Underwood (machine à écrire)

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Underwood
logo de Underwood (machine à écrire)
illustration de Underwood (machine à écrire)

Création 1895
Fondateurs John T. Underwood
Forme juridique Société par actionsVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Produits Machine à écrire

La Underwood Typewriter Company est une ancienne marque américaine de machines à écrire, fondée en 1895 à New York. Ses produits se sont popularisés pendant la première moitié du XXe siècle. Suite à des crises financières, la société a été rachetée par Olivetti au début des années 1960.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1874, l'entreprise familiale de John T. Underwood (en) et son père, John Underwood[1], fabrique du ruban pour machines à écrire et du papier carbone, fournissant notamment la compagnie E. Remington and Sons[2]. John Underwood meurt en 1883 et la compagnie, désormais nommée John Underwood and Company, est déplacée à Brooklyn[1].

Lorsque Remington decide de se lancer dans la production de ses propres produits consommables, Underwood opte pour la fabrication de machines à écrire. Pour son premier modèle, John T. Underwood rachète les designs de l'ingénieur allemand Franz X. Wagner et établit la Wagner Typewriter Company, en 1895. Les premières machines Underwood Model 1 sont lancées en 1895[1], et pendant quelque temps, ses productions portent au dos l'inscription « Wagner Typewriter Co. »[3].

En 1898, la production est déplacée vers Bayonne, et l'Underwood Typewriting Manufacturing Company est créé[1].

Après un nombre d'innovations, l'Underwood Model 5 arrive en 1899. Ce modèle, le plus salué de la compagnie, devient la norme industrielle des machines à écrire pour plusieurs décennies[3], jusqu'à la fin de sa production en 1933[4].

À l'entrée du nouveau siècle, la compagnie bénéficie d'accords de production avec le gouvernement des États-Unis et connait un expansion importante[1].

En 1901, la société migre vers un nouveau centre de production à Hartford, Connecticut. Dans sa première année en fonctions, l'établissement produit plus de 12 000 machines à écrire. Deux années après, Wagner Typewriter et Underwood Typewriter fusionnent pour former l'Underwood Typewriter Company[1].

Pendant les premières décennies du XXe siècle, l'entreprise se situe parmi les fabricants américains les plus importants, dominant le marché des machines à écrire, ainsi que celui des consommables qu'elle continue à produire depuis 1874. En 1915, Underwood emploie près de 7 500 salariés et fabrique 500 unités par jour[1].

En décembre 1927, en réponse à l'acquisition de Rand-Kardex, Baker-Vawter et Dalton par Remignton, Underwood et Elliot-Fischer fusionnent, créant Underwood-Elliot-Fischer[5]. Plus tard la société est renommé Underwood Corporation[6].

À la fin des années 1930, la compagnie avait placé plus de cinq millions de machines partout au monde[7]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Underwood est chargée avec la production de carabines M1 pour l'armée américaine. Au rétablissement de la paix, la compagnie change de nom et devient Underwood Corporation[1].

En 1959, la société italienne Olivetti prend contrôle de grande partie de la compagnie américaine[4]. Le , la fusion entre Underwood Typewriter Company et Olivetti est achevée[8],[2].

Underwood figure alors commue une sous-marque d'Olivetti. Les machines Model 18, 21 et 255 Portable arrivent dans cette période[4].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Plusieurs écrivains du XXe siècle ont popularisé les machines Underwood, notamment Ernest Hemingway, F. Scott Fitzgerald, William Faulkner, Jack Kerouac et Robert E. Howard[9].

Le personnage de Jack Torrance dans le livre Shining, de Stephen King, utilise une machine à écrire Underwood pour créer sa pièce, « The Little School »[9].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h (en) « Underwood, John Thomas (1857-1937), typewriter manufacturer », sur American National Biography (DOI 10.1093/anb/9780198606697.001.0001/anb-9780198606697-e-1001669, consulté le 15 mai 2020)
  2. a et b (en) « The Story Of The Underwood Typewriter Company », sur www.mediapost.com (consulté le 9 mai 2020)
  3. a et b (en-US) « Underwood 1 Typewriter – Antique Typewriters » (consulté le 10 mai 2020)
  4. a b et c « Underwood-Elliot-Fisher Typewriter Model Serial Number Database », sur typewriterdatabase.com (consulté le 10 mai 2020)
  5. (en-US) « Business & Finance: Underwood-Elliott-Fisher », Time,‎ (ISSN 0040-781X, lire en ligne, consulté le 10 mai 2020)
  6. (en) National Park Service, « National Register of Historic Places Inventory Nomination Form », sur nps.gov, (consulté le 10 mai 2020)
  7. (en) Karen DePauw, « Typing History », sur www.wnpr.org (consulté le 9 mai 2020)
  8. (en-US) « Olivetti Underwood Corp. Completes Merger Terms », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 10 mai 2020)
  9. a et b (en-US) « Underwood Typewriter Models: Why Every Enthusiast Needs One », sur The Old Timey, (consulté le 10 mai 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Pierre Choplin, Entretien et réparation des machines à écrire : (Underwood et apparentées), Les Éditions de Montligeon, La Chapelle-Montligeon (Orne), 1951, 241 p.
  • A. J. Courcelle, Cours élémentaire de dactylographie. d. spéciale à la machine Underwood, Belin, Paris, s. d., 116 p.
  • J. Frappier, Pour entretenir et réparer sa machine à écrire, machines américaines Underwood Remington Royal, Dunod, Paris, 1934, 109 p.