Une journée en enfer

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Une journée en enfer
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Logo original du film

Titre québécois Marche ou crève — vengeance définitive
Titre original Die Hard with a Vengeance
Réalisation John McTiernan
Scénario Roderick Thorp
Jonathan Hensleigh
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Cinergi Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Durée 128 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Une journée en enfer, ou Marche ou crève : vengeance définitive au Québec (Die Hard with a Vengeance en version originale) est un film d'action américain réalisé par John McTiernan, sorti en 1995. C'est le troisième opus de la saga Die Hard. En 1995, il a été le plus gros succès mondial au box-office, avec des recettes cumulées dépassant les 366 millions de dollars[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

New York, 1995. Un magasin est soufflé par l'explosion d'une bombe. L'attentat est revendiqué par un inconnu se faisant appeler Simon. Celui-ci exige que le lieutenant John McClane se livre à un périlleux « Jacques a dit[2] » à travers toute la ville, à défaut de quoi d'autres bombes exploseront. Mais John McClane ne tarde pas à découvrir qu'il est en fait le jouet d'une vaste machination.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) sur Allodoublage[3]. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[4]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Deux scénarios ont d'abord été envisagés avant celui utilisé ici. Le premier, titré Troubleshooter, voyait John McClane en croisière aux Caraïbes avec sa famille aux prises avec de nouveaux terroristes. L'idée est abandonnée quand Piège en haute mer avec Steven Seagal entre en pré-production en 1992. Le second script, écrit par Doug Richardson et John Fasano, avait pour toile de fond la prise de contrôle du Métro de Los Angeles. Mais Bruce Willis s'y opposa, jugeant que l'action était trop proche de celle du film précédent, 58 minutes pour vivre, voulant un lieu plus vaste pour l'action principale[5]. On peut également noter que l'intrigue devait à la base servir de trame narrative pour le film L'arme fatale 4, sorti trois ans plus tôt.

Après avoir finalisé le script, Jonathan Hensleigh a été arrêté par le FBI car il savait beaucoup de choses sur Fort Knox, la réservé fédérale d'or.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Sean Connery avait été pressenti pour incarner le méchant Simon Gruber mais l'acteur avait décliné l'offre, trouvant que la cruauté du personnage était trop élevée. Les scénaristes se sont par la suite tournés vers un autre acteur anglais, David Thewlis, avant que le rôle ne soit finalement décroché par Jeremy Irons. L'acteur Anthony Peck, qui tient ici le rôle de Ricky Walsh, était déjà présent dans le premier volet, Piège de cristal où il incarnait un policier (on le voit notamment aux côtés d'Al Powell et Dwayne Robinson pendant les négociations). Il joue ici aussi le rôle d'un policier, peut-être le même, mais rappelons que dans Piège de cristal il incarnait un policier de Los Angeles, or ici, il incarne un policier de New York.

L'acteur Laurence Fishburne que l'on voit notamment dans Mission: Impossible III, avait été pressentit pour incarner Zeus.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné du 30 juillet au 21 décembre 1994.

Musique[modifier | modifier le code]

Michael Kamen revient pour la 3e fois comme compositeur. En plus de ses compositions, la bande originale comprend également des symphonies de Ludwig van Beethoven, ainsi que Les Fonderies d'acier d'Alexandre Mossolov. Dans le film, on peut entendre à plusieurs reprises When Johnny Comes Marching Home, issue du folklore américain, notamment lors de l'attaque de la banque. On pouvait déjà l'entendre dans Docteur Folamour de Stanley Kubrick.

Liste des titres
  1. Summer in the CityThe Lovin' Spoonful (2:44)
  2. Goodbye Bonwits (6:28)
  3. Got it Covered – Fu-Schnickens (4:13)
  4. John and Zeus (3:19)
  5. In Front of Kids – Extra Prolific (2:44)
  6. Papaya King (5:20)
  7. Take A-nother Train (2:55)
  8. Les Fonderies d'acierAlexandre Mossolov (3:08)
  9. Waltz of the Bankers (4:13)
  10. Gold Vault (march of the ants) (3:45)
  11. Surfing in the Aqueduct (2:30)
  12. Symphonie nº 1Johannes Brahms (15:00)
  13. Symphonie nº 9Ludwig van Beethoven (9:46)

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie en salles, Une journée en enfer obtient un accueil mitigé des critiques : dans les pays anglophones, il obtient 51% d'avis favorables sur le site Rotten Tomatoes, pour 45 critiques et une moyenne de 5,7/10[6] et un score de 58/100 sur le site Metacritic, pour 19 critiques[7].

Box-office[modifier | modifier le code]

Alt=Image de la Terre Mondial : 366 101 666 dollars (241e du classement mondial, au 19 mai 2015)[1]
Drapeau des États-Unis États-Unis : 100 012 499 dollars
Drapeau de la France France : 3 458 382 entrées[8]
Drapeau de la Belgique Belgique : 112 318 entrées

Fin alternative[modifier | modifier le code]

Ce troisième volet de la série dispose d'une fin alternative, disponible sur le DVD. Elle n'a pas été ajoutée à la version finale du film car John McTiernan jaugé que McClane était présenté sous un angle trop cruel et menaçant ce qui ne corresponds pas à sa personnalité. Dans celle-ci, Simon Grübur est parvenu à échapper aux autorités et coule désormais une retraite tranquille dans un pays d'Europe de l'Est. John McClane, au chômage, le retrouve et, après une discussion, le force à jouer à un jeu d'énigmes avec un M72 LAW dépourvu d'organes de visée : s'il ne trouve pas la réponse, il doit actionner la détente. Sans la visée, il est impossible de distinguer l'avant de l'arrière. Après quelques tours, Simon finit par échouer et retourne l'arme contre McClane. Croyait-il.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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John McTiernan voulait repousser la sortie du film car il pensait que le public américain pourrait être sensible à certaines scènes d'action à la suite de l'attentat d'Oklahoma.

Par le plus pur des hasards, Une journée en enfer est sorti en France pendant la vague d'attentats sanglants à Paris courant juillet 1995. Cela n'a pas annulé ou reporté sa sortie, malgré toutes les affiches présentes pour l'occasion à Paris et montrant Bruce Willis devant une explosion avec le sous-titre « Un été explosif ! »

Bien qu'elle occupe une place importante parmi les méchants, l'actrice Sam Phillips (Katya) n'a pas une seule réplique de tout le film. De plus, Philips est une chanteuse pop et son rôle était basé sur une photographie de la couverture de l'un de ses albums.

Le prénom de l'un des terroristes de Simon est Karl ce qui est certainement une référence à Karl Vreski dans Piège de cristal. Ironiquement, le Karl de Simon est le premier terroriste à mourir dans Une journée en enfer alors que le Karl de Piège de cristal meurt en dernier.

Il est dit dans le film que McClane sera mort dans quatre minutes. Le temps qu'il pénètre à Harlem, qu'il discute avec Zeus et qu'il se fasse repérer par les membres du gang, quatre minutes s'étaient passées en temps réel.

À l'origine, le panneau sandwich que porte Bruce Willis vers le début du film était vierge. Cette décision avait été prise par la production afin de n'offenser personne et de ne pas rencontrer d'obstacle lors de sa diffusion télévisée. Puis, une inscription a finalement été inscrite "I hate every body" (je hais tout le monde). Cette première inscription a servie durant la version initiale du tournage. Finalement, en postproduction, l'inscription a été transformée en "I hate niggers" (je hais les nègres). Cette dernière inscription a été définitive puisque c'est celle qui est visible dans la version finale du film. De plus, Century Fox voulait supprimer cette scène du scénario mais ils sont finalement revenus là-dessus lorsque le scénariste Jonathan Hensleigh menaçait de vendre le scénario à un autre studio.

La version originale du film comprend un cri de Wilhelm lorsque le taxi que conduit McClane roule dans le parc ce qui n'est pas le cas dans la version française.

Lors du tournage de la séquence où Simon appelle un animateur de radio pour l'avertir d'un incendie, l'interlocuteur était Elvis Duran, un animateur radio réel.

La scène HOT entre Katya et Simon a été ajoutée à la dernière minute tout simplement parce que John McTiernan était persuadé que le film aurait une mention R quant au niveau de violence et il s'était dit que, de toute façon, cette scène n'aurait rien changé. Finalement, le film n'a pas été censuré.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Budget et box-office - Box Office Mojo.
  2. C'est un jeu de mot : le nom anglais de ce jeu est Simon Says (Jacques a dit).
  3. « Fiche du doublage français du film » sur Allodoublage, consulté le 27 février 2015
  4. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 27 février 2015
  5. Dossier (Presque) tout sur Die Hard ! page 3 - AlloCiné.
  6. (en) « Die Hard 3: With a Vengeance », sur Rotten Tomatoes (consulté le 19 mai 2015)
  7. (en) « Die Hard 3: With a Vengeance », sur Metacritic (consulté le 19 mai 2015)
  8. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=3976