Umm Ayman

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Umm Ayman
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Biographie
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Enfant
Usama ibn Zayd (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Religion

Umm Ayman (née en ? - morte à la fin de l'année 632) était l'esclave et la nourrice éthiopienne du prophète de l'islam Mahomet. Son vrai nom était Barakah bint Tha'laba.

Mahomet l'aimait comme une seconde mère. Les musulmans considèrent Umm Ayman comme un membre de la famille de Mahomet[1].

Mahomet affranchit Umm Ayman quand il épousa Khadija bint Khowaylid, en 595.

Umm Ayman resta toujours auprès de Mahomet, même après son affranchissement[2]. A cette époque, elle était mariée à Ubayd ibn Zayd et avait eu un fils de lui, qu'elle avait nommé Ayman. Oum Ayman devint vite veuve.

Umm Ayman crut immédiatement en l'islam, dès 610. Elle aimait tellement Mahomet (son ancien petit protégé) qu'elle n'avait aucun doute quant à son rôle de Messager de Dieu. Elle joua un rôle important dans la lutte contre les persécutions de la Mecque. Elle reléguait les messages que Khadija bint Khowaylid envoyait à son mari Mahomet jusqu'à la cachette de ce dernier, au péril de sa vie.[3]

Zayd ibn Haritha, un autre affranchi de Mahomet, décida d'épouser Umm Ayman alors qu'elle avait déjà environ 50 ans. Zayd jugeait qu'Umm Ayman n'était ni belle ni gracieuse, mais elle était méritante. Mahomet avait d'ailleurs dit d'Umm Ayman qu'elle était comme une houri, une "femme exemplaire du Paradis".

Umm Ayman émigra d'abord en Abyssinie en 615, pour échapper aux persécutions de La Mecque, puis elle émigra à Médine en 622[4].

Umm Ayman participa à plusieurs batailles où elle était porteuse d'eau et infirmière. Elle donnait à boire aux soldats musulmans et soignait les blessés. Elle fut présente notamment aux batailles d'Uhud (en 625), et de Khaybar (en 628)[5].

En 629, Umm Ayman se retrouva veuve une seconde fois. Son époux Zayd fut tué à la bataille de Mu'tha, en Syrie.

Respectée et aimée des musulmans, Umm Ayman garda toujours l'affection de Mahomet.

Un jour, Umm Ayman vit Mahomet boire de l'eau. Espiègle, elle tendit un verre à Mahomet et dit : "Sers-moi à boire, ô Messager." ... Choquée, Aïcha dit à l'affranchie : "Tu demandes cela à l'Envoyé de Dieu ?" Umm Ayman sourit et répondit : "J'ai servi le Messager plus que cela ! (sous-entendu : j'ai fait plus que lui donner un simple verre d'eau)." Mahomet approuva son ancienne nourrice, et lui donna à boire[6].

Umm Ayman éprouva un grand chagrin quand Mahomet mourut, en juin 632. Elle mourut 5 mois après lui[7].

Mahomet avait comparé Umm Ayman à une femme du Paradis (une houri).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II), As-Sahabiyat, éditions Tawhid, , p 129 et 132
  2. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II), As-Sahabiyah, éditions Tawhid, , p 129
  3. « Barakah-Umm-Ayman », sur http://www.islamophile.org, (consulté le 21 août 2017)
  4. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II), As-Sahabiyah, éditions Tawhid, , p 130 et 131
  5. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II) As-Sahabiyah, éditions Tawhid, , p 132
  6. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II), As-Sahabiyah, éditions Tawhid, , p 132
  7. Abou Oussama et Malika Dif, Les Premières Femmes de l'islam (tome II), As-Sahabiyah, éditions Tawhid, , p 133