Union des progressistes juifs de Belgique

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Une histoire[modifier | modifier le code]

Créée en 1939 par des militants juifs de gauche, immigrés d’Europe de l’Est, communistes ou antifascistes, Solidarité juive (« la Sol ») est à l’origine de la création du Comité de Défense des Juifs (1942). Nombre de ses militants combattent dans les rangs du Front de l’Indépendance, importante organisation de résistance armée à l’occupation allemande. A la libération, Solidarité juive, constituée en ASBL, entreprend un important travail socioculturel de reconstruction de la vie juive détruite. Ses membres sont quasi tous membres du Parti Communiste de Belgique. Ils s’expri- ment publiquement par le biais de sa presse, en yiddish, la langue majoritaire des Juifs d’Europe de l’Est. En 1969, Solidarité juive décide avec des anciens de l’Union Sportive des Jeunes Juifs (USJJ), de l’Amicale des Moniteurs de ses colonies de vacances, du Co- mité des Parents et Amis de l’Union des Jeunes Juifs Progressistes(UJJP), de créer l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB), qui se détache du Parti Communiste mais reste fidèle aux valeurs de gauche. 

Un projet[modifier | modifier le code]

L’UPJB est une association juive militante ancrée dans le mouvement associatif en Belgique. Elle veut promouvoir et transmettre un judaïsme contemporain, laïc et progressiste. L’UPJB veut contribuer à la défense et à la promotion des valeurs démocratiques d’égalité, de solidarité, de justice sociale et, en particulier, combattre toutes les formes de racisme. Avec d’autres associations, l’UPJB agit en faveur d’une politique d’asile et d’immigration à visage humain. L’UPJB veut aussi contribuer à la lutte pour la paix dans le monde et, en particulier, au combat pour un règlement juste du conflit israélo-palestinien qui garantisse la sécurité et la souveraineté des deux peuples dans l’égalité. Fidèle à ses valeurs universalistes, elle rejette toute allégeance à l’État d’Israël. 

Une revue: Points Critiques[modifier | modifier le code]

Tous les deux mois, Points Critiques fait le point – critique – de l’actualité juive progressiste. Car, comme l’UPJB, Points Critiques est une revue «juive progressiste», les deux mots étant indissociables. On peut y trouver de nombreuses traces de la culture juive, contemporaine ou passée (littérature, histoire, philosophie, arts plastiques, musique, arts du spectacle), des réflexions, des débats sur des sujets qui préoccupent la gauche : immigration, racisme et antiracisme, inégalités sociales..., ainsi qu’un agenda, des informations et des comptes rendus d’activités de l’UPJB et de l’UPJB- jeunes. 

Activités de l'UPJB[modifier | modifier le code]

Les prises de position de l'UPJB[modifier | modifier le code]

En tant qu’association juive de gauche, l’UPJB prend régulièrement publiquement position sous forme d’éditoriaux de sa revue, de communiqués de presse ou de « cartes blanches ». Elle participe aussi, avec d’autres associations, à des prises de position publiques collectives et co-organise ou appelle à rejoindre des événements publics (meetings, manifestations de rue) à caractère politique.

Débats & Culture[modifier | modifier le code]

L’UPJB organise très régulièrement des conférences-débats et des ciné-débats sur des questions politiques, sociales et culturelles qui nous intéressent en tant que Juifs de gauche.

Fêtes et commémorations.[modifier | modifier le code]

L’UPJB commémore chaque année, le 19 avril 1943, date du début de l’insurrection du Ghetto de Varsovie et de l’arrêt par trois jeunes résistants du XXe convoi de déportés vers Auschwitz, non seulement ces deux événements héroïques mais aussi le souvenir des déportés juifs et tziganes entre 1942 et 1944.

Elle participe aussi à des commémorations du judéocide, organisées par d’autres associations juives, ainsi qu’à des événements de même nature concernant d’autres génocides. 

La célébration annuelle (laïque) de la Pâque juive constitue pour l’UPJB l’occasion d’actualiser un mythe fondateur des Hébreux à la lumière des combats émancipateurs de notre époque.

Le Grand Bal Yiddish (bisannuel) constitue un grand mo- ment festif, musical, dansant et culinaire de l’UPJB au cours duquel la culture juive ashkénaze (issue d’Europe centrale et orientale) est mise à l’honneur. 

Club Sholem Aleikhem[modifier | modifier le code]

Le club des seniors organise des activités nombreuses et variées pour les aînés : conférences, débats, concerts, pro- jection de lms, visites de musées, d’expositions, de villes, balades-découvertes dans la nature, rencontres avec des personnalités,... Tous les jeudis de 15h à 17h30.

UPJB - Jeunes[modifier | modifier le code]

C’est le mouvement de jeunesse de l’UPJB. Il organise des activités éducatives (culturelles et de détente, basées sur une éducation au partage, à la vie collective) pour tous les enfants de 6 à 16 ans, dans une perspective juive laïque, de gauche, diasporiste (centrée sur la société dans laquelle nous vivons). Comme l’UPJB-adultes, l’UPJB-jeunes veille à transmettre les valeurs de solidarité, d’ouverture à l’autre, de justice sociale, de liberté, d’esprit critique, d’engagement politique et de responsabilités individuelle et collective. L’UPJB-jeunes accueille les enfants et les ados chaque samedi de 14h30 à 18h. Des « camps » d’une durée de une à deux semaines sont organisés plusieurs fois par an en Belgique ou à l’étranger.

Chorale «Rue de la Victoire»[modifier | modifier le code]

On a toujours beaucoup chanté à l’UPJB. « Rue de la Victoire » est une chorale intergénérationnelle qui interprète des chants de lutte et de mémoire en plusieurs langues.

Elle se produit dans le cadre de spectacles, de fêtes, de manifestations commémoratives ou politiques.

Théâtre[modifier | modifier le code]

L’année 2016 a vu la renaissance d’une vieille tradition de l’association : une troupe théâtrale s’est reconstituée à l’UPJB.

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]