Ruben Um Nyobe

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Ruben Um Nyobé
Illustration.
Ruben Um Nyobé
Fonctions
Secrétaire général de l'Union des populations du Cameroun
Successeur Félix-Roland Moumié
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Eog Makon, près de Éséka, département du Nyong-et-Kéllé (Kamerun)
Date de décès (à 45 ans)
Lieu de décès Libelingoï (Cameroun français)
Nature du décès Homicide extrajudiciaire (assassiné)
Nationalité camerounaise
Parti politique Union des populations du Cameroun (UPC)
Père Nyobé Nsounga
Mère Ngo Um Nonos
Conjoint Marthe Françoise Ngo Mayack (1944), Marie Ngo Njock Yébga
Enfants Daniel
Entourage Félix-Roland Moumié, Ernest Ouandié, Abel Kingué,Théodore Mayi Matip
Profession Militant nationaliste
Greffier,
syndicaliste

Ruben Um Nyobe

Ruben Um Nyobè[Note 1], surnommé « Mpodol » (« celui qui porte la parole des siens », en langue bassa)[1], c'est-à-dire le « porte-parole »[2], est un dirigeant camerounais et première personnalité politique à revendiquer l'indépendance de son pays, le Cameroun, en Afrique francophone et l'unification des parties orientale (sous tutelle française) et occidentale (sous tutelle anglaise).

D'ethnie bassa, il est né le 10 avril 1913 à Eog Makon et est mort assassiné, alors qu'il menait une rébellion armée, par l'armée française le 13 septembre 1958 à Libelingoï, près de Boumnyébel (actuel département du Nyong-et-Kéllé, région du Centre). Um Nyobè est la figure de proue de la lutte pour l'indépendance du Cameroun. Ses compagnons furent notamment Félix-Roland Moumié et Ernest Ouandié.

Jusque dans les années 1990, toute évocation de Ruben Um Nyobè était interdite[3]. La loi camerounaise n° 91/022 du 16 décembre 1991 le réhabilitera, celui-ci ayant "œuvré pour la naissance du sentiment national, l'indépendance ou la construction du pays, le rayonnement de son histoire ou de sa culture" [4],[5]. Aux termes de l'article 2 de la loi précitée, "la réhabilitation (...) a pour effet de dissiper tout préjugé négatif qui entourait toute référence à ces personnes, notamment en ce qui concerne leurs noms, biographies, effigies, portraits, la dénomination des rues, monuments ou édifices publics" [6].

Enfance[modifier | modifier le code]

Ruben Um Nyobè est né en 1913 à Eog Makon non loin de Boumnyébel, ville du Cameroun située dans l'arrondissement d'Eséka, à environ 70 km de Yaoundé, de l'union de Nyobé Nsounga et de Ngo Um Nonos, tous deux paysans basa'a. Le Cameroun est alors encore sous occupation allemande, mais se trouve partagé après la première guerre mondiale entre la France et le Royaume-Uni.

Um Nyobè est scolarisé dans les écoles presbytériennes de la partie du pays occupé par la France. Il fait partie de la minorité d'indigènes ayant accès à cette scolarisation. Par la suite, il est promu fonctionnaire, d'abord dans le domaine des finances, puis dans l'administration judiciaire[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Marthe Françoise Ngo Mayack, Badjôb[Note 2], en 1944, Um Nyobè s'en serait séparé pour prendre le maquis en 1955. Sa compagne de clandestinité est, jusqu'à sa mort, Marie Ngo Njock Yébga, de laquelle il eut un fils, Daniel, né le 25 avril 1957 dans le maquis [8]. Polyglotte, il parle le français, le bassa, le bulu, et le douala[3].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il devient fonctionnaire et s’intéresse assez tôt à la politique. Il s’engage à la fin des années 1930 dans la Jeunesse camerounaise française (JeuCaFra), une organisation mise sur pied par l’administration française pour contrecarrer la propagande nazie[9], avant de prendre part, à la fin de la seconde guerre mondiale, au Cercle d’études marxistes – lancé à Yaoundé par l'instituteur et syndicaliste français Gaston Donnat[10] – qui allait devenir une véritable pépinière du nationalisme camerounais. L'association se propose de lutter dans un mème élan contre « le nazisme, le racisme et le colonialisme ».

Syndicalisme[modifier | modifier le code]

Um Nyobè rejoint également l'Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC), soutenue par la CGT. Toutefois, dans les colonies, les revendications syndicales se mêlent inévitablement à la question du colonialisme ; les syndicats militent pour l'égalité salariale entre travailleurs blancs et indigènes, pour la fin des discriminations dans les promotions et finalement contre les relations d'autorité entre l’administration française et les populations camerounaises. En mai 1945, le Cercle d'études marxistes (devenu "Cercles d'études sociales et syndicales") s'oriente vers la création d'un « mouvement national camerounais avec comme objectif l'indépendance ». Rapidement, deux évènements accélèrent le développement d'un sentiment nationaliste et anticolonial[7].

En septembre 1945, à Douala, des colons ouvrent le feu sur une manifestation de grévistes la faisant dégénérer en émeute. Les affrontements s'étendent et un avion sera même utilisé pour mitrailler les émeutiers. Officiellement, selon les autorités coloniales, le bilan serait de 8 morts et 20 blessés, mais selon l'historien Richard Joseph, ce bilan serait très inférieur à la réalité et les morts se compteraient en dizaines. La répression qui s'ensuit contre l'USCC et ses dirigeants conduit une nouvelle génération de militants à en assumer la direction. Ruben Um Nyobè devient secrétaire général du syndicat en 1947[7].

Le second évènement majeur est la création du Rassemblement démocratique africain. Um Nyobè est présent à Bamako en septembre 1946 pour le premier congrès du parti en tant que représentant de l'USCC. De retour au Cameroun, il travaille à la création d'un parti camerounais suivant cette dynamique; qui aboutit à la fondation de l'Union des populations du Cameroun (UPC) par des syndicalistes de l'USCC, la nuit du dans un café-bar de Douala. S'il n'est pas présent lors de la fondation, il en est néanmoins propulsé à la tête au mois de novembre 1948[11].

Engagement dans l'UPC[modifier | modifier le code]

Le parti se dote ensuite d'une branche féminine en 1952, l'Union démocratique des femmes camerounaises, notamment pour lutter contre les discriminations spécifiques aux femmes, puis d'une organisation de jeunesse en 1954, la Jeunesse démocratique du Cameroun. Il insiste particulièrement sur « les efforts à déployer pour élever le niveau idéologique des militants et responsables », et des écoles du parti sont créées. Sur le plan organisationnel, il défend le renforcement des « comités de base » pour construire un parti agissant par le bas et préfère pour cette raison parler de « mouvement » plutôt que de « parti »[7].

En dépit de ses faibles moyens financiers, l'UPC est capable d’émettre trois journaux (La Voix du Cameroun, l’Étoile, et Lumière) grâce à la mobilisation de ses militants et milite autour de trois thèes principaux : l'indépendance nationale, la réunification de l'ex-Kamerun allemand et la justice sociale. Um Nyobè parcourt le territoire pour donner partout des conférences. Selon l'historien Louis Ngongo, « l'expérience syndicale de Ruben Um Nyobè lui donne un avantage indéniable sur d'autres leaders politiques. Au lien de s'envoler dans des théories fumeuses de liberté, d'indépendance..., le secrétaire général de l'UPC fait passer ses idées en assumant les préoccupations des manœuvres des villes et des paysans des brousses : le prix du cacao, comparé au prix du sel et des menus articles importés d'Europe, l'accroissent du chômage, l'insuffisance des hôpitaux et des écoles »[7].

Um Nyobè s'oppose au tribalisme et à son instrumentalisation par le colonialisme comme facteur de division : « une telle situation nous impose de rompre avec un tribalisme périmé et un régionalisme rétrograde qui, à l'heure actuelle comme dans l'avenir, représentent un réel danger pour l'épanouissement de cette nation camerounaise ». Cette approche le conduit aussi à s'opposer aux intégrismes religieux, ainsi qu'à dénoncer le racisme anti-blancs[7].

Interventions à l'ONU[modifier | modifier le code]

Ruben Um Nyobè manifeste une grande confiance en l'ONU, alors récemment créée, et en le droit international. Le Cameroun étant théoriquement « mis sous tutelle » et non exactement une colonie, ce statut lui offre des opportunités juridiques devant le droit international dont ne bénéficiaient pas d'autres colonies. Um Nyobè espère les utiliser afin d'éviter d'avoir à recourir à la violence pour gagner l'indépendance. Il multiplie les pétitions en direction des Nations unies, organise des manifestations chaque fois qu'une mission de l'ONU se rend au Cameroun et intervient à trois reprises devant la commission de tutelle de l'ONU, entre 1952 et 1954[7].

Ses demandes de visa de heurtent toutefois à des mesures discriminatoires à l’ambassade des États-Unis à Paris. En 1952, il est bloqué à Paris pendant près d’un mois. C’est sous la pression et l’appui du Parti communiste (PCF), des intellectuels de gauche français, et de l’Union nationale des étudiants camerounais, que le visa lui est remis. Le visa arrive assez en retard et il n'assiste qu’aux dernières séances à l'ONU, après avoir été retenu encore plus de trois heures dans les locaux des services de l’immigration à l’aéroport de New York[12].

Ruben Um Nyobè plaçait la réunification en dehors de l’indépendance. Il estimait que l'unification, étant un prérequis à l’indépendance, devait se produire bien avant cette dernière. Il déclara ainsi dans son discours devant la 4e Commission de tutelle de l'Assemblée générale de l'ONU au mois de décembre 1952 : « il est question de demander à l'organisation des Nations unies de trouver de véritables solutions qui permettront aux Camerounais d'accéder à leur indépendance dans un avenir raisonnable, c'est- à-dire le plus proche possible. Et nous sommes modérés dans notre action. Nous ne demandons pas d'indépendance immédiate. Nous demandons l'unification immédiate de notre pays et la fixation d'un délai pour l'indépendance »[13]'[14]. Il reçoit le soutien de l'Union soviétique, des pays d'Europe de l'Est et de certains pays d’Amérique latine[15] .

Entrée au maquis[modifier | modifier le code]

Um Nyobè est initialement opposé à la violence. En 1952, il affirme que « la lutte armée a été menée une fois pour toutes par les Camerounais qui ont largement contribué à la défaite du fascisme allemand. Les libertés fondamentales dont nous revendiquons l'application et l'indépendance vers laquelle nous devons marcher résolument ne sont plus des choses à conquérir par la lutte armée. C'est justement pour prévenir une telle éventualité que la Charte des Nations unies a préconisé le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Néanmoins, il reconnait le droit des peuples à la lutte armée ailleurs sur la planète, lorsque les circonstances l'imposent. Il salue ainsi les « luttes héroïques » menées par les Vietnamiens du Việt Minh et les Algériens du FLN.

Deux mois avant les émeutes de mai 1955, qui coûtèrent la vie (d'après le bilan officiel) à 25 personnes (2 Européens et 23 Camerounais dont un policier) et 62 policiers blessés[16], il gagne le maquis et refuse de se présenter au tribunal le jour de l’audience de l’« affaire De Gelis contre Um »[17],[18]. Le 13 juin 1955, l'UPC est interdite par le gouvernement français. Depuis le maquis, il crée, le , au cours d’une réunion de responsables de l’UPC, une armée dénommée Comité national d’organisation (CNO). Le chef militaire en est Isaac Nyobè Pandjok, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale[19]. En outre, il entreprend de mettre aussi en place une administration parallèle à l'administration coloniale. Cette administration entreprit d’établir des actes officiels tels que les actes de naissance, les actes de mariage, les cartes d’identité « kamerunaises », les titres fonciers, etc.[20].

Pierre Messmer, le nouveau haut-commissaire est alors favorable à une reprise du dialogue avec Ruben Um Nyobè. Paul Soppo Priso crée le , en collaboration avec Ruben Um Nyobè, un mouvement politique dénommé Courant d’union nationale.

Le , l’Assemblée législative du Cameroun remplace l’Assemblée territoriale du Cameroun et des élections législatives sont prévues, les candidats peuvent se présenter en leur propre nom.

Le se tient à 10 km de la ville d’Ebolowa un congrès du Courant d’union nationale pour trancher de la participation de ses membres audit scrutin, à l’issue des débats, les partisans du boycott du scrutin par les Upécistes l’emportent sur ceux de la participation à celui-ci[21].

À l'issue de ces élections, André-Marie Mbida, député du groupe parlementaire des Démocrates camerounais, qui deviendra plus tard le Parti des démocrates camerounais, est désigné chef de l'État et Premier ministre de l'État autonome du Cameroun sous tutelle des Nations unies par 56 voix contre 10[22].

Toutefois, en raison des troubles, le scrutin ne s'est pas déroulé dans la région de Ruben Um Nyobè.

Au lendemain des élections du , Pierre Messmer suggère alors l’organisation d’une élection partielle, tout spécialement pour Ruben Um Nyobè, afin de l’intégrer à l’Assemblée législative du Cameroun[23]. Il envoie de ce fait l'évêque de Douala, Mgr Thomas Mongo, à la rencontre de Um Nyobè pour des pourparlers. Celui-ci déclare que les « institutions mises en place sont fantoches car l’UPC n’en a pas le contrôle »[24] et exige d'être « désigné Premier ministre à la place d’André-Marie Mbida »[24]. Il demande « que Pierre Messmer accepte une rencontre publique avec lui »[24] et « que l’UPC forme un gouvernement d’union nationale »[24]. Lors de la deuxième rencontre avec le prélat, il lui fait savoir que « le Comité central de l’UPC a siégé et qu’il a conclu que Ruben Um Nyobè ne peut accepter qu’une seule et unique chose : le poste de Premier ministre et rien d’autre »[25].

Or, c'est la coalition parlementaire Paysans indépendants, Union camerounaise (UC) et Démocrates camerounais (DC) qui gouverne. De plus ces groupes parlementaires forment à eux seuls la quasi-totalité des députés à l'Assemblée législative. Une élection dans la région de Ruben Um Nyobè n'aurait pas changé le rapport de forces. De plus, Pierre Messmer ne peut juridiquement révoquer le Premier ministre André-Marie Mbida. En effet d'après les statuts de l’État autonome du Cameroun, un haut-commissaire ne peut en aucun cas démettre un Premier ministre de ses fonctions[26].

Assassinat[modifier | modifier le code]

Pierre tombale à Éséka

Ruben Um Nyobè fut abattu par l'armée française le dans la forêt où il se cachait, après que les troupes coloniales françaises l'eurent localisé, grâce à des indiscrétions de quelques « ralliés ». Après de longs mois de traque contre ses partisans, tous tués ou capturés les uns après les autres, son campement fut localisé début septembre 1958 par le capitaine Agostini, officier des renseignements et par Georges Conan, inspecteur de la sûreté[27]. Um Nyobè fut abattu de plusieurs balles, tombant sur le bord d'un tronc d'arbre qu'il s'efforçait d'enjamber ; c'était près de son village natal, Boumnyebel, dans le département du Nyong-et-Kéllé dans une zone occupée par l'ethnie Bassa dont il était par ailleurs natif.

Après l'avoir tué, les militaires traînèrent son cadavre dans la boue, jusqu'au village Liyong. Cela le défigura, sa peau, sa tête et son visage étant profondément déchirés. En travestissant à ce point sa dépouille, la force coloniale voulut « détruire l'individualité de son corps et le ramener à la masse informe et méconnaissable » écrit l’historien camerounais Achille Mbembe. C'est dans le même esprit, poursuit-il, qu'« on ne lui accorda qu'une tombe anonyme ». Aucune épitaphe, aucun signalement particulier n'y furent inscrits. Les autorités coloniales le firent enterrer sans cérémonie, coulé dans un bloc massif de béton[28].
Pour Charles Okala, ancien ministre et leader politique, qui s´est confié à Abel Eyinga trois années après la mort de Um Nyobè, « la décision de procéder à l'élimination physique de Ruben Um Nyobè avait été prise [en la présence de M. Okala] dans la ville de Batschenga, au cours d´une réunion à trois, Ahmadou Ahidjo, Moussa Yaya Sarkifada et lui, Charles Okala. »[29]

Postérité[modifier | modifier le code]

Monument à Éséka

Le gouvernement français annonce aux Camerounais, maintenant que « l’hypothèque Um Nyobè » est levée, qu’elle accordera l’indépendance à leur pays le 1er janvier 1960. La dictature d’Ahmadou Ahidjo, soutenue par le gouvernement français, interdit toute référence à Ruben Um Nyobè et à l’UPC[30].

Aujourd'hui, si Ruben Um Nyobè est presque oublié en France, il est au Cameroun l’objet d’une immense admiration. Après la répression des émeutes de février 2008, l'universitaire et militant Achille Mbembe estie que le Cameroun doit réussir à « réveiller le potentiel insurrectionnel » que Ruben Um Nyobè avait en son temps su allumer[30].

Depuis le 22 juin 2007, un monument à sa mémoire a été érigé au carrefour Abbé Nicolas Ntamack à Eséka. Le monument, conçu par le lieutenant-colonel Maurice Teguel, architecte, fut réalisé par Jacques Mpeck Tedga. Il est constitué d’une statue de 6 m de hauteur, placée sur un socle de 5 m pesant 20 tonnes dans un jardin public de 400 m². Ce monument représente l’arrivée de Ruben Um Nyobè à la gare d’Eséka en 1952 alors qu’il revient d’un sommet de l’ONU.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Accent grave. Graphie retenue notamment par Enoh Meyomesse, Richard Joseph et autres.
  2. Badjôb est le nom d'une des familles du peuple bassa http://adina-bassa.com/index.php?option=com_content&view=article&id=72:les-grandes-familles-bassa&catid=11&Itemid=105

Références[modifier | modifier le code]

  1. "13 septembre 1958 : Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun, est abattu par l’armée française", article de Libération, 16 septembre 2016, en ligne sur http://www.gauchemip.org (consulté le 30 janvier 2017).
  2. Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique, Nouveau Monde éditions, 2011 (ISBN 978-2-84736-515-3) p. 63.
  3. a et b « Panafricain-e-s : Ruben Um Nyobè, le héros oublié du Cameroun », sur Le Monde.fr (consulté le 29 mars 2018)
  4. Loi n°91/022 du 16 décembre 1991 portant réhabilitation de certaines figures de l'histoire du Cameroun, en ligne sur https://www.prc.cm/fr, (consulté le 29 janvier 2017),
  5. Juridis Info, Revue de législation et de jurispridence (sic) camerounaises, numéro 9, janvier-février-mars 1992, pp 5-9, en ligne sur https://books.google.fr, (consulté le 30 janvier 2017)
  6. Ibidem
  7. a, b, c, d, e, f et g Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine, La Découverte, , p. 98-116
  8. Le Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique 1948-1971
  9. Martin-René Atangana, Capitalisme et nationalisme au Cameroun: au lendemain de la seconde guerre mondiale (1946-1956), Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859443276, lire en ligne)
  10. « pnpa55_58_02.html », sur mongobeti.arts.uwa.edu.au (consulté le 29 mars 2018)
  11. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 25.
  12. Stéphane Prévitali, Je me souviens de Ruben Mon témoignage sur les maquis camerounais (1953-1970) (ISBN 2-86537-807-1), P.6
  13. Bouopda Pierre Kamé, Cameroun. Du protectorat vers la démocratie - 1884-1992, L'Harmattan, 2008, p. 84
  14. « Cameroun : le jour où Ruben Um Nyobè s’exprima devant l’ONU », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  15. Abel Eyinga, L’Upc : une révolution manquée ?, Chaka, 1991.
  16. Les Émeutes de mai 1955, Service de l'information, Cameroun, 1955
  17. Abel Eyinga, L’UPC : une révolution manquée ?, Chaka, 1991, p. 89
  18. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 39.
  19. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 40.
  20. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 41.
  21. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 47.
  22. La Presse du Cameroun n° 2113 du jeudi 16 mai 1957
  23. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 48.
  24. a, b, c et d Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 50.
  25. Enoh Meyomesse, Le Carnet Politique de Ruben Um Nyobè, Chronique d'un combat héroïque, p. 51.
  26. Article 19 alinéa 4 du décret no 57-501 du 16 avril 1957 portant Statut du Cameroun, Cf. JP Guiffo Moppo, ibid, p. 15.
  27. Gabriel Périès, David Servenay, Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994), Éd. La Découverte, 2007, p. 88.
  28. J.-A. Mbembé, La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, 1920-1960: histoire des usages de la raison en colonie, Karthala, 1996, p. 16
  29. Jean Baptiste Ketchateng, « Cameroun : Ahidjo a-t-il fait tuer Um Nyobe ? », sur www.peuplesawa.com (consulté le 20 février 2017)
  30. a et b « Cameroun, il y a cinquante ans, l’assassinat de Ruben Um Nyobè », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Axel Bayiga, L'incorruptible guérilléro, Ruben um Nyobe, héros et martyr, Publications Galaxie, Edéa, 1991, 95 p.
  • Mongo Beti, Lettre ouverte aux Camerounais, ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobé, Éd. des peuples noirs, Rouen ; l'Harmattan, Paris, 1986, 131 p.
  • Achille Mbembe, Écrits sous maquis, L'Harmattan, 1989
  • Achille Mbembe, Naissance du maquis dans le sud-Cameroun, Karthala, 1996
  • Achille Mbembe, « Pouvoir des morts et langage des vivants. Les errances de la mémoire nationaliste au Cameroun » in Politique africaine, no 22
  • Stéphane Prévitali, Je me souviens de Ruben, Éditions Khartala, 1999, (ISBN 2-86537-807-1)
  • Ruben Um Nyobè, recueil de textes introduit par Saïd Bouamama, Editions du CETIM, collection "Pensées d'hier pour demain", 2017, 96 pages
  • Thomas Deltombbe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, La guerre du Cameroun, La Découverte, 2016

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]