Ulrike Guérot

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Ulrike Guérot (2011)

Ulrike Beate Guérot, née en 1964 à Grevenbroich [1](Allemagne), est une politologue allemande établie à Berlin, fondatrice et directrice du European Democracy Lab (Laboratoire de démocratie européenne), un laboratoire d’idées (Think tank) dédié à l’avenir de la démocratie en Europe.

Le European Democracy Lab (EDL) se donne pour mission de réaliser une entité politique en Europe, basée sur le principe d’égalité politique pour tous les citoyens européens, et celui d’une démocratie parlementaire européenne répondant au principe de séparation des pouvoirs.

Le 1er avril 2016, Ulrike Guerot a été nommé professeure à l'université du Danube à Krems de politique européenne et d'étude de la démocratie. Elle dirige par ailleurs le département de politique européenne.

Biographie et Travaux[modifier | modifier le code]

Ulrike Guérot a étudié les sciences politiques, l’histoire et la philosophie. En 1995, elle devient titulaire d'un doctorat en sciences politiques de l'université de Münster (Allemagne). Son travail de thèse porte sur l'histoire du Parti socialiste français[2] et sa vision de l’Europe entre 1971 et 1995. Elle est également détentrice d'un master en sciences politiques et relations internationales de l'Institut d’études politiques de Paris (« Sciences Po »). Entre 1992 et 1995, elle occupe le poste d’assistante parlementaire au bureau de Karl Lamers, ancien membre du Parlement allemand (Bundestag), alors porte-parole aux affaires étrangères du parti de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU - Christlich Demokratische Union).

En 1995, elle s’installe à Paris, où elle travaille tout d’abord en tant que directrice des relations publiques au sein de l’Association pour l'union monétaire de l'Europe (Association for the Monetary Union of Europe - AMUE). Elle devient par la suite chargée de mission pour le think tank « Notre Europe - Institut Jacques Delors », basé à Paris et fondé par l’ancien Président de la Commission européenne Jacques Delors. En 1998, elle accepte un poste de professeur adjoint (Assistant Professor), qu’elle occupera jusqu’en 2000 au sein de la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies du département d’études européennes de l'Université Johns-Hopkins (Washington district de Columbia).

À son retour à Berlin en 2000, Ulrike Guérot prend la direction de l’Unité d’études européennes à la Société allemande des affaires étrangères (DGAP, Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik). Elle occupe ce poste jusqu’en 2003, année où elle rejoint le German Marshall Fund of the United States (GMF), une institution américaine de politique publique qui vise à promouvoir les relations transatlantiques, en tant que directrice des affaires étrangères.

En 2007, elle fonde le bureau berlinois du Conseil européen des relations étrangères (ECFR). Elle en sera le premier directeur et restera à sa tête jusqu’en 2013. Pendant cette période, Ulrike Guérot consacre de nombreuses publications aux différents aspects des politiques européennes d’intégration, au processus de constitutionnalisation de l’Europe, ainsi qu’aux politiques étrangères de l’Union européenne, et tout particulièrement aux relations franco-allemandes et transatlantiques. C’est également à ce moment-là qu’elle crée le programme Germany in Europe (L’Allemagne en Europe) du Conseil européen des relations étrangères (ECFR) dans le but d’analyser l’évolution du rôle de l’Allemagne au sein de l’Union européenne. Dans le cadre de ce programme, elle publie deux ouvrages. Le premier, fruit d’une collaboration avec Jacqueline Hénard, est publié en 2011 et s’intitule What does Germany think about Europe ? (Que pense l’Allemagne de l’Europe ?). Le second ouvrage, Germany in Europe : A Blog Chronicle of the Euro-crisis, paraît en 2013.

Au printemps 2012, Ulrike Guérot est chercheur invité à la German House de l'université de New York (NYU)[3]. À l'automne 2014, elle obtient un statut d’invité au Centre de recherche en sciences sociales de Berlin (WZB, Wissenschaftszentrum Berlin)[4].

En septembre 2014, elle fonde, en collaboration avec Victoria Kupsch, le Laboratoire de la démocratie européenne (European Democracy Lab, EDL), rattaché à la European School of Governance (École de la gouvernance européenne)[5] à Berlin, afin de définir la démocratie européenne post-crise. L’idée centrale du Laboratoire est le développement d’une Res Publica Europeae, une entité politique de l’Europe en tant que République.

Ulrike Guerot a été nommée le 1er avril 2016 professeur de l'université pour politique européenne et l'étude de la démocratie à l'université du Danube à Krems et elle dirige le Département pour la Politique Européenne et l'étude de la Démocratie.

En avril 2013, Ulrike Guérot et le romancier autrichien Robert Menasse publient un Manifeste pour une République européenne (Manifesto for a European Republic)[6]. Le European Democracy Lab joint à ce Manifeste un appel à une nouvelle Europe (#newEurope), soutenu par Ulrike Guérot [7]. Un grand nombre d’universitaires, d’intellectuels, d’artistes et de décideurs ont également signé cette pétition, parmi lesquels figurent le célèbre économiste Thomas Piketty, Ernst Ulrich von Weizsäcker, membre du Club de Rome, ou encore le professeur Gesine Schwan.

Ulrike Guérot compte à son actif un très grand nombre de publications dans des journaux allemands et européens sur les questions européennes, transatlantiques et internationales, et elle est fréquemment invitée à commenter diverses actualités dans les médias européens. En 2003, elle se voit décerner la médaille de l'Ordre national du Mérite pour son engagement et sa contribution à l’intégration européenne. Lors du récent débat portant sur la sortie de la Grèce de la zone euro, elle s’est fortement et publiquement opposée à un « Grexit ».

Elle a également fait partie de la délégation officielle du Président de la République fédérale d’Allemagne Joachim Gauck, lors de sa visite officielle en France en automne 2013[8].

Ulrike Guérot continue d’enseigner à Université européenne Viadrina (Francfort-sur-l'Oder) et à Bucerius Law School à Hambourg. Elle est membre d’honneur du groupement allemand professionnel de l'Union des fédéralistes européens (Europa-Union Deutschland e.V. – EUD).

Aux côtés de Sebastian Dullien, Ulrike Guérot revendique une critique de l’ordolibéralisme et de son rôle dans la crise de la zone euro. Dans un papier paru en 2012, les deux auteurs affirment que la notion d'ordolibéralisme occupe une place centrale dans l’approche allemande de la crise de l’Euro, qui a souvent donné lieu à des conflits avec les autres pays européens[réf. nécessaire].

Ulrike Guérot a deux fils. Elle a été mariée au diplomate français Olivier Guérot. Elle est disciple du mouvement international de Yoga Jivamukti.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Autoren Januar 2010 », Blätter für deutsche und internationale Politik (consulté le 28 septembre 2015)
  2. (de) Ulrike Guérot, Die PS und Europa – eine Untersuchung der europapolitischen Pragmatik der französischen Sozialisten 1971–1995. Brockmeyer, Bochum 1996. (ISBN 3-8196-0412-X)
  3. « Deutsches Haus », sur deutscheshaus.as.nyu.edu (consulté le 28 septembre 2015)
  4. « WZB | Social Science Research Center Berlin », sur www.wzb.eu (consulté le 28 septembre 2015)
  5. « European School of Governance », sur www.eusg.de (consulté le 28 septembre 2015)
  6. (de) Von Armin von Bogdandy et Ulrike Guérot, « Europäische Union und Deutschland Eine neue Leitidee - die europäische Republik », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne)
  7. « Europe: A New Version is Available », sur www.european-republic.eu (consulté le 28 septembre 2015)
  8. « www.bundespraesident.de: Der Bundespräsident / Reden / Empfang in der Residenz der Botschafterin, gegeben vom Bundespräsidenten und von Daniela Schadt », sur www.bundespraesident.de (consulté le 28 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Die PS und Europa – eine Untersuchung der europapolitischen Pragmatik der französischen Sozialisten 1971–1995. Brockmeyer, Bochum 1996.
  • Eine neue Leitidee - die europäische Republik, ARMIN VON BOGDANDY UND ULRIKE GUÉROT, faz.net, 19 septembre 2013

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