Ulysse Gémignani

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Ulysse Gemignani
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Naissance
Décès
(à 66 ans)
Paris
Nom de naissance
Ulysse Jean-Baptiste Antonin Marius Gemignani
Nationalité
Activité
Formation
Distinctions

Ulysse Jean-Baptiste Antonin Marius Gemignani est sculpteur français né à Paris le et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ulysse Gemignani est né à Paris le .

Entré à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il est élève de Jean-Antoine Injalbert puis d'Henri Bouchard, il expose au Salon des artistes français dès 1929.

Après avoir obtenu un premier second grand prix de Rome de sculpture en 1932, il est couronné, l’année suivante par le premier grand prix avec Orphée apaise la tempête. Il séjourne à la villa Médicis entre 1934 et 1937 et y fait la connaissance d’Yvonne Desportes qui avait obtenu, l’année précédente, le premier grand prix de Rome de composition musicale. Elle deviendra sa femme et le couple aura trois enfants dont Vincent, compositeur et percussionniste, et Michel Gémignani, artiste peintre, prix de Rome en 1966[1]. La famille résidait à Méricourt dans les Yvelines.

En 1937, il reçoit une médaille d’or au Salon et est classé hors-concours. Il devient membre du jury du Salon des artistes français, puis de celui de l’attribution du prix de Rome.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1955.

Il meurt le à son domicile parisien du 14e arrondissement.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Archer grec, 1930, bronze patiné noir, réalisé alors que Gémigniani était élève aux Beaux-Arts de Paris, 56 × 66 × 24 cm, localisation inconnue. Cette œuvre parfois intitulée Hercule a été de maintes fois reproduite en particulier par la fonderie Landenbeck à Berlin[2].
  • Orphée apaise la tempête, 1933, bas-relief en plâtre, premier prix de Rome de sculpture de 1933, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts[3].
  • Yvonne Desportes, buste en marbre de son épouse, réalisé pendant le séjour de l’artiste à la villa Médicis à Rome, exposé[Quand ?] au Petit Palais à Paris.
  • Mémorial des déportés de Bayeux, bas-relief, façade du palais épiscopal de Bayeux[4].
  • Mémorial de la France combattante du mont Valérien à Suresnes, 1958, Gemignani est l’auteur de l’une des 16 sculptures en bronze patiné noir (Cassino) disposées de part et d’autre de la croix de Lorraine[5],[6].
  • Monument commémoratif aux victimes de la guerre et de la Libération, 1946, maquette en plâtre pour un projet sans suite, Poitiers, musée Sainte-Croix[7].
  • Jeunesse, vers 1953, statuette en bronze, musée d'Art moderne de Paris[8].
  • Monument à Merlin de Thionville, 1954, Thionville à l’angle des rues Joffre et Merlin. Monument commémoratif en pierre taillée, h. 4 m, commandé par l'État en 1950 et inauguré le . Le piédestal de forme pentagonale évoque aussi les trois frères de Merlin de Thionville : Gabriel, François et Christophe[9].
  • Monument aux morts de Caen, 1961. Sous l’occupation allemande, en 1945, le bas-relief de la face arrière du monument représentant un Coq terrassant l’aigle allemand, œuvre du sculpteur animalier Raymond Bigot, fut détruit. Il a été remplacé en 1961 par une nouvelle sculpture, proche de l’ancienne[10].
  • Salutem tibi dat, bas-relief, gare de Dunkerque[11],[12].
  • Artisan métallurgiste, 1954, statue en pierre, 290 × 200 × 60 cm, lycée d’enseignement professionnel de Malakoff[13].
  • Porteuse de gerbes, 1945, statuette en terre cuite, 36 cm, présentée au Salon des indépendants de 1945, Poitiers, musée Sainte-Croix[14].
  • Les Sirènes, 1946, groupe en pierre, jardin des ibis, près du lac du Vésinet[15].
  • Crucifix, bois d'iroko, 5 × 3,3 m, Thionville, église Notre-Dame de l’Assomption.
  • Vierge, 1956, Thionville, façade de l'église Notre-Dame de l’Assomption. Elle est représentée avec un croissant de lune à ses pieds et une couronne de douze étoiles au-dessus de sa tête ; une grande draperie traduit l’envol vers la béatitude[16],[17].

Éditions en bronze[modifier | modifier le code]

Gemignani réalise également de nombreux petits bronzes comme L’archer[18] ou Deux satyres jouant des cymbales, ou des médailles (Louis Bonte[19],[20]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. michel-gemignani.com.
  2. Principale fonderie allemande active à Berlin entre 1851 et 1948, fondée par Hermann Gladenbeck (1827-1918), dirigée par lui puis par ses quatre fils, Oscar (1850-1923), Alfred (1858-1912), Walter (1866-1945) et Paul (1869-1947), produisant des sculptures monumentales et des petits bronzes à la cire perdue (cf. homoerotimuseum.net).
  3. Notice no 50510013549, base Joconde, ministère français de la Culture.
  4. Dossier d'Ulysse Gemignani sur la base Léonore.
  5. [http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=%20Gemignani%20Ulysse%20&NUMBER=2&GRP=0&REQ=((Gemignani%20Ulysse)%20%3AAUTR%20)&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous
  6. http://picasaweb.google.com/lh/photo/Qg-HDEGYvjP7ZUmFQ1Yzi5rO_26yS20svoLzjt1LrcE Base Mistral].
  7. Notice no 000SC023247, base Joconde, ministère français de la Culture.
  8. « Jeunesse », notice sur parismuseescollections.paris.fr.
  9. Bas Mistral.
  10. monumentsauxmorts.fr.
  11. pss-archi.eu.
  12. « Salutem tibi dat » sur enseignement-latin.hypotheses.org.
  13. culture.gouv.fr.
  14. Notice no 000 SC023245, base Joconde, ministère français de la Culture.
  15. coolitude.canalblog.com.
  16. « Historique Eglise Notre Dame de Thionville. Communauté de Paroisses de la Sainte Famille, Notre Dame de l’Assomption de Thionville et Manom,Sainte Anne de la Côte des Roses de Thionville,Saint Nicolas de Garche, Saint Remi de Koeking », sur Communauté de Paroisses de la Sainte Famille, Notre Dame de l’Assomption de Thionville et Manom,Sainte Anne de la Côte des Roses de Thionville,Saint Nicolas de Garche, Saint Remi de Koeking (consulté le 7 août 2020).
  17. Bas Mistral.
  18. arcadja.com.
  19. http://www.dencheres.fr/350544720636/m%C3%A9daille-louis-bonte-1908-1971-par-ulysse-gemignani.html
  20. Ingénieur général, artisan principal de l'essor de l'aéronautique française après la Seconde Guerre mondiale

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]