Un flic (film, 1972)

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Un flic
Réalisation Jean-Pierre Melville
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Policier
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un flic est un film français réalisé en 1971/1972 par Jean-Pierre Melville et sorti en salles le .

Devise[modifier | modifier le code]

« Les seuls sentiments que l'homme ait jamais été capable d'inspirer au policier sont l'ambiguïté et la dérision… » (François-Eugène Vidocq)

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'avant-veille de Noël, un gang constitué de Simon, Louis, Marc et Paul attaque une banque à Saint-Jean-de-Monts en Vendée. Au cours de ce braquage, Marc est très grièvement blessé. À Paris, le commissaire Édouard Coleman commence son périple nocturne par la descente des Champs-Élysées. Il a ses habitudes un peu plus loin, rue d'Armaillé, au Simon's, la boîte de nuit appartenant au chef du gang, Simon. Il est, en effet, l'amant de Cathy, la « femme » de Simon. Pour empêcher la police de remonter jusqu'à eux, Marc, pourtant hospitalisé dans une clinique, est achevé par Cathy. Simon, Louis et Paul projettent un nouveau coup audacieux : l'agression de « Mathieu la Valise » qui doit transporter une importante quantité de drogue à bord du train de nuit Paris - Lisbonne. Simon réussit à aborder le train à partir d'un hélicoptère à la hauteur de Morcenx dans les Landes et dérobe la précieuse marchandise. Coleman poursuit son enquête et appréhende Louis, qui finit par parler. Le commissaire retourne au Simon's pour faire comprendre à Simon, non sans une certaine ambiguïté, qu'il n'ignore plus rien de ses activités. Simon avertit Paul qui se suicide plutôt que d'être arrêté. Simon organise sa fuite avec Cathy, mais au petit matin Coleman l'abat, en haut de l'avenue Carnot, sous les yeux de Cathy.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisation et scénario : Jean-Pierre Melville
  • Genre : Policier
  • Pays : Drapeau de la France France
  • Production : Robert Dorfmann
  • Musique : Michel Colombier
  • Son : Jean Nény
  • Décors : Théo Meurisse
  • Adjoint à la réalisation : Marc Grunebaum
  • Montage : Patricia Nény
  • Caméra tenue par André Domage
  • Ensemblier : Pierre Charron
  • Accessoiriste : René Albouze
  • Prise de son : André Hervée
  • 1er assistant réalisateur : Jean-François Delon
  • 1er assistant caméraman : Valéry Ivanow
  • Script-girl : Florence Moncorgé
  • Régisseur général : Jean Drouin
  • Régisseur général d'extérieurs : Phillip Kenny
  • Assistant décorateur : Enrique Sonois
  • Costumes : Colette Baudot, Yves Saint Laurent (pour Catherine Deneuve)
  • Maquillage : Michel Deruelle
  • 2e assistant réalisateur : Pierre Tati
  • Assistants stagiaires : Bernard Girardot & Philippe Martin
  • Assistantes monteuses : Marie-José Audiard & Sophie Tati
  • Montage son : Maurice Laumain
  • Directeur de la photographie : Walter Wottitz
  • Directeur de production : Pierre Saint Blancat
  • Paroles : Charles Aznavour, avec la voix de Isabelle Aubret
  • fourrures : Jeanne Nataf
  • Générique : Eurocitel Georges Pansu
  • Date de sortie : en Drapeau de la France France

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le hold-up fut tourné à Saint-Jean-de-Monts au café "Le Cardinal" (désormais "La Piscine") maquillé en banque et les scènes relatives au poste de police dans l'immeuble de bureaux de la Sûreté à Paris, 13e.

Musique du film[modifier | modifier le code]

Le générique de fin est chanté par Isabelle Aubret avec la chanson « C'est ainsi que les choses arrivent » composée par Charles Aznavour et Michel Colombier et écrite par Charles Aznavour.

La bande originale du film de Michel Colombier est sortie chez Barclay avec le 45 tours 61.692. En face 1 figure « C'est ainsi que les choses arrivent », en face 2 figure « Un monsieur distingué »[1]. Ces deux morceaux figurent sur le CD Jean-Pierre Melville Le Cercle Noir[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Tristan Renaud dans la revue Cinéma 72 est déçu par l'évolution de Jean-Pierre Melville et notamment par l'évolution de ses sujets, qui deviennent de simples histoires de voleurs. Il considère le scénario comme insignifiant[3].

Dans la revue Positif, Gérard Legrand est lui aussi très sévère à l'égard du film : « On n'ose parler de « vide », car ce mot a encore quelque chose de « mallarméen », qui force le respect. »[4]

Réception publique[modifier | modifier le code]

Après une première mondiale à Lyon pour l’inauguration des « 4 Pathé » le 24 octobre 1972, le film sort le lendemain à Paris dans 15 salles (Gaumont-Colisée, Gaumont-Convention, Gaumont-Gambetta, Gaumont-Rive Gauche, Caravelle, Fauvette, Français, Victor Hugo ; 7 salles en périphérie), avec 106 102 entrées en 1re semaine. Après 11 semaines d’exploitation, le film totalise 354 806 entrées à Paris. Au total, le film totalise plus de 1,4 million de spectateurs sur toute la France, loin des 4,3 millions du Cercle rouge, mais proche du 1,9 million du Samouraï[5],[6],[7].

Autour du film[modifier | modifier le code]

C'est le dernier film de Jean-Pierre Melville. Il préparait son prochain film Contre-enquête avec Yves Montand. Après sa mort, Philippe Labro entreprit de reprendre le projet, puis finalement y renonça.

Jean-Pierre Melville a placé dans le film ses deux voitures personnelles, une Pontiac Firebird grise de 1969 en figuration, et une Plymouth Fury III noire de 1966 conduite par Alain Delon, comme il l'avait déjà fait dans Le Cercle rouge en 1970.

DVD[modifier | modifier le code]

Le DVD édité par Studio Canal Vidéo en mai 2005 comporte un documentaire sur le film avec Jean-François Delon (1er assistant réalisateur, frère d'Alain Delon) et Florence Moncorgé-Gabin (script-girl, fille de Jean Gabin) avec des extraits du Journal Télévisé de 20h du 6 mars 1972 et de l'émission Pour le Cinéma du 12 mars 1972 montrant des images du tournage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. pochette du 45 tours : http://www.encyclopedisque.fr/disque/20785.html
  2. Universal Music Jazz 530.857.4) sorti en juin 2008 ; sur ce CD figure également un medley instrumental: "Un casse"
  3. Tristan Renaud, « Un flic », Cinéma, no 171,‎ , p. 140
  4. Gérard Legrand, « Un flic », Positif, no 147,‎ , p. 80
  5. « Un Flic », sur jpbox-office.com (consulté le 17 novembre 2012)
  6. « Le Samouraï », sur jpbox-office.com (consulté le 17 novembre 2012)
  7. « Le Cercle rouge », sur jpbox-office.com (consulté le 17 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]