Ultimatum allemand contre la Belgique

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L'ultimatum allemand contre la Belgique est un ultimatum lancé par l'Allemagne à la Belgique, le 2 août 1914, demandant à cette dernière de bien vouloir laisser passer l'armée allemande sur son territoire afin de pouvoir combattre la France.

La Belgique refusa cet ultimatum le 3 août et fut envahie le lendemain par l'Allemagne. Ce fut l'un des premiers épisodes de la Première Guerre mondiale.

Contexte[modifier | modifier le code]

Suite à la mobilisation générale en France et en Allemagne, prétextant que malgré sa promesse (le 1er août) de respecter la neutralité de la Belgique, la France s'apprête à marcher vers la Meuse, en passant par Givet et Namur, l'Allemagne laisse 7 heures à la Belgique pour qu'elle accepte le libre passage de ses troupes. Le plan Schlieffen supposait en effet l'évacuation rapide vers l'avant, donc vers la Belgique des troupes qui arrivaient en masse au nœud ferroviaire d'Aix-la-Chapelle.

Le 3 août, la Belgique répond que si la France manquait à sa promesse, elle opposerait à l'envahisseur la plus vigoureuse résistance. À 18h45, Le baron de Schoen, ambassadeur d'Allemagne en France, déclare la guerre à la France. À Bruxelles, le peuple acclame les Français et chante la Marseillaise.

Le 4 août Albert Ier est ovationné, l'Allemagne déclare la guerre et envahit la Belgique. Tandis que la petite armée belge forte de 200 000 hommes tente de résister, à Visé, onze civils sont exécutés pour l'exemple. Liège est assiégée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La France héroïque et ses Alliés, librairie Larousse 1916.

Voir aussi[modifier | modifier le code]