Ulrich Gering

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ulrich Gering
Ulrich Géring, gravé par Boudan.jpg
Portrait d'Ulrich Gering gravé par Boudan, d'après une peinture de la chapelle du collège Montaigu (Le Magasin pittoresque, 1849).
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Originaire de Beromünster au diocèse de Constance, l'ouvrier typographe allemand Ulrich Gering (? - 1510) participe durant l'année 1470 à l'installation de la première imprimerie en France[1], à Paris, au cloître Saint-Benoît.

Parcours[modifier | modifier le code]

En 1470, Ulrich Gering, Martin Crantz et Michel Friburger, trois ouvriers typographes allemands formés à Mayence, installent à Paris, dans les locaux de la Sorbonne, la première imprimerie typographique sur le modèle de celle inventée jadis par Gutenberg.

C'est Jean Heynlin, prieur de la Sorbonne, qui les convoque, en leur demandant d'apporter leurs moules à fondre les caractères et leurs boîtes de poinçons[2].

Le lieu exact de l'installation de cet atelier est le cloître Saint-Benoît, une dépendance voisine de la Sorbonne. Le théologien Guillaume Fichet est associé étroitement à cette entreprise et en devient en quelque sorte le conseiller littéraire. À l'automne 1470 ou au début de l'hiver, sort des presses le premier livre jamais imprimé en France : un recueil de lettres de Gasparin de Bergame, avec une épître de Fichet, in-quarto de 118 feuillets tiré à une centaine d'exemplaires, par la suite enluminés.

En 1477, les trois compagnons avaient imprimé environ une cinquantaine de titres classés aujourd'hui parmi les incunables[3]. À partir de cette date Gering travaille de façon indépendante, collaborant cependant parfois avec d'autres imprimeurs[3].

En 1494, il s'associe avec Berthold Rembolt, jeune maître ès arts, qui tient désormais les rennes de l'atelier du Soleil d'Or. Gering se retire du métier en 1508, et meurt le 23 août 1510. Après sa mort, son atelier restera en activité, administré par Berthold Rembolt (qui mourra en 1518), puis par sa veuve Charlotte Guillard et par Claude Chevallon.

Liste d'incunables[modifier | modifier le code]

  • Guido de Monte Rochen, Manipulus curatorum, Paris, 4 juin 1478[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BnF 500e anniversaire de la fondation de la première imprimerie française.
  2. « Les Incunables : livres imprimés au XVe siècle » par Nicolas Petit, Histoire du livre, BNF, en ligne.
  3. a, b et c Incunables français page consultée le 11 mars 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]