Ultimate Fighting Championship

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Ultimate Fighting Championship
Description de l'image UFC logo.png.
Création Novembre 1993
Dates clés Janvier 2001, rachat par Zuffa
Fondateurs Campbell McLaren, Art Davie,Rorion Gracie, Bob Meyrowitz
Forme juridique Privé
Siège social Drapeau des États-Unis Las Vegas, Nevada (États-Unis)
Direction Lorenzo Fertitta (CEO)
Dana White (président)
Actionnaires

Frank Fertitta III et Lorenzo Fertitta (81%)
Flash Entertainment (10%)

Dana White (9%)[2]
Activité Événement sportif
Produits Combat de MMA
Société mère Zuffa
Effectif 447 combattants en 2013[1]
Site web http://fr.ufc.com

L'Ultimate Fighting Championship (UFC) est une organisation américaine d'arts martiaux mixtes (MMA), actuellement reconnue comme la plus importante ligue mondiale de ce sport de combat. La première soirée tenue par la promotion en novembre 1993 à Denver dans le Colorado, se présente comme un tournoi permettant de confronter différents styles d'arts martiaux et sports de combat dans des règles libres. Cet événement est alors souvent considéré comme un pilier de l'avènement des « MMA modernes ».

L'organisation a depuis évolué, passant d'une compétition inter-styles à un sport de combat dont les règles, désormais bien établies et reconnues par de nombreuses commissions athlétiques aux États-Unis et à travers le monde, ont du être petit à petit modifiées pour éviter les interdictions et protéger la santé des combattants. En 2013, l'UFC avait sous contrat environ 450 compétiteurs[1]. En 2014, la fédération organisait 46 événements à travers le monde, principalement aux États-Unis, mais aussi au Japon, au Brésil, en Australie ou en Chine.

Historique et spécificités[modifier | modifier le code]

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L'Octogone, la surface de combat entourée de grillage, marque de fabrique de l'UFC.

L'UFC a été créé par Art Davie et Rorion Gracie en 1993 au club le QUEEN, permettant de trouver le meilleur combattant du monde, tous poids et tous styles confondus. Les bases de l'UFC viennent de celle des tournois de Vale Tudo brésilien. Souvent considéré comme violent et brutal, avec le moins de règles possible, l'UFC permet à des combattants de styles différents de se rencontrer et de déterminer quel est le « meilleur » art martial.

Les premiers combats de l'UFC ressemblaient aux jeux du cirque, une cage au lieu d'un ring, des adversaires qui se piétinent et s'envoient des coups de coudes dans les cervicales, des visages ensanglantés et de terribles KO : tous les ingrédients sont là pour que les médias s'y intéressent et se déchaînent. Les détracteurs sont nombreux, les politiciens s'en mêlent et mettent la pression sur les organisateurs. Petit à petit, contraint et forcé, l'UFC doit changer, plus de règles pour protéger les combattants, introduction de limite de temps puis de catégories de poids, passage devant des commissions sportives, test anti-dopage... Aujourd'hui, l'UFC respecte les « règles unifiées du MMA » (Unified Rules of Mixed Martial Arts) établie par la commission athlétique du New Jersey en septembre 2000. Bien que la plupart des organisations appliquent ces règles depuis cette date, elles ne sont officiellement reconnues que depuis le 30 juillet 2009, date à laquelle elles furent adoptées à l'unanimité par l'Association of Boxing Commissions.

Hormis ces règles, l'UFC possède une autre caractéristique qui la distingue des autres organisations de MMA, il s'agit de sa cage. Un octogone d'environ 9,50 m de diagonale, surélevé à 1,20 m du sol. Il est clôturé par des piliers recouverts de protections en plastique et reliés entre eux par un grillage. Cette clôture mesure 1,76 m de haut. Cette surface de combat est avantageuse pour les bons lutteurs et pour les phases de Clinch (combat au corps à corps debout). En effet, les combattants peuvent se servir du grillage et des nombreux coins pour y bloquer leurs adversaires et limiter leurs moyens de défense. Cet aspect là du combat est beaucoup plus difficile sur un ring avec des cordes (utilisé dans d'autres organisations de MMA), le risque de passer entre et de tomber freinant ce processus. À contrario, le ring a tendance à favoriser le Striking (combat debout, pieds et poings) par sa taille plus petite (déplacement défensif plus restreint, proximité constante de l'adversaire). Ces deux aspects du combat sont néanmoins présents sur les deux surfaces, mais il est important de préciser les avantages et les inconvénients des deux possibilités. Le choix de cet Octogone marquant fortement l'identité, l'orientation et le style de combat préconisé par l'UFC. Le terme "Octogone" est un terme déposé, tout comme ses dimensions. Les organisations concurrentes n'ont pas le droit de l'utiliser.

Les combattants ont eux aussi des règles à respecter au niveau de leurs tenues. Ces règles sont pratiquement les mêmes dans toutes les organisations de MMA. Ils doivent porter des gants spéciaux en forme de mitaine, suffisamment rembourrés pour éviter les fractures de la main mais ouverts au niveau des doigts pour permettre les phases de Grappling. Il y a obligation de porter un protège-dents et une coquille protégeant les testicules. Les chaussures sont interdites. Les shorts peuvent être de différents styles, semblables à ceux utilisés dans tous les sports de combats. Ils ne doivent pas entrer avec un objet dans l'octogone et doivent avoir les ongles coupés. Un arbitre vérifie que ces conditions sont respectées juste avant l'entrée dans la cage. Il enduit également le visage du combattant avec de la vaseline. Grâce à ce revirement et à ce changement d'image, peut-être au détriment de la pureté de la compétition originelle, la manne financière peut revenir, avec notamment la très rentable retransmission télévisée en pay-per-view.

Développement[modifier | modifier le code]

L'UFC, créé en 1993, est devenu la plus importante organisation mondiale de MMA. Ici, une affiche publicitaire pour l'UFC 88, sur Times Square.
Article connexe : Liste des événements UFC.

L'UFC a d'abord été gérée par Semaphore Entertainment Group (SEG), une entreprise américaine spécialisée dans les retransmissions sportives en paiement à la séance. En janvier 2001, l'organisation est rachetée pour deux millions de dollars par Zuffa, une entreprise créée pour l'occasion et appartenant aux gérants de casino Frank Ferttita III et Lorenzo Ferttita et dirigée par Dana White. Zuffa est actuellement basée à Las Vegas et pèse selon le magazine financier américain Forbes plus de deux milliards et demi de dollars aujourd'hui. Depuis 2010, la société appartient à quatre principaux actionnaires. Les frères Fertitta possèdent 40,5 % chacun, le groupe d'investissement Flash Entertainment basé à Abou Dabi possède 10 % et Dana White en possède 9 %[2]. Entre 2001 et 2012, l'UFC a multiplié son poids économique par 2500. Populairement et économiquement, l'UFC est la plus grande franchise de MMA sur le globe.

Avec la légalisation du MMA dans de nombreux pays, dans la plupart des états nord-américains et un peu partout en Europe (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Suisse, Belgique, Pologne, Luxembourg), l'UFC est depuis plusieurs années en pleine ascension et en plein boom médiatique. Non content de diffuser leurs événements en paiement à la séance aux États-Unis, Brésil, Australie, Canada, Italie, et en Nouvelle-Zélande, l'UFC peut également être visionnée sur ESPN au Royaume-Uni et en Irlande, sur RTL9 en France ainsi que dans 150 pays et dans 22 langues différentes. Le premier évènement organisé hors États-Unis est l'UFC Japan, le 21 décembre 1997. Aujourd'hui, l'UFC organise des événements un peu partout dans le monde (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Brésil, Suède, Allemagne, Irlande, Australie, Chine). Leur nombre est croissant depuis plusieurs années, passant de 2 ou 3 par an dans les débuts de la ligue à un record de 49 soirées en 2014 (45 prévus pour 2015)[3]).

Les droits de retransmission sur le sol américain (qui représente le plus gros marché de l'UFC, et de loin) sont d'abord acquis par Spike TV (désormais NBC Sports Network) à partir de 2005. En diffusant notamment la télé-réalité créée par l'UFC, The Ultimate Fighter, une émission hebdomadaire et plusieurs événements gratuits (les UFC Fight Night). Les revenus générés par cette association avec Spike TV vont (de l'aveu de Dana White lui-même) sauver l'UFC qui connaissait de gros problèmes financiers à l'époque. En août 2011, Zuffa met un terme à cet accord et signe un contrat juteux avec Fox Sports Net. Ce contrat court sur sept ans et rapporte à la firme du Nevada quelque 100 millions de dollars par an.

L'UFC doit également son succès à une politique économique agressive. Zuffa commence à partir du milieu des années 2000 à racheter les concurrents devenant ou étant possiblement dangereux. Le 27 mars 2007, ils rachètent leur principal concurrent (leader mondial à l'époque), le Pride Fighting Championships (organisation basée au Japon) pour un peu moins de 70 millions de dollars. Ce rachat permet à l'UFC d'asseoir sa suprématie sur le sport. Après avoir un temps annoncé vouloir développer le Pride FC à l'échelle mondiale et concurrencer le football, Zuffa décide finalement le 4 octobre 2007 de fermer la ligue japonaise après avoir transféré au sein de l'UFC la plupart de ses meilleurs combattants.

Peu avant, ils rachètent le World Extreme Cagefighting, en décembre 2006. Le WEC est une ligue importante dans le monde du MMA, surtout dans les catégories légères. Zuffa continue à exploiter le WEC jusqu'en décembre 2010. Le 28 octobre 2010, Dana White annonce la fusion des deux ligues et ainsi la création de deux nouvelles catégories de poids au sein de l'UFC (« Featherweight » ou poids plume et « Bantamweight » ou poids coq)[4]. Le champion des poids plumes, est directement intronisé premier champion poids plume de l'UFC, le 20 novembre 2010[5]. Lors du WEC 53, dernier événement de l'organisation, le 16 décembre 2010, Zuffa met en place un combat entre le champion poids coq en titre, Dominick Cruz, et son aspirant numéro un pour désigner le premier détenteur de la ceinture de cette catégorie à l'UFC[6]. C'est le seul et unique combat pour un titre de champion qui ne soit pas décerné lors d'un combat à l'UFC.

Le 12 mars 2011, Zuffa acquiert le Strikeforce, une ligue américaine en plein développement qui possède plusieurs très bons combattants (et notamment une très bonne catégorie poids lourds et deux catégories féminines). Comme lors de l'achat du Pride FC, l'UFC annonce tout d'abord vouloir continuer à développer le Strikeforce. Mais la plupart des stars de cette ligue sont rapidement transférées à l'UFC et le Strikeforce baisse définitivement le rideau le 12 janvier 2013 après un ultime événement. Le 8 novembre 2012, l'UFC annonce la création de sa première catégorie féminine, la catégorie des poids coqs féminins. La championne de cette catégorie au Strikeforce, Ronda Rousey, est également intronisée première championne de l'UFC[7].

L'organisation américaine continue son développement en décembre 2013 en ajoutant une nouvelle catégorie féminine. Le 11 décembre, elle annonce la signature de onze combattantes poids pailles en provenance de l'Invicta FC, une promotion américaine dédiée au MMA féminin. Les nouvelles compétitrices participent à la 20e saison de l'émission The Ultimate Fighter afin de déterminer la première championne de l'UFC dans cette catégorie[8],[9].

Règlement[modifier | modifier le code]

L'UFC fut censuré dans la plupart des États américains à cause de la violence des premiers combats de ses évènements. Peu à peu, plusieurs règles sont apparues. Finalement, la commission athlétique du New Jersey se penche sur la question et crée en septembre 2000 un répertoire de règles appelé Unified Rules of Mixed Martial Arts auxquelles il faudra se plier pour être autorisé à produire des évènements de MMA dans cet État. L'UFC adopte alors cette règlementation, comme la plupart des organisations de MMA partout dans le monde. Voici un aperçu de cette règlementation :

Durée des combats[modifier | modifier le code]

  • Les combats hors championnat durent trois rounds.
  • Les combats de championnat durent cinq rounds.
  • Depuis 2012, le « combat principal » (main event) d'un événement est également en cinq rounds (même s'il n'y a pas de titre en jeu).
  • Les rounds durent cinq minutes.

Une période de récupération de 1 minute est respectée entre chaque round.

Fautes[modifier | modifier le code]

  1. Coup de pied ou de genou au visage lorsque l'adversaire est au sol (au moins 3 appuis au sol)
  2. Coup de tête
  3. Tenir un œil de quelconque manière
  4. Morsure
  5. Prise de cheveux
  6. « Fish hooking » (technique qui consiste à déchirer les tissus entourant des orifices (nez, bouche) comme le ferait un hameçon dans la bouche d'un poisson)
  7. Coups dans les parties génitales
  8. Mettre un doigt dans un orifice ou une blessure d'un adversaire
  9. Manipulation de petites articulations telles que les doigts
  10. Frapper avec le coude la tête d'un adversaire se trouvant au sol, dans un mouvement de haut en bas (avec la pointe du coude)
  11. Coups à la gorge ainsi qu'attraper la trachée
  12. Pincer, tordre ou arracher la chair
  13. Attraper et tirer les épaules et la clavicule
  14. Coups dans le bulbe rachidien (à l'arrière de la tête)
  15. Coups dans le dos (colonne vertébrale)
  16. Envoyer un adversaire hors de l'arène
  17. Tenir les vêtements de l'adversaire
  18. Crachats
  19. Comportement anti-sportif susceptible de causer des blessures à l'adversaire
  20. Tenir la grille de la cage (pour porter des coups plus puissants, éviter une mise au sol...)
  21. Attaquer un adversaire entre 2 rounds.
  22. Attaquer un adversaire dont l'arbitre s'occupe.
  23. Attaquer un adversaire après la sonnerie.
  24. Ignorer de manière flagrante les décisions de l'arbitre.
  25. Interférence
  26. Utiliser un objet dans le ring à son avantage.

L'arbitre juge si la faute est intentionnelle ou répétitive, auquel cas il est habilité à déduire des points de pénalité sur le round en cours. Si la faute entraîne l'impossibilité de continuer le combat, le combattant fautif est disqualifié si la faute est intentionnelle ou le combat est jugé « No-Contest » (comme s'il n'avait pas eu lieu) si elle est involontaire.

Issue d'un combat[modifier | modifier le code]

Un combat comporte plusieurs intervenants. Les deux combattants qui s'affrontent ainsi que leurs hommes de coin (entraineurs, staff technique...), l'arbitre, trois juges habilités à noter le combat et un médecin. Seuls les combattants et l'arbitre se trouvent dans l'octogone durant le combat. Les hommes de coin et le médecin interviennent entre les rounds. L'arbitre est habilité à stopper temporairement le combat et faire intervenir le médecin. Les trois juges se tiennent à l'extérieur, de part et d'autre de la surface de combat.

Un affrontement peut se terminer avant la fin du temps règlementaire sur décision de l'arbitre ou d'un médecin. Le fin du combat peut alors avoir plusieurs dénominations :

1. Soumission : l'arbitre intervient et arrête le combat lorsqu'un combattant tape clairement sur le tapis ou sur son adversaire, se soumet verbalement, ou montre des signes évidents de souffrances (en criant). Aussi, une soumission technique peut être déclarée quand un combattant perd connaissance (étranglement) ou quand il est sur le point de subir une grave blessure alors qu'il est pris dans une technique de soumission (dans une clé par exemple).

2. Knockout (KO) : l'arbitre intervient et stoppe le combat lorsqu'un combattant est mis dans un état d'inconscience à cause de n'importe quel coup légal.

3. KO technique (TKO) : Si l'arbitre décide qu'un combattant ne peut pas continuer le combat, il est déclaré KO technique. Il existe 3 types de TKO :

  • arrêt de l'arbitre : l'arbitre arrête le combat car l'un des combattant n'est plus capable de se défendre.
  • arrêt du médecin : l'arbitre constate une blessure chez l'un des deux combattants. Il stoppe temporairement le combat et demande l'intervention du médecin pour examiner et évaluer la gravité de la blessure (coupure, vision, fracture....). Si le médecin donne son accord, le combat reprend. S'il juge que continuer peut s'avérer dangereux pour le combattant, il en informe l'arbitre qui suit son avis et met fin au combat par KO Technique.
  • arrêt du coin : un homme de coin du combattant annonce l'abandon à l'arbitre qui met fin au combat.

4. Disqualification : arrêt du médecin ou de l'arbitre à la suite d'un coup illégal et intentionnel entrainant l'impossibilité de continuer le combat. L'auteur du coup est alors disqualifié.

5. No contest : Cette dénomination stipule un non lieu. Plusieurs cas sont possibles :

  • arrêt du médecin à la suite d'un coup non autorisé mais involontaire. Un combattant est rendu incapable de se battre ou de continuer le combat à cause d'un tel coup illégal.
  • double KO, suivant l'interprétation de l'arbitre (peut également se solder par un match nul).
  • résultat changé postérieurement au combat (dopage avéré, erreur dans l'annonce de la décision....)

Si le combat arrive à son terme, ce sont les juges qui décident du vainqueur en fonction des notes qu'ils attribuent à chaque combattants. Ces notes sont le total des points attribués à chaque round. Ils prennent en compte le nombre de coups significatifs portés, le nombre d'amenées au sol, le nombre de tentatives de soumission, le nombre de knock down (coup dont la puissance fait s'écrouler l'adversaire, bien que celui-ci évite le KO), le contrôle général du combat, la défense, la combativité... Le vainqueur du round gagne 10 points, son adversaire gagne un nombre inférieur à 10 selon sa performance. En cas de round équilibré, les juges peuvent donner 10 points à chaque combattant. Le nombre de points maximum est donc de 30 points pour un combat en 3 rounds et de 50 points pour un combat en 5 rounds.

Il existe plusieurs types de décisions:

  • décision unanime : les 3 juges déclarent le même combattant comme vainqueur
  • décision partagée : 2 juges déclarent le même combattant vainqueur, le troisième donne la victoire à l'autre combattant
  • décision à la majorité : 2 juges déclarent le même combattant vainqueur, le troisième donne une égalité

Les juges peuvent également déclarer une "égalité".

  • égalité unanime : les 3 juges déclarent une égalité
  • égalité à la majorité : 2 juges déclarent une égalité, le troisième déclare une victoire
  • égalité partagée : 2 juges sont en désaccord sur le vainqueur, le dernier juge déclare une égalité

Catégories de poids[modifier | modifier le code]

L'UFC compte aujourd'hui huit catégories de poids masculines et deux catégories de poids féminines.

Depuis l'événement UFC 31 du 4 mai 2001, l'organisation suit les catégories de poids fixées par les « règles unifiées des MMA »[10]. Les divisions actuelles ont été introduites progressivement. Elles ont évolué au fil des ans en changeant de nom et/ou de limites de poids. L'une d'entre elles à même disparu, la catégories des poids super-lourds (Super Heavyweight) pour les compétiteurs de plus de 265 lb (120 kg) qui aura existé le temps d'un seul combat opposant Josh Barnett à Gan McGee le 17 novembre 2000 lors l'UFC 28.

En décembre 2013, l'introduction d'une nouvelle catégorie féminine, celle des poids pailles est annoncé et la première championne de cette division est couronnée un an après[8],[9]. Cette division n'est pas officiellement reconnue par les « règles unifiées des MMA »[10].

Catégories masculines[modifier | modifier le code]

Catégorie Dénomination anglophone Limites Notes
Poids mouches Flyweight De 116 lb (53 kg) à 125 lb (57 kg).
  • Ajoutée depuis le 3 mars 2012 par un tournoi à quatre hommes débutant lors de l'UFC on FX 2.
Poids coqs Bantamweight De 126 lb (57 kg) à 135 lb (61 kg).
Poids plumes Featherweight De 136 lb (62 kg) à 145 lb (66 kg).
Poids légers Lightweight De 146 lb (66 kg) à 155 lb (70 kg).
  • Ajoutée comme catégorie des « poids coqs » le 24 septembre 1999, lors de l'UFC 22, avec une limite de poids à 150 lb (68 kg).
  • Renommée catégorie des « poids légers » le 4 mai 2001, lors de l'UFC 31, avec une limite supérieure passant à 155 lb (70 kg) suivant l'adoption des « règles unifiées des MMA » mises en place par la commission athlétique du New Jersey.
Poids mi-moyens Welterweight De 156 lb (71 kg) à 170 lb (77 kg).
  • Ajoutée comme catégorie des « poids légers » le 27 juillet 1997, lors de l'UFC 14.
  • Renommée catégorie des « poids mi-moyens » lors de l'UFC 31.
Poids moyens Middleweight De 171 lb (78 kg) à 185 lb (84 kg).
  • Ajoutée le 4 mai 2001, lors de l'UFC 31.
Poids mi-lourds Light Heavyweight De 186 lb (85 kg) à 205 lb (93 kg).
  • Ajoutée comme catégorie des « poids légers » le 7 février 1997, lors de l'UFC 12, avec une limite de poids à 200 lb (91 kg).
  • Renommée catégorie des « poids moyens » le 27 juillet 1997 lors de l'UFC 14 avec l'apparition d'une nouvelle division des « poids légers » pour les combattants de moins de 170 lb (77 kg).
  • Renommée à nouveau catégorie des « poids mi-lourds » lors de l'UFC 31, avec une limite de poids passant à 205 lb (93 kg).
Poids lourds Heavyweight De 206 lb (94 kg) à 265 lb (120 kg).
  • Ajoutée le 7 février 1997, lors de l'UFC 12 pour les compétiteurs de plus de 200 lb (91 kg).
  • Alignée sur les « règles unifiées des MMA » mises en place par la commission athlétique du New Jersey, lors de l'UFC 31.

Catégories féminines[modifier | modifier le code]

Catégorie Dénomination anglophone Limites Notes
Poids pailles Strawweight De 106 lb (48 kg) à 115 lb (52 kg). Annoncée dès décembre 2013, le premier titre de cette catégorie est attribué le 12 décembre 2014 à la suite d'une saison dédié de la série The Ultimate Fighter.
Poids coqs Bantamweight De 126 lb (57 kg) à 135 lb (61 kg). Intronisée par Dana White le 8 novembre 2012.

Championnat[modifier | modifier le code]

À l'origine, l'UFC fonctionnait avec un système de tournois à plusieurs tours dans la même soirée. Le vainqueur était alors désigné comme champion. En 1999, la normalisation du MMA pousse l'UFC à abandonner les tournois pour faire place un système proche dans sa forme à celui de la boxe. Il y a un champion en titre par catégories de poids et des aspirants. Dana White (président), Joe Silva (match maker) et Lorenzo Fertita (actionnaire majoritaire) choisissent ensemble le combattant méritant d'affronter le champion. Il devient alors "l'aspirant numéro 1". Ce choix est fait en fonction de ses résultats et/ou de sa popularité.

Lorsque le champion ne peut défendre sa ceinture sur une période plus ou moins longue (blessures ou autres), un titre dit "intérimaire" est mis en place. Le champion "indiscuté" défend son titre face au champion intérimaire lors de son retour, le combat unifiant les deux ceintures. Officiellement, l'UFC ne cumule pas les titres indisputés et les titres intérimaires dans leurs palmares historique. Seuls les titres indisputés sont comptabilisés. Mais le statut des titres intérimaires est assez flou. Parfois mis en avant, parfois mis en retrait.

À noter que lorsqu'un combat de championnat se solde par une égalité, le titre reste au champion en titre avant le combat. Les autres combats qui ne concernent pas la ceinture de champion sont déterminés selon les mêmes critères. Depuis 2013, l'UFC a également mis en place un classement officiel regroupant les 10 meilleurs combattants par catégories (15 depuis 2014). Ce classement est voté par un panel de journalistes et est mis à jour après chaque évènement. Le rang d'un combattant peut être un argument de plus dans l'organisation des combats. Un classement pound for pound (ou « tout poids confondus ») est également voté par ce même panel[11].

Champions actuels[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des champions de l'UFC.

Catégories masculines[modifier | modifier le code]

Catégorie Nom Début du règne Défenses de titre Dernière défense Prochain prétendant Prochaine défense
Poids lourds Drapeau du Brésil Fabrício Werdum
obtenu face à Drapeau des États-Unis Cain Velasquez
13 juin 2015 0
Poids mi-lourds Drapeau des États-Unis Daniel Cormier
obtenu face à Drapeau des États-Unis Anthony Johnson
23 mai 2015 1 3 octobre 2015
face à Drapeau : Suède Alexander Gustafsson
Drapeau des États-Unis Jon Jones UFC 197
23 avril 2016
Poids moyens Drapeau des États-Unis Luke Rockhold
obtenu face à Drapeau des États-Unis Chris Weidman
12 décembre 2015 0 Drapeau des États-Unis Chris Weidman UFC 199
Juin 2016
Poids mi-moyens Drapeau des États-Unis Robbie Lawler
obtenu face à Drapeau des États-Unis Johny Hendricks
6 décembre 2014 2 2 janvier 2016
face à Drapeau des États-Unis Carlos Condit
Poids légers Drapeau du Brésil Rafael dos Anjos
obtenu face à Drapeau des États-Unis Anthony Pettis
14 mars 2015 1 19 décembre 2015
face à Drapeau des États-Unis Donald Cerrone
Drapeau : Irlande Conor McGregor UFC 196
5 mars 2016
Poids plumes Drapeau : Irlande Conor McGregor
obtenu face à Drapeau du Brésil José Aldo
12 décembre 2015 0
Poids coqs Drapeau des États-Unis Dominick Cruz
obtenu face à Drapeau des États-Unis T.J. Dillashaw
17 janvier 2016 0
Poids mouches Drapeau des États-Unis Demetrious Johnson
obtenu face à Drapeau des États-Unis Joseph Benavidez
22 septembre 2012 7 5 septembre 2015
face à Drapeau des États-Unis John Dodson
Drapeau des États-Unis Henry Cejudo UFC 197
23 avril 2016

Catégories féminines[modifier | modifier le code]

Catégorie Nom Début du règne Défenses de titre Dernière défense Prochaine prétendante Prochaine défense
Poids coqs Drapeau des États-Unis Holly Holm
obtenu face à Drapeau : États-Unis Ronda Rousey
14 novembre 2015 0 Drapeau des États-Unis Miesha Tate UFC 196
5 mars 2016
Poids pailles Drapeau de la Pologne Joanna Jedrzejczyk
obtenu face à Drapeau : États-Unis Carla Esparza
14 mars 2015 2 14 novembre 2015
face à Drapeau : Canada Valérie Létourneau
Drapeau du Brésil Claudia Gadelha TUF 23 Finale
8 juillet 2016

Temple de la renommée[modifier | modifier le code]

Article connexe : Records notables de l'UFC.

Le Temple de la renommée[12] de l'organisation regroupe des membres importants dans l'histoire de l'UFC. Cette distinction est pour la première fois remise aux pionniers Royce Gracie et Ken Shamrock lors de l'UFC 45, le 21 novembre 2003, dix ans après le premier événement de la promotion[13]. Depuis cette date la récompense est décernée quasi-annuellement.

Nom Date Notes
Royce Gracie 21 novembre 2003
UFC 45
  • Vainqueur des tournois de l'UFC 1, UFC 2 et UFC 4.
Ken Shamrock
  • Premier détenteur du titre du Superfight de l'UFC.
Dan Severn[14] 16 avril 2005
UFC 52
  • Finaliste du tournoi de l'UFC 4.
  • Vaiqueur du tournoi de l'UFC 5 et Ultimate Ultimate.
  • Second détenteur du titre du Superfight de l'UFC.
Randy Couture 24 juin 2006
The Ultimate Fighter 3 Finale
Mark Coleman 1er mars 2008
UFC 82
Chuck Liddell 11 juillet 2009
UFC 100
Charles Lewis Jr.
  • Fondateur de la marque de vêtement TapouT, sponsor de l'UFC, décédé en mars 2009.
  • Premier membre non combattant du Temple de la renommée.
Matt Hughes 28 mai 2010
UFC Fan Expo
Forrest Griffin 6 juillet 2013
UFC Fan Expo Las Vegas 2013
Stephan Bonnar
Pat Miletich[15] 6 juillet 2014
UFC Fan Expo Las Vegas 2014

En 2015, l'UFC change de format en y ajoutant des catégories et en instaurant officiellement une régularité dans le temps. Si la date de l'UFC Fan Expo, utilisée depuis 2010, reste la période des nominations, ce sont désormais cinq personnes qui intègrent chaque années la prestigieuse liste. Ces catégories concernent désormais les combattants de l'ère pionnière, soit les athlètes ayant combattu à l'UFC avant l'ère Zuffa (2001), les combattants de l'ère moderne, les collaborateurs à l'entreprise ainsi que les deux protagonistes d'un combat jugé historique.

Année Pionniers Modernes Collaborateurs Combats
2015 Bas Rutten B.J. Penn Jeff Blatnick
(ancien commentateur)
Matt Hughes[16] vs. Frank Trigg 2

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « UFC: Les Salaires des combattants pour 2013 », sur MMA Nouvelles,‎ (consulté le 15 janvier 2014).
  2. a et b (en) Steve Barry, « Zuffa Announces 10% Sale To Abu Dhabi’s Flash Entertainment », sur MMA Convert,‎ (consulté le 15 janvier 2014).
  3. http://fr.ufc.com/news/The-Time-is-Now-UFC-Announces-Full-2015-Schedule
  4. (en) « UFC and WEC set to merge in 2011; events to air on Versus and Spike TV », sur MMAJunkie.com,‎ (consulté le 26 juillet 2013).
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  16. Matt Hughes devient le premier membre nommé deux fois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]