ermite
Principe de malaxage du chakra d’ermite.

Le chakra d’ermite est une forme différente de chakra qui permet la pratique du senjutsu (仙術, techniques d’ermite?).

En plus de l’énergie corporelle et de l’énergie spirituelle, le malaxage du chakra d’ermite requiert de l’« énergie naturelle » (自然•エネルギー, shinzen enerugī?) qu’il faut parfaitement équilibrer avec les deux autres (en maîtrisant les flux entrant et sortant d’énergie naturelle dans le corps), sous peine de se transformer tout d’abord en crapaud, puis de fusionner avec la nature au point de devenir pierre[15].

Contrairement au chakra ordinaire, le malaxage d’un tel chakra demande de « faire un avec la nature », ce qui nécessite une concentration et une immobilité parfaites, plongeant l’« ermite » dans une méditation profonde et le mettant ainsi en péril tant qu’il équilibre les énergies (il est exposé en cas d’attaque)[16]. Cependant, une fois atteint le stade d’ermite, le ninja décuple sa puissance.

Alors que les concepts précédents s’inspirent du taoïsme et plus particulièrement du yin et yang et du symbole taijitu (太极图, taìjítú), le senjutsu s’inspire du concept bouddhiste de trikāya et du symbole gankyil.

Jutsu[modifier | modifier le code]

Les jutsu (, techniques?) sont l’essence même du ninpō dans le manga Naruto. Ce sont des techniques de combat ou de soutien qui représentent la mise en pratique d’un savoir-faire qui ne s’acquièrent qu’après un long entraînement qui vise à développer et contrôler ses ressources physiques et spirituelles.

Ils peuvent être purement physiques, comme le répertoire du taïjutsu (体術, l’art du combat au corps à corps?) ou celui du kenjutsu (剣術, l’art du combat à l’épée?), ou compter sur la force mentale du ninja par la modulation et la transformation du chakra, comme le répertoire du genjutsu (幻術, l’art des illusions?) ou celui du Ninjutsu (忍術, l’art du ninja?).

Selon le site d’IGN Entertainment, les jutsu sont une des notions les plus amusantes dans Naruto, du fait de leur incroyable diversité. Les signes compliqués nécessaires à ces techniques, les particularités physiques uniques et la puissance destructive pure du ninjutsu sont les éléments qui ont rendu la série très populaire[A 3].

Une partie conséquente des Databooks (« livres de données » sur la série) y est d’ailleurs dédié, faisant un listage minutieux de ces Jutsu, accompagné de nombreux détails techniques[DB 8],[DB 9],[DB 10].

Techniques de base[modifier | modifier le code]

Les techniques de base sont les techniques enseignées à l’académie ninja et censées être maîtrisées par tous les ninjas ayant obtenu le grade de genin. Elles sont classées de rang « E » (le plus faible). Ces techniques comportent :

  • la Technique de dédoublement (分身の術, Bunshin no jutsu?) où l’utilisateur crée des clones inconsistants de lui-même ;
  • la Métamorphose (変化の術, Henge no Jutsu?)[DB 11] consistant à prendre l’apparence d’une personne, d’un animal ou d’un objet ;
  • la Technique de permutation (変わり身の術, Kawarimi no Jutsu?)[DB 12] consistant à permuter quelque chose (son corps, ou celui de quelqu’un d’autre généralement) avec autre chose (bûche…) ;
  • la Technique pour dénouer les liens (縄抜けの術, Nawanuke no Jutsu?)[DB 13] consistant à se détacher lorsqu’on est pieds et poings liés.

Ninjutsu[modifier | modifier le code]

Le ninjutsu est l’art du ninja[DB 14]. Ce type de techniques consomme habituellement une importante quantité de chakra. Il utilise abondamment la nature du chakra et nécessite de savoir le « malaxer » correctement.

Signes incantatoires[modifier | modifier le code]

Les signes incantatoires sont des mouvements manuels nommés Tao ou Mudrā nécessaires à l’exécution du ninjutsu. En effet, pour effectuer une technique, un ninja doit non seulement malaxer du chakra dans des zones spécifiques du corps, mais également faire un enchaînement de signes (chaque technique ayant un enchaînement différent)[DB 15].

Le nombre de signes à exécuter n’est pas proportionnel à la complexité ou à la puissance de la technique.

Les 12 signes de bases proviennent de l’horoscope chinois.

Selon Masashi Kishimoto, il a développé ce système comme alternative aux incantations verbales dans les RPG pour lancer des sorts[A 1]. L’auteur explique également qu’il aime beaucoup dessiner les mains et les doigts[AB 3].

Il existe également des signes spécifiques à certaines techniques comme la chèvre modifiée du « Multi clonage » (appris par Naruto Uzumaki dans le tout premier chapitre du manga) :

Invocations[modifier | modifier le code]

Article détaillé et liste connexe : Invocations et Liste des techniques d’invocation.

L’art des invocations est une branche du ninjutsu qui permet d’invoquer des êtres vivants ou des objets avec la technique Kuchiyose no Jutsu (口寄せの術?).

Dans le cas d’invocation de créatures, l’invocateur doit au préalable avoir signé de son sang un contrat qui le lie à la ou les créature(s) à invoquer[17]. Il pourra ensuite, lorsqu’il le désire, faire apparaître une créature avec laquelle il a fait un tel pacte, en offrant quelques gouttes de son sang et en exécutant les sceaux adéquats.

L’invocation d’objets ne nécessite pas de sang, mais passe par l’usage de parchemins ou de tatouages spéciaux.

Techniques héréditaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé et liste connexe : Kekkei genkai et Liste des techniques de type « glace ».

Les techniques héréditaires (血継限界, kekkei genkai?, litt. « technique limitée à l’héritage par le sang ») sont des techniques qui se transmettent de génération en génération et qui sont inaccessibles aux autres ninjas[DB 16].

On distingue principalement trois catégories : les dōjutsu soit littéralement l’art d’utiliser les pupilles, les fusions d’éléments permettant l’utilisation de techniques élémentaires uniques, et l’ensemble de toutes les autres techniques héréditaires qui n’entrent pas dans les catégories précédentes en raison de leurs spécificités uniques et parfois limitées à un ninja.

Certaines techniques peuvent être considérées comme héréditaires, car utilisées par un seul clan, mais ne se transmettent pas par le sang : ce sont les « techniques secrètes » (秘伝, hiden?)[DB 17]. On peut y compter les techniques de manipulation des ombres du clan Nara, les techniques de grossissement de tout ou partie du corps du clan Akimichi, les techniques de manipulation d’insectes du clan Aburame, ou les techniques de manipulation de l’esprit du clan Yamanaka.

Senjutsu[modifier | modifier le code]

Photographie du Grand buddha Amitabha de Kamakura
La position de méditation pour accumuler l’énergie naturelle est similaire à celle du « Grand buddha Amitabha de Kamakura ».

Le Senjutsu (仙術?) est une branche du ninjutsu qui représente l’ensemble des techniques utilisant le chakra d’ermite. Ce sont généralement des techniques classiques mais dopées en puissance par l’« énergie naturelle ».

Cet art est pratiqué par les crapauds ermites habitant au Mont Myôboku (妙木山, Myōboku Zan?).

Il est également utilisé par deux ninjas dans le manga : Jiraya et Naruto Uzumaki, qui l’ont appris avec les crapauds.

Au Mont Myôboku, sous la tutelle de Fukasaku, l’entraînement de Naruto a suivi trois étapes.

  1. Il faut tout d’abord parvenir à maîtriser l’accumulation de l’énergie naturelle à l’aide de l’huile des crapauds qui a le pouvoir d’attirer l’énergie naturelle. Cette partie de l’entraînement est très dangereuse car le néophyte se fait très rapidement dépasser par l’énergie naturelle et se transforme alors en crapaud[15]. Son maître doit surveiller, avec un bâton capable d’absorber cette énergie, que son élève ne passe pas le point de non-retour, en le frappant violemment du bâton au début de la transformation. L’huile n’ayant de consistance qu’au Mont Myôboku (elle s’évapore dès qu’elle sort de son atmosphère), il est inutile de penser en emmener dans le monde ninja pour l’utiliser et faciliter ainsi l’accumulation d’énergie naturelle[18].
  2. Il faut ensuite parvenir à accumuler et équilibrer l’énergie naturelle sans huile (en maîtrisant les flux entrants et sortants), ce qui nécessite une immobilité parfaite et une communion avec la nature. Pour que Naruto parvienne à rester parfaitement immobile, Fukasaku le place sur une dalle de pierre en équilibre sur un piton rocheux dans une position proche de la position du lotus. Lorsque cette étape est terminée, la pigmentation des ermites apparaît autour des yeux[19].
  3. Il faut enfin apprendre à utiliser l’énergie naturelle pour le combat, notamment le « kata des crapauds » (un taijutsu extrêmement rapide)[16].

Naruto est l’unique ninja à avoir réussi à équilibrer parfaitement les trois chakra, grâce notamment à sa quantité phénoménale de chakra « classique »[19]. Jiraya n’y est pas totalement parvenu et, par conséquent, se transforme un peu en crapaud lorsqu’il passe en « mode ermite »[15].

Un ninja en « mode ermite », du fait qu’il utilise l’énergie naturelle, récupère plus vite[20]. Il peut également ressentir le chakra de toutes les formes vivant alentour dans un large périmètre[20].

Le grand risque du « mode ermite » est la période d’immobilité nécessaire qui laisse le ninja à la merci de son opposant ; réussir à passer dans ce mode nécessite donc des alliés qui permettent de « gagner du temps »[16]. L’autre problème est qu’un ninja, combattant dans ce mode, n’est plus immobile, et n’engrange donc plus l’énergie naturelle ; il ne peut donc utiliser le senjutsu que durant une période approximative de cinq minutes. Pour pallier ce problème, les crapauds du Mont Myôboku utilisent la « fusion » : un crapaud fusionné sur l’épaule du ninja engrange de l’énergie naturelle, ce qui permet de prolonger le « mode ermite »[16].

Ne pouvant fusionner à cause de Kyûbi[21], Naruto utilise un autre stratagème basé sur le « Multi clonage », laissant des clones accumuler l’énergie naturelle au Mont Myôboku et les invoquant au besoin pour récupérer leur énergie en les dissipant[22].

Genjutsu[modifier | modifier le code]

Le genjutsu est l’art des illusions et des artifices[DB 18]. Cette technique consiste à manipuler les liaisons synaptiques qui s’effectuent dans le cerveau afin de dérégler les organes perceptifs. Ces troubles de la perception sont causés par l’injection de chakra dans l’encéphale. C’est un type de techniques qui requiert un haut niveau intellectuel[23]. Les ninjas qui maîtrisent le genjutsu peuvent leurrer leurs adversaires en jouant sur leur environnement. La victime sera alors plongée dans une sorte de rêve éveillé : elle aura l’impression de percevoir, ouïr et sentir des choses. Ainsi, le ninja peut dominer son adversaire en le manipulant.

Taijutsu[modifier | modifier le code]

Le taijutsu est l’art du combat au corps à corps[DB 18]. Le taijutsu renvoie donc à toutes les techniques des arts martiaux ou faisant intervenir le corps du ninja dans un combat rapproché. Il fait entrer en compte la force physique et la vitesse de déplacement.

Ce type de techniques n’utilise usuellement pas de chakra ; il s’agit le plus souvent d’un ensemble de coups de poing ou de pied, de blocages, de sauts, de déplacements agiles et de parades. Toutefois, l’ajout de chakra a la capacité de perfectionner ou de renforcer une technique.

Dans le monde de Naruto, il existe deux branches du taijutsu : le gōken et le jūken.

Gōken[modifier | modifier le code]

Le gōken (護 憲?, litt. Poing dur) est le style de combat le plus répandu. Il consiste à infliger des dommages corporels externes comme des fractures ou des hématomes[24]. La plupart des ninjas pratiquent ce style, mais les réels spécialistes en ce domaine sont Maito Gai et son disciple Rock Lee, dont le nom et le style (notamment la « technique de l’homme ivre », ou Zui quan) sont inspirés de Bruce Lee.

Jūken[modifier | modifier le code]

Représentation du cercle de divination du clan Hyûga
Le cercle de divination, base de certaines techniques de jūken.

Le jūken (柔 拳?, litt. Poing souple) est un style de combat connu uniquement du clan Hyûga. Il ne peut se pratiquer qu’avec le Byakugan, car il demande une vue parfaite des méridiens et des cavités de chakra (tenketsu). Il inflige des dommages internes par des pressions sur les tenketsu qui diminue ou stoppe le flux de chakra[24]. Le système circulatoire du chakra étant enchevêtré avec les organes internes, une simple perturbation peut occasionner de lourds dégâts.

Certaines techniques du jūken sont basées sur un « cercle de divination » formé d’une bāguà à laquelle s’ajoute un cercle externe orné de kanjis représentant 8 des 24 caractères clés du Ba Gua Zhang. Le Hyûga se place au centre du cercle dans une position particulière lui permettant par la suite de frapper avec une précision et une vitesse inégalée certains points, que ce soit pour se défendre (dévier ou contrer des projectiles par exemple), ou pour attaquer (une de ces techniques permet notamment de frapper très rapidement 64 tenketsu de l’adversaire, bloquant complètement la circulation de son chakra)[25],[26].

Sceaux[modifier | modifier le code]

Représentation du sceau qui enferme Kyûbi en Naruto
Le Shiki Fujin qui garde Kyûbi en Naruto

L’art des sceaux, appelé Fūin Jutsu (封印術?) est un art qui permet d’emprisonner des entités dans un corps ou sur un parchemin, mais également d’agir sur les aptitudes physiques et mentales d’un individu sur lequel on appose le sceau[DB 19]. Un sceau laisse une marque spécifique (un kanji, un tomoe…) sur le corps ou le parchemin utilisé.

Le Jūin Jutsu (呪印術?) est un art dérivé concernant les sceaux anathématisés (dits « maudits »)[DB 19]. Ce type de techniques consiste à agir de manière néfaste sur les dispositions physiques et mentales de l’individu scellé, en lui ajoutant un pouvoir spécial par exemple, comme dans le cas de la Marque maudite d’Orochimaru (Kubiwa), ou en lui limitant ses capacités, comme dans le cas de la svastika (représentant un oiseau en cage stylisé), chez le Hyûga de la bunke (branche secondaire de la famille), ou les sceaux utilisés par Danzô Shimura.

Créer un sceau nécessite parfois de longs préparatifs et un rituel particulier, comme lorsque Kakashi Hatake tente d’endiguer la marque maudite apposée sur Sasuke Uchiwa[27], ou lorsque Jiraya scelle le feu de la « Lumière céleste » (Amaterasu)[28].

Kinjutsu[modifier | modifier le code]

Les techniques interdites (禁術, Kinjutsu?) sont une classe de techniques prohibées[DB 17], car jugées extrêmement dangereuses pour l’utilisateur (classées de rang S), ou encore contraires à l’éthique (comme le « Sexy-Meta » de Naruto et Konohamaru, consistant à prendre la forme d’une jeune femme nue aux formes généreuses, et aguicheuse). Ces techniques, protégées secrètement par le Kage lui-même dans des rouleaux, ont été défendues pour des raisons propres à la technique. Pour le ninja d’un village, il est théoriquement interdit d’exploiter ou de professer un tel savoir sauf si des événements cruciaux se présentent. Les ninjas maîtrisant de tels jutsu sont peu nombreux…

Certains ninjas se sont spécialisés dans ce genre de techniques, comme Orochimaru qui en maîtrise un grand nombre, dont certaines qu’il a lui même inventées, et n’hésite pas à les utiliser.

Histoire et légendes[modifier | modifier le code]

Origine du chakra[modifier | modifier le code]

Représentation de l’œil au milieu du front de la mère du Sage des six chemins
L’œil au milieu du front de Kaguya Ôtsutsuki.

Selon la légende inscrite sur la stèle de pierre sacrée des Uchiwa dans le sous-sol du Sanctuaire Nakano (南賀ノ神社, Nakano Jinja?), lieu secret de réunion du clan, le chakra provient d’un arbre divin appelé Shinju (神樹?, litt. « Dieu arbre »). Une fois tous les mille ans, cet arbre produisait un fruit qu’il était défendu de toucher[29].

Le monde des hommes étant ravagé par les guerres, une princesse du nom de Kaguya Ôtsutsuki (大筒木かぐや, Ōtsutsuki Kaguya?) venue de très loin pour manger le fruit obtint des pouvoirs divins et imposa la paix ; elle devint ainsi la première personne dotée de chakra et ses pouvoirs lui permirent de mettre fin rapidement à tous les conflits. Kaguya possédait de grandes cornes liées à sa maîtrise du Senjutsu, et avait le Byakugan, et un œil au milieu du front avec un Sharingan composé de trois tomoe concentriques (similaire à l’œil de Jûbi)[30]. La princesse donna plus tard naissance à deux fils, Hamura (ハムラ?) et Hagoromo (ハゴロモ?) (connu plus tard sous le nom de « Sage des six chemins » (六道仙人, Rikudō Sennin?)), qui héritèrent du chakra[31].

Pour punir les humains et récupérer ce qui lui appartenait, le Shinju pris la forme du démon à dix queues Jûbi et se mit à dévaster le monde. Les deux fils de Kaguya s’allièrent pour le combattre et le sceller en Hagoromo [31]. Ce qu’il advint de Hamura reste un mystère ; ayant hérité du Byakugan de sa mère, il est manifestement l’ancêtre du clan Hyûga.

Le Sage des six chemins[modifier | modifier le code]

Le Sage des six chemins (六道仙人, Rikudō Sennin?), de son vrai nom Hagoromo Ôtsutsuki (大筒木ハゴロモ, Ōotsuki Hagoromo?), est un personnage de légende, connu pour avoir créé le monde ninja et le ninjutsu[32] (en fait, le « ninshû » (人習, litt. « enseignement ninja »?), créé pour inspirer l’espoir, le ninjutsu étant une création dérivée dédiée à la guerre[31]). Il possédait le dōjutsu (technique utilisant les yeux) le plus puissant qui soit, le Rinnegan.

Il est toujours représenté sous la forme d’une silhouette dont seuls les yeux sont visibles (révélant ainsi ses pupilles), et porte un collier avec six symboles représentant les six chemins de réincarnation. Lorsque Naruto le rencontre dans son esprit, il possède des cornes liées à sa maîtrise du Senjutsu, une longue chevelure blanche et une barbe qui lui descend jusqu’au niveau du ventre en se terminant en pointe ; il a les cinq cercles concentriques du Rinnegan tatoué sur le front et tient un bâton noir avec un anneau tronqué à une extrémité, et un anneau complet à l’autre extrémité sur lequel sont enfilés six anneaux plus petits[31].

Le sage possédait un pouvoir de création puissant appelé « Izanagi », basé sur la « Création de toute chose (万物创造, Banbutsu sōzō?) » combinant l’énergie spirituelle (yin) pour donner forme à partir de rien, et l’énergie physique (yang) pour insuffler la vie à ces formes, pouvoir utilisé pour donner forme à l’imaginaire[33]. Cette technique est utilisée sous une certaine forme par Danzô Shimura et Madara Uchiwa pour obtenir une invulnérabilité temporaire en combinant les pouvoirs du Sharingan et ceux du Premier Hokage pour fusionner l'illusion et la réalité, ce qui leur permet d'ignorer les conséquences de toute attaque ; le Sharingan qui sert de conduit à ce pouvoir est frappé de cécité et perd ses capacités.

Selon Jiraya, le Sage voulait apporter la paix et l’ordre ; il disait que le ninshû était un pouvoir des cieux, l’outil des dieux, et qu’il pouvait ramener la paix dans un monde chaotique, ou bien, si mal utilisé, complètement le détruire et tout faire retourner à la poussière.

Selon Madara Uchiwa, même s’il ne s’agit que d’un mythe, cette histoire serait basée sur des éléments réels[34].

Le sage fut le premier jinchūriki de l’Histoire, ayant scellé dans son corps Jûbi, le monstre à dix queues, à l’origine des bijū, sauvant ainsi le monde de la puissance destructrice de ce dernier[35]. Grâce à cette action, il fut vénéré par le peuple comme un dieu. Madara le qualifie même de surhomme de par sa puissance et ses capacités extraordinaires[35].

De sa descendance seraient issus les clans Senju et Uchiwa, qui, ensemble, fondèrent le premier village caché du « monde ninja » (Konoha), initiant ainsi la structure politique qui y amènera la stabilité.

L’histoire de ses héritiers[modifier | modifier le code]

L’histoire des héritiers du Sage est contée par Tobi à Naruto Uzumaki[34] :

Le Sage aurait eu deux héritiers ; sentant venir sa fin et n’ayant pas fait aboutir son rêve de paix dans le monde, il leur légua ses espérances et son pouvoir. L’aîné reçut le Rinnegan, un chakra puissant et une grande énergie spirituelle ; son idée de la paix se trouvait dans la puissance. Le cadet reçut la force et l’énergie physique du Sage (un chakra abondant), ainsi que sa volonté ; son idée de la paix se trouvait dans l’amour. Le Sage choisit le cadet pour lui succéder, se trouvant involontairement à l’origine d’un destin de haine entre les deux lignées, malgré l’affaiblissement des pouvoirs au fil des générations (le Rinnegan régressa par exemple en Sharingan). Les Uchiwa descendent de l’aîné tandis que les Senju de la forêt descendent du cadet.

Lorsque Naruto rencontre le Sage dans son esprit, celui-ci lui raconte une version légèrement différente et plus détaillé de l’histoire de ses enfants[31] :

Le Sage eut deux fils ; l’aîné, Indra, était un génie ayant hérité du chakra et des yeux de son père, et ses facilités, ainsi que son sens aiguisé du combat lui amenèrent à croire que tout était possible avec sa puissance ; le cadet, Ashura, était un raté qui ne parvenait à rien faire sans de longs efforts et l’aide de ses camarades. Cependant, avec le temps, le chakra a l’intérieur d’Ahsura s’épanouit, et il acquit une puissance équivalente à celle de son frère, mais comprit que sa force lui venait de ses camarades et ce que signifiait prendre soin des autres ; il finit par en conclure que c’était l’amour et non la puissance qui était le moteur pour rendre toute chose possible. En voyant évoluer ses deux fils, le Sage finit par comprendre à son tour que créer des liens et coopérer avec ses camarades était le vrai chemin vers la puissance ; il créa les démons a queues et fit de son fils cadet l’héritier du ninshû, espérant que son frère se joindrait à lui, mais ce dernier n’accepta pas et entama une guerre fratricide. Lorsque le corps des deux frères furent détruits, le chakra qu’ils possédaient en eux ne s’évapora pas, mais se réincarna de génération en génération ; Hashirama Senju et Naruto sont ainsi devenus les dernières incarnations d’Ashura, et Madara Uchiwa et Sasuke, celles d’Indra[30].

Les outils précieux du Sage[modifier | modifier le code]

Les outils précieux du Sage des six chemins (六道仙人の宝具, Rikudō Sennin no hōgu?), sont cinq objets utilisés selon la légende par le Sage[36]:

  • la « corde de la clarté » (幌金縄, Kōkinjō?) qui permet de lier sa cible et en extirpe l’âme.
  • l’« épée des sept étoiles » (七星剣, Shichiseiken?) qui permet de maudire l’âme.
  • la « gourde pourpre » (紅葫蘆, Benihisago?) qui permet d’enregistrer et de sceller l’âme.
  • l’« éventail de feuilles de palme » (芭蕉扇, Bashōsen?) qui permet d'utiliser les cinq natures élémentaires.
  • le « pot de purification ambré » (琥珀の浄瓶, Kohaku no jōhei?) qui permet de sceller une personne qui répond à son nom lorsqu'on l'appelle.

Leur utilisation consomme suffisamment de chakra pour tuer rapidement un ninja moyen, seule une réserve phénoménale de chakra permet donc de les utiliser à répétition.
Ces cinq objets étaient tous autrefois en la possession du Pays de la Foudre mais ont été volés par les frères déserteurs Kinkaku et Ginkaku ; le dernier a pu être récupéré par le village de Kumo et a été utilisé pour sceller Hachibi lorsque ce dernier prenait l’ascendant sur un hôte.

Il existe dans le roman traditionnel chinois Le Voyage en Occident des objets aux noms similaires utilisés par deux antagonistes démoniaques appelés en japonais Kinkaku-daiō (金角大王?, lit. Grand roi aux cornes d’or) et Ginkaku-daiō (銀角大王?, lit. Grand roi aux cornes d’argent).

Les démons à queues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démons à queues.

Les démons à queues appelés aussi bijū sont des êtres mystiques créés par le Sage à partir de Jûbi afin de diviser la puissance de ce dernier. Ils sont très puissants, constitués de chakra et provoquent occasionnellement des dégâts dans le monde ninja[37],[DB 20].

Pour les empêcher de nuire, tout comme pour récupérer leurs pouvoirs, les ninjas utilisent une technique pour les sceller à l’intérieur d’une personne appelée alors « hôte » (ou jinchūriki)[38].

Représentant une arme destructrice d’une grande puissance, ils sont l’objet de beaucoup de convoitises dans le « monde ninja »[38].

Organisation des ninjas[modifier | modifier le code]

Géopolitique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géopolitique du monde de Naruto.

La géopolitique du monde de Naruto est fortement emprunte des reliquats du Japon féodal. Le « monde ninja » est divisé en plusieurs pays gouvernés par un daimyo ; chaque pays possède une force militaire représentée par un village caché[note 6] commandé par le ninja le plus puissant du village, le Kage[39]. Les alliances, guerres ou frictions entre les différents pays ou villages sont monnaie courante, ce qui permet aux protagonistes de l’histoire de vivre des aventures diverses et variées.

Konoha, le village où vivent les personnages principaux, se trouve au centre du Pays du Feu, le plus puissant des cinq grands pays. Lorsque l’action commence, le village est dans une période de paix et de prospérité[A 4].

En temps de paix, certains événements, comme l’examen pour passer le grade de chūnin, sont parfois mis en commun entre pays alliés, afin de promouvoir l’amitié entre ces pays et fournir un substitut à la guerre. Ces événements permettent également de montrer la force militaire du village et le potentiel de sa génération de jeunes en cours de formation[40].

Monde civil[modifier | modifier le code]

Le monde civil dans l’univers de Naruto est assez conforme au nôtre. Les ninjas bénéficient des mêmes technologies, vivent en famille, et ont des activités classiques[41] (on les voit même aller au cinéma dans le film Naruto et la Princesse des neiges produit par le Studio Pierrot)…

Selon Masashi Kishimoto, la seule exception à ce « monde moderne » est l’utilisation des armes et des explosifs. L’auteur a décidé d’utiliser les armes d’une ère plus ancienne[A 1]. Il s’est également refusé l’usage des armes à feu, considérant que les ninjas n’auraient aucune chance face à elles, même si parfois certaines techniques semblent s’y apparenter. Il refuse de même toutes les autres armes d’une technologie avancée, comme les missiles, qui selon lui enlèveraient tout l’intérêt de l’histoire[AB 14],[note 7]. Les explosifs utilisés sont propres à la série comme les parchemins explosifs ou l’argile explosive de Deidara. L’anime introduit aussi parfois beaucoup plus de modernité que le manga.

Kishimoto préfère également ne pas introduire de véhicules comme des avions[AB 14], l’industrie du transport restant peu développée (les ninjas se déplacent essentiellement à pied, ou dans des embarcations rudimentaires lorsqu’il faut traverser une étendue d’eau). Malgré tout, certains moyens de transport évolués ont pu être vus dans les films annexes à la série.

Concernant l’informatique, Kishimoto a précisé que les ordinateurs dans l’univers de Naruto resteraient très basiques, se laissant la possibilité d’introduire des technologies 8-bits, mais excluant les technologies 16-bits[A 2]. Les caméras et les cassettes vidéos sont utilisées pour surveiller l’entrée de la tour centrale lors de l’épreuve de la forêt de la mort lors de l’examen chûnin.

Les villages cachés, en plus de leurs activités militaires, ont une industrie et un commerce interne assez développés qui leur suffit, semble-t’il, à vivre en autarcie. Kishimoto note que même si on ne l’a jamais vue, il y a forcément une épicerie à Konoha (en référence à tout ce que les jeunes ninjas achètent, comme par exemple les chips de Chôji)[AB 16].

Konoha possède également un hôpital général pour les civils, les étrangers et les ninjas (les techniques médicales y étant cependant plus évoluées que les nôtres, grâce au chakra, les ninjas médecin pouvant par exemple utiliser des techniques accélérant considérablement le processus de régénération des cellules en cas de blessure grave[42],[DB 21]) ; par contre, il ne semble pas y exister de structure d’enseignement autre que l’académie militaire. Konoha possède également une bibliothèque[43].

Académie militaire[modifier | modifier le code]

Représentation du logo de l’académie ninja de Konoha
Logo de l’academie ninja de Konoha.

L’académie militaire est l’école fréquentée par tout futur ninja[44]. On y apprend les bases du ninjutsu : le maniement des armes (kunaï et shuriken), le contrôle du chakra, les techniques de base (substitution, métamorphose et clonage) et les règles fondamentales du ninja[41]. Les étudiants ne sont pas considérés comme des ninjas à part entière, et n’ont donc pas le droit de porter de bandeau frontal avant leur promotion au rang de genin[44]. Cette promotion s’obtient lors d’un examen de fin d’année, dont les modalités varient d’un village ninja à l’autre. À Konoha, il s’agit d’un test de connaissances écrit et d’une épreuve pratique comme l’exécution d’un jutsu de clonage[44]. À Kiri, il s’agissait autrefois de duels à mort entre élèves, rituel aboli lorsqu’un enfant même pas scolarisé, Zabuza Momochi, a tué une centaine d’élèves d’une promotion[45].

À l’issue de l’examen de l’académie, les étudiants sont groupés par trois et mis sous la tutelle d’un jōnin[46]. Ce dernier teste ses nouvelles recrues et décide s’il les entraînera ; en effet, seul un tiers des élèves ayant réussi l’examen seront réellement acceptés en tant que genin à l’issue de ces tests, les autres devant retourner à l’académie pour une année supplémentaire[47]. Une équipe ne peut être divisée, ils doivent donc réussir ensemble, faute de tous échouer. La clé du test est donc le travail en équipe[48].

Forces de police[modifier | modifier le code]

Représentation du symbole des forces de police de Konoha
Symbole des forces de police de Konoha.

Les forces de police du village de Konoha, composées de membres du clan Uchiwa, ont été créées à l’initiative du 2e Hokage Tobirama Senju[49].

Le travail des forces de police est de veiller sur la tranquillité de la population en faisant respecter l’ordre dans le village[50], effectuant notamment des enquêtes (comme par exemple, pour le meurtre camouflé en suicide de Shisui Uchiwa[51]). Leur symbole est un shuriken noir à quatre branches, stylisé, sur lequel figure l’emblème du clan[50]. Leur dernier capitaine était Fugaku Uchiwa, le père de Sasuke et Itachi[51].

Selon Tobi, le Hokage, faisant partie d’un clan anciennement ennemi avec le clan Uchiwa, a créé ces forces de police dans le seul but de faire oublier à ces derniers qu’ils ont été évincés du pouvoir à la suite de leur alliance ayant abouti à la création du village[49].

Les forces de police ont été entièrement annihilées la nuit où Itachi a exterminé la totalité de son clan, à l’aide de Tobi, ne laissant en vie que son petit frère Sasuke Uchiwa[52].

Hiérarchie des ninjas[modifier | modifier le code]

Tous les ninjas en fonction, de la sortie de l’académie à la retraite, ont un rang. Ce rang détermine leurs fonctions dans le village et les tâches qu’ils peuvent effectuer[39].

Genin[modifier | modifier le code]

Schématisation des parchemins utilisés lors de la seconde épreuve de l’examen chunin
Parchemins utilisés lors de la seconde épreuve de l’examen chūnin.

Les genin (下忍, Ninja de classe inférieure?) sont des apprentis ninjas. Diplômés de l’académie, ils continuent leur formation sur le terrain. Ils sont généralement répartis en équipe de trois, sous la responsabilité d’un jōnin qui leur transmet son expérience et son enseignement, tout en assurant leur protection. Ils sont officiellement ninjas du village, et peuvent porter le bandeau frontal. Ils participent à l’économie du village en effectuant des missions de routine et sans risque majeur (missions de rang D, ou plus rarement de rang C).

Lorsque le jōnin estime que les genin dont il est responsable ont acquis une expérience suffisante, il peut déposer leur candidature à l’examen chūnin[53].

Chūnin[modifier | modifier le code]

Les chūnin (中忍, Ninja de classe moyenne?) sont des ninjas confirmés. Le statut de chūnin correspond à la responsabilité de leader d’équipe (généralement un groupe de trois à quatre ninjas)[DB 22]. L’examen pour le passage de genin à chūnin comporte trois épreuves éliminatoires : une épreuve de volonté, une épreuve de survie, et une phase finale lors de laquelle un jury composé de seigneurs et de grands ninjas (tel que le Kazekage et le Hokage) désigne indépendamment des combats qui la composent les genin les plus aptes à porter le titre de chūnin. L’intellect et la maturité semblent être des critères plus essentiels que la force pour les chūnin ; ainsi, Shikamaru Nara deviendra chūnin sans avoir vaincu Temari lors de son combat.

Hormis Naruto, parti faire sa formation avec Jiraya en dehors du village, et Sasuke, qui a quitté le village pour suivre Orochimaru, la plupart des jeunes qui avaient le grade de genin à Konoha ont passé avec succès l’examen pour devenir chūnin durant les deux ans et demi qui séparent la première et la deuxième partie du manga.

Jōnin spéciaux[modifier | modifier le code]

Les jōnin spéciaux (特別上忍, Tokubetsu jōnin?) sont des ninjas qui, en raison de leur spécialisation pour un ensemble de tâches particulières, n’ont développé leurs capacités que dans un domaine particulier et n’ont en conséquence pas le niveau pour prétendre au grade de jōnin sans pour autant être des chūnin[A 5]. C’est un grade intermédiaire reflétant à la fois leurs capacités très développées dans leurs domaines mais relativement faible dans les autres.

On peut citer, par exemple :

  • Hayate Gekkô, arbitre lors des matchs préliminaires de l’examen chūnin ;
  • Ibiki Morino, chef de la section d’interrogatoire et de torture de Konoha, et occasionnellement examinateur lors de la première épreuve de l’examen chūnin ;
  • Raidô Namiashi, affecté aux services de liaison entre l’Hokage et les autres ninjas lors de la troisième épreuve de l’examen chūnin ;
  • Genma Shiranui, arbitre lors de la troisième épreuve de l’examen chūnin ;
  • Ebisu, professeur particulier de Konohamaru ;
  • Anko Mitarashi, examinatrice lors de la seconde épreuve de l’examen chūnin.

Jōnin[modifier | modifier le code]

Les jōnin (上忍, Ninja de classe supérieure?) sont des ninjas d'élite. Les jōnin sont les meilleurs ninjas de leur pays, ce sont eux qui sont envoyés lors des guerres pour régir les troupes militaires[A 5]. Ils réalisent les missions les plus délicates et les plus périlleuses (de rang A ou B) tels les assassinats ou les espionnages. Le passage de chūnin à jōnin ne se fait pas par un examen mais uniquement lorsque d’autres jōnin ou le Kage estiment que le ninja est apte à le devenir. Les jōnin se voient également attribuer la formation des genin.

Parmi les jōnin au début de la série, on peut citer :

ANBU[modifier | modifier le code]

Représentation du tatouage des ninjas de l’ANBU à Konoha
Tatouage des ANBU de Konoha.

ANBU (暗部, Face cachée?) est un mot-valise composé des mots japonais Ansatsu Senjutsu Tokushu Butai (暗殺戦術特殊部隊, Escouade spéciale de tactique et d’assassinat?). Il s’agit d’une unité spéciale créée pour servir de garde personnelle au kage[DB 23],[DB 24].

Le mot ANBU sert à la fois à désigner l’unité et ses membres.

Les ANBU sont recrutés parmi l’élite des ninjas. Ils sont également chargés des missions les plus périlleuses (assassinats, escortes, espionnages), se déplaçant le plus souvent par escouades de trois à quatre personnes dirigées par un chef d’équipe (quand ils ne sont pas en mission individuelle).

Ils sont sous l’autorité directe du kage et ne doivent des comptes qu’à lui (sauf cas particulier de l’ANBU Racine). À cause de leurs responsabilités et du caractère secret de leurs missions, les ANBU portent un pseudonyme et arborent un masque à l’effigie d’un animal.

Les ANBU ont pour signe de reconnaissance un tatouage sur le biceps gauche et leur tenue réglementaire est unique. Ils sont équipés de plaques de métal protégeant les avant-bras, d’une armure légère protégeant le torse et le dos, de gants avec plaque de métal, de sandales à semelles renforcées, d’un katana porté dans le dos et d’un masque.

On compte parmi les ninjas ANBU :

ANBU Racine[modifier | modifier le code]

L’ ANBU Racine (根暗部, Ne Anbu?) est une branche parallèle de l’ANBU de Konoha, créée et dirigée par Danzô, un partisan farouche de la guerre, opposé au 3e Hokage[DB 25]. Il s’agit d’une section d’entraînement indépendante au sein de l’ANBU. Dans le groupe Racine, les ninjas n’ont ni nom ni émotions, ni passé ni futur mais uniquement leur mission.

Cette division fut finalement dissoute par le 3e Hokage. Malgré cela, l’ANBU Racine poursuivit ses agissements dans l’ombre (comme l’indique la venue de Saï dans l’équipe 7, à la suite de la défection de Sasuke).

Les membres de la Racine se définissent de la sorte : « Ce qui fait la force de l’arbre qu’est Konoha, et qui est invisible depuis l’extérieur, ce sont les racines que nous sommes ». Ils sont tous marqués sur la langue par un sceau de Danzô les empêchant de parler des agissements de l’organisation (que ça soit librement, ou sous la contrainte) : dès qu’ils commencent à dévoiler des choses sur la Racine, leur corps est complètement paralysé. À la mort de Danzô, ce sceau disparaîtra, et la Racine sera dissoute.

Kage[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hokage, Kazekage, Mizukage, Raikage et Tsuchikage.

Kage (, litt. « ombre »?) est le titre décerné aux chefs des villages cachés des « cinq grands pays »[note 8]. Bien que ce titre puisse sembler parfois héréditaire (le 5e Hokage est la petite-fille du 1er Hokage dont le frère est le 2e Hokage et de même, Gaara succèdera à son père le 4e Kazekage), il est transmis au ninja le plus puissant du village, son rôle principal étant celui de « protecteur ».

Ces hommes ou femmes sont officiellement les cinq ninjas les plus puissants du monde ninja ; ensemble, ils ont le monopole du « business ninja »[39]. En cas de crise concernant l’ensemble du « monde ninja », ils peuvent se rassembler dans un territoire neutre, le Pays du Fer, et discuter en assemblée appelée le « Conseil des cinq kage », chaque kage étant accompagné de deux gardes du corps de son village. La réunion est présidée et modérée par un haut responsable du Pays du Fer[54].

Titres[modifier | modifier le code]

Le titre des kage est toujours précédé de l’élément du pays abritant le village caché qu’il dirige, ce qui donne les appellations suivantes[39] :

  • le Maître Hokage (火影, Litt. Ombre du Feu?) est le chef de Konoha, le village caché du Pays du Feu ;
  • le Maître Kazekage (風影, Litt. Ombre du Vent?) est le chef de Suna, le village caché du Pays du Vent ;
  • le Maître Mizukage (水影, Litt. Ombre de l’Eau?) est le chef de Kiri, le village caché du Pays de l’Eau ;
  • le Maître Raikage (雷影, Litt. Ombre de la Foudre?) est le chef de Kumo, le village caché du Pays de la Foudre ;
  • le Maître Tsuchikage (土影, Litt. Ombre de Terre?) est le chef de Iwa, le village caché du Pays de la Terre.

Chapeaux[modifier | modifier le code]

Le kage est facilement reconnaissable par le port d’un chapeau spécial, portant le kanji de son pays.

Voici les chapeaux des kage, tels qu'ils sont représentés lors de leur première apparition dans l’anime.

Dans le manga, la première version en couleur du chapeau du Hokage le montre entièrement noir avec juste le losange à l’avant coloré en rouge[55]. Par la suite, les chapeaux des kage deviendront colorés avec un losange blanc comme dans l’anime, mais avec un code couleurs différent : vert pour le Kazekage, bleu marine pour le Mizukage, ocre pour le Raikage et noir pour le Tsuchikage[56].

Titres et statuts[modifier | modifier le code]

Sannin[modifier | modifier le code]

Illustration du compte japonais Jiraiya Goketsu Monogatari
Illustration du conte japonais La légende du galant Jiraiya ayant inspiré les Sannin.

Les « ninjas légendaires » de Konoha (木ノ葉の三忍, Konoha no Sannin?) sont des ninjas de Konoha, célèbres pour leur force légendaire[DB 26]. Il s’agit des trois ninjas formés par le 3e Hokage : Jiraya, l’ermite des crapauds, Orochimaru, le scientifique à l’éthique douteuse, et Tsunade la ninja médecin. Leur robustesse mythique leur permet de renverser à eux seuls tout un village ou encore d’invoquer d’immenses créatures : le crapaud Gamabunta pour Jiraya, le serpent Manda pour Orochimaru et la limace Katsuyu pour Tsunade[57],[note 9].

L’appellation Sannin est plus un titre honorifique commun qu’un grade à part entière. En effet, les Sannin (litt. « les trois ninjas ») ont été appelés de la sorte par « Hanzô, la Salamandre », ancien chef du village de la pluie (Ame), en raison de leur grande puissance (ils sont les seuls survivants à son assaut sur tout un groupe de ninjas de Konoha durant la grande guerre entre les villages) et de leur nombre. Ils sont d’un niveau équivalent à ceux des kage : Tsunade est devenue, contre toute attente, le 5e Hokage ; Orochimaru a vaincu le 3e Hokage, le poussant à se sacrifier pour son village ; Jiraya, après la visite vengeresse d’Orochimaru à Konoha et la mort de son sensei, refuse le poste de Hokage qui lui avait été proposé par le conseil des sages du village, préférant laisser cette charge à Tsunade.

Durant les deux ans et demi séparant les deux parties du manga, chacun des Sannin formera un des jeunes ninjas de l’équipe 7 constituée au début du manga : Jiraya prendra en charge Naruto, Orochimaru s’occupera de Sasuke tandis que Tsunade prendra pour apprentie Sakura[58].

Nukenin[modifier | modifier le code]

Article connexe : Akatsuki.

Les nukenin (抜け忍, Ninjas déserteurs?) sont des ninjas ayant trahi et fui leur village ninja respectif[59]. Un village caché étant une organisation militaire, il est défendu de l’abandonner. Ils sont pourchassés par les oinin.

Les nukenin sont communément des ninjas ayant commis des fautes graves, telles une tentative d’assassinat envers un quelconque habitant du village, des opérations prohibées ou encore le non-respect d’une mission particulière.

Il arrive que, pour symboliser leur détachement de leur lieu d’origine, ils conservent leur bandeau frontal en ayant pris soin de rayer le symbole de leur village[60] (comme c’est le cas pour les ninjas d’Akatsuki).

Dans le monde de Naruto, les nukenin les plus puissants ont été rassemblés par Tobi et Pain pour former l’association Akatsuki[DB 27],[DB 28]. D’autres se vendent comme mercenaires (ex : Zabuza Momochi), ou agissent pour leur propre compte (ex : Orochimaru).

Exemples de nukenin :

Oinin[modifier | modifier le code]

Les oinin (追い忍, chasseur de déserteurs?) sont des ANBU ayant la mission spéciale de traquer et de neutraliser les nukenin afin de protéger les secrets de leur village[59].

La traque des nukenin est capitale : il s’agit en effet de protéger les secrets de son village afin qu’ils ne les révèlent pas à l’ennemi.

Une fois qu’ils ont tué un nukenin, leur tâche est de faire disparaître le corps et ses secrets afin que les autres villages ne puissent pas récupérer d’informations. Selon Kakashi Hatake, la fin d’un ninja est ainsi « sans son et sans odeur » : aucune trace ne doit être laissée[59].

Eiseinin[modifier | modifier le code]

Représentation du symbole de l’équipe médicale de Konoha
Symbole de l’équipe médicale de Konoha[note 10].

Les eiseinin (衛生, ninjas médecins?) sont des ninjas ayant une bonne connaissance des techniques médicales. Leur mission principale est d’apporter les premiers soins aux blessés lorsque leur équipe se trouve engagée dans un combat (et à la fin du combat).

Ils ne sont généralement pas en première ligne dans les combats car ils doivent éviter d’être tués à tout prix, c’est pourquoi attaquer n’est pas leur tâche principale. Afin de ne pas être tué, un ninja-médecin doit donc se concentrer avant tout pour éviter d’être touché par les attaques adverses[61].

La technique à la base du ninjutsu médical s’appelle la « Technique de la Paume Mystique » (掌仙術, Shōsen Jutsu?)[DB 29]. Elle est utilisée pour guérir des blessures et pour exécuter la chirurgie. L’utilisateur concentre son chakra (de couleur verte) dans sa main et l’applique à la blessure, accélérant la régénération de cellules. Il peut aussi focaliser son chakra en une lame pour faire de la chirurgie en cas de besoin. Puisque cette lame est faite de chakra, l’utilisateur n’a pas besoin de couper à travers la peau du corps pour atteindre des muscles et des organes.

Pour pratiquer le ninjutsu médical avec un côté curatif, une grande quantité de chakra est exigée. Par contre, couper semble être moins intensif en chakra.

Cet aspect de découpage de cette technique peut également être employé dans le combat, bien qu’il exige une précision incroyable et une grande efficacité de la part de l’utilisateur.

Au delà de cette technique, plusieurs ninjas-médecins en groupe peuvent utiliser des techniques plus puissantes pour soigner des blessures bien plus graves.

Une autre facette de leur travail peut aussi être de composer des antidotes contre les poisons pouvant être utilisés par l’adversaire.

Tsunade fait partie de cette catégorie de ninjas. Elle milita d’ailleurs pour que soit assigné un ninja-médecin dans chaque équipe ninja de Konoha.

Équipe de surveillance[modifier | modifier le code]

Représentation du symbole de l’équipe de surveillance de Konoha
Le symbole de l’équipe de surveillance.

L’équipe de surveillance, ou « équipe de la barrière » sont des ninjas chargés de surveiller la barrière de protection qui entoure le village caché de Konoha. Cette barrière est sphérique, et peut être détectée par le Rinnegan[62]. Elle protège Konoha de tous les côtés, y compris des intrusions souterraines. Les intrus sont détectés immédiatement par un spécialiste de l’équipe capable de ressentir les perturbations de la barrière et de voir où précisément a lieu l’intrusion, grâce à une miniature sphérique transparente flottant dans la salle de l’équipe de protection. La coiffe du senseur principal et de deux autres senseurs à ses côtés porte le symbole de l’équipe de protection en plus du protecteur portant le symbole de Konoha. Le senseur principal porte également des marques spécifiques sur le visage[62].

Une fois une intrusion détectée, le senseur avertit le reste de l’équipe composé de cinq ninjas de faction, et leur donne le secteur où a lieu l’intrusion, sous la forme de deux lettres. Si les intrus sont trop nombreux ou trop puissants, ces ninjas ont également la charge d’avertir le Hokage afin de mettre le village en niveau d’alerte. Ces ninjas portent également le symbole de l’équipe de protection sur l’épaule droite[62].

Lorsque Pain attaque le village, un Hyûga fait partie de l’équipe de protection, afin de pouvoir rapidement déterminer l’ampleur de l’invasion grâce au Byakugan et agir en conséquence[62].

Les ANBU ou anciens ANBU (comme Itachi) savent a priori comment traverser la barrière sans se faire détecter, ce qui explique que l’intrusion d’Itachi Uchiwa et Kisame Hoshigaki n’ait pas été remarquée, après la mort du 3e Hokage[62].

La panoplie du ninja[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ninja.
Photographie d’un bandeau frontal porté par les ninjas à Konoha, confectionné pour un cosplay
Le bandeau frontal de Konoha[note 11].
Représentation de l’habillement du ninja : pochette, étuis à kunaïs, gants renforcés, sandale
Pochette à la ceinture, étuis à kunaïs, gants avec plaque de métal et sandale ninja.

Dans l’univers de Naruto, les ninjas sont loin de la représentation habituelle qui en est faite. Selon Masashi Kishimoto, c’est pour éviter l’échec de tous les mangas précédents parlant de ninjas qu’il a apporté cette touche d’originalité, rejetant toutes les idées préconçues sur les ninjas (cagoules, équipements noirs…). Il trouvait amusant qu’un jeune garçon blond avec des habits orange puisse faire partie d’une organisation de récolte de renseignements[A 1].

Cependant, ces ninjas utilisent de nombreuses armes classiques.

Voici l’équipement standard d’un ninja de l’univers de Naruto :

  • bandeau frontal (il est possible de l’attacher de différentes manières et pas forcément sur le front) ;
  • shurikens ;
  • kunaïs ;
  • parchemins d’invocation et matériel d’écriture ;
  • corde ;
  • bandages ;
  • parchemins explosifs ;
  • pochettes à rouleau ;
  • étui à shurikens ;
  • fils d’acier ;
  • fumigènes.

D’autres armes ou équipements peuvent être utilisés par certains ninjas… De manière non exhaustive :

Les types de missions[modifier | modifier le code]

Diagramme des différents types de missions assignées aux ninjas
Les types de missions.

Les missions attribuées aux ninjas se répartissent en cinq catégories, en fonction des compétences requises et des risques encourus[DB 30].

Dans le second tome, le 3e Hokage expose le fonctionnement du système des missions[39] :

« Le village reçoit chaque jour de nombreuses demandes. L’éventail est très large, cela va de la garde d’enfant à l’assassinat. Nous dressons la liste de ces diverses missions puis nous les répartissons en cinq catégories S, A, B, C et D, en fonction de leur niveau de difficulté. Les ninjas du village sont aussi classés dans une hiérarchie établie en fonction de leurs capacités. C’est moi qui me trouve au sommet, puis l’on passe aux jōnin, aux chūnin, et tout en bas, les genin. C’est aux personnes de catégorie supérieure qu’il appartient de distribuer les missions aux autres ninjas selon leurs capacités respectives. Enfin, lorsque la mission a été bien accomplie, le demandeur nous verse une rémunération : voilà tout le processus. »

Ces attributions sont celles données en temps normal. À Konoha, après l’offensive d’Orochimaru, au cours de laquelle de nombreux ninjas ont trouvé la mort, le manque d’effectif fait que des missions sensibles doivent être allouées à des ninjas moins expérimentés. Ainsi, l’équipe Shikamaru-Naruto-Neji-Kiba-Chôji, composée de genin, se voit confier la mission de récupérer Sasuke alors qu’il s’agit d’une mission de rang A[64]… D’ailleurs, se rendant compte du danger de la mission, Tsunade dépêchera d’urgence deux équipes médicales, et devra même faire appel à Suna, qui enverra l’équipe de Gaara en renfort[65]. Même Kakashi Hatake partira à la rescousse, aidé de ses chiens ninjas[66].

Missions de rang D[modifier | modifier le code]

Ce sont les missions les moins difficiles. Il s’agit principalement de services accordés aux villageois : labourage des champs, arrachage de mauvaises herbes, promenade d’animaux domestiques, etc. Elles sont généralement octroyées aux nouveaux aspirants (genin) afin qu’ils apprennent à s’entendre et travailler en équipe.

Missions de rang C[modifier | modifier le code]

Ces missions nécessitent de quitter le village. Il peut s’agir d’escortes de personnes ou de livraisons de documents ne présentant aucune dangerosité. Bien que ces missions comportent peu de risques de lutter contre des assaillants, elles requièrent un peu plus d’expérience. Elles sont donc concédées à des genin aguerris ou à des chūnin nouvellement promus.

Missions de rang B[modifier | modifier le code]

Ces charges sont plus ardues et plus périlleuses. Elles présentent de grands risques de rencontrer des belligérants. Il s’agit d’escorter des personnalités menacées de mort ou de livrer des documents confidentiels. Elles sont conséquemment confiées à des chūnin chevronnés ou à des jōnin.

Missions de rang A[modifier | modifier le code]

Ces missions présentant une dangerosité extrêmement élevée sont d’une importance capitale. De ce fait, elles sont réalisées par des ninjas très expérimentés tels les jōnin et les ANBU. Il s’agit d’exécuter les charges les plus délicates tels les assassinats, les escortes de daimyō ou encore les missions d’espionnage.

Missions de rang S[modifier | modifier le code]

Il s’agit du degré ultime des missions. Par conséquent, seuls les meilleurs ninjas d’un pays peuvent accomplir ces tâches. Les missions de rang S se distinguent des missions de rang A car elles ont un impact quasi vital pour la pérennité du village caché. Elles sont communément effectuées par des jōnin, les ANBU ou, lors de rares occasions, par le kage lui-même. Ces missions peuvent être d’espionnages, d’assassinats ou d’arrêts de criminels de rang S.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Databooks[modifier | modifier le code]

  • (ja) Masashi Kishimoto, NARUTO - Hiden Rin no Sho (NARUTO―ナルト―[秘伝・臨の書]?) : Characters Official Data Book (キャラクターオフィシャルデータBOOK?), Tōkyō, Shūeisha, coll. « Jump Comics (ジャンプコミックス, Janpu Comikkusu?) / Naruto »,‎ 4 juillet 2002, shinsho (新書?) / Tankōbon / 175x115mm, 272 p. (ISBN 4-08-873288-X et 978-4-08-873288-6, présentation en ligne)
  • (ja) Masashi Kishimoto, NARUTO - Hiden Tō no Sho (NARUTO―ナルト―[秘伝・闘の書]?) : Characters Official Data Book (キャラクターオフィシャルデータBOOK?), Tōkyō, Shūeisha, coll. « Jump Comics (ジャンプコミックス, Janpu Comikkusu?) / Naruto »,‎ 4 avril 2005, shinsho (新書?) / Tankōbon / 175x115mm, 320 p. (ISBN 4-08-873734-2 et 978-4-08-873734-8, présentation en ligne)
  • (ja) Masashi Kishimoto, NARUTO - Hiden Sha no Sho (NARUTO―ナルト―[秘伝・者の書]?) : Characters Official Data Book (キャラクターオフィシャルデータBOOK?), Tōkyō, Shūeisha, coll. « Jump Comics (ジャンプコミックス, Janpu Comikkusu?) / Naruto »,‎ 4 septembre 2008, shinsho (新書?) / Tankōbon / 175x115mm, 360 p. (ISBN 978-4-08-874247-2, présentation en ligne)

Fanbooks[modifier | modifier le code]

Artbooks[modifier | modifier le code]

Tomes en français[modifier | modifier le code]

Tomes en japonais[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes explicatives[modifier | modifier le code]

  1. Les articles liés contiennent plus de détails à ce sujet.
  2. Les techniques du clan Hyûga et de leur kekkei genkai, le Byakugan, se reposent entièrement sur ce principe.
  3. Dans le cas présent, le cinquième élément (, le vide ou le ciel?) est remplacé par un autre le rappelant : la foudre.
  4. Dans le cas de certains kekkei genkai, il y a parfois une seconde affinité. De plus, un ninja développe parfois une seconde affinité moins forte sur un second élément avec le temps.
  5. Le bois utilisé pour le fabriquer est issu d’un arbre « nourri » au chakra toute sa vie.
  6. Les villages militaires ninja du monde de Naruto ne sont pas « cachés » au sens propre ; cette appellation vient du suffixe accolé au nom du village en version originale -gakure (ex : Konohagakure no Sato (木ノ葉隠れの里, litt. « Village caché dans les feuilles »?)).
  7. . On a cependant pu voir, dans la seconde partie du manga, des armes assez modernes utilisées par Shuradô, un des avatars du personnage Pain, mais le cas est unique et le personnage n’est apparu que durant une courte partie de la narration.
  8. Il existe dans un arc hors-série (filler) de l’anime un autre kage, le Hoshikage du village caché de l’Étoile, kage auto-proclamé qui n’est en pas reconnu par les autres kage (Anime Naruto, épisodes 178 à 183).
  9. Jiraiya, Orochimaru et Tsunade sont trois personnages du conte japonais Jiraiya Goketsu Monogatari où l’on retrouve la symbolique du crapaud, de la limace et du serpent.
  10. Le kanji entouré dans le symbole de l’équipe médicale est I (, litt. « Médecine »?)
  11. Le bandeau frontal a également pour fonction de protéger le front des ninjas.
  12. Les shuriken dans le manga Naruto peuvent être particulièrement grands, comme on peut le voir par exemple dans le tout premier épisode (Tome 1, épisode 1).
  13. Le kanji visible au centre des parchemins explosifs est Baku (, litt. « Explosion »?).
  14. Les senbons peuvent être enduits de poison pour être plus efficaces (Tome 18, épisode 156). Ils peuvent également être utilisés pour mettre une personne en état de mort apparente (Tome 2, épisode 17).
  15. De grands shurikens à quatre lames déployables sont également utilisés par certains ninjas, comme Sasuke Uchiwa (Tome 2, épisode 14).
  16. Ce shuriken est invoqué à partir d’un parchemin et utilisé par Naruto face à Sasori (Tome 30, épisode 264).
  17. Les poings américains utilisés par Asuma Sarutobi ont une particularité : ils peuvent absorber le chakra de l’utilisateur (Tome 35, épisode 317).

Note de traduction[modifier | modifier le code]

  1. La version française est un contresens de l’explication originale.

    Une traduction littérale de la première bulle donne :
    « Minato n’a scellé que le chakra yin de Kyûbi avec le Shiki Fūjin. » (ミナトは九尾の陰のチャクラしか屍鬼封尽をしておらん, Minato wa Kyūbi no in no chakra shika Shiki Fūjin woshiteoran.?)

    La seconde bulle quant à elle donne :
    « La part yang a été scellée en Naruto pour que Naruto puisse utiliser le chakra de Kyûbi. » (陽の側をナルトに封印したのは九尾のチャクラをナルトに遺すためだ, Yō no gawa wo Naruto ni fūin shitanoha Kyūbi no chakra wo Naruto ni nokosu tameda.?)

    réf. : (ja) Tome 41, épisode 370

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) narutocentral.com, « Masashi Kishimoto Interview - Naruto Information », sur NarutoCentral (consulté le 15 janvier 2010)
  2. a et b (en) « Shonen Jump #33 Volume 3, Issue 9 », Shōnen Jump, VIZ Media, no 33 (vol. 3),‎ septembre 2005, p. 8 (ISSN 1545-7818)
  3. (en) Ramsey Isler, « Top Ten Naruto Techniques - Page 1 », sur IGN Entertainment,‎ 14 décembre 2007 (consulté le 15 janvier 2010)
  4. (en) « World Map — The Village Hidden in the Leaves », sur VIZ Media (consulté le 28 avril 2010)
  5. a et b Fujie, pp. 20-21

Tomes de Naruto[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tome 9, épisode 79
  2. Tome 38, épisode 346
  3. Tome 2, épisode 17
  4. Tome 17, épisode 151
  5. a et b Tome 10, épisode 85
  6. Tome 35, épisode 314
  7. a et b Tome 37, épisode 333
  8. Tome 35, épisode 315
  9. a et b Tome 35, épisode 316
  10. a et b Tome 36, épisode 321
  11. Tome 36, épisode 329
  12. L’apprentissage de la maîtrise de l’affinité Fūton par Naruto
  13. a et b Tome 23, épisode 207
  14. Tome 41, épisode 370
  15. a, b et c Tome 44, épisode 410
  16. a, b, c et d Tome 45, épisode 420
  17. Tome 11, épisode 92
  18. Tome 45, épisode 417
  19. a et b Tome 45, épisode 418
  20. a et b Tome 45, épisode 415
  21. Tome 46, épisode 425
  22. Tome 47, épisode 433
  23. Tome 29, épisode 259
  24. a et b Tome 9, épisode 78
  25. Tome 12, épisode 101
  26. Tome 22, épisode 194
  27. Tome 8, épisode 69
  28. Tome 17, épisode 148
  29. Épisode pré-publié 646
  30. a et b Épisode pré-publié 671
  31. a, b, c, d et e Épisode pré-publié 670
  32. Tome 41, épisode 373
  33. (ja) Tome 54, épisode 510
  34. a et b Tome 49, épisode 462
  35. a et b Tome 50, épisode 467
  36. Épisode pré-publié 527
  37. Tome 29, épisode 256
  38. a et b Tome 29, épisode 261
  39. a, b, c, d et e Tome 2, épisode 9
  40. Tome 8, épisode 65
  41. a et b Tome 1
  42. Tome 26, épisode 235
  43. Tome 37, épisode 330
  44. a, b et c Tome 1, épisode 1
  45. Tome 2, épisode 14
  46. Tome 1, épisode 3
  47. Tome 1, épisode 4
  48. Tome 2, épisode 8
  49. a et b Tome 43, épisode 399
  50. a et b Tome 25, épisode 220
  51. a et b Tome 25, épisode 222
  52. Tome 25, épisode 224
  53. Tome 4, épisode 35
  54. Tome 49, épisode 457
  55. Tome 14, 1re de couverture
  56. Tome 49, 1re de couverture
  57. Tome 19, épisode 170
  58. Tome 27, épisode 238
  59. a, b et c Tome 2, épisode 16
  60. Tome 16, épisode 141
  61. Tome 30, épisode 270
  62. a, b, c, d et e Tome 45, épisode 419
  63. Tome 9, épisode 76
  64. Tome 21, épisode 182
  65. Tome 24, épisode 213
  66. Tome 26, épisode 228

Databooks[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ja) 1er Databook officiel, p. 155
  2. (ja) 1er Fanbook, p. 160
  3. (ja) 3e Databook officiel, p. 214-215
  4. (ja) 3e Databook officiel, p. 214
  5. (ja) 3e Databook officiel, p. 215
  6. (ja) 3e Databook officiel
  7. (ja) 3e Databook officiel, p. 216
  8. (ja) 1er Databook officiel, p. 162 à 227
  9. (ja) 2nd Databook officiel, p. 198 à 285
  10. (ja) 3e Databook officiel, p. 222 à 313
  11. (ja) 1er Databook officiel, p. 220
  12. (ja) 1er Databook officiel, p. 177
  13. (ja) 1er Databook officiel, p. 211
  14. (ja) 1er Databook officiel, p. 156
  15. (ja) 1er Fanbook, pp. 161-163
  16. (ja) 1er Databook officiel, p. 160-161
  17. a et b (ja) 1er Databook officiel, p. 159
  18. a et b (ja) 1er Databook officiel, p. 157
  19. a et b (ja) 1er Databook officiel, p. 158
  20. (ja) 3e Databook officiel, p. 198-199
  21. (ja) 2nd Databook officiel, p. 247
  22. (ja) 1er Fanbook, p. 121
  23. (ja) 1er Databook officiel, p. 22
  24. (ja) 3e Databook officiel, p. 202
  25. (ja) 3e Databook officiel, p. 203
  26. (ja) 2nd Databook officiel, p. 174-175
  27. (ja) 2nd Databook officiel, p. 180-181
  28. (ja) 3e Databook officiel, p. 196-197
  29. (ja) 1er Databook officiel, p. 198
  30. (ja) 1er Fanbook, p. 120

Artbooks[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) 1er Artbook, p. 138
  2. a et b (en) 1er Artbook, p. 127
  3. a et b (en) 1er Artbook, p. 117
  4. (en) 1er Artbook, p. 123
  5. a et b (en) 1er Artbook, p. 128
  6. a et b (en) 1er Artbook, p. 132
  7. a et b (en) 1er Artbook, p. 141
  8. (en) 1er Artbook, p. 71
  9. (en) 1er Artbook, p. 94-95
  10. (en) 1er Artbook, p. 133
  11. (en) 1er Artbook, p. 146
  12. (en) 1er Artbook, p. 100-101
  13. (en) 1er Artbook, p. 134
  14. a, b, c, d, e, f et g (en) 1er Artbook, p. 145
  15. (en) 1er Artbook, p. 107
  16. a et b (en) 1er Artbook, p. 135
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