Unité populaire (Grèce)

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Unité populaire
(el) Λαϊκή Ενότητα
Image illustrative de l'article Unité populaire (Grèce)
Logotype officiel.
Présentation
Dirigeant Panayiótis Lafazánis
Fondation
Scission de SYRIZA
Positionnement Extrême gauche à gauche radicale
Idéologie Socialisme[1]
Altermondialisme[1]
Euroscepticisme[2],[1]
Populisme de gauche
Couleurs Rouge
Site web http://laiki-enotita.gr/
Représentation
Députés
0 / 300
Périphéries de la Grèce
0 / 703
Députés européens
1 / 21

Unité populaire (en grec : Λαϊκή Ενότητα, Laiki Enótita, LAE) est un parti politique grec fondé le par des dissidents de SYRIZA.

Histoire[modifier | modifier le code]

En août 2015, 25 députés frondeurs membres de SYRIZA opposés à l'accord passé entre le gouvernement Tsípras et l'Union Européenne sur une nouvelle aide de 86 milliards d'euros sur trois ans[3], en échange de nouvelles mesures d'austérité quittent leur parti et fondent Unité populaire[4],[5],[6],[7],[8]. Panayiótis Lafazánis, ancien ministre de l'Énergie démissionnaire du gouvernement Tsípras en juillet 2015, prend la tête du parti[9], qui devient la troisième force du Parlement grec, jusqu'aux élections du 20 septembre 2015.

Yánis Varoufákis, l'ancien ministre des Finances, qui avait été très critique sur la signature de ce troisième plan d'aide, indiquant que le premier ministre avait cédé trop facilement aux exigences des créanciers de la Grèce, et qui est décrit comme proche de ce parti, n'y adhère toutefois pas[10],[11],[12]. Varoufákis décide même de rester au sein de son parti[13].

Zoé Konstantopoúlou, la présidente du Parlement grec rejoint le parti[14].

Le nom du parti est inspiré de Unidad Popular, l'alliance chilienne mené par Salvador Allende en 1970[15].

Le 24 août, un premier sondage crédite le parti de 5,4 % des voix. Lors des élections législatives du 20 septembre 2015[16], Unité populaire perd son groupe parlementaire et n'est plus représenté à la Vouli puisqu'avec 2,87 %, le parti n'obtient aucun député.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Unité populaire, qui est principalement issu du courant Plate-Forme de Gauche de SYRIZA[17], se classe dans le rang des eurosceptiques[2] est d'idéologie socialiste, marxiste et internationaliste.[réf. nécessaire] Il est favorable à un retrait de la Grèce de l'OTAN et de l'euro, « si les politiques d'austérité continuent »[2], ainsi qu'à un gel des relations diplomatiques avec Israël[10],[18].

Anciens députés[modifier | modifier le code]

Le groupe parlementaire se composait jusqu'au des députés suivants :

Objectifs[modifier | modifier le code]

Selon le magazine américain de gauche Jacobin, Unité populaire a pour objectif de rompre avec l'austérité et le mémorandum, ce qui implique la nationalisation des secteurs stratégiques de l'économie, le refus des privatisations et l'annulation d'une partie de la dette grecque. Dans cette perspective Unité populaire compte s'allier avec 13 autres formations ayant signé, le 13 août 2015, un texte appelant à la constitution d'un « Front du non »[10],[19].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Sièges Gouvernement
septembre 2015 155 242 2,86
0 / 300
Extra-parlementaire

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 8 septembre 2015)
  2. a, b et c « Panagiotis Lafazanis, un eurosceptique grec entré en rébellion contre Syriza », news.yahoo.com, 24 août 2015
  3. « La plateforme de gauche répond à Alexis Tsipras », mediapart.fr, 21 août 2015
  4. La liste sur le site du Parlement
  5. « Aléxis Tsípras face au défi parlementaire », liberation.fr, 14 juillet 2015
  6. « Grèce: « Unité populaire », le nouveau parti des dissidents de Syriza » sur ladepeche.fr, 21 août 2015
  7. « Grèce : les frondeurs de Syriza font scission », lejdd.fr, 21 août 2015
  8. « Grèce: une partir de Syriza fait sécession avant les élections », humanite.fr, 21 août 2015
  9. « Grèce: « Unité populaire », le nouveau parti des dissidents de Syriza », leparisien.fr, 21 août 2015
  10. « Grèce: les frondeurs de Syriza créent leur parti - Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des finances et Zoé Konstantopulou, présidente du Parlement, ne figurent pas dans la liste des parlementaires ralliant ce nouveau parti », mediapart.fr, 20 août 2015
  11. « Grèce : « L’Unité populaire » est née ! », penseelibre.fr, 21 août 2015
  12. « Grèce: Varoufakis ne rejoindra pas le nouveau parti des frondeurs de Syriza », lesoir.be, 23 août 2015
  13. « Grèce : Les Grecs vont revoter pour la deuxième fois en huit mois », sur itele.fr (consulté le 31 août 2015)
  14. (en) « Greece rebels form new party ahead of snap polls », jamaicaobserver.com, 21 août 2015
  15. (en) « Résultats officiels des élections législatives grecques de septembre 2015 »
  16. « Au Comité central de Syriza, la plate forme de gauche », ensemble-fdg.org, 24 mai 2015
  17. « Grèce : la grande responsabilité de la Plateforme de gauche », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 11 novembre 2015)
  18. « Grèce : vers la constitution politique d'un front du Non », mediapart.fr, 13 août 2015